Brèves sanitaires : Le Ramadan fragilise la santé des sportifs

mardi 23 août 2011 à 04h11min

Avec le Ramadan qui a commencé en ce début août, des millions de Musulmans jeûnent entre
le lever et le coucher du soleil. Et cela durant un mois. Cette privation n’est bien sûr pas sans
conséquences sur la santé, y compris celle des personnes en bonne forme comme les
sportifs. La pratique d’un sport d’endurance par exemple, impose à notre organisme un
ravitaillement important en glucides et en eau... ce qui est impossible lors du jeûne. Les
risques d’hypoglycémie et de déshydratation sont alors majeurs.

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Comme pour une activité
professionnelle en extérieur, il convient autant que possible, d’éviter la pratique du sport
lorsque l’on jeûne et qu’il fait chaud. Boire abondamment avant l’aube et le soir est
indispensable, mais n’est pas forcément suffisant. La régulation de la diurèse ne permet pas en
effet de « stocker » des réserves d’eau pour anticiper l’abstinence de boissons, l’excès étant
éliminé par les urines. Le jeûne va donc être particulièrement éprouvant pour la santé du
sportif et peu propice à la performance. Sans oublier le risque accru de blessures au niveau
des tendons et des muscles. Les solutions ? Pratiquer une activité physique une à deux heures
après la rupture du jeûne, avec toutefois le désagrément d’empiéter sur le temps de sommeil.
N’hésitez pas à solliciter un avis médical.

La grossesse en temps chaud, c’est chaud !

Les fortes chaleurs peuvent compliquer la vie de bien des femmes enceintes. Si vous êtes
concernée, voici quelques astuces pour passer le cap en douceur.
- En temps « normal » il est recommandé aux femmes enceintes de boire au moins 1,5 litre
d’eau chaque jour. En tant de chaleur augmentez cet apport. En fonction de la météo, vous
pouvez avoir besoin de quantités d’eau beaucoup plus importantes.
Vous éviterez simplement de boire une eau trop froide, pour épargner votre tube digestif.
N’oubliez pas non plus, que les fruits comme les melons, les nectarines ou abricots… et les
légumes.
- Au plus chaud de la journée, restez à l’ombre et au frais. Imposez-vous une sieste
quotidienne. Et lorsque vous sortez, privilégiez des vêtements amples. Appliquez bien sûr de
la crème solaire sur le visage et les parties du corps exposées aux ultraviolets. N’oubliez pas
non plus votre chapeau à large bord et pourquoi pas, une ombrelle.
- Contre les jambes lourdes, évitez la station debout prolongée, et privilégiez le repos avec
les jambes surélevées. La nuit, disposez un coussin sous le matelas. N’hésitez pas non plus à
passer vos pieds et vos jambes sous une douche bien fraiche.
- Enfin, munissez-vous d’un éventail que vous conserverez en permanence. Un dernier point,
si votre maison n’est pas équipée d’une climatisation, suspendez - ou faites suspendre - un
drap humide devant votre fenêtre ouverte sur l’extérieur. Au moindre souffle de vent, il vous
dispensera une douce fraicheur.

Gérer la piqûre d’insecte

Vous avez été piqué par une guêpe ou une abeille ? Tant que la réaction à la piqûre reste
locale, il n’y a rien à craindre. Une simple pommade calmante suffira. Si le dard est resté
fiché dans la peau, saisissez-le à sa base avec une pince à épiler pour éviter de presser la
poche à venin qui, parfois, y reste attachée. Désinfectez ensuite avec un antiseptique et
appliquez une compresse rafraîchissante. Au moindre signe de réaction inhabituelle comme
une gêne respiratoire ou des plaques rouges sur le corps, consultez d’urgence un médecin. Ces
signes peuvent marquer le début d’un oedème de Quincke, une réaction allergique qui peut
engager le pronostic vital.

C’est quoi, le bonheur ?

Etudier le bonheur… Voilà une vaste entreprise menée par l’Observatoire du même nom. Car
le bonheur est un sujet universel, qui remonte aux débuts de l’humanité. C’est également un
sujet… pluridisciplinaire. Il procède en effet des sciences humaines et sociales, mais aussi
des sciences dures comme la physique. Bien entendu, les visions du bonheur diffèrent d’un
individu à l’autre, d’une société à l’autre. Et tous les petits plaisirs vont contribuer à
véritablement construire cette notion de bonheur. Sociologues, philosophes, musicologues
s’intéressent ainsi aux « petits plaisirs » qui font le sel de l’existence : musique, alimentation,
lecture… Ces petits plaisirs participent à la construction du bonheur, mais leur caractère
éphémère, leur fréquence aléatoire, leurs effets de manque et d’accoutumance, ne suffisent
pas pour créer les conditions d’un véritable bonheur. Mais le bonheur peut également
s’étudier sous l’angle des neurosciences. C’est même un domaine passionnant. La découverte
récente du rôle de l’ocytocine dans les comportements amoureux, dans l’attachement mèreenfant,
est un élément clef pour attribuer, hors du champ de la littérature et de la philosophie,
une composante biologique au terme bonheur. Enfin, il semblerait que la notion de bonheur
collectif soit quelque peu gommée dans nos civilisations occidentales. Selon certains
sociologues, nous serions très individualistes et davantage portés vers nos petits plaisirs.

Le narguilé, c’est mauvais pour la santé !

N’en déplaise aux adeptes de la chicha, la fumée de cette pipe à eau est très toxique. C’est
simple, chaque pipe dégage autant de goudron que... 27 à 102 cigarettes ! Du côté de la
nicotine ce n’est pas glorieux non plus. Une fumée de chicha à charbon naturel en libère
l’équivalent de six cigarettes… Quant au monoxyde de carbone, le narguilé oriental et son
fameux « beup beup » qui accompagne chaque inspiration dégagent jusqu’à 52 fois la
concentration de monoxyde de carbone autorisée pour une seule cigarette.

Diabète : l’épidémie tourne à la pandémie

Une étude vient de réévaluer largement à la hausse l’incidence du diabète de type 2 dans le
monde. En 2009 les spécialistes avaient estimé à 285 millions le nombre de diabétiques à
l’échelle globale. Selon les dernières données, le monde en compterait aujourd’hui 350
millions. Il s’agit bien d’une pandémie. La première dans l’histoire de l’humanité, due à une
pathologie non infectieuse. Maladie typiquement liée au mode de vie, le diabète de type 2
s’est développé de manière exponentielle au cours des 30 dernières années. En 1980, le
nombre de diabétiques était estimé à 153 millions dans le monde. Et il était de 347 millions
en 2008.

Boureima SANGA (Source : destination santé)

Sidwaya

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