Union des gens de maison du Burkina : Un cadre de travail décent pour les employés

jeudi 5 mai 2011 à 00h50min

Dans un souci de mieux défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres, l’Union des gens de maison du Burkina (UGMB) a organisé les 29 et 30 avril 2011 son 6e congrès ordinaire sur le thème : "Respect, justice et travail décent pour les gens de maison du Burkina". La rencontre a eu lieu le 29 avril au centre d’éducation ouvrière de Ouagadougou.

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Les gens de maison, communément appelés les travailleurs de maison, font face à de nombreuses difficultés à leur lieu de travail ou avec leurs employeurs. Parmi ces contraintes, on peut énumérer les violations des droits des employés par les employeurs qui les soumettent à des sous- emplois, avec des salaires en dessous du SMIG. Il y a aussi les licenciements arbitraires, massifs et abusifs dont les gens de maison font constamment l’objet de la part des employeurs. C’est pour trouver des solutions que l’UGMB a décidé de poser la problématique.

Il s’agira, au cours de ces 48 heures de travaux avec les congressistes venus des 45 provinces, de se pencher sur le thème : "Respect, justice et travail décent pour les gens de maison au Burkina". Conscients qu’ils sont brimés dans leurs droits, les filles de maisons, les gardiens, les manoeuvres, les concierges, les cuisiniers, les chauffeurs de maisons, etc., réclament des salaires minimum atteignant le SMIG et surtout le respect de leurs droits. A ce titre, le président de l’UGMB, Gabriel S. Sébgo, a souligné que les travailleurs de maison ne sont pas protégés par leurs employeurs, encore moins par l’Etat burkinabè. "C’est toujours dans nos rangs qu’on frappe avec des salaires en dessous du SMIG, travaillant à des heures indues dans les sociétés de sous-traitance, d’emplois "pirates" sans congés ni indemnités et des licenciements déguisés aux conditions irrespectueuses des textes en vigueur de notre pays", a confié le président de l’UGMB, Gabriel S. Sébgo.

Pour lui, c’est face à tous ces défis qu’il est impératif pour eux de mener une lutte permanente et cela sur plusieurs fronts, pour, dit-il, barrer le chemin à l’exploitation d’un type nouveau par une mobilisation conséquente et sans faille. Egalement, au cours de ce congrès, il a été question de la structuration des bases de l’UGMB. Le secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs du Burkina (USTB) a félicité le dynamisme de l’UGMB quant à sa forte mobilisation lors des manifestations syndicales. Il a par ailleurs demandé que ces travaux soient empreints de sincérité, de vérité et de cohésion sociale. Gabriel S. Sébgo a estimé qu’autant ils ont des droits envers leurs employeurs autant ces derniers doivent avoir des devoirs envers eux. En cela, ils réclament la liberté, le droit à un cadre de travail décent.

Ils demandent que les sociétés payent les employés en respectant les barèmes fixés par les textes au Burkina. A cet effet, ils disent compter sur l’Etat burkinabè pour qu’il prenne des lois pour régir la profession des gens de maison. Le président de l’UGMB a confié que des concertations seront menées dans ce sens avec les employeurs et le gouvernement, pour faire aboutir les conclusions de leur 6e congrès.

Ambèternifa Crépin SOMDA (Stagiaire)

Le Pays

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