De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

Point de vue • samedi 3 décembre 2016 à 07h03min

Le vaillant Peuple du Burkina est patient jusqu’à ce qu’il se révolte. Notre pays, le Burkina Faso est fier de son capital d’estime engrangé lors de ses multiples insurrections de celle indépendantiste des BwaBa il y a déjà un siècle à la dernière ingénierie insurgée d’octobre 2014 par certains rentiers de la Génération Sankara-Compaoré.

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De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

Presqu’un an après l’alternance aux pas cadencés de décembre 2015, les défis de la paix et de réconciliation, de la stabilité sont liés à celui de la justice, équitable, égale pour tous. J’entends dire par les béotiens que le triptyque vérité-justice-réconciliation est architectonique de la paix et de la stabilité. Erreur tragique parce que le Burkina Faso post-insurrection 2014 n’est pas advenu une République révolutionnaire comme ce le fut en 1848 à Paris ou avec el Commandante Fidel Castro qui vient de nous quitter, l’allié fidèle et intrépide de la liberté. Comme en Tunisie post Révolution des Jasmins où la Dignité est présentifiée à la claire conscience de la Nation.

Dans cette tribune, j’argumenterai sur les impasses induites par les rivalités d’ambitions personnelles intra Génération Sankara-Compaoré, au pouvoir depuis 1982 sans discontinuer, des judiciarisations en trompe-l’œil engagées, ça et là, qui accroissent la démobilisation croissante et inquiétante des jeunes braves du Faso tout en sciant et discréditant l’Indépendance arrachée de la Justice. Enfin, nous constaterons le double mouvement de désillusions provoquées par les dirigeants qui ont orchestré les impatiences et les violences pour s’auto-déchirer comme génération et prendre le pouvoir comme gain dérisoire d’une faction.

Et, ironie des ironies, ce sont ces désillusions que ces mêmes dirigeants se sont inoculées, à leur corps défendant. Le Président Kaboré qui incarne notre Volonté générale, a raison de constater que les préoccupations des Burkinabè depuis 30 ans sont les mêmes. Ce diagnostic juste est précisément le problème de la génération de dirigeants à laquelle il appartient. Une génération talentueuse mais dont le bellicisme abject intramuros risque, si l’on y garde, de plonger la Nation dans le désordre pour longtemps. La Génération des Présidents Ouezzin Coulibaly et Maurice Yaméogo, de personnalités comme Philipe Zinda Kaboré, Nazi Boni, Joseph Ki-Zerbo etc., n’a jamais été un goulot d’étranglement pour la Nation.

Profils politiques, ils savaient se rassembler autour de l’Intérêt général. Mais la Génération suivante a multiplié les casus belli et s’est montrée incapable d’en sortir par le haut en raison de deux à trois profils qui vendangent leur apport à l’histoire. Jusque-là. D’où, l’impérieuse nécessité d’une Loi d’amnistie générale et totale de nos turpitudes individuelles et collectives couvrant le soulèvement de 1966 au coup d’Etat raté de 2015. Pour la cohésion nationale, une Loi de Concorde nationale comme les Algériens ont su se l’offrir, souverainement en 1999, grâce au grand leadership patriotique du Président Bouteflika, est capitale. Puisque la paix solidaire algérienne courante est la fille ainée de ce courage. Le vrai courage est toujours souverain. Les renouveaux démocratiques burkinabè, de la Première république à la Quatrième, sont restés des ventes stériles parce qu’ayant renié la rupture créatrice pour prendre les nouvelles libertés conquises comme objets d‘échange, donc de servitude volontaire.

1. Pourtant, les Burkinabè ont un concept que les institutions politiques traditionnelles prennent en haute estime chez les Mossé : le Rakiré. Le Rakiré porte la paix du bon sens en ceci qu’il parie sur l’éthique de la parole comme sincérité pour opérer. Il est le dire vrai, dire la vérité à son pire ennemi ou à son prochain sans rancune, ni haine. Comme tel, le Rakiré parie sur la fraternité vraie comme socle du vivre ensemble au-delà des turpitudes, individuelles et/ou collectives. Au Mandé, il ya un autre concept promu par l’Empereur Soundiata Kéita, le *Sinangoya ou parenté à plaisanterie comme ce lien convivial qui interdit la conflictualité entre les Sanan et les Mossé. Les rivalités d’ambitions qui ont conduit au renversement violent du régime Compaoré opposaient les éléments de l’écurie présidentielle Compaoré au sein de la même Génération Sankara-Compaoré. Qu’une faction de cette écurie ait bien manœuvré, orchestré les ressorts violents du peuple, au motif que l’option politique de modification de l’article 37 était antidémocratique (d’ailleurs on se perd en conjectures), pour rafler la mise, le pouvoir d’Etat, le Rakiré est l’instance publique idoine pour régler les contentieux sédimentés, les rancoeurs thésaurisées et les haines. Les Burkinabè commis à la tâche de Réconciliation doivent s’en inspirer.

2. Pourquoi une judiciarisation en trompe-l’œil est pernicieuse et reste un péril social circulaire ? Mettons de côté les secrets d’Etat. Précisément parce que le déshonneur guette le Burkina s’il devrait accéder pleinement à la bonne administration de la Justice, indépendante et équitable. Une telle Justice attraperait tous les éléments, dirigeants d’aujourd’hui et d’hier, précocement entrés en politique au sortir des Universités, des camps militaires sans sagesse, sans expérience, sans maturité démocratique, dans un contexte international de Guerre froide où les idéologies tenaient le haut du pavé. Les insouciances du lendemain aussi. D’où les dettes de sueur, de larmes, d’exil, d’assignations à résidence faciles décidées depuis le camp militaire voire de sang versé, se révèlent comme les torts advenus à redresser.

Mais les mêmes d’hier produisent des illusions comme accusateurs aujourd’hui. Vite au contact du ressenti du peuple ces illusions de posture accusatrice sont devenues des désillusions auto-inoculées par les mêmes dirigeants et ce depuis 1982. Comment alors administrer la Justice pénale, lorsque les perquisitions, les arrestations, les assassinats, les privations de libertés par les milices CDR, les dégagements sauvages se faisaient en échappant au contrôle du juge ? Parfois le juge court après les ratés des procédures pour les rendre recevables en créant ex nihilo de nouveau complexes de rationalité. Comme ces illusions dynamiques d’exhumation des restes du Président Sankara (nos coutumes renversées) pour établir au-dessus du doute raisonnable son ADN. Comme cette autre passion d’authentification d’une pièce acoustique mal fagotée et criminellement enregistrée parce que jamais l’écoute ne fut autorisée par un juge burkinabè. Ces passés douloureux, lointain et proche sont connus parce que consommés. Ils hantent les dirigeants. Redoutables pour tous les dirigeants d’hier et d’aujourd’hui tandis que les nouvelles générations, ces braves du Faso ont cru à la promesse des dirigeants actuels de pouvoir vider les placards. Comme pour exhiber les preuves de leur innocence ratatinée. Comment peut-on s’exonérer de ses propres turpitudes ? Comment délivrer cette marchandise sans se livrer soi-même comme colis fragile ? Comment sauver les chefs d’orchestre des évènements d’octobre des poursuites, parce que restés fidèles au régime du Président Kaboré pendant que ceux du coup d’Etat raté du Général Diendéré doivent payer ?

Ces manœuvres des élites comme alchimie distractive prétendent occulter les préoccupations réelles du peuple (pouvoir d’achat, le défi sécuritaire et les politiques de l’égalité, employabilité des jeunes). L’auto-dénonciation est possible. Mais un Amendement de la Constitution américaine autorise le citoyen en difficulté avec la Loi de se draper dans son silence. Et puis l’on est point suspect légitime parce qu’on a perdu le pouvoir. Nos dirigeants peuvent-ils repousser ce passé, tantôt par des privations de libertés de la clientèle ayant perdu le privilège exécutif, tantôt par des mises en liberté provisoire pour raisons de santé ? Auquel cas, le peuple des impatiences orchestrées criera à la trahison et au refus de rendre justice voire même l’apparence de Justice. Dans tous les cas, il y a comme une conspiration insidieuse pour ridiculiser l’Institution. Parce que, désormais, Indépendante ? Je m’interroge. Il ne faut point donner de la Justice l’apparence d’une moquerie en raison de faits subjectifs et politiciens puisque chacun, ce faisant, court le danger du sursaut de la vengeance. Pire, tous ces actes, désormais sous le contrôle du juge, risquent de jeter le discrédit total sur l’Indépendance de l’Institution. Insolite circularité ! Malheur aux vaincus !

3. Le doyen Alidou Ouédraogo, référence dans la lutte contre l’impunité et le respect des droits humains, a dans une autre vie, été juge révolutionnaire. Pourquoi le juge a jugé non coupable, le Président Sangoulé Lamizana ? Non pas parce qu’il est l’un des plus Intègres dirigeants du Burkina. L’irruption violente des anciens combattants durant son procès y est pour quelque chose. Le désordre pressenti a vaincu l’injustice des puissants du moment. Or, il était plus aisé de le juger puisque le juge révolutionnaire était d’une autre génération, non compromise. Aujourd’hui le juge indépendant non compromis, prostituera sa propre dignité de juge souverain s’il ne demande pas la levée de l’immunité de tous ceux qui doivent être entendus. L’égale justiciabilité et rendre compte relèvent de l’égalité arithmétique entre les citoyens. En l’absence, le juge consacrerait le déni de justice qui sera ressenti comme la transgression des désirs de Justice des nouvelles générations. Comment en sortir ? Peut-il y accéder sans conséquence pour la paix sociale burkinabè ?

La République post-insurrection 2014 n’est pas Révolutionnaire. Elle est animée par les mêmes comme talents, comme intrigues, comme manquements, comme zèle victorieux, haine et petits règlements désinvoltes entre bonnes gens depuis 1982. L’histoire d’un pays, de notre pays est globale. Il faut donc assumer cet héritage comme lemme global et jamais comme différenciations sélectives, mémoire frelatée, disjonctions distractives et impasses juridico-sociales. Les générations de Burkinabè se doivent solidarité au nom de la mémoire longue. Ainsi, ceux de la Génération Sankara-Compaoré sont déraisonnables lorsqu’ils affichent la posture politicienne d’accusateurs sélectifs. Comme les nouvelles générations de braves Burkinabè, ni responsables, ni coupables des turpitudes ante, sont probablement les victimes expiatoires de demain si les impasses conciliatoires persistent.

Les hauts dirigeants nommés et en charge de la Réconciliation, avec la lucidité et le sens des responsabilités adossés sur l’intérêt général (paix et concorde nationale), sont d’abord individuellement et collectivement, auteurs, victimes, coauteurs, par omissions, oublis, couardise et clientélisme exubérant de nos infractions refoulées. Mais que ces anciens sont aussi témoins du fait que le régime du Président Blaise Compaoré a fait droit à la floraison des libertés publiques, à l’ancrage de l’Etat de droit démocratique. Qu’il importe de tirer de ce constat que lui-même comme chef de la Génération, a pris conscience de l’impératif patriotique de remédier aux turpitudes de sa génération. Que personne ne fut convoqué durant les marches démocratiques pour remplir, disait-on, recto-verso les stades, toutes les libertés constitutionnelles des citoyens, des acteurs politiques ont été respectées. Une forme de prise de conscience effective du Président Compaoré, au nom de tous, qui s’est arrêtée pour corriger, changer nos travers d’hier aux fins de renouer avec le type de libertés publiques vécues sous l’empire des droits et libertés, le lien fraternel pour vivre ensemble. Monsieur Hervé Ouattara l’a crânement rencontré le jour des Au revoir pour dire la volonté de la jeunesse des violences orchestrées sans que le ciel ne lui tombe sur la tête ou sur la tête des Burkinabè. Que cette pratique du Président Compaoré rappelle la théorie de Sénèque sur l’égalité arithmétique entre les fautes et les vertus. Qu’il sied de voir que cette prise de conscience effective pose, pour notre avenir de paix, de stabilité et de retrouvailles fraternelles, le problème du pardon (amnistie générale).

Oui, hélas, ce problème est toujours posé pour la postérité pour que les nouvelles générations ne reçoivent en partage la haine. Une haine qui regarde son rétroviseur pour cultiver son petit jardin, le narcissisme, oblitérant donc l’avenir. Que finalement, le Salut par la Concorde rend indépassable, une loi d’amnistie générale et totale dans le Préambule de la Nouvelle Constitution en réflexion pour accueillir l’avenir de progrès, souverainement et légitimement. Certes, nos partenaires internationaux diront Non. Se choisir un avenir de paix et de prospérité partagée, souverainement, n’est une nuisance pour quelque partenaire que ce soit. N’est-ce pas sortir des difficultés accumulées pour être accueillant au progrès de l’homme burkinabè ? La paix des braves ouvre l’avenir. Du courage, il nous faut. Que notre Président l’incarne, en notre nom à tous !
Tribune de Mamadou Djibo, PhD (Philosophy)

* Article 7 de la Charte de Kurukan Fuga, L’Harmattan, Paris, 2008.

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Vos commentaires

  • Le 2 décembre 2016 à 21:22, par Florence
    En réponse à : De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

    Bjr Dr,heureuse de te lire de nouveau.Merci pour cet exposé,qui en dit long sur l’histoire tourmentée des 38 dernières années de notre pays.Comme le Dr a su bien le dire avec des mots simples.L’amnistie reste la seule option devant nous.

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    • Le 5 décembre 2016 à 09:40, par kwiliga
      En réponse à : De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

      Hà, pardon, "des mots simples" ?
      Le texte me semble intellectualisé à souhait et pauvre d’exemples clairs qui permettraient parfois d’éclairer les phrases alambiquées de l’auteur.
      Quant-à l’amnistie, entièrement d’accord (sauf en ce qui concerne les crimes de sang), mais à la condition sine qua non de juger et de punir sans conditions, sans concessions, sans échappatoire, tout personne se faisant attraper la main dans le sac à partir de la mise en application de l’amnistie.
      Et ça, malheureusement, ça me semble du domaine de l’utopie. J’ai bien peur que le Faso ne soit beaucoup trop vérolé pour tenter un jour de repartir "Burkindi".

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  • Le 2 décembre 2016 à 21:26, par Sidpassande tuwinde sida
    En réponse à : De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

    Je suis avec attention les nombreux écrits et analyses des citoyens relatifs à la paix, à la réconciliation nationale, le bien vivre ensemble et l’amour pour le prochain pierre angulaire de l’amour pour la patrie. Que ceux qui se cachent, sachent que Dieu les voit, que ceux qui mentent sachent que Dieu le sait. Que ceux qui ont volé ou entrain de voler sachent également que Dieu le sait même si les hommes l’ignorent. Le Hic est que les dirigeants actuels sont comme Blaise COMPAORE, ils ont soupé, brimé des citoyens et certains mêmes sont complices de crime de sang et économique. Alors qui est saint au niveau des dirigeants actuels, qu’ils soient les premiers à jeter la pierre sur les autres s’ils ne se reprochent de rien.
    Toutes ces richesses accumulées au détriment du peuple, ils font tous partis. Alors justice oui mais que tout le monde passe alors devant le juge. Le jugement de la Hyène n’est pas celle de Dieu.
    Moi je préfère réconciliation d’abord car aucun jugement ne sera semblable à celui de Dieu. Alors Dieu frapper durement tous ces faux-types, se disant honnêtes alors qu’ils sont au fond misérables dans leur âme et morale. Puisse Dieu s’occuper de tous ceux briment le peuple, ils périront dans le péché, s’ils se ressaisissement rapidement.
    Nombreux sont ceux qui pensent que ce n’est pas pour demain ce que je viens de dire et que c’est dans le lointain, qui vous a dit que c’est dans le lointain ?.
    Sachez que ceux qui pourchassent le pourvoir, le pouvoir de l’argent dans la malhonnêteté paieront très chers pour avoir brimer leurs peuples.
    Le cas du Burkina Faso est emblématique, nous croyons être les plus démocrates alors que nous sommes plutôt des gens méchants, prêts à la destruction, et au crime.
    La réconciliation tant prôné ne sera une réalité que lorsque nous serons sincères l’un envers l’autre. Ne vous prenez pas pour des Dieux, car votre cœur, votre rein, os poumons ou votre prostate vous lâchera à coup sur un jour ou l’autre et vous voila devant l’éternel où votre jugement terrestre des hommes apparaitra comme du théâtre et le vrai jugement vous sera infligé
    Chers dirigeants politiques, administratifs, religieux, coutumiers, le plaisir entrant ou sortant de votre bouche n’est rien, ni celui provenant de vos organes sensoriels n’est rien, seuls vos bienfaits vous poursuivront à votre dernier demeure.

    Votre malédiction ne viendra pas de ma bouche car Dieu dit de n’est jamais maudire, que Dieu touche votre coeur et vous éclaire

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  • Le 2 décembre 2016 à 21:56, par Yako
    En réponse à : De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

    Bjr Vieux Ka, mon adversaire en politique et non l’ennemi en politique,je t’invite à méditer sur l’écrit du prof,avec espoir que la force de l’âge t’induira à la modération.Tel est le constat amère de l’histoire politique de notre pays,vouloir classer les citoyens entre bons et méchants, entre vainqueurs et vaincus ramène à prolonger l’hémorragie dont votre génération en a été la cause à des degrés différents et selon les périodes.Conclusion:Il n’ya pas d’autre échappatoire à l’amnistie générale pour le grand bonheur des futures générations.Fraternellement !

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  • Le 3 décembre 2016 à 08:40, par nabayouga
    En réponse à : De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

    La réconciliation est nécessaire mais elle passe d’abord par la justice. Car en effet depuis notre indépendance, nous avons connu des moments dramatiques. A chaque fois le pardon triomphait et les bourreaux narguaient par la suite les victimes et leur familles. Aujourd’hui il faut une condamnation de ceux qui ont utilisé les armes du peuple contre le peuple. Il faut en finir avec l’impunité. Si non ce sera un éternel recommencement. Il faut une bonne fois pour toutes juger et condamner à la hauteur de la gravité des faits. Ainsi les dirigeants d’aujourd’hui et de demain savent qu’ils n’echapperont pas à la justice. C’est ainsi qu’on battira une nation solide, démocratique.

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  • Le 3 décembre 2016 à 08:41, par nabayouga
    En réponse à : De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

    La réconciliation est nécessaire mais elle passe d’abord par la justice. Car en effet depuis notre indépendance, nous avons connu des moments dramatiques. A chaque fois le pardon triomphait et les bourreaux narguaient par la suite les victimes et leur familles. Aujourd’hui il faut une condamnation de ceux qui ont utilisé les armes du peuple contre le peuple. Il faut en finir avec l’impunité. Si non ce sera un éternel recommencement. Il faut une bonne fois pour toutes juger et condamner à la hauteur de la gravité des faits. Ainsi les dirigeants d’aujourd’hui et de demain savent qu’ils n’echapperont pas à la justice. C’est ainsi qu’on battira une nation solide, démocratique.

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  • Le 3 décembre 2016 à 09:07, par Toutdemême
    En réponse à : De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

    Tout a été dit. Dit avec élégance ! La comédie actuelle, conçue comme opium analgésique des excitations puériles post insurrection, ne trompent que ceux qui ne connaissent de l’histoire politique de Burkina que les épisodes récents et s’évaporera comme un mirage quand commenceront les choses sérieuses (les fameux dossiers judiciaires), dans une grande clameur (pauvre peuple !).
    Des sages ont parlé, indiquant par-delà tout mimétisme des pistes pour sortir de l’ornière. Les contributions proposées ne sont pas faites forcément pour torpiller les intérêts des professionnels consacrés du processus de réconciliation (des collèges aux conseils, en passant par les commissions ; l’on parle actuellement de traitement de dossiers !). Bien plus, il s’agit d’aider à éviter des pièges (peut-être espérés par certains dans le camp des gouvernants actuels).
    L’on ne s’étonnera certainement pas du vertige consécutif au boléro actuel, car rien d’autre n’attend quiconque tourne en rond (serait-ce à des allures variées).
    Or, il nous faut faire un pas en avant, dans le bon sens, pour remettre le pays en ordre de marche. Il serait bien dommage d’avoir réussi des « exploits » (insurrection, transition, élections) pour se retrouver ensuite piégés, comme punis par notre singularité saluée à travers le monde par nos amis et qui n’auront pas manqué d’agacer certains milieux. Il nous faut réussir le pari de donner la leçon jusqu’au bout.

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  • Le 3 décembre 2016 à 12:58, par Tinto
    En réponse à : De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

    Tout le monde parle de pardon, d’amnistie, de réconciliation, mais personne ne va au bout de sont idée en mettant un contenu dans ces concepts pour permettre au peuple d’apprécier. Quels sont les engagements de chaque concepts, au niveau bourreau, au niveau victime, au niveau de l’État. Il faut se rappeler que Blaise Compaoré a organisé sa journée du pardon, mais cela a donné quoi véritablement ? Dans le pardon, il faut s’assurer que la victime dise avec sa bouche : " si c’est ça, j’accepte". A mon sens, un des mécanismes efficaces pour avoir le véritable pardon, l’amnistie et la réconciliation est d’énumérer les fautes, d’identifier clairement les coupables, de donner la parole aux coupables pour avouer publiquement les fautes et proposer un schéma de réparation et enfin de donner la parole au peuple pour apprécier la sincérité de la repentance avant de donner le pardon. Imaginez quelqu’un qui a sous la main 50 parcelles arrachées au peuple et qui demande pardon sans rien relâcher ! quelqu’un qui a dans ses comptes d’importantes ressources prises à l’État qui demande pardon sans rien relâcher ! Quelqu’un qui a tué, qui ressort de la cérémonie de pardon pour aller siroter son whisky laissant la veuve et l’orphelin retourner à leurs casseroles ! Je suis vraiment pour une démarche pareille qui profitera à tout le peuple plutôt que des parodies de justice où des criminels vont se la faire couler douce ou vont faire une ballade de santé en prison attendant 2 semaines pour sortir en liberté provisoire ou pour profiter de la plus proche occasion pour être graciés par le Chef de l’État ! Vous ne pourrez plus rien lui réclamer parce qu’il aura payé ! Le pardon doit être aussi un cas d’école pour dissuader d’autres criminels sinon ça ne sert à rien !

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  • Le 3 décembre 2016 à 14:50, par Cheikh
    En réponse à : De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

    Humm ! Encore Djibo Mamadou, fatigué de crier comme Franklin Nyamsi à l’apocalypse post-Compaoré, épuisé de nous alerter en vain sur l’imminence du chaos sans Blaise, il tourne pendant un temps ses projecteurs sur l’évolution de la politique ivoirienne à la ADO, puis, il se croise les bras et scrute l’horizon. Mais au regard du fait que jusqu’ici, rien de ce que ni Franklin, ni lui prédisaient sur le Burkina, la Côte d’Ivoire, ADO et SORO ne s’est encore produit, le voilà qui nous revient maintenant avec des improvisations de haut vol sur le jugement de Lamizana. Comment peut-on jusqu’à ce point prendre à tort et sans preuves, ses propres analyses pour des vérités universelles, rien que pour vouloir se faire remarquer ou chercher à incendier. Au Burkina ici, tout le monde a vu sans exception, que Lamizana a été clairement libéré au jugement des TPR, parce qu’il n’y avait rien à lui reprocher, et non à cause de la présence d’anciens combattants dans la salle ! Au lieu de celle-là, on aurait mieux compris encore une version plus probable de sa libération, pour éviter des procès à certains de ses proches plus impliqués, mais que par respect aux défunts, nous nous garderons de nommer. Et d’ailleurs pourquoi attendre jusqu’à maintenant, pour réveiller banalement des fantômes, à travers un tel sujet qui n’a d’utilité qu’aux yeux de son auteur ? Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que l’on vient encore nous souffler impertinemment, l’idée d’une loi d’amnistie générale, tout cela pour omettre délibérément le nom de ce même Blaise Compaoré, qui semble toujours bon an mal an conditionner les mêmes pensées, que l’on croyait plus objectives et davantage désenclavées. Et pourtant messieurs, vous savez bien que dans aucun des pays autour de nous, où des problèmes similaires aux nôtres se sont posés, il n’ y a eu réconciliation, sans jamais de justice et de paix. Donc -soit l’on veut nous pousser à nous foutre le doigt dans l’oeil-Soit l’on se fout soi-même le doigt dans l’oeil. Soyez plus sérieux, en laissant le gouvernement Burkinabè résoudre les problèmes, comme nous de l’intérieur nous l’entendons, et non selon vos analyses à vous qui n’en perdez pas grand-chose. Du reste, si d’aventure, l’on cherche plutôt remède à des langues qui démangent, pourquoi ne pas choisir de pérorer sur d’autres sujets aussi récents et non moins digne d’analyses, tels que la défaite de Yaya Jammeth en Gambie, le refus de François Hollande et de José Eduarto Dos Santos de se représenter aux prochaines élections.Autrement dit, nous ne pensons point qu’en vous cramponnant à ces mêmes idées, vous puissiez rendre le moindre service au Burkina Faso.

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  • Le 3 décembre 2016 à 17:58, par Sidkiéta
    En réponse à : De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

    Celui-là il vit toujours ?
    Les défenseurs et thuriféraires de la Compaorose refont surface heinnn.

    Thésez comme vous voulez. Nous on est là et on regarde. Vérité-Justice-Réconciliation. Celui qui peut enjamber des cadavres pour aller à la réconciliation qu’il ose !

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  • Le 3 décembre 2016 à 19:42, par Yako
    En réponse à : De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

    Mon très cher ami Cheik,il faut avoir !e courage de faire une rétrospective des évènements depuis le putsch des capitaines 1982/1983 avec la bénédiction bienveillante des intello-civilo-gauchistes animes certes par l’idéal du progrès,mais qui a causé de tort énorme au pays dont nous sommes les victimes collatérales 35 ans ans plus tard.C’est une équation non résolue et il nous faut beaucoup de lucidité et courage pour tourner la page.En effet,le prof a raison ceux qui sont aux commandes aujourd’hui sont les mêmes protagonistes de la vie publique depuis plus de 30 ans c.a.d auteurs/coauteurs directement ou indirectement de ce que vous appelez "question judiciaire pendante"qui perturbe la marche tranquille du pays.Que chacun assume sa part de responsabilité et dans le dialogue patriotique on peut obtenir l’amnistie générale dans l’intérêt du pays.Fraternellement.

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  • Le 3 décembre 2016 à 22:28, par zerbo
    En réponse à : De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

    Toute autre solution que celle proposée par le pr Djibo sera suicidaire pour le Burkina Allons y courageusement pour cette formule n’en déplaise aux apprentis politiciens haineux et ignorants de l’histoire de l’Afrique et particulièrement de notre Cher Burkina

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  • Le 4 décembre 2016 à 20:46, par Ka
    En réponse à : De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

    J’ai rarement partagé les analyses de l’auteur, et ce n’est pas aujourd’hui que je m’attarderai sur une analyse dont la réponse se limite a ‘’’ sans une justice équitable ou les criminels payent leurs crimes pour soulager les familles des victimes,’’’ il n’y a jamais de pardon ni de la réconciliation nationale. Pour que la nouvelle génération comprenne les régimes de Sankara et de Compaoré, on n’a pas besoin de plusieurs pages d’histoires élémentaires, mais un vocabulaire simple : ‘’’’Sankara a été tué par Blaise Compaoré et sa clique, même si le même sankara a commis des fautes, il a été condamné a mort et exécuter le 15 Octobre 1987 sans preuve par Blaise Compaoré, qui doit à son tour payer ses crimes devant la justice Burkinabé. La justice Burkinabé attende Blaise Compaoré impatiemment. Point barre.

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  • Le 6 décembre 2016 à 17:50, par KOBINABA
    En réponse à : De la Réconciliation au sein de la Génération Sankara-Compaoré

    Tout ce gymnastique rien que pour l Amnistie.J aurais aime mais meme a l Eglise tu es oblige d avouer tout tes peche devant le pretre avant absolution.Meme Dieu qui est misericordieux exige de nous une confession avant le pardon.maintenant si Mr Djibo dit que ceux qui sont aux affaires douvent egalement se confesser je peux comprendre.Sinon Amnistie Mouta Mouta n apportera rien au Burkina Faso.

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