Dan’Fani Fashion week : ‘’l’étoffe qui fait briller la culture’’

LEFASO.NET | Youmali KOANARI (Stagiaire) • dimanche 19 mars 2017 à 00h28min

La deuxième édition du Dan’Fani Fashion week se tiendra cette année du 25 mars au 01 avril 2017 à Ouagadougou. Au programme, outre la foire, des formations, des débats, et des défilés de mode qui réuniront des acteurs venus de toutes les régions d’Afrique.

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Dan’Fani Fashion week : ‘’l’étoffe qui fait briller la culture’’

Après une première édition qui a connu un franc succès, le Dan’Fani Fashion week se tiendra du 25 mars au 01 avril 2017 à Ouagadougou. La particularité de cette année est qu’il se tient au même moment que le COS Coton, le Comité d’Orientation et de Suivi du partenariat entre les pays ACP (Afrique-Caraïbe-Pacifique) et l’Union Européenne sur le coton, qui se tiendra à Ouagadougou pendant la semaine. Aussi il connaitra la participation de toutes les sous régions d’Afrique. Au programme des formations en design et créativité, des formations en teinture avec colorant naturel, des formations en tissage, des panels de discussion qui poseront des réflexions sur la culture du coton et le textile africain, des défilés de mode qui présenteront le travail des stylistes du Faso Dan’fani, et une rue marchande où seront présentés les pagnes dan’fani de toutes les régions du Burkina.

L’initiatrice Marguerite Doannio affirme que la première édition a eu un bilan positif au regard de l’engouement et des échos favorables qu’elle a suscités. Elle ajoute que cette année le Dan’Fani Fashion week élira l’ambassadeur du Faso dan’fani, qui sera une personne faisant la promotion de ce pagne à travers le monde. Elle termine en confiant que cette année l’évènement se tiendra probablement au musée national de Ouagadougou.

Pour François 1er, styliste du Faso dan’fani, certes ils ont le savoir-faire mais il est nécessaire d’associer le faire-savoir pour mettre en valeur ce produit de la culture burkinabè. Cet évènement est alors un cadre pour faire connaitre le travail des tisseuses, teinturiers, stylistes de ce secteur.

Désire Maurice Ouédraogo, expert en textile, confie que le Faso Dan’fani est le seul produit burkinabè que l’on trouve sur les cinq continents du monde. Il ajoute que le secteur du textile burkinabè peut créer 125 000 emplois durables au Burkina, et la piste des tenues scolaires et universitaires est un grand moyen pour valoriser et faire vivre le secteur du pagne dan’fani. Il termine en disant que si rien n’est fait, le textile burkinabè risque de disparaitre. Et cet évènement vient renforcer le plaidoyer et la valorisation du pagne burkinabè.

Le Dan’Fani Fashion Week a l’avantage de rassembler les différents acteurs de la filière et de trouver des solutions à leurs difficultés.

Youmali Koanari
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 20 mars à 09:32, par SOMPA
    En réponse à : Dan’Fani Fashion week : ‘’l’étoffe qui fait briller la culture’’

    Vivement le faso dan’ fani à l’école. Ce serait une innovation et une exclusivité burkinabè !

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  • Le 20 mars à 10:53, par Faso DAN FANI
    En réponse à : Dan’Fani Fashion week : ‘’l’étoffe qui fait briller la culture’’

    Bravo à Marguérite Doannio et à tous ceux qui la soutiennent pour cette brillante initiative.

    Il faut faire un plaidoyer pour imposer le Faso DAN FANI comme tenue dans les écoles professionnelles telles que L’ENAM, l’ENAREF, les ENEP, les ENSP...
    Pourquoi pas envisager le DAN FANI comme tissu de blouse pour les agents de santé.
    Pour les tenues des élèves ont peut commencer par imposer une tenue qui combine DAN FANI et tissu moderne.

    Bon Dieu et les ancêtres du Burkina protègent et aident Doannio et ceux qui la soutiennent !

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  • Le 1er avril à 21:06, par Dibi
    En réponse à : Dan’Fani Fashion week : ‘’l’étoffe qui fait briller la culture’’

    Vous êtes les promoteurs de nos cultures et de la fierté de nos identités.
    Plusieurs raisons expliquent sans doute le peu d’affluence quant à cette 2ième édition 2017 :
    un faible soutien des autorités politiques débilitées par des systèmes scolaires et éducatifs aliénants qui valorisent plus les modèles de la barbarie costumée en cravate ou en djellaba-burka.
    une politique de prix qui exclut les petits budgets et qui empêche ce segment du marché de l’habillement de prendre une amplitude populaire.
    une mauvaise communication et un manque de visibilité à corriger pour la prochaine édition.
    Ne lâchez pas le morceau. Il en va du rayonnement culturel de notre peuple, bien original par ce aspect que Sankara avait bien perçu.
    Courage et succès pour le DFFW.

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