Vision express sur… : « Pardon ; Merci ; Je t’aime », les mots qui manquent dans les couples

lundi 17 juin 2013 à 08h40min

Des mots simples. Mais très difficiles à prononcer pour certaines personnes. C’est en substance ce qu’a exprimé un historien à l’occasion de la Journée internationale de la famille (JIF).

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Ce dernier qui donnait une communication sur la « Gestion du temps » pour le bonheur de la famille, n’a pas pu s’empêcher de faire un tour d’horizon sur certaines réalités de la vie en famille. En effet, la vie en couple ou en famille n’est sans doute pas aisée. Combien de couples s’arrêtent un jour pour faire le bilan de leur vie ? En posant un regard critique sur la vie des familles, le communicateur conclut que « l’institution, la famille, comme on le conçoit est en crise au niveau mondial et aussi au Burkina Faso ». Par exemple, en ce qui concerne l’éducation des enfants, les parents semblent avoir abandonné leurs responsabilités, laissant ainsi éduquer leurs enfants par internet avec ses multiples réseaux sociaux (facebook, 123love…), la télévision, les jeux-vidéos… Même l’école qui est le lieu par excellence d’instruction et/ou d’éducation des enfants, semble céder sa place à la « famille virtuelle » née sur la toile. Après le mariage, ces mots simples « Pardon ; Merci ; Je t’aime », que les tourtereaux aimaient se dire à tout vent s’effacent de leur vocabulaire. Devenant alors un « totem » familial. Selon l’historien, un « oui », un « non » ou bien un « pardon », sont des médicaments qui, bien administrés, soignent plus de 70 % des maladies de couples.

« Pardon ; Merci ; Je t’aime ». En refusant de prononcer ces mots au sein de la famille, chaque membre devient un élément déstabilisateur du tissu. Puisque, chacun donne l’impression de se suffire et pour cela ne veut pas faire des concessions. L’amour donne ainsi place à la haine. La soi-disante émancipation des femmes, c’est-à-dire l’égalité entre la femme et l’homme (elle est seulement juridique), mal appréhendée par beaucoup de femmes aura impacté sur la vie en famille. L’on ne plaide pas pour ramener encore l’autre moitié du ciel en arrière, mais autrefois si la femme était considérée comme la gardienne de la maison, elle ne l’est plus de nos jours. Le « maître » de la maison fuyant également les responsabilités, cela donne lieu à « s’éduquer comme on peut ». Dans ce vide éducationnel dans lequel grandiront les enfants, les trois mots simples comme dit l’historien, ne peuvent qu’être dur à prononcer. L’abscence des parents étant source de violences des enfants.

Au-delà de la vie en famille, force est malheureusement de reconnaître que ces mots semblent être aussi durs à formuler en société. Comment ne pas dire « merci » à son prochain lorsque ce dernier vous rend service ? Comment ne pas dire « pardon » lorsqu’on est en erreur… lorsqu’on n’a pas raison… ? Comment ne pas dire « Je t’aime » à une sœur, un frère, une mère, un père, une épouse, un époux,… ? Un mot aussi doux, simple…, mais qui souffre à sortir de nos bouches là où cela doit être. Rien n’est encore tard, nous pouvons toujours abuser de ces mots.

Bassératou KINDO

L’Express du Faso

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