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Chrisogone Zougmoré (MBDHP) : « Nous étions et restons fondamentalement opposés à toute forme d’intervention étrangère au Mali »

Accueil > Actualités > Politique • • lundi 28 janvier 2013 à 23h26min
Chrisogone Zougmoré  (MBDHP) : « Nous étions et restons fondamentalement opposés à toute forme d’intervention étrangère au Mali »

Depuis un certain temps, la crise malienne fait couler beaucoup d’encre et de salive dans notre pays. Dans la foulée, le MBDHP a donné de la voix depuis le mois de novembre dernier à l’occasion de son Assemblée générale statutaire en s’insurgeant contre toute velléité d’intervention militaire étrangère au Mali. Dans cet entretien accordé le 23 janvier 2013, Chrisogone Zougmoré, président du Mouvement, justifie cette position et appelle à plus de délicatesse dans la gestion de cette crise qui risque d’embraser toute la sous-région ouest-africaine.

Lefaso.net : Comment appréhendez-vous l’évolution de la situation de crise au Mali ces derniers jours ?

Il faut dire que la situation a évolué de manière précipitée. Nous tenons d’abord à dénoncer et à condamner la partition de fait du Mali, de même que nous condamnons de la manière la plus ferme les agressions et exactions commises sur les populations du nord Mali par les groupes terroristes et autres bandits qui écument cette région du pays. Cela dit, nous avions comme vous le savez, au cours de notre Assemblée générale statutaire tenue au mois de novembre dernier, pris une position d’ensemble sur la situation qui prévaut dans la sous-région ouest africaine et au Mali en particulier. La position centrale était que nous étions opposés à toute forme d’intervention étrangère au Mali, parce que la situation qui prévaut en ce moment au Mali pose la question fondamentale de la souveraineté de ce pays. Et vous savez que de toute souveraineté qui vaille, l’armée en est l’une des principales garantes. C’est même une question nationale fondamentale, une question d’honneur et de dignité. Voilà pourquoi, nous étions et restons fondamentalement opposés à toute forme d’intervention étrangère.

C’est vrai que l’armée malienne connaît actuellement des difficultés matérielles et organisationnelles mais de notre point de vue, par principe, c’est l’armée malienne réorganisée, remise en confiance, avec le soutien de l’ensemble du peuple malien, qui devrait s’occuper de la libération du Nord. Notre position n’a donc pas varié. Vous savez du reste qu’il y a déjà eu au Nord des mouvements de résistance menés par des jeunes et des femmes contre ces groupes islamistes et qui ont quelque peu mis à mal les assurances de ces derniers. Il appartient au peuple malien de prendre en main la libération du Nord et la reconquête de son intégrité territoriale. De toute façon, ni l’armée française, ni les troupes de la CEDEAO n’y resteront éternellement. Et c’est ce qui fonde la justesse de notre position.

Le message du MBDHP n’a pas varié comme vous le dites, est-ce à dire que vous êtes contre cette intervention militaire jusqu’à présent, ou vous exigez l’arrêt des combats militaires ?

De l’intervention de l’armée française, je voudrais d’abord m’inquiéter de la manière dont elle s’opère et surtout de ses conséquences sur la situation au Burkina ainsi que dans les autres pays voisins du Mali. Chose curieuse en effet, c’est par la voix du ministre français de la défense, sur RFI (Radio France internationale), que nous avons appris que dans le cadre de l’ »opération Serval », la France disposerait d’unités et de matériels militaires déployés au Burkina Faso. Et il l’a annoncé sans sourciller et de la manière la plus naturelle qui soit. C’est inadmissible ! Qui a donc donné l’autorisation à la France, à l’insu des burkinabè, de déployer ces unités et ce matériel sur notre sol d’Etat indépendant ? Est-il certain qu’elles repartiront une fois l’opération Serval terminée ou les maintiendra-t-on chez nous pour autre chose ?

Et lorsqu’on parle d’attitude de type néocolonialiste, certains osent encore s’offusquer. Même dans l’Hexagone, au sein de la classe politique française, des analystes politiques avisés comme le président Valéry Giscard D’Estaing, tirent la sonnette d’alarme en disant non à toute attitude de type néocolonialiste. Pour l’heure, nous pensons que la présence de ces troupes constitue un réel danger pour le Burkina en termes de sécurité. Du reste, les autorités françaises en sont conscientes. Voyez déjà le dispositif sécuritaire qui est mis en place aux environs de l’ambassade de France ou du Lycée français Saint Exupéry, ici à Ouagadougou. C’est bien. Et les autres lycées ? Et ces lieux publics que fréquentent quotidiennement le burkinabè « Lamda » ? Ces troupes doivent quitter notre territoire pour ne pas nous créer des ennuis.

Sur l’autre volet de votre question, bien que les hostilités soient aujourd’hui ouvertes, le dialogue et la concertation ont toujours leur place. Vous savez que ces groupes islamiques qui écument le Nord du Mali s’étaient à un moment donné, ouverts au dialogue, notamment sous la médiation du Burkina Faso. Je pense qu’il est toujours possible de reprendre et de poursuivre ce dialogue, afin de trouver l’issue la moins douloureuse et la moins dangereuse possible à cette situation.

Qu’aurait pu faire la communauté internationale au stade où intervenait l’armée française ?

D’abord soutenir les efforts de médiation ainsi que le processus de normalisation politique au Mali, qui étaient et qui sont toujours en cours. Et puis il y a la résolution (2085) des Nations-Unies qui a été prise au mois de décembre 2012 et dont la mise en œuvre était également en cours. Je pense qu’il eut fallu tout de même attendre qu’on étudie cette résolution dans ses fondamentaux, et dans les principes de sa mise en œuvre, avant toute intervention militaire précipitée. L’on aurait également pu à ce stade mettre encore un peu de patience, en prenant toutefois des mesures strictes de dissuasion et de sécurisation des lignes de fronts. C’est vrai que les islamistes ont franchi ces lignes très sensibles et hautement stratégiques, mais il est évident que l’intervention française a précédé tout début de mise en œuvre des termes de la résolution 2085, conduisant ainsi au fait accompli. Ce qui pourrait davantage compliquer la situation.

Mettre encore un peu de patience, est-ce-que le Mali n’aurait pas été occupé intégralement par ces groupes terroristes ?

Occupé intégralement, je ne le crois pas. Je pense que le Mali a une armée qui, malgré les difficultés qu’elle connaît en ce moment, dispose encore d’un fond de combativité. Je pense aussi que la perspective, clairement exprimée, d’une mise en œuvre d’accords militaires que le Mali a pu signer avec des pays amis, aurait pu suffire pour dissuader ces groupes terroristes. Il semble en effet qu’il y ait après coup des dissensions au sein de ces groupes, sur l’opportunité d’avoir ainsi déclenché les hostilités.

Aujourd’hui, les frappes militaires se déroulent sur le terrain, que compte faire le MBDHP pour soutenir ses mouvements frères du Mali, et de façon générale, le peuple malien ?

Il faut déjà et avant tout déplorer les conséquences immédiates de cette guerre avec les morts aussi bien de militaires que de civils, de même que les effets collatéraux avec déjà cet afflux massif de déplacés et réfugiés maliens, à l’intérieur comme à l’extérieur du Mali. Cela pose de sérieux problèmes de droits humains. Il nous faut soutenir ces populations déplacées ou réfugiées et exiger des pouvoirs en place la prise de mesures concrètes pour leur venir en aide et les protéger. Au-delà des aspects ponctuels et immédiats de nos contributions, une dimension tout aussi importante, c’est la réflexion au fond que les composantes des sociétés civiles de la sous-région devraient mener sur la situation actuelle.

Pour une lecture objective et une résolution correcte de la crise sociopolitique et militaire qui sévit dans toute la sous-région ouest-africaine et au Mali en particulier, la société civile devrait davantage faire entendre sa voix et jouer pleinement sa partition, en éveillant plus que jamais les consciences de nos populations et en interpelant nos dirigeants politiques à plus de sérieux dans la gouvernance politique. Nous avons la conviction que la résolution à terme de ces crises structurelles et multidimensionnelles récurrentes qui secouent le continent, passe nécessairement par la construction d’Etats de droit modernes véritables dans nos différents pays, en lieux et place de ces Etats aux gestions patrimoniales et mafieuses qui sont présentement établis en Afrique. Pour l’heure, nous appelons l’ensemble des forces démocratiques maliennes à veiller à la mise en œuvre d’une juste solution de la question nationale, permettant à chaque malien (quelles que soient sa nationalité, sa race, sa religion, ses origines) de se sentir à l’aise dans un Mali indépendant et unifié.

Le Burkina Faso s’apprête à envoyer une troupe de 500 hommes sur le terrain des combats au Mali. Comment appréhendez-vous la procédure d’envoi de ce contingent ?

La procédure d’envoi de ce contingent, il ne m’appartient pas de l’analyser, parce qu’elle comporte des aspects techniques, politiques, et militaires que je ne maîtrise pas. Mais ce qu’il faut dire, c’est qu’on sent un peu de précipitation dans l’envoi de ces troupes. Cela fait des mois qu’on en parle ; mais c’est suite à l’intervention de l’armée française que ces troupes commencent à se déployer. On sent un peu de pression sur nos Etats quant à l’envoi de ces troupes. C’était un peu comme pour couvrir ou atténuer les critiques formulées à l’endroit de nos pays par rapport à l’intervention française. Et puis, compte tenu de cette précipitation, il me semble que ces troupes n’ont véritablement pas été préparées. Il y a lieu de s’inquiéter car il n’est pas évident d’intervenir militairement dans une zone comme le désert malien.

Le MBDHP a-t-il un appel à lancer à la communauté internationale dans la gestion de cette crise ?

La crise actuelle a des causes fondamentalement politiques et géostratégiques. C’est une crise de gouvernance politique tirant ses fondements de la domination séculaire et toujours actuelle des Etas africains par des puissances occidentales. Des régimes faillis sont soutenus à bout de bras par ces puissances, dans le seul but de veiller à préserver leurs intérêts. Et comme certains analystes l’évoquent, l’intervention française n’est pas exempte de tout intérêt. Vous savez que la zone sahélo-saharienne regorge de pas mal de ressources, minières notamment. Vous avez à proximité du Mali, le Niger avec son uranium exploitée par AREVA ; il n’est pas exclu que l’intervention française ait également pour objectif de protéger l’ensemble de ces ressources sur lesquelles la France a plus ou moins la haute main dans la région ouest-africaine. Il faut qu’il soit mis fin à tout type de rapports de dominant à dominé, si nous voulons véritablement construire un monde de justice et d’équité. Il faut promouvoir davantage des rapports normaux entre Etats et nations, dans le strict respect de la souveraineté des uns et des autres.

Je voudrais aussi et surtout attirer l’attention sur les risques. Il est constant que des interventions du type de celle que vient d’effectuer la France au Mali ont toujours connu des suites extrêmement douloureuses, bien qu’il soit évident que nul ne puisse rester insensible face aux pratiques barbares et moyenâgeuses de ces bandits et narco-trafiquants qui écument le nord Mali. Voyez ce qui se passe aujourd’hui encore en Irak, en Libye et près de chez nous, en Côte d’Ivoire. Là aussi la France était intervenue militairement pour soit disant ramener de l’ordre et forcer au respect des institutions. Aujourd’hui la fracture sociopolitique dans ce pays demeure profonde. Les rancœurs continuent malheureusement de s’aiguiser et des conflits intercommunautaires renaissent. Il n’est pas exclu qu’au Mali de telles situations dommageables à la cohésion des communautés et nationalités se produisent. Il nous faut en Afrique apprendre à construire des mécanismes pérennes qui permettent de prévenir la survenue de ce type de situation. Et pour cela il nous faut des régimes véritablement soucieux du bien-être de leurs populations. Ce qui n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui.

Le 2 décembre dernier le peuple du Burkina Faso était appelé aux urnes pour des élections législatives et municipales couplées. Le MBDHP avait demandé l’admission de candidatures indépendantes à ces élections ; ce qui n’a pas été accepté. Aujourd’hui, on se trouve dans une situation où dans la commune de Ouagadougou, il y a lieu de reprendre, cela a même été annoncé par le président de la CENI. Quelle lecture faites-vous de cette reprise ?

Comme vous le faites si bien observer, il y a quand même eu des problèmes au niveau de l’organisation de ces élections. C’est vrai qu’il n’y a pas de grabuges, ni de bagarres à grande échelle, mais il y a tout de même eu de nombreux cas de fraudes, bien qu’on ait introduit la biométrie ; cela n’a pas empêché des cas de fraudes caractérisées, comme dans l’arrondissement de Nongr-Masson à Ouagadougou.

Deuxièmement, ce qui retient le plus notre attention, c’est l’après élection notamment avec le processus de désignation de maires dans différentes communes. On sent que des difficultés manifestes existent quant à la désignation de ces maires. Il est souvent arrivé pour telle ou telle mairie, qu’il y ait deux candidats du même parti, notamment du CDP, qui se battent pour le perchoir. Cela repose le problème de fond des candidatures indépendantes sur lesquelles nous avons beaucoup insisté et continuons d’insister.

Aujourd’hui, le peuple burkinabè est suffisamment mature et veut choisir les hommes et les femmes en qui il a confiance. Je pense que le problème de fond qui se pose par rapport à ce que nous vivons aujourd’hui pour la désignation des maires, c’est celui des candidatures indépendantes. Nous avons du reste lancé une campagne en faveur de ces candidatures indépendantes, qui est en cours. Nous allons davantage insister, continuer d’insister pour que ce principe soit enfin admis au Burkina Faso. Si nous nous considérons comme un Etat de droit véritable, dans un processus de décentralisation intégral, il faut admettre enfin ce principe des candidatures indépendantes, et nous insistons beaucoup là-dessus.

A l’occasion d’un point de presse animé le 18 janvier dernier pour annoncer la reprise de ces municipales le 17 février, le président de la CENI a appelé la société civile à donner de la voix à ce processus. Vous sentez-vous concernés ?

Oui, naturellement que nous nous sentons concernés. Nos militantes et militants sont des citoyens burkinabè ; mais nous avons toujours dit que les questions d’élection intéressent au premier abord, les partis et formations politiques. Nous sommes des acteurs de la vie politique nationale, mais nous avons des principes qui gouvernent et fixent les limites de notre intervention sur ce champ-là. Vous savez que lorsqu’il y a des élections, généralement la société civile, les structures de défense des droits de l’Homme en l’occurrence, s’emploient à l’observation. C’est déjà une bonne chose que cela se fasse, surtout que nous produisons à l’issue de nos missions d’observation des rapports critiques et analytiques qui contiennent généralement des recommandations pertinentes.

Toujours sur la question des élections, de la position des partis et de l’attitude des populations, je pense aussi que d’une manière générale, l’offre politique aujourd’hui au Burkina Faso reste très en deçà des attentes des populations burkinabè, parce qu’aujourd’hui, les questions fondamentales qui se posent au peuple burkinabè, ce sont des questions de survie, de santé, d’éducation, auxquelles les partis politiques ne semblent pas proposer de véritables voies de solutions. C’est pourquoi au Burkina, les gens s’intéressent de moins en moins aux élections. Un Etat de droit, ce n’est pas seulement des institutions, des textes de loi ou des proclamations d’intentions à répétition ; c’est aussi faire en sorte que les populations vivent dignement leur statut d’être humain.

Aujourd’hui ce qui manque au Burkina Faso, ce sont des réponses concrètes des partis et formations politiques aux attentes des populations. Je crois qu’il est temps que les choses changent, que les partis politiques se ressaisissent et que les populations continuent de se battre surtout. Vous savez que le MBDHP est membre de réseaux associatifs, notamment la coalition contre la vie chère. Nous estimons qu’au sein de ces réseaux, les populations doivent davantage se mobiliser et s’affirmer, donner de la voix pour pousser les partis et autorités politiques à prendre en considération leurs aspirations profondes.

Les 23 et 24 novembre dernier, le MBDHP était en Assemblée générale statutaire, occasion d’appeler à la dynamisation des structures de base du mouvement. Que peut-on retenir aujourd’hui quant à l’aspect organisationnel du mouvement face à ses défis ?

Dans la formulation du thème, nous avons tenu compte la situation dans la sous-région. Il y a déjà un afflux massif de réfugiés au Burkina Faso. Nous avons des sections qui se trouvent au niveau des zones frontalières du Mali, notamment au Nord et au Sahel. Il est tout à fait normal et indiqué que nous appelions ces sections à beaucoup plus de dynamisme, pour notamment la prise en charge des questions d’accueil et de gestion de ces réfugiés qui affluent au Burkina Faso.

Deuxièmement, comme je l’ai fait observer plus haut, des crises comme celle qui a cours au Mali, nécessitent une analyse profonde de la situation avant toute prise de position. Il est vrai qu’avec les exactions perpétrées par les groupes terroristes au Nord du Mali et face à l’impuissante actuelle de l’armée malienne, la réaction immédiate normale, c’est d’appeler à l’intervention extérieure. Mais comme je l’ai dit aussi, il faut tenir compte de la situation d’ensemble des Etats africains. Il y a de cela trois ans, nous fêtions en boucle et en grandes pompes les cinquantenaires de nos indépendances. Convenez avec moi que qui dit indépendance, dit souveraineté, et affirmation de cette souveraineté. C’est là un minimum. Il n’est pas normal que plus de 50 années après, il n’y ait que très peu d’armées qui soient capables d’assurer l’intégrité territoriale de nos Etats. C’est inadmissible !

Il nous faut donc chercher à comprendre, surtout lorsqu’on sait que les hauts gradés de ces armées sont généralement formés en France ou dans ces pays occidentaux qui interviennent dans nos pays lorsqu’ils le veulent. Qu’apprend-t-on donc à nos officiers au cours de leur formation ? A opérer des coups d’Etat ? À se muer en gardiens protecteurs de régimes dictatoriaux ? À intimider et à éliminer au besoin des opposants politiques, des journalistes d’investigation et des étudiants ? Comment comprendre en effet que 50 ans après nos indépendances, il faille à chaque fois faire recours à l’ancienne puissance colonisatrice pour défendre l’intégrité territoriale de nos Etats ? Les droits de l’homme et des peuples, c’est aussi le droit à la souveraineté, qui doit être en bonne partie assuré et garanti par nos armées nationales. Nous avons donc au cours de cette Assemblée générale, procédé à une analyse de la situation nationale, ouest-africaine, et internationale, afin d’armer nos militants du point de vue de la réflexion et de l’analyse de situations.

Quels sont les grands projets du MBDHP en cette année 2013 qui commence ?

Je voudrais saisir l’occasion que vous m’offrez là, pour souhaiter une bonne et heureuse année 2013 à nos militantes et militants, à celles et ceux des autres composantes de la société civile, ainsi qu’à l’ensemble du peuple burkinabè, qui prend de plus en plus conscience de ses droits. Je voudrais tout autant appeler nos populations à se consacrer à leurs devoirs de citoyens.

Cela dit, nous avons des chantiers en termes d’activités ; il y a la campagne en faveur des candidatures indépendantes qui est lancée et que nous allons poursuivre. En matière de droits humains, nous nous sommes assez souvent investis sur le champ des droits civils et politiques. Vous constatez avec moi que depuis ces dernières années, la vie devient de plus en plus chère. Nous allons mettre un accent particulier les années à venir sur la promotion et la protection des droits socio-économiques et culturels. Il y a un protocole facultatif relatif au pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels qui a été adopté au niveau international. Nous allons, en partenariat avec d’autres organisations de la société civile, mener une campagne de plaidoyer auprès des autorités burkinabè afin que le Burkina signe et ratifie ce protocole facultatif, pour prendre davantage en considération la question des droits économiques, sociaux et culturels. Et puis naturellement, à travers nos organes de direction et d’animation, nous allons continuer de nous investir au quotidien dans la promotion, la protection et la défense des droits humains avec la rigueur et la constance qui nous ont toujours été reconnues.

Fulbert Paré

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