Affrontement dans un site d’orpaillage à Diébougou : Un mort et des blessés graves

LEFASO.NET | Dalou Mathieu Da • lundi 7 août 2017 à 00h40min

Le divorce est désormais consommé entre orpailleurs et autochtones de Loto, village situé à 3km de la commune de Diébougou dans le sud-ouest. Un affrontement est intervenu le vendredi 04 Août 2017 sur le site d’orpaillage de Loto .La situation est revenue au calme après l’intervention des autorités régionales.

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Affrontement dans un site d’orpaillage à Diébougou : Un mort et des blessés graves

Un mort, 10 blessés dont deux graves transférés au centre hospitalier universitaire sourô Sanou de Bobo-Dioulasso et des engins roulants, des boutiques, des hangars ont été incendiés .C’est le bilan des affrontements survenus vendredi 04 Août 2017 à Lotto, un village situé aux encablures de la commune de Diébougou.

Selon des témoignages recueillis sur place l’origine des affrontements est liée à une bagarre entre un propriétaire terrien et un orpailleur dans une localité voisine Diasser. Comme l’ont attesté un conseiller municipal de Loto Augustin Dabiré et le président de l’Association des orpailleurs de la Bougouriba, Raphaël Tapsoba. En effet selon la règle générale dans les sites, l’orpailleur donne une partie de son gain au propriétaire du champ dans lequel l’extraction est effectuée. Mais dans ce cas l’orpailleur a refusé de s’exécuter. Et cela s’en est suivi d’une bagarre dans laquelle le propriétaire de la terre a subit des coups et blessures. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Dalou Mathieu Da
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Vos commentaires

  • Le 7 août à 08:30, par Kpièrou
    En réponse à : Affrontement dans un site d’orpaillage à Diébougou : Un mort et des blessés graves

    Ce qui devait arriver arriva ! Tout ceci témoigne du signe d’un Etat qui a du mal à se faire respecter. Les responsables décentralisés ont crié au secours, les textes sont là ; l’orpaillage est-il sauvage ou réglementé ? Enfin au secours pour une bonne gestion de nos ressources et surtout pour le développement des localités et de leur population.
    Toutes les ressources naturelles ne sont pas à exploiter car il doit exister une planification pour penser aux générations à venir....

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  • Le 7 août à 11:45, par BROO
    En réponse à : Affrontement dans un site d’orpaillage à Diébougou : Un mort et des blessés graves

    Affrontement dans un site d’orpaillage à Diébougou : Un mort et des blessés graves
    Sans être alarmiste et jouer à l’oiseau de mauvais augure, je pense que les affrontements et les conflits sont de plus en plus fréquents entre les différentes couches sociale, professionnelle (corporation..). si la situation ne s’améliore pas nous allons donner raison à ceux qui refoulent nos compatriotes de leurs pays. il faut anticiper sur ces conflits avec institutionnalisation de cadre de concertation par les structures décontrées et les composantes de la société (coutumiers, religieux...), instaurer des cadres de dialogue et de communication permanent. il ne faut pas attendre des conflits pour faire des sorties de visites aux victimes : cette façon de faire ne fait que traité les effets des problèmes. A mon humble avis il faut traiter les causes profondes ou les racines du problème pour les minimiser ou les éradiquer. c’est par le dialogue et l’organisation et la promotion de certaines activités socioculturelles qui renforce la cohésion sociale, l’esprit d’appartenir à une seule nation, une seule famille.

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  • Le 7 août à 22:06, par Zeus
    En réponse à : Affrontement dans un site d’orpaillage à Diébougou : Un mort et des blessés graves

    Cette situation est déplorable car il y a eu perte en vies humaines. Mais si on regarde de plus près, c’est que les dirigeants actuels du pays sont entre l’enclume et le marteau. On laisse faire l’orpaillage sauvage parce qu’il n’ y a pas de quoi occuper tous ces jeunes en quête d’emploi. On les laisse faire parce que c’est une soupape de sécurité. Quand on voit qu’il y a 11500 postes de proposés dans la fonction publique cette année pour plus de 900000 inscrits, on n’ a pas besoin d’aller à l’école pour comprendre que le Burkina risque de sombrer si on n’y prend garde. Je souhaite qu’on s’en sorte, mais le problème est plus que grave, il est anxiogène. On nous parle de résultats non satisfaisants aux différents examens en 2017 à cause du nombre trop élevé des échecs, mais on oublie de dire que ceux qui réussissent n’ont pratiquement aucune chance d’avoir un emploi. Moi je suis d’accord pour qu’il y ait le plus de diplômés possibles dans notre cher Faso, mais le fait est que le secteur privé n’arrive pas à offrir une porte de sortie à ceux qui échouent aux concours d’entrée dans la fonction publique. Dans ces conditions, je pense qu’il ne faut pas se mentir, les gouvernants doivent revoir de fond en comble leur logiciel de développement du pays qui passe nécessairement par l’éducation. Mais, être éduqué si l’on a rien à faire ou si on se sent inutile pour la société, c’est frustrant et susceptible d’engendrer une situation qu’aucun citoyen burkinabè ne peut souhaiter. On nous parle sans cesse des pays asiatiques qui ont réussi à se développer, d’accord, est-ce que les diplômés de ces pays sont restés au chômage après leur formation ? Non ! Il appartient donc au Président et à son premier ministre de creuser cette question plus profondément. Notre pays ne se développera que si l’État met les moyens pour que chacun puisse trouver son chemin et participer à l’effort national. La fonction publique ne pourra jamais résoudre le problème de l’emploi des jeunes diplômés. Aussi, le privé ne sera pas en mesure d’absorber tous ceux qui réussissent leur formation et se retrouvent sans emploi. Dans les pays occidentaux, les nouveaux diplômés ne sont pas le plus grand nombre de ceux qui créent leur propre entreprise. Pourquoi voudriez-vous que tous les jeunes burkinabè qui sortent des universités créent leur propre entreprise ? Ce n’est pas possible. L’État Burkinabè doit faire encore et encore plus, sinon le futur risque de devenir apocalyptique. La hiérarchisation des priorités avec un soutien encore plus massif dans le domaine de l’emploi des jeunes, apparaît comme une nécessité aujourd’hui. C’est ma vision des choses, je ne suis d’aucun parti politique et c’est la chance de vivre et de travailler hors du continent qui m’amène à faire cette réflexion. Que Dieu bénisse le Burkina, la terre de mes ancêtres. Pour un Burkina solidaire et qui avance en ne laissant personne au bord de la route.

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  • Le 8 août à 11:16, par Keisha
    En réponse à : Affrontement dans un site d’orpaillage à Diébougou : Un mort et des blessés graves

    « En effet selon la règle générale dans les sites, l’orpailleur donne une partie de son gain au propriétaire du champ dans lequel l’extraction est effectuée. Mais dans ce cas l’orpailleur a refusé de s’exécuter. Et cela s’en est suivi d’une bagarre dans laquelle le propriétaire de la terre a subit des coups et blessures » A qui la faute ? A la mairie qui n’a pas pris des dispositions pour la fermeture de ce site en période pluvieuse.

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