Processus électoral : « Un échec électoral est de loin plus coûteux à rectifier que la réussite d’un processus électoral bien organisé et transparent », dixit M. Tapoko de l’UA

mardi 28 juillet 2015 à 04h38min

Selon des spécialistes, les expériences en Afrique montrent que les élections sont un élément catalyseur de violences, si les acteurs ne maîtrisent pas la portée de leur place et leur rôle. Parmi ces importants maillons du processus figure en place fondamentale l’aspect sécuritaire. C’est fort de cette réalité que la Commission électorale nationale indépendante (CENI), de concert avec l’IDEA, la GIZ et l’Union africaine, a initié une formation à l’attention des Forces de défense et de sécurité. L’atelier qui se tient jusqu’au 31 juillet prochain a été ouvert ce lundi 27 juillet 2015 à Ouagadougou, en présence des représentants des organisations sus citées.

Processus électoral : « Un échec électoral est de loin plus coûteux à rectifier que la  réussite d’un processus électoral bien organisé et transparent », dixit M. Tapoko de l’UA

La sécurité joue un rôle fondamental dans le processus électoral en ce sens qu’elle permet entre autres, de mettre à l’aise les citoyens en général, et en particulier les électeurs. C’est donc un aspect qui peut jouer sur le taux de participation. La sécurité joue donc un rôle capital avant, pendant et après les scrutins.
C’est au regard de cela que la CENI, en collaboration avec ses partenaires, a initié à l’attention des Forces de défense et de sécurité, un atelier BRIDGE de renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité sur la sécurisation du processus électoral.
Pour le président de la CENI Me Barthélémy Kéré, le contexte particulier de la tenue de ces scrutins constitue un grand défi pour l’ensemble des acteurs du processus électoral.
Me Kéré a rappelé que l’insurrection de fin octobre 2014 a conduit à l’arrêt brusque des institutions et à la mise en place d’une charte de la transition. L’objectif principal de cette transition, dit-il, c’est la remise en place des institutions républicaines à l’issue des élections.
La CENI a l’expérience des élections, dont celle complexe de la présidentielle et des législatives couplées de décembre 2012, mais force est de reconnaître, avise Me Kéré, que « les élections se suivent mais ne se ressemblent pas ». C’est pour prendre toute la mesure de l’enjeu que la CENI travaille à une implication efficace et efficiente de tous les maillons de la chaîne pour des élections transparentes, justes et acceptées de tous. Pour lui, la réussite du processus engage tous les acteurs, chacun en ce qui le concerne. Il appartient de ce fait à chacun de jouer sa partition dans une collaboration permanente.

Les yeux de la communauté internationale rivés sur le Burkina

Le représentant de l’IDEA, Pr Adebayo Olukoshi a relevé que le Burkina est suivi avec beaucoup d’intérêt. D’où l’importance accordée par son institution au processus électoral qui doit aboutir à un retour à la normale et à la consolidation des valeurs démocratiques.
Même lancée pour le représentant de l’Union africaine, Guy Cyrille Tapoko, pour qui la participation de l’Organisation continentale est le témoignage de sa volonté d’œuvrer à la construction et à la consolidation de la paix et de la démocratie sur le continent.

A l’en croire, la paix, la sécurité, l’intégration, la recherche d’un environnement politique stable sont entre autres les priorités pour l’Union africaine.
« Démocratie et élections démocratiques demeurent fondamentales pour chacun des domaines stratégiques sur lesquels l’Union africaine est ancrée. Sans paix, il n’y a pas de véritable intégration et un développement durable », a souligné M. Tapoko avant de révéler que « L’histoire a montré qu’un échec électoral est de loin plus coûteux à rectifier que la réussite d’un processus électoral bien organisé et transparent ».
D’où la nécessité de prendre toutes les mesures pour éviter les conséquences d’un échec électoral avec les possibles pertes en vies humaines et matérielles.
Au cours de cet atelier, les participants auront à se confronter à des modules à même de leur fournir des connaissances nécessaires pour l’évaluation objective du processus électoral. Ils vont se familiariser avec tout ce qui concerne entre autres, la sécurité électorale, le vote et le dépouillement des résultats.
A l’issue de la formation, les stagiaires devront être pourvus d’outils nécessaires pour une analyse critique et objective de l’activité électorale.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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