« Aucun enfant oublié » : Une campagne en faveur des groupes d’enfants exclus et marginalisés

mercredi 4 mai 2016 à 18h06min

Parti du constat que la discrimination ou la négligence délibérée sont les plus grandes menaces qui pèsent sur le bien-être des enfants les plus pauvres au monde, Save the Children du Burkina Faso a procédé au lancement de sa campagne « Aucun enfant oublié ». C’était, dans l’après midi de ce mardi 3 mai 2016 au pavillon de la créativité du SIAO. Prévue pour trois ans, elle vise à interpeller les gouvernants à assurer trois garanties à tous les enfants : financement équitable, égalité de traitement et responsabilité. La cérémonie de lancement a été parrainée par le représentant du Moogho Naaba Baongo, le Samandin Naaba.

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« Aucun enfant oublié » : Une campagne en faveur des groupes d’enfants exclus et marginalisés

Plus de 70 pays à travers le monde ont lancé la campagne le 26 avril dernier, mobilisant les décideurs, les médias, les célébrités devenues ambassadeurs de la campagne, des foules de supporteurs et les enfants. Au Burkina Faso, Save the Children œuvrera avec l’appui de tous ses partenaires en faveur des groupes d’enfants exclus et marginalisés. Pour ce faire, trois thématiques seront abordées au cours des trois ans de la campagne « Aucun enfant oublié », à savoir, la santé en 2016, la protection en 2017 et l’éducation en 2018. L’artiste musicien Smarty et Latty la slameuse sont les ambassadeurs de cette campagne de plaidoyer.

Accès universel aux soins de santé pour tous les enfants

« Cette campagne se veut participative, constructive et citoyenne au Burkina Faso » a déclaré le directeur pays de Save the Children, Salif Konaté. En effet, en 2015 avec l’appui des partenaires, une large coalition a mis en place une campagne de plaidoyer sur la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, les mères allaitantes. Cette campagne a été visiblement entendu puisque depuis le 2 avril 2016 les autorités ont commencé la phase pilote de la mise en œuvre de la gratuité des soins dans la région du Centre, des Haut-Bassins et du Sahel.

A travers cette nouvelle campagne, l’ONG s’engage à faire en sorte que chaque enfant jusqu’au dernier, vive au-delà de son cinquième anniversaire, bénéficie d’une couverture maladie universelle et ait accès à une éducation de base de qualité. Le tout dans un environnement familial, communautaire, local et national protecteur. Et pour cela, le directeur pays de Save the Children a pris son bâton de pèlerin : « Nous ferrons tout ce qui est notre pouvoir aux côtés des décideurs nationaux et locaux pour atteindre les enfants vulnérables, sans voix ou à faible voix ». Pour ce faire, des actions doivent être opérées, à savoir, l’élimination des différents obstacles résultants de la pauvreté, de la discrimination et de l’insuffisance des ressources économiques et financières. « Ensemble, nous devront aussi mener des changements spécifiques durable dans nos politiques » a ajouté M. Konaté.

400 pour 100 000 naissances vivantes en 2013

Pour le représentant du Moogho Naaba Baongo, « cette campagne est la bienvenue ». A l’écouter des progrès significatifs ont été réalisés ces dernières années en termes de développement au Burkina Faso mais beaucoup reste à faire. « En 2013, le taux de mortalité maternelle était l’un des plus élevés au monde avec 400 pour 100 000 naissances vivantes. En 2014, 1,3 millions de personnes se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire, au premier rang desquels les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes et allaitantes », a dépeint le Samandin Naaba. Toutefois, il reste convaincu qu’avec la décision gouvernementale, le meilleur reste à venir pour les populations. Mais pour répondre aux besoins des enfants les plus vulnérables, cette politique devra, « travailler à garantir une offre de soin mieux repartie sur l’ensemble du territoire, soutenue par des financements suffisants et équitablement repartis ».

De son côté, le secrétaire général du ministère de la santé, Dr Lucien Kargougou, a assuré que le combat mené par Save the Children est aussi la leur. « Nous avons un partenariat stratégique que nous voulons véritablement travailler à renforcer », a-t-il annoncé. Dans la même dynamique, il a fait le bilan à mi-parcours de la gratuité des soins. « Après trois semaines de mise en œuvre, 181 582 enfants de moins de 5 ans des trois régions pilotes ont bénéficié de soins de façon gratuite dans les différentes formations sanitaires. 29 629 accouchements et 240 césariennes ont également été gratuits », a précisé M. Kargougou.

A l’issu de la cérémonie de lancement, des officiels et participants ont apogée leur signature sur le manifeste pour des services vitaux à tous les enfants.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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