Gestion des ressources naturelles : Trois structures de recherche posent le débat à Ouagadougou

mardi 14 juillet 2015 à 00h24min

L’Université de Ouagadougou abrite un atelier sur le thème « mise en valeur des ressources naturelles et des territoires en Afrique de l’Ouest » du 13 au 14 juillet 2015. Cette rencontre réunit des chercheurs, des enseignants-chercheurs, des doctorants mais aussi des décideurs politiques venus du Niger, du Mali, du Canada et bien entendu du Burkina Faso. Durant 48 heures, ils vont discuter de la question « terre » et ses implications. L’objectif à terme est la mise en place d’un réseau d’experts en vue de proposer des solutions pour mieux gérer ces ressources.

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Gestion des ressources naturelles : Trois structures de recherche posent le débat à Ouagadougou

Accaparement des terres, exploitation minière et ses conséquences, appauvrissement des sols, droits de l’environnement… les enjeux liés au foncier sont de plus en plus importants. Le Centre national de la recherche scientifique et technologique à travers l’Institut des sciences des sociétés (INSS), l’université de Ouagadougou à travers le laboratoire citoyenneté-environnement et le Centre interdisciplinaire de recherche en développement et société (CIRDIS) de l’université du Québec à Montréal ont décidé de poser le débat en vue de réfléchir à des solutions durables et pérennes. Ce, à travers l’organisation d’un atelier de 48 heures. Et, c’est le Centre pédagogique universitaire de l’UO qui abrite les travaux.
Les organisateurs ont associé des compétences de la sous-région, notamment des chercheurs du Mali et du Niger pour discuter de ces problématiques liées à l’accaparement des terres et plus généralement à la gestion des ressources naturelles. Au-delà, « c’est toute la question foncière mais aussi les impacts sociaux de ces questions foncières qu’on a décidé de discuter au cours de cet atelier », précise Issaka Mandé du CIRDIS, co-organisateur. Le Centre interdisciplinaire de recherche en développement et société (CIRDIS) est établi à l’université du Québec à Montréal et regroupe une vingtaine de chercheurs.

Privilégier le croisement des regards

Fondé en 2011, ce centre s’inscrit dans la consolidation des acquis et le prolongement du travail de la Chaire C. A. Poissant de recherche sur la gouvernance et l’aide au développement. Il se veut un carrefour de recherche, de réflexion, d’échange et de diffusion de la recherche sur les enjeux liés au développement international à partir d’une approche interdisciplinaire. Ses activités sont regroupées en cinq axes que sont : la mise en valeur des ressources naturelles ; la coopération internationale ; les droits humains ; les mouvements sociaux et société civile ; et la gouvernance.
Privilégiant le croisement des regards afin de faire dialoguer des chercheurs spécialisés dans des domaines d’intervention en lien avec des acteurs du terrain, le CIRDIS « aborde l’impact de l’exploitation des ressources naturelles sur les communautés affectées, l’environnement, le développement économique et social à long terme, ainsi que les rôles et responsabilités des acteurs publics et privés, multilatéraux et bilatéraux. Les choix concernant les ressources naturelles et du territoire sont complexes, parfois complémentaires, parfois conflictuels. Cet axe s’attarde à éclairer les bases sur lesquelles ces choix se prennent et leurs implications », confie Issaka Mandé.

Vers la mise en place d’un réseau d’experts

Les thématiques abordées au cours de cette rencontre sont, entre autres : « Modèles miniers, enjeux fonciers et réglementaires au Burkina et au Mali ; Droits de l’environnement et gestion durable des ressources ; Dynamiques migratoires et accaparement des terres en Afrique de l’Ouest ; Politiques foncières et rapports sociaux ; Acquisition des terres et souveraineté alimentaire en Afrique de l’Ouest : portrait de la situation. Ainsi qu’une table-ronde autour du thème « droits fonciers et conflits : quelle typologie pour quelles solutions ? ».
Au terme des travaux, les organisateurs entendent « pouvoir mettre en place un réseau d’experts qui travaille sur la problématique, arriver à identifier non seulement des gens qui, depuis un certain temps, travaillent sur la question, faire en sorte qu’ils puissent rester en connexion pendant longtemps, développer des initiatives, engager des projets de recherche et éventuellement des projets collaboratifs pour apporter des solutions pour la mise en œuvre des politiques publiques », a confié Ludovic Kibora de l’INSS. Des chercheurs maliens et nigériens ont été invités à cet atelier. Car, « on vit les mêmes problèmes concernant la gestion des ressources naturelles. Si on arrive à fédérer les actions au niveau de la recherche, cela peut impacter sur les politiques », a-t-il poursuivi.
La DG/FOMER, des ONG travaillant sur la problématique telles que le CILSS, l’autorité de gestion du bassin du Niger… ont également été invitées à cette rencontre.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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