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Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

Accueil > Actualités > Opinions • • mardi 28 novembre 2017 à 01h29min
Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

Les dernières opérations de recrutements d’enseignants dans les universités publiques du Burkina continuent de faire jaser. Cet autre témoignage soutient qu’il faut connaître les « bonnes personnes » pour espérer être recruté, quels que soient la qualité de ses diplômes et l’adéquation de son profil au poste.

Mon témoignage et mon opinion pour une Université Nouvelle au Burkina Faso

Avant tout propos…

Je remercie lefaso.net qui permet à des citoyens (comme moi) de s’exprimer. Ce n’est pas anodin dans l’histoire même du Burkina Faso. Merci d’être un espace d’informations pour tous et d’échanges pour les "forumistes". Je souhaite que le forum (où j’interviens avec plaisir de temps à autre) continue à être un lieu de courtoisie, d’arguments et de convictions plurielles. C’est important pour notre jeunesse pleine de ressources et pour nous qui ne sommes que de simples citoyens de l’ère post-insurrection.

Ces derniers jours, il y a eu deux publications sur le recrutement d’assistants et de chercheurs au profit des institutions publiques d’enseignement supérieur et de recherche. Je les ai lues avec attention, et (bien sûr) j’ai lu les interventions des "forumistes". Ces publications ont été assez critiques vis-à-vis de ce recrutement en rapportant à les lire des "manquements". Pour ma part, je ne l’ai pas suivi de très près et je n’ai pas assez d’éléments pour apporter un jugement assez objectif.

Des docteurs/chercheurs ont été recrutés. Je les félicite et leur souhaite beaucoup de succès. Cependant, il est important qu’il n’y ait pas de suspicion sur leur recrutement. Cela serait injuste envers ces fils et filles de notre chère patrie. Il convient que les autorités compétentes se saisissent rapidement de cette affaire afin qu’il n’y ait aucune zone d’ombre. En lisant les commentaires des uns et des autres, on peut constater des éléments plutôt porteurs de doutes. Cela était inacceptable même avant l’insurrection et l’est d’autant plus de nos jours. En plus, ne dit-on pas qu’il n’y a pas de fumée sans feu ?

Malgré tout, je tiens à souligner que le recrutement a évolué dans le sens de l’amélioration même si l’on peut toujours faire mieux. Il me semble que les choses sont sur le chemin du changement encore embryonnaire à mon sens. Cela est certainement attribuable à de nombreuses sentinelles qui dénoncent les problèmes et c’est tant mieux. Il y a une jeunesse qui veille, surveille, scrute, analyse, parle, dénonce ... Veillons, surveillons, scrutons, analysons, parlons, dénonçons … Soyons des acteurs actifs dans la construction de notre Faso. Et c’est tant mieux ! Souvent, les choses ne changent que si nous crions et dénonçons (haut et fort) tout en veillant néanmoins à être constructifs.

Mon témoignage, l’histoire d’un fils

Vous l’aurez compris, il s’agit pour moi d’évoquer indirectement ce recrutement. Je n’aurais pas pu postuler. Je suis à la retraite depuis 9 ans. Je suis juste un Burkinabè qui se sent concerné et qui est concerné. J’ai décidé de témoigner suite à l’appel de Monsieur Bassirou Ouédraogo sur lefaso.net ; et même si je ne partage pas toute son analyse, je le félicite pour la qualité de son texte et notamment de sa conclusion.

Voici donc mon témoignage. J’ai encouragé mes enfants à faire de longues études, à aller le plus loin possible selon leurs capacités et ambitions. Il y a près de 8 ans, un de mes fils a obtenu le doctorat en sciences de gestion en Amérique du Nord. Je précise qu’il a bénéficié d’une bourse de son université nord-américaine pour faire sa thèse. Je vous épargne certains détails puisqu’il ne veut guère être mêlé (de près ou de loin) à mon témoignage.

Avant même sa soutenance, son directeur de thèse lui avait proposé un post-doc au regard de la qualité de son travail doctoral. D’une part, il y avait cette proposition. Et d’autre part, il y avait moi : je tenais à ce qu’il revienne servir (comme moi) son pays. Je l’ai encouragé dans ce sens. Nous en avons longuement discuté et il a fini par accepter. Il voulait continuer dans l’enseignement et la recherche, c’était donc normal qu’il veuille intégrer l’université Burkinabè. Il a commencé, dans la perspective de son retour, à contacter les universités, etc.

Mon fils est rentré après sa soutenance et j’étais très content. Un an plus tard (le recrutement était décentralisé), il était toujours un chômeur. Pourtant, il avait déjà enseigné (cours magistraux et TD), publié 3 articles. Pourtant, il avait fait d’importantes démarches, déposer son dossier, rencontrer des enseignants, … Mais rien et rien sinon rien du tout ! Une de nos connaissances qui était dans la même situation (depuis plus longtemps que mon fils) avait été clair sur le sujet. Il faut connaître quelqu’un, pas n’importe qui mais la bonne personne. Dans chaque UFR, il y a une bonne personne et c’est cette personne qu’il faut connaître. C’est ce qu’il nous avait dit. Autrement, il fallait (selon cette connaissance) se "prostituer" (excusez-moi du terme), disposer d’un parrain ou d’un mentor pour avoir un poste à l’université, pour servir son pays. Je n’en revenais pas. J’ai moi-même, grâce à un ami, approché une secrétaire de l’université pour mieux comprendre. Elle m’avait presque dit la même chose : sauf quand il y a un gros besoin et que les grands patrons n’ont pas le choix, il faut connaître quelqu’un. Elle m’a même dit qu’il y avait quelques fois des postes faits sur mesure pour une personne qui connaissait la bonne personne. J’ai eu plein de témoignages allant dans le même sens. Cela m’a profondément déçu.

Mon fils a pu heureusement repartir en Amérique du Nord grâce à son directeur de thèse qui a pu lui trouver un autre post-doc. Aujourd’hui, il enseigne dans son ancienne université et est consultant auprès d’organisations d’envergure internationale. Il n’a plus jamais essayé de se faire recruter dans une université Burkinabè. Lors du dernier recrutement (et parce que je pense qu’il peut et doit servir son pays), je lui ai envoyé le communiqué. Je lui ai dit que la procédure avait changé, que les postes étaient ouverts à tous, que l’insurrection avait changé les choses. Il a catégoriquement refusé de déposer son dossier. Il était sûr et certain que les choses n’avaient pas changé, que ce n’était qu’une illusion pour mieux camoufler les mauvaises et veilles habitudes. Mon fils a eu beaucoup de chance. Ce n’est pas le cas de nombreux docteurs locaux et de la diaspora.

Les différentes dénonciations (à l’endroit du dernier recrutement) lui donnent-elles raisons ? Je ne sais pas mais je sais qu’ils n’ont pas pu recruter dans la discipline de mon fils : sciences de gestion (voir le procès-verbal de délibération). Je sais que s’il n’avait pas été aussi déçu par le passé, il aurait cette fois déposé son dossier et peut-être aurait-il été recruté. Je sais aussi qu’il y a eu à l’époque tout un système nauséabond qui l’a éloigné de son pays. Ce système, existe-il encore alors que plus rien ne doit être comme avant ? Pour de nombreux "forumistes", il existe bel et bien encore.

Des docteurs locaux et de la diaspora, pour une synergie gagnante
Des "forumistes" ont abordé la question des docteurs locaux et de la diaspora à l’occasion des deux publications évoquées. Le sujet est plutôt récurrent quand on lie les commentaires dans le cadre de nombreuses publications associant la diaspora en général. Mon avis est le suivant. Les Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur sont des Burkinabè, des frères et des sœurs. Il n’y a aucune nécessité ou obligation à les comparer, à stigmatiser les uns, à critiquer les autres. Partir ou rester est un choix individuel que chacun fait et doit donc assumer. Les uns ne doivent pas reprocher à aux autres d’être partis ou restés. Au Burkina Faso comme dans la diaspora, nous avons des compétences considérables. C’est de la rencontre de toutes ces compétences que nous construirons un Burkina meilleur.

Une réalité peut être pertinemment constatée. Un docteur Burkinabè (mon fils par exemple) ayant fait ses études à l’extérieur, dans les grandes universités africaines, américaines, asiatiques ou européennes a appris des choses, une autre manière de faire pouvant aider notre pays, améliorer son enseignement supérieur. Ce n’est pas pour rien que ces universités sont des références. Elles le sont par leurs résultats fondés sur de bonnes pratiques reconnues au Burkina et ailleurs. Il n’y a aucun mal à les copier dans la mesure du possible. Je dis bien dans la mesure du possible. En effet, ce docteur de la diaspora va avoir au moins une limite. Il s’est plus ou moins éloigné d’une certaine réalité Burkinabè. Il ne pourra pas mettre tout en œuvre et immédiatement parce qu’il y a un contexte qu’il ne connait pas aussi bien qu’un docteur local. Ce dernier connait bien la culture de notre université et c’est là que les choses deviennent encore plus intéressantes. Les deux peuvent travailler ensemble et trouver un juste milieu, un bon équilibre au service de nos étudiants et de notre université. C’est une synergie tout simplement gagnante.

Les politiques et le ministère de l’enseignement supérieur doivent travailler dans ce sens. Les enseignants qui seront bientôt à la retraite doivent travailler dans ce sens. C’est leur devoir selon moi et c’est le nôtre, à nous, simples citoyens. C’est aussi celui de quelques "forumistes" qui comparent et stigmatisent. Nous avons besoin du docteur local et de celui de la diaspora. Ne les opposons pas. Il n’y a pas de meilleur et de mauvais. Au Burkina et partout ailleurs, il y a des bonnes thèses de doctorat. Certains diront qu’il y a également de moins bonnes thèses. Je leur dirais alors que cela ne veut pas dire que les moins bonnes sont mauvaises. Les thèses ne sont pas toujours comparables. Dans le même esprit, ceux qui n’ont pas de doctorat (comme moi) doivent respecter ceux qui l’ont obtenu et vice versa. Ils ne sont pas meilleurs que nous qu’ils soit locaux ou de la diaspora. C’est une certitude. Une chose est certaine aussi : le pays a besoin de tous ses enfants de l’intérieur et de l’extérieur. Le Burkina est comme une maison que nous devons perpétuellement construire ensemble. Chacun doit apporter selon ses moyens une pierre pour la construction de l’édifice.

Il y a une forte tendance à dire que des étudiants de la diaspora sont des « enfants de voleurs ». Leurs parents sont donc des voleurs qui ont pillé le pays. Cela me révolte. En ce qui me concerne, il n’y a aucun centime volé ou du contribuable Burkinabè dans l’aventure académique en Amérique du Nord de mon fils (qui a juste rencontré de bonnes personnes qui l’ont beaucoup aidé). Ni de moi d’ailleurs car je n’en aurais pas eu les moyens. Le Burkina y aura contribué par son école primaire et son lycée. Moi aussi dans ce cas puisque j’ai payé les frais de scolarité. Arrêtons donc d’insulter à tort et à travers. Nous devons, dans l’intérêt supérieur de la nation, nous reconcilier avec notre diaspora en général qui a toute sa place dans son pays. Pour l’instant, je perçois beaucoup de colère et ce n’est pas du tout sain. J’invite à l’apaisement des cœurs.

Pour une Université nouvelle au Burkina Faso

Les problèmes (manque d’enseignants et d’infrastructures, retard académique, …) et les solutions sont connus. Je ne vais pas réinventer la roue de la brouette. Pour ma part, le rapport de synthèse de la commission d’enquête parlementaire sur le système d’enseignement au Burkina Faso (Juillet 2017) fait l’affaire. Il met entre autres en évidence les problèmes suivants : chevauchement et retards des années académiques, difficultés de contrôle de l’effectivité des heures supplémentaires et de vacation, non-respect de la programmation des cours par les enseignants, faible capacité d’accueil des cités et restaurants universitaires, … Ce sont là des problèmes connus depuis belle lurette. Je constate que s’il y a des heures supplémentaires à l’université, c’est qu’il y a un manque d’enseignants. Pour le chevauchement, des recommandations sont faites : mise en place d’une commission nationale d’orientation en vue d’une répartition équitable des nouveaux étudiants entre les universités publiques, réquisition des bâtiments publics et privés de grande capacité, recrutement des enseignants en nombre suffisant, poursuite des constructions des infrastructures prévues dans les universités publiques en vue d’augmenter leur capacité d’accueil, …

Depuis l’insurrection populaire, nous avons eu deux ministres de l’enseignement supérieur. L’actuel comme le précédent sont des universitaires. Ils connaissaient et connaissent très bien tous les problèmes de notre université. L’un était à même de les résoudre mais il ne l’a pas fait, à moins de n’avoir pas su ou pu le faire. L’autre ne l’a pas encore fait et on attend de voir où mèneront ses actions. Le nécessaire n’a pas été fait et (il me semble) qu’il n’est pas encore fait au regard de la situation actuelle. Au-delà donc du règne de l’ancien régime déchu, je me pose sérieusement la question de la volonté politique face aux obstacles qui minent le rayonnement de notre université. Au lendemain de l’insurrection, j’ai rêvé d’une université nouvelle mais le constat reste encore triste.

Si nous voulons une université nouvelle, le président et son gouvernement doivent avoir une vision, une politique concrète. Par exemple, il faut reconsidérer la formation académique parce qu’il faut former selon des besoins à court, moyen et long termes. Le rapport de la commission d’enquête parlementaire montre qu’il y a un décalage entre les profils des étudiants et la structure de notre économie. C’est dommage pour un pays de former juste pour former. Au-delà, il faut recruter des enseignants. De nombreux enseignants vont devoir partir bientôt à la retraite. C’est le moment de recruter pour qu’ils puissent former les nouvelles recrues avant leurs départs. Il faut recruter en pensant (là encore) aux court, moyen et long termes.

Le ratio étudiants/enseignant du supérieur est encore trop élevé dans nos universités. La norme est de 25 étudiants/enseignant (25/1 donc). Le rapport de la commission parlementaire indique que ce ration est (en 2015/2016) de 37/1 à Koudougou, 42/1 à l’IDS, 45/1 à Ouaga 1, 54/1 à Ouaga 2, 60/1 à Bobo. Ces chiffres se sont peut-être dégradés car Monsieur Bassirou Ouédraogo parle de 92/1 en 2016 à Ouaga 2. La situation est critique et nous ne pouvons pas attendre 2044 pour atteindre la norme. Il faut donc recruter. Ce n’est pas parce qu’un enseignant arrive à donner des cours à 1000 ou 2000 étudiants qu’il n’y a pas une pénurie d’enseignants ou qu’il n’y a pas de problème. Il y a même plusieurs gros problèmes. Est-ce que tous les étudiants arrivent à entendre ce que dit l’enseignant et à prendre des notes (à condition qu’il y ait un micro et pas de coupure d’électricité) ? Est-ce l’enseignant qui corrige lui-même les copies ? 1000 et 2000 copies à corriger, ce n’est certainement pas évident. Des témoignages montrent que les copies sont corrigées par des étudiants. Cela est inacceptable du moment surtout où ce n’est pas un QCM (Questionnaire à Choix Multiples).

Le dernier recrutement montre que des postes n’ont pas été pourvus. Est-ce un manque de candidats ? Je ne pense pas. Il y a des Burkinabè quelque part (au Faso et ailleurs) qui pourraient occuper ces postes avec toutes les compétences requises. Le ministère de l’enseignement supérieur devrait commencer par faire un grand recensement de nos docteurs locaux et de la diaspora. Il connaitrait alors le potentiel global par discipline avant de nous dire (à nous et à qui veut l’entendre) qu’il n’y a pas de candidature pour tel ou tel poste. Il devrait ensuite faire appel au patriotisme des uns et des autres au regard des besoins urgents. S’il y a des postes non pourvus alors qu’un besoin a été exprimé, cela signifie que certains de nos enfants seront enseignés dans des conditions déplorables. Concernant les postes non pourvus de la gestion, je constate qu’il y a des candidats en économie. Pourquoi ne pas négocier avec ces docteurs afin qu’ils assurent les cours/TD en gestion quitte à les former ? Ce n’est pas la même chose, me diront les connaisseurs. Dans tous les cas, je pense qu’ils sont les plus à même de répondre à l’urgence. Après tout, l’économie et la gestion ne sont pas très éloignées.

Pour conclure…

J’ai donné mon avis au regard de mon expérience, de ma modeste connaissance de la question, de mes limites intellectuelles. Comme tout être humain, je vaux peut-être même pas 9, à plus forte raison 10.

À mon tour, j’appelle toute bonne volonté qui peut compléter mon témoignage à le faire. J’appelle tous les citoyens à s’intéresser à notre université et au-delà à tous les sujets (éducation nationale, santé, …). Notre université va mal. À mon humble avis, c’est une sorte de bombe à retardement et il faut la désamorcer. Pour nos enfants et notre cher Faso, il est encore temps de construire une université Burkinabè et nouvelle. Nous devons pouvoir garder nos enfants près de nous. N’abandonnons pas notre université !

Salam Kaboré
Retraité, Ouagadougou
s_kabore@outlook.fr

Vos commentaires

  • Le 27 novembre 2017 à 21:59, par 2 1 En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Votre fils a eu deux fois un post doc par son prof. Et vous osez critiquer ce qui se passe ici. C’est la même chose : des profs placent leurs etudiants

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    • Le 28 novembre 2017 à 08:26, par Rasmané En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

      Calmez-vous cher "forumiste". Un post-doc est très très très différent d’un recrutement à l’université burkinabé. Déjà il faut bien lire le témoignage. C’est le prof qui a d’abord proposé le post-doc à son fils. Ensuite, un post-doc depend d’un tas de paramètres. Un prof peut proposer ouvertement le projet et recruter parmi des postulants (ou candidats si vous préférez). Il peut aussi, au regard des travaux d’un docteur ou doctorant bien précis (c’est, selon moi, le cas je crois du fils de Monsieur Kaboré), demander un financement (à l’état, à une entreprise ou une organisation quelconque) et permettre à ce docteur ou doctorant de continuer ses travaux.
      Il n’y a donc rien de problématique et c’est tout simplement ce qu’il y a de plus légal et très légal.
      D’ailleurs le docteur ou le doctorant doit écrire un projet de recherche. C’est ce projet qui est jugé par le financeur. La recherche relève d’une capacité à trouver des financements et le post-doc s’inscrit plus que souvent dans le cadre de cette capacité.
      Merci à Monsieur Kaboré pour témoignage. Ayant comme lui des témoignages constructifs.

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      • Le 28 novembre 2017 à 14:55, par 2 1 En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

        Pour info, moi même j’ai fait un post doc dans un centre de recherche en Afrique du Sud, pistonné par mon prof. Je viens de le terminer il y a quelques mois et suis revenu en France.
        Je sais comment les choses se passent et même si comme pour la France, l’obligation de publier ce post doc est effective, elle répond aux caractéristiques de l’étudiant choisie en général...Ce qui est du favoritisme. J’en ai profité. Pour info également, je suis quand même venu faire le test de recrutement et même durant les entretiens, j’ai compris que les choses étaient perdues d’avance (en fonction des questions qui sont posées). J’ai donc décidé que je devais laisser tomber ce discours de "pour mon pays" car c’est avec mépris que les recruteurs là bas ( dans mon jury, un seul prof sur tout le reste était du domaine. Le reste certainement là par du copinage pour les perdiems. Et mon entretien a duré moins de 7 mn) vous traitent. J’aime bien mon pays mais si on me fait comprendre qu’on a pas besoin de moi, je passe à autre chose... Mais dans les modalités d’octroi des post doc, y a du favoritisme aussi. En tout cas je trouve que c’est juste dommage pour les étudiants des universités sur place qui n’auront pas les meilleurs dans tous les cas.

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    • Le 28 novembre 2017 à 08:27, par Rasmané En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

      Calmez-vous cher "forumiste". Un post-doc est très très très différent d’un recrutement à l’université burkinabé. Déjà il faut bien lire le témoignage. C’est le prof qui a d’abord proposé le post-doc à son fils. Ensuite, un post-doc depend d’un tas de paramètres. Un prof peut proposer ouvertement le projet et recruter parmi des postulants (ou candidats si vous préférez). Il peut aussi, au regard des travaux d’un docteur ou doctorant bien précis (c’est, selon moi, le cas je crois du fils de Monsieur Kaboré), demander un financement (à l’état, à une entreprise ou une organisation quelconque) et permettre à ce docteur ou doctorant de continuer ses travaux.
      Il n’y a donc rien de problématique et c’est tout simplement ce qu’il y a de plus légal et très légal.
      D’ailleurs le docteur ou le doctorant doit écrire un projet de recherche. C’est ce projet qui est jugé par le financeur. La recherche relève d’une capacité à trouver des financements et le post-doc s’inscrit plus que souvent dans le cadre de cette capacité.
      Merci à Monsieur Kaboré pour témoignage. Ayant comme lui des témoignages constructifs.

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    • Le 28 novembre 2017 à 09:11, par Sidpawalemdé Sebgo En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

      Désolé, mais votre comparaison/assimilation ne tient pas la route.
      Ici, les profs favorisent des gens qu’ils connaissent sur la base de la famille, des intérêts, voir du "cirage de bottes". Et comme ces gens "proches" ne sont pas nombreux et ne sont généralement pas les plus compétents, on se retrouve avec des universités en manque d’enseignants et avec des enseignants "débrouillards". Pire, ils refusent de recruter des gens malgré qu’il y ait le besoin et que ces gens soient compétents.

      L’exemple donné par ce citoyen est différent, parce que les profs ailleurs font tout pour recruter les étudiants brillants et prometteurs pour l’enseignement et la recherche dans leur université. Ils arrangent donc d’abord leur université et leur pays avant d’arranger l’étudiant, et la base ce n’est pas le cousinage mais l’excellence.

      Si vous ne voyez pas la différence entre recruter une seule personne et le dernier de la classe parce que c’est un parent et laisser les meilleurs alors qu’on a besoin au moins d’une dizaine d’enseignants-chercheurs, c’est inquiétant (pour vous) !

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    • Le 28 novembre 2017 à 10:20, par Lamine En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

      Soyons positifs. Ce témoignage vaut pour tous le pays africains (j’écris du Sénégal). Un professeur de rang d’une université américaine ne va pas compromettre sa carrière en "pistonnant" le fils d’un "paysan" africain dans son pays. Les américains sont à la recherche des meilleurs partout dans le monde. Cet exemple comme celui du malien Modibo DIARRA sont révélateurs. Qu’un Professeur africain propose son ex étudiant dont la valeur des travaux est attestée il n’y aura aucun scandale. Mais que l’on "cache" la thèse après son recrutement, là il y aura à redire !!!"

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  • Le 27 novembre 2017 à 23:14, par Arzouma En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Monsieur Kabore,
    Je voudrais vous dire grand merci pour votre intervention. A mon humble avis, de tel hommes devrais etre appelle a aupres des ministere pour conseiller nos decideurs. Meme a la retraite vous etes encore utile a la Patrie. C´est ca on appelle intellectuel.
    Merci encore et que Dieu vous benisse.

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    • Le 28 novembre 2017 à 13:33, par Diallo En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

      Le maximum de la petitesse de notre université se trouve au niveau de la faculté de médecine. Sous l’incompétence du CAMES les facultés de médecine ne peuvent recruter que des médecins et pharmaciens pour la santé publique. Ce qui est le maximum de l’incompétence dans la mesure où la santé publique n’est pas de la médecine. Du coup, nos Universités francophones n’ont jamais pu former de bon acteurs de santé publique. Notre situation sanitaire en est le reflet.

      Assis dans leur naïveté ou plutôt leur hypocrisie, des enseignants de la faculté de médecine croient que c’est eux qui comprennent la santé publique. Quand ils ont voulu créer leurs programmes de santé publique, impudiquement ils se sont sentis obligés d’aller chercher les différentes compétences dans les autres domaines pour les appuyer sans jamais vouloir leur accorder une place dans leur faculté. Quand la question est évoquée ils disent sans vergogne que le CAMES les empêche et quand ils arrivent au niveau des sessions du CAMES, c’est eux qui empêchent le CAMES d’évoluer. Qu’elle honte !

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  • Le 27 novembre 2017 à 23:41, par Le contributeur En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    C’est une bonne contribution de votre part. Malheureusement le fonctionnement des universités est politisé. Cette politisation ne permet pas de discuter sereinement des problèmes.
    La dernière fois des forumistes ont voulu opposer les ingénieurs aux docteurs. Les études d’ingénieurs sont difficiles dans tous les pays du monde. Cependant leur formation est basée sur les sciences et ce sont des docteurs qui les forment. Dire qu’ils sont meilleurs que les docteurs n’est pas vrai. Beaucoup d’étudiants qui font le doctorat, en sciences en tout cas, le font par choix personnel, pas parce qu’ils ne pouvaient pas faire une école d’ingénieurs. D’ailleurs la recherche fondamentale, qui est appliquée en ingénierie, est parfois en avance sur elle de plusieurs décennies. L’enseignement fondamental n’a donc pas pour but d’embrouiller qui que ce soit mais c’est une exploration. On en a besoin. L’histoire, les théories économiques, la sociologie, l’étude des plantes sauvages, ne sont pas toujours directement applicables mis sont utiles pour le savoir universel. Les américains,très pratiques, excellent dans ces domaines pourtant.
    .

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  • Le 28 novembre 2017 à 00:09, par Jerkilo En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Les recrutements à l’université de Ouagadougou ont toujours posé problème depuis la naissance de cette institution. Elle était politisée, puisque certains étudiants doctorants ou titulaires de la maîtrise avaient des postes à eux réservés. Cela a continué sous tous les régimes jusqu’à présent. Pour les cas dont ont parlé messieurs B. Ouédraogo et S. Kabore, je ne peux me prononcer sur le bien fondé. Je sais qu’il y a des commissions de recrutement, mais je ne saurais me prononcer sur l’objectivité ou la neutralité des membres de ces commissions. En outre il y a des cas où l’établissement essaie de régler la situation des enseignants à temps plein (ETP) ayant obtenu le doctorat en cours de carrière.
    Tout le monde chante que" Plus rien ne sera comme avant", mais dans la réalité personne ne veut changer, on attend que le changement vienne de l’autre. On s’accroche à des avantages indus, à la petite corruption, tout ce qui peut nous faire gagner de l’argent, même de manière frauduleuse. Rien ni personne n’a changé dans les ministères, institutions, directions, service. Ou bien on fait sauter son concurrent non pour mieux servir mais pour mieux profiter.
    Même dans les concours directs et professionnels, il y a du favoritisme ou des admissions frauduleuses, à plus forte raison les recrutements sur dossier (comme cela se fait dans les universités). Il en va de même pour les recrutements dans les entreprises ou institutions privées, jusqu’aux institutions internationales.

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  • Le 28 novembre 2017 à 01:32, par Lucide En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Merci Monsieur KABORE pour votre témoignage. Nos universités publiques souffrent ! Tant que les choses resteront opaques nous allons continuer à denoncer. Je suis parent d’étudiant et j’ai le coeur brisé de voir des enfants allonger la durée de leur séjour à l’université sans réelle avancée. La prochaine insurrection partira de l’université.

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  • Le 28 novembre 2017 à 07:40, par freddy le loup En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Belle intervention, beau témoignage, à l’instar des autres pays , pour ne pas dire certains pays, la sphère universitaire dans son ensemble est gangrenée et cela au plus profond. Les vieilles habitudes ont la peau dure dit-on, rien qu’a jeter un oeil sur le fonctionnement de ces institutions on comprend immédiatement que pour y acceder il faudrait se corrompre, se livrer à des bassesses. Il a été ainsi on ne l’admet pas mais on peut aisément comprendre qu’on vivait dans une ère ou tout était cloisonné, fortement politisé et un brin personnalisé, controlé par les puissants d’alors. aujourd’hui cela est intolérable et inadmissible après toutes les gages de bonne foi données par les puissants de maintenant. Je ne juge pas de l’ecrit de Monsieur KABORE mais cependant deux choses : dans ses demarches aurait il refusé un poste à son fils si "la bonne personne" lui en offrait un ? les post doc offerts à son fils par son directeur de thèse ne rentre t’elle pas dans la catégorie des actes déconcés par lui ? je pense qu’on est intègre et honnête ou on ne l’est pas ? on ne peut pas l’etre quand ça nous arrange et dénoncer quand ça nous dessert. n’empeche que cela n’enlève rien au fond du problème mais ces comportement sont les faits des humains et nous devons chacun de nous un à un commencer par rejeter ces pratiques pour espérer un effet de masse critique sinon nous alimentons sans le vouloir son enracinement. Tout le monde est interpellé sur la question. aidons les autorités à débusquer ces "pirates"

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    • Le 28 novembre 2017 à 14:25, par Rasmané En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

      Calmez-vous cher "forumiste". Un post-doc est très très très différent d’un recrutement à l’université burkinabé. Déjà il faut bien lire le témoignage. C’est le prof qui a d’abord proposé le post-doc à son fils. Ensuite, un post-doc depend d’un tas de paramètres. Un prof peut proposer ouvertement le projet et recruter parmi des postulants (ou candidats si vous préférez). Il peut aussi, au regard des travaux d’un docteur ou doctorant bien précis (c’est, selon moi, le cas je crois du fils de Monsieur Kaboré), demander un financement (à l’état, à une entreprise ou une organisation quelconque) et permettre à ce docteur ou doctorant de continuer ses travaux.
      Il n’y a donc rien de problématique et c’est tout simplement ce qu’il y a de plus légal et très légal.
      D’ailleurs le docteur ou le doctorant doit écrire un projet de recherche. C’est ce projet qui est jugé par le financeur. La recherche relève d’une capacité à trouver des financements et le post-doc s’inscrit plus que souvent dans le cadre de cette capacité.

      Au-delà, le monsieur s’est rapproché d’autre personne pour comprendre le recrutement à l’université et non pour corrompre. C’est ce que j’ai compris
      Merci à Monsieur Kaboré pour témoignage. Ayant comme lui des témoignages constructifs.

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  • Le 28 novembre 2017 à 07:51, par Le citoyen En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Merci pour le témoignage, mais vous avez solutionné le problème sans le savoir ?! Plus d’une fois vous avez fait cas du Professeur de votre fils en Amérique...?! C’est exactement pareil ici. Chaque étudiant provient d’un laboratoire dont il est disciple du chef de ce laboratoire qui a l’obligation de le placer. Même à l’extérieur c’est le même principe. C’est pour cela que votre fils a eu deux fois de suite le postdoctoral. Ce n’est pas seulement son intelligence, mais la qualité de son mentor. C’est un monde à part..., ce n’est pas de la corruption ou autre. Les universités vivent à partir des laboratoires. Des étudiants font confiance à ces chefs de laboratoire et s’y s’inscrivent. Si vous étiez un de ces chefs de laboratoire..., que feriez vous ?
    En fait, je suis du milieu universitaire et je comprends la douleur et la déception. Mais avant de critiquer ou d’analyser un système, il faut comprendre son mode de fonctionnement. Croyez-vous qu’un secrétaire comprend quelque chose dans ça ? Il faut plutôt s’adresser au chef de laboratoire. Ce que les gens oublient, c’est que ces laboratoires locaux sont en partenariat avec ceux de l’extérieur (Asie, Europe, Amérique...) et dont d’une part il y a des échanges et mieux ces étudiants locaux y séjournent régulièrement dans la préparation de leur doctorat. Il n’y a donc pas de docteur local en fait.
    Si moi j’ai mon laboratoire..., on ne peut pas me dire de mettre à côté mon étudiant que je connais mieux et prendre une personne qui m’est étrangère. Et celui que j’ai formé..., il devient quoi ?
    C’est bien ce que vous faites, mais c’est un problème très complexe non spécifique au Burkina ou à l’Afrique. Partout c’est comme ça.
    Sans étudiant..., les laboratoires vont se fermer. Et sans laboratoire..., y a pas d’université. C’est aussi simple que cela.

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    • Le 28 novembre 2017 à 21:41, par Burkina En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

      bonjour Monsieur le Citoyen.
      Vous tentez de prendre le contre-pied de M Kaboré et vous concluez que c’est comme ça que ça fonctionne !
      Là où le bas blesse, c’est que pour le cas incriminé, l’on a choisi de ne pas fonctionner comme ça se fait partout selon vous , à savoir la cooptation. On a voulu ruser avec le peuple. On lance un appel à candidature tout en sachant qu’on connaît ceux qu’on va retenir. C’est cela qui fâche. Si c’est comme ça que ça fonctionne et doit fonctionner il faut dire que c’est grave. S’il n’y a aucun autre moyen d’opérer un choix entre les Docteurs que leur thèse, ou le simple témoignage de leur mentor, ils sont alors les plus piètres du monde intellectuel.

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    • Le 29 novembre 2017 à 02:57, par LeSage En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

      Le Citoyen. J’ai suivi votre raisonnement et ca me semble tres interessant car venant de quelqu’un qui est du domaine. Cependant ce que nous denoncons c’est l’hypocrisie. Ils ne doivent plus faire des communiques d’ouverture de concours comme s’i y’avait des postes vacants. Il faut tout simplement demander au responsables des differents laboratoires de choisir parmis les etudiants pour remplir les postes. La, ca nous epargnera les faux espoirs.

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  • Le 28 novembre 2017 à 07:57, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    ’’Il a catégoriquement refusé de déposer son dossier. Il était sûr et certain que les choses n’avaient pas changé, que ce n’était qu’une illusion pour mieux camoufler les mauvaises et veilles habitudes’’.

    - Monsieur, votre fils a entièrement raison ! Rien n’a en effet changé sinon s’est empiré. Ce sont les mêmes qui étaient là avec Blaise Compaoré pendant 27 ans et qui nous ont tous trompé pour récupérer l’insurrection et prendre le pouvoir. C’est exactement ce que le général Diendéré avait compris et a repris le coup d’État à son compte pour balayer tous ces malfrats politiques.

    Et puis moi Kôrô Yamyélé je ne vous comprend même pas du tout monsieur le retraité Salam Kaboré  ! Pourquoi tenez-vous tant à ce que votre fils revienne servir le Burkina ? S’il se sent bien là où il est et il vient en vacance au pays, que voulez-vous de plus ? Le Burkina d’hier de votre temps n’est pas celui d’aujourd’hui truffé de voleurs, d’escrocs de tout poil, de malfrats, de détourneurs, d’affairistes, de corrupteurs et de corrompus. Laissez-le là où il est et faites des bénédictions pour lui et sa famille chaque fois, et c’est de celà qu’il a besoin et non revenir ici dans la poussière, l’harmattan, la chaleur, la disette et le manque d’eau et de courant ! Au burkina, ceux qui ont réussi à s’accrocher n’aiment la réussite de leurs frères et ils font tout pour les bloquer.

    - Maintenant pour ce tests, si des Docteurs et des Professeurs ont accepté s’assoir sur leurs consciences en bénéfiant de soutiens injustes pour être admis, qu’ils sachent qu’ils en souffriront moralement toute leur vie. Et puis moi j’encourage les plaignants à aller déposer une plainte en justice afin que les résultats de ces tests soient annulés. Les burkinabè insatisfaits doivent faire travailler leur justice pour la bonne cause. Se taire c’est se rendre complice de ces irrégularités.

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 28 novembre 2017 à 08:11, par ZOUNDI Léontine En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Merci vraiment pour ce témoignage si poignant. De tout ce que vous avez évoqué, rien n’échappe aux autorités et aux responsables de notre université. Tous le savent. Le problème c’est que, de nos jours personne n’ose et personne ne veut assumer quoi que ce soit.

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  • Le 28 novembre 2017 à 08:26, par ISMO En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Bonjour à tous.

    C’est connu. Il y’a à l’université les enseignants qui ne veulent pas quLon recrute d’autres. Ils font du benevolat dans le privé et n’ont pas le temps pour respecter les heures de cours. C’est tout cela qui crée aussi le chamboulement des années en plus de l’année blanche qu’il a eu.

    C’est un système mis en place par un club de vieux docteurs et pseudo chercheurs, qui ne veulent pas de collègue dans leur matière. Il veut être le seul docteur/chercheur dans sa matière. Souvent flirtant sur des théories dépassées qu’il ne veut pas qu’un jeune chercheur viennent titiller....

    C’est à l’Etat de recruter. Pourquoi on ne lance pas le recrutement des enseignants et chercheurs des universités par la fonction publique ?

    Cela serait plus transparent et chacun pourrait y postuler librement et dans la clarté.
    Cela serait deja un debut de solution.

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  • Le 28 novembre 2017 à 08:29, par Lydie En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    C’est un système qu’on rencontre à tous les carrefours des administrations burkinabè, pas seulement à l’université, à ma jeunesse j’avais opté pour la fonction publique mais elle n’était pas faite pour les personnes sans bras long, 5 ans dans le chômage je suis allée dans le privée, avec une succession de contrat de tous genres, le mieux est d’encourager et soutenir nos enfants à créer leurs propres services.

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  • Le 28 novembre 2017 à 09:09, par sidyanogo En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Mr Kaboré
    Voici ce que vous avez dit à propos de votre fils :

    "Avant même sa soutenance, son directeur de thèse lui avait proposé un post-doc au regard de la qualité de son travail doctoral"
    "l’aventure académique en Amérique du Nord de mon fils (qui a juste rencontré de bonnes personnes qui l’ont beaucoup aidé)"

    En Amérique, votre fils a donc bénéficié de la faveur de son directeur de thèse qui connait bien sa valeur et qui a été "une bonne personne" pour lui. Et ses camarades étudiants de la même université d’amérique qui n’ont pas eu cette chance de rencontrer le bonne personne ?
    Que faire désormais au Burkina ? Je crois que c’est pour éviter ces "chances sociales" que le ministère a choisi une "formule scientifique", même si elle reste à être améliorée.
    Je crois que le ministère est entrain de tracer un chemin qui se veut objectif, accompagnons le dans ce sens avec des propositions constructives. J’espère que ce qui ont été recruté ont commencé à dispenser leurs cours car il y a urgence.

    Mr Kaboré, j’apprécie en effet vos propositions invitant le ministère à trouver une formule urgente pour pourvoir les postes vierges. Il faut que l’on évite de traîner car des milliers d’étudiants attendent, les retards s’accumulent. Ma fille qui a réussit au Bac 2017 ne sait pas quand elle pourra enfin commencer les cours à l’UO1. Sa cousine qui a réussi au Bac 2015 s’est découragée des retards et a préféré passer les concours. Je crois que le Président de la République doit prendre cette urgence en compte : nos enfants attendent des enseignants dans les universités pour ne pas faire 5 ans pour une licence et 15 ans pour un doctorat. Que cette proposition de mr Kaboré soit considérée selon sa grande urgence : recrutez, recrutez, recrutez, même des profils approchants, chacun se spécialisera dans les 3 ans qui suivront.

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  • Le 28 novembre 2017 à 09:40, par Desintégration En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    l’opacité dans les recrutements est la chose la mieux partagée dans nos universités. certaines personnes gèrent certaines unités comme leur propriété privée. allez y créer vos propres instituts ou écoles supérieures si vous voulez. le jour où vous allez répondre de vos actes n’est plus loin

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  • Le 28 novembre 2017 à 10:02, par ingénieurs En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Bonjour Mr et merci pour votre cri de cœur. imaginer qu’un maître de stage ou directeur de thèse soit dans le jury pour le recrutement où son étudiant fait partie, il ne vas pas laisser son étudiant perdre. je vous dit pour mon poste l’ingénieur qui a été retenu n’est que l’un de étudiant d’un Pr qui était dans le jury. c’est claire que le recrutement etait biaisé. évitons cela car ne dit-on pas que plus rien ne sera comme avant ?

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  • Le 28 novembre 2017 à 11:02, par Jonassan En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Depuis que je lis les articles en ligne, je n’ai jamais rencontré un écrit aussi INTEGRE ; quelle sagesse ? quelle dignité ? et quelle méthodologie ? Critiques argumentées avec propositions objectives et tout ça dans une telle humilité ! soyez-en remercié.
    Dans les internautes qui interviennent "forum-istes" il y’a ceux qui ne font que critiquer négativement, "ceux qui ne font que pleurer, ceux qui ne font que insulter , ceux qui ne comprennent rien et qui parlent au hasardet peu qui critiquent objectivement et peu qui proposent.
    Les raisons de l’aigreur des négatifs viennent souvent d’une DECEPTION de fans suite à l’échec électoral ou de militants qui ont perdu leurs avantages ou qui sont entrain de les perdre et qui sont allergique à TOUT CE QUI PEUT FAIRE AVANCER LE PAYS. Ils préfèrent que çà prenne feu et que l’on recommence. DONC NE PERDEZ JAMAIS VOTRE TEMPS AVEC CES GENS-LA. Nous avons été les 1er forum-istes et notre contribution à l’insurrection bien que non reconnu a été immense : il a fallu convaincre le reste du monde, puis convaincre les hommes de media de ce pays afin de cerner les hommes et les partis politiques, puis vers la fin à l’arrivée de n’importe qui sur le forum il a fallu gérer tous ce monde venu avec des egos sans limite... Nous nous sommes battus en son temps et je crois que nous avons gagné ; demandez à Kôrô, à Anta, à Burkinabé-fâché, etc.
    PRENEZ LES REACTIONS SUR LES FORUMS AVEC DES PINCETTES ET AVEC HUMOUR et seulement parfois avec sérieux, comme pour votre intervention ici.

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  • Le 28 novembre 2017 à 11:02, par Emmanuel En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    bonjour
    Merci à Mr KABORE pour ce partage.
    je viens à nouveau rappeler que les étudiants formés sur place ont la même compétence que ceux qui ont évolué sous d’autres cieux. plusieurs burkinabé sans bourse nationale ont été formés ici et depuis 2014 attendent le recrutement. après ce long temps d’attente je puis comprendre l’amertume le désespoir et parfois le choc pour certains, toutefois relativisons. je connais certains qui malgré la galère au pays, les séances de TD, les corrections de copies n’ont même pas été retenus. Quand nos universités avancent et sont bien notés c’est grâce à ces jeunes, mais dommage. j’aurais aimé une partialité en faveur de ceux ci que des expatriés qui ne connaissent plus la réalité et viennent comme des pachas.
    j’ai suivi et tous les candidats ont eu le même parcours de combattant déposer son dossier(ici certains ont eu une faveur puisque des parents ont déposé des dossiers de leurs enfants). après c’était le plus dur : un entretien où tu défends tes potentialités en maximum 10mn devant un jury de minimum 5 personnes.
    alors dites moi : vous pensez que tous ces professeurs d’universités ont été corrompus ?? ont ils bâclé le travail ???
    œuvrons pour l’amélioration des processus, l’augmentation des nombres et la périodicité (annuelle) des recrutements
    merci

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  • Le 28 novembre 2017 à 12:10, par ESPOIR En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Cet homme pour être honnête devait dénoncer ce système de recrutement quand il enseignait . Comment a- t-il fait pour enseigner au campus ?Maintenant que l’on subie un peu l’injustice on sort pour critiquer. C’est un test qui a été organisé et si votre fils n’est admis cela ne veut pas dire que c’est de la magouille.

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  • Le 28 novembre 2017 à 12:11, par test En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Notre cher Papa fait parti de ces corrompus puisque lui même estime que son fils ou lui ont approché des enseignants et personnel des universités pour le recrutement de ce fils. Brandir 3 articles publiés n’est pas évidemment déterminant pour faire la différence. Combien d’articles les autres ont ils produit ?
    Désolé des affirmations gratuites. Ne peigner tout en noir. Les résultats qui sont publiés sont conformes au classement fait par les experts. Celui qui se sent léser peut faire recours. les dossiers sont là. Nous les faisons sortir, il justifie qu’il est meilleur que les autres.
    A quel recrutement le fils a il candidaté ? A le comprendre aucun. Mais pourquoi alors s’acharner sur le processus de recrutement. Il faut simplement attendre un recrutement. L’organisation a connu beaucoup de défaillances mais cela ne met pas en cause les résultats.
    Ces experts (enseignants de rang A) ont travaillé comme tout burkinabè dans une commission de 10 jours et ont été payé à 15 000 F jour soit un total de 150 000 F. Il ressort qu’ils ont reçu 30 millions.
    Allons doucement.

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  • Le 28 novembre 2017 à 12:19, par le manitou En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    No comment, ce que vous ignorez c est que la définition des postes a été opaque, avant le recrutement lui même.

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  • Le 28 novembre 2017 à 15:20, par Problème mal posé ! En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Cela fait maintenant plusieurs semaines que ce débat sur le recrutement des enseignants des universités fait rage ici sur lefaso.net. Moi j’ai une perspective toute différente par rapport à cette question. Les faits sont hélas réels et têtus : il y’ aura toujours plus de PhD que nos universités, publiques comme privées, ne pourront absorber. Combien d’universités publiques avons-nous au Burkina ! Même si vous ajoutez toutes les universités privées, combien en avons-nous ! Il ne faut pas se voiler la face, magouille ou pas, il y’ aura toujours des frustrés parce que tout le monde ne pourra pas être satisfait ! Cette crise des PhD est d’ailleurs universelle et n’est pas l’apanage du Burkina seul : tout le monde ne peut pas avoir un poste d’enseignant ! Certaines personnes seront retenues pour la qualité de leur travail mais pour la majorité, cela se fera par accointance. Si tu as travaillé avec un puissant patron avec lequel tu t’entendais bien, tu auras certainement plus de chance de trouver un poste d’enseignant. Le milieu est ainsi, pas très juste mais c’est comme ça ! Ceci dit, je dois avouer une chose : je suis effaré qu’un diplômé de niveau doctorat, ne puisse trouver de l’emploi au Burkina Faso, pays où à peine 22% des adultes savent lire et écrire ! C’est le monde à l’envers. Celà souligne une seule chose - nos autorités ne connaissent pas ce qu’on appelle "valoriser les ressources humaines". Dans l’esprit de beaucoup, avoir un doctorat autre que ceux du domaine de la santé, c’est juste enseigner à l’université. Ceci est un mythe qu’il faut combattre. Ces gens ont été formés à la résolution de problèmes complexes, ils ont acquis des réflexes et une approche que seuls ceux qui sont passés par le même chemin peuvent comprendre. Et en plus, c’est un sacrifice individuel (social, économique etc) duquel on ne se remet pas de sitôt. Aussi, c’est pas eux tous qui ont envie d’enseigner ! Beaucoup seraient plus que ravis de contribuer dans les administrations, les organes de l’état etc. Conséquence de l’inconséquence de nos ""soi-disant" leaders, des personnes qualifiées quittent là où on a le plus besoin d’eux (c’est à dire nos petits pays pauvres et très endettés), pour se retrouver ailleurs ! Pendant ce temps, les pays industrialisés adoptent des politiques d’attraction des cerveaux du monde entier. Je défie quiconque de me démontrer un modèle de développement économique qui se soit épanoui dans l’ignorance et l’analphabétisme ! Et l’on s’étonne que l’on fasse du surplace. Nous ne savons pas ce que nous voulons.

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  • Le 28 novembre 2017 à 15:24, par un passant En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Il y a plusieurs problemes avec les recrutements dans nos universites mais il sera difficile d’etablir une certaine transparence et une competition saine tant qu’on promet plus ou moins les recrutements "incestieux"--- en ce sens qu’un etudiant ayant fait sa these dans un departement est recrute au sein du meme departement. En Amerique du Nord et aux EU en particulier (du moins dans les departements d’economie), c’est toujours mal percus quand un departement a tendance a recruter ses propres etudiants immediatement apres leur these. C’est un signe de corruption et aussi un signal que personne d’autre ne veut de vos etudiants. Cela cree des dynamiques internes etudiants-anciens directeurs de these pas toujours favorables a la recherche, et a la longue cree un scelorose scientifique puisque si les gens ont tendance a "cloner" leurs directeurs. S’il le faut, l’etudiant peut aller faire ses preuves ailleurs avant de revenir dans son departement d’origine. Comme dans toutes sitituations, il y a des exceptions... mais en general on decourage ces recrutements incestieux.
    Le probleme au Burkina est que nous avons une ou deux Universites avec des programmes de doctorat, donc a court et a moyen termes ce mode de recrutement va persister. Mais dans, l’immediat, on peut suggerer que le directeur de these (et peut-etre les autres du comites) ou de labo, soit automatiquement exclu du comite de faculte ou de departement qui statue sur les candidatures. A long terme, cet aspect du probleme pourra etre resolu au fur et a mesure que les autres universites initient leurs programmes de doctorat, ou des programmes de doctorats inter-regionaux comme le PTCI chez les economistes (e.g. des Burkinabes preparent leur these au Senegal et vice versa).

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  • Le 28 novembre 2017 à 20:59, par Aigle En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    S’il ne veulent pas prendre ceux de la dispora dans les université publique, alors c’est dommage. Il faut aller souvent hors du pays pour se rendre vraiment compte qu’il ya des compétences partout. Donc dans nos universités, il n y aura jamais de changement, car les anciennes connaissances des vieux experts"professeurs’’ non actualisées à même 10% seront transmises au nouveaux enseignants qui vont les transmettre également aux autres qui viendront et c’est ainsi que le trou sera encore plus profond en ce qui concerne nos universités (burkinabé) et les universités des pays devéloppés. Un jour, un ami qui a étudié dans une université russe m’a dit que les livres scientifiques que les professeurs utilisaient pour enseigner avaient été ecrit par eux mêmes à travers leurs recherches. Mais ici, les professeurs utilisent ces même livres pour dispenser les cours. Donc vous vous que donc les étudiants qui ont étudié hors et surtout dans des pays plus en avance que nous son mieux placés pour permettre à nos universités publique d’être à la page des recentes avancées scientifiques. Acepter de collaborer avec d’autres compétences, permet de mieux jaugé sa propre compétence et de l’améliorée.

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  • Le 28 novembre 2017 à 23:55, par Pially En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    On vit le même calcaire en sciences de l’éducation où ils placent toujours leurs gars qui ne sont pourtant pas les meilleurs.Ils s’arrangent pour donner des délais de dépôt intenables sachant que leurs protégés sont déjà prêts.Dieu vous voit !

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  • Le 29 novembre 2017 à 08:36 En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Toutes ces réactions montrent qu’il y des vrais problèmes à tous les niveaux dans notre enseignement supérieur. Il y a beaucoup de frustrations à juste titre. L’ancien nom de l’hyène garde sa maison. Il y a beaucoup d’incompréhension et des problèmes de confiance.
    Il y a beaucoup de choses à redire sur ces recrutement : les critères surtout. Mais il faut reconnaître que des efforts sont faits dans le sens d’assainir. Je ne retiens presque rien de bon dans les critères de cette année. Ce qui est par contre une bonne chose à retenir c’est l’idées même d’avoir des critères communs à toutes les universités et centres de recherche. Je propose que le ministère associé plus de competences et surtout une diversite de competences compris les syndicats dans la détermination des critères.
    Pour moi ce sont les critères qui étaient mauvais non adapté à tous domaines.
    Je m’excuse mais ce ne sont pas les chefs de labo qui ont siègé dans les commissions. Les besoins sont mal exprimés et ce sont les candidats et les universités qui sont penalisés. Je parle de cette année.
    Travaillons à assainir le milieu.

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  • Le 29 novembre 2017 à 11:36, par anta2 En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Je cautionne le 23. Mafia, corruption, népotisme et tout ce qui s’en suit. Quelle désolation. Autant ne plus lancer et mettre qui vous voulez au lieu de nous voiler toujours la face

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  • Le 29 novembre 2017 à 15:53, par y’en a marre En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    OH LA LA LAAA !!!
    M. KABORE QUE DIEU vous bénisse avec toute votre famille !
    le monde de l’Éducation, de l’Emploi, du Travail au faso ;
    ce sont de professeurs outrecuidants, qui connaissent tout sur tout ils ne veulent point un avis contraire au leur sinon même si tu as le niveau tu ne passe pas, ils te feront même du chantage.
    ils ne veulent pas de ceux qui ont la tête pleine, ils veulent justes des minables, des "PUTES" (même des hommes se prostituent au sens littéral et figuré du terme), des larbins, des lèches-bottes, incapables de réussir leur vie, ...
    Ce monde-là, est la perte probable de ce beau pays qu’a voulu le Président Thomas SANKARA, si tu veux bien faire ton boulot c’est toi qu’il faut écarter, tuer,etc. Regarder partout donnez-moi un exemple d’administration ou l’on respecte le loi, le cahier des charges, ou l’on sanctionne les vrais fautifs, Roch, la solution est devenu Roch le far west et pire même au far west on a peur du wanted mais ici des dirigeants disent que même Roch ne peut rien les faire parce qu’ils connaissent des gens. Et même que Roch cautionne ces actes-là, lui même enfreint la règle de Droit. Finalement est-ce type de gestion que nous avons voulu pour la de SANKARA ? NON ET NON alors pourquoi cette chienlit, ce chaos ?
    Peuple de Burkina Faso restons vigilants, montrons à ces politiciens véreux, arrivistes de seconde zone ce que le peuple vaut !!!

    La Patrie ou la Mort, Nous Vaincrons

    P.S. : NE DITES PLUS JAMAIS A VOTRE FILS DE TRAVAILLER POUR LE BURKINA FASO MÊME S’IL Y ARRIVE SOIT ON L’EMPOISONNE, SOIT ON LUI REND LA VIE IMPOSSIBLE ; CE QUI EST SUR SI C’EST LUI LE MEILLEUR IL SERA L’HOMME A ABATTRE SOYEZ EN SUR JE SAIS DE QUOI JE PARLE !!!

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  • Le 29 novembre 2017 à 18:02, par Sliman En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Vu ce qu’il s’est passé hier avec les étudiants face à Macron, nous savons maintenant que les gourous de nos universités ne sont pas compétents et que leurs protégés non plus. Les chiens ne font pas des chats. Il est temps de changer de disque. On vire tt le monde et on recommence

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  • Le 29 novembre 2017 à 19:22, par Coulidiati En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    Bonjour Monsieur Salam Kaboré,
    Je vous félicite pour cet écrit bien élaboré et qui contient des éléments factuels sur l’université de Ouaga.
    Voici mon témoignage
    Je suis une enseignante de Ouaga2
    1) Le président de l’université à décidé par note confidentielle de faire retirer mes heures de cours.
    2) Ensuite, de me faire quitter de l’université Ouaga2 malgré que les textes ne lui permettent pas
    3) Puis il a décider de recruter quelqu’un d’autre de ma spécialité.
    4) Aussi, malgré la présence de ces textes, il est allé plus loin en coupant dans un premier temps mes indemnités
    5) Enfin, il a coupé mon salaire (impensable !!!).
    Voici ce que je vie actuellement et naturellement, je me suis retournée vers les juridictions (tribunal) pour comprendre ce qui lui permet tout cela car au delà de l’abus d’autorité, il y a une sorte de haine contre moi que je voudrais bien comprendre les tenants et les aboutissants
    Ce qui m’inquiète, c’est le silence des autorités !
    Quand je veux parler on me dit que c’est un du MPP, qu’il est proche du Président, . Mais je me dis que c’est justement un comportement contraire qu’il devait adopter si cela était vrai pour faciliter le travail combien difficile du Président Kaboré.
    Aussi,
    J’interpelle le premier responsable de l’ASCE qui est un universitaire et qui suit avec intérêt ce qui se dit et se fait sur la gestion de cette université publique et que cela constitue une urgence absolue. Mon dossier est connu et je l’invite à s’en approprier.

    J’interpelle tous les enseignants sur cette question : je ne pense pas qu’un seul enseignant accepterait qu’un président d’université, aussi puissant qu’il soit les relèves de leur poste encore moins coupé leur salaire
    J’interpelle le Président du Faso sur le cas de Ouaga2 car l’accumulation de tel sentiment d’injustice, de brimade, d’humiliations, d’abus d’autorité et que sais-je encore !!!! ne sont pas de nature à faciliter sa gestion et constitue au fil du temps une bombe dans un environnement pas facile à maitriser.
    Encore merci à tous ceux qui contribue à l’amélioration de la paix dans le pays par leur témoignage vrai.

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  • Le 29 novembre 2017 à 19:28, par Coulidiati En réponse à : Opacité dans les recrutements dans les universités publiques du Burkina : Un autre témoignage accablant

    jesouhanite que vous publier en première page si possible
    merci

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