Tourisme burkinabè : Bientôt un compte satellite pour redynamiser le secteur

LEFASO.NET | Rita Bancé/Ouédraogo • vendredi 18 août 2017 à 23h29min

Ce jeudi 17 août 2017 à Ouagadougou, le ministère en charge de la Culture a organisé un atelier de réflexion sur la question du tourisme burkinabè. L’objectif était de procéder à la validation du projet de texte portant mise en place de la plateforme inter-institutionnelle du Compte satellite du tourisme (CST) burkinabè.

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Tourisme burkinabè : Bientôt un compte satellite pour redynamiser le secteur

Le compte satellite du tourisme est un cadre comptable, fondé sur la structure du système de comptabilité nationale, qui sert à définir le tourisme, à compiler et intégrer les statistiques du tourisme. Aussi, il permet de mesurer l’importance du tourisme dans l’économie de notre pays. C’est au regard de son importance pour le développement de l’industrie du tourisme que les premiers responsables du ministère de la culture, des arts et du tourisme ont jugé nécessaire sa mise en place dans notre pays.

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SG ministère en charge de la culture, Stanislas Méda

Ce 17 août 2017 à Ouagadougou, il a organisé un atelier avec les différents partenaires qui doivent participer à l’élaboration, à la validation du texte et à son opérationnalisation. Après cette phase de validation, il s’agira pour le ministère d’introduire lesdits textes en conseil des ministres pour l’adoption et la rédaction d’un guide d’élaboration dudit compte.

A en croire le secrétaire général du ministère, Stanislas Méda, le CST, une fois mis en place, permettra d’analyser en détail l’économie dans tous les aspects de la demande de biens et services associés à l’activité des visiteurs. Aussi, il permettra de mesurer l’apport du tourisme au produit intérieur brut (PIB) du pays ; les caractéristiques des ressources humaines impliquées dans le tourisme afin qu’ils contribuent davantage à l’économie du tourisme burkinabè ; les recettes fiscales générées par l’industrie du tourisme.

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Les participants

Egalement, il a relevé que ce compte servira à améliorer l’organisation du secteur touristique ; à renforcer l’efficacité des politiques publiques ; à identifier l’impact des divers types de visiteurs (résident ou non, touristes excursionnistes) sur la consommation touristique.

L’autre grande utilité du CST est qu’il sera utilisé par des acteurs publics et privés très divers : l’administration nationale du tourisme, l’institut national des statistiques et de la démographie, la BCEAO, les établissements universitaires et instituts de recherches, les organisations internationales, etc.

Rita Bancé/Ouédraogo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 19 août à 11:28, par Jonassan
    En réponse à : Tourisme burkinabè : Bientôt un compte satellite pour redynamiser le secteur

    Mais pourquoi cette approche cartésienne et sectaire de la vie publique ? C’est très grave, vous pécherez des conséquences néfaste de cette approche. Tout bon analyste vous le déconseillerait. LA MEILLEURE MANIERE EST DE FAIRE UNE APPROCHE SYSTEMIQUE (GLOBALE) des différents secteurs qui composent le PIB et de présenter "un genre de plan comptable puisque vous parlez de compte". En restant dans votre concept on peut se demander à quoi sert un compte sans plan comptable ? LE BURKINA dilapidera des milliards pour ne pas s’être fait conseillé dans sa manière de faire les choses. Quel est le coût de l’informatisation sauvage dont cette histoire de biométrie électorale déconnectée du reste du système nationale ? Avant de répondre à cette question, vous voilà même en amont dans une mise en place d’un système sauvage composé d’un conglomérat de "processus" isolés. Un "processus touristique" en relation avec d’autres processus non encore élaborés entrant dans la composition du PIB ? L’échec est garanti et les coûts toxiques. Cette façon de faire a permis à des escrocs débarqués de l’on ne sait où et au pays de perdre, de perdre. (vérifiez mes mensonges, si c’est ce que vous pensez).
    On me répondra, "... on pourra les coller aux autres, après...". C’est tout ce qu’il ne faut surtout pas envisager ou faire. Pour vous en convaincre lisez les livres sur "les systèmes d’organisation". La comptabilité nationale d’antan même n’autorise pas ce genre de comportement. Il est empiriquement admis par le commun des mortel que "le tout n’est pas la somme arithmétique des parties" sinon les médecins auraient réussi depuis longtemps à fabriquer un homme en rassemblant les cellules.

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