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« Perles du Faso » : Une soirée française pour les filles-mères du Burkina

Accueil > ONG, Coopération décentralisée • • lundi 12 avril 2010 à 19h51min

L’association lensoise « Les perles du Faso » (Nord de la France) a organisé samedi dernier une soirée pour récolter des fonds. L’objectif est de financer la formation en couture des filles mères de la Kompienga.

« C’est notre première fois de participer à une manifestation de « Perles du Faso ». Parce qu’on se sent concerné, dès qu’il s’agit du Burkina Faso », assure Bruce Lungren, un ancien missionnaire canadien à Léo avant de déménager dans le nord de la France. 19h15, heure française : c’est une centaine d’hommes et de femmes qui sont venus des quatre coins de Liévin et de ses environs. La salle que la mairie met gratuitement à la disposition des associations est allouée ce samedi 10 avril à « Perles du Faso ».

« Quand je suis arrivée en France, je pensais à beaucoup de mes copines qui partaient des provinces pour se prostituer à Ouagaoudougou. Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose pour les sortir de là. », détaille Lamoudi Labesse, une native de la Tapoa mariée à Cédric, un professeur français ayant enseigné entre 1997 et 1999 au lycée Diaba Lompo de Fada N’Gourma.

Ils se sont installés à Liévin dans le Pas-de calais en 2002. Mais tous les deux, ayant vu comment des jeunes filles pouvaient devenir du jour au lendemain filles-mères, ont « décidé de créer l’association dans le but de valoriser ces perles ». C’est en 2005 que l’association dévient une réalité. Cela commence concrètement par la prise en charge de six filles dans un centre de formation professionnel que Cédric, Lamoudi et la vingtaine de membres de « Perles du Faso » ont financé à Ouagadougou.

Les six pionnières apprennent la couture. Et puis : « Les taxes liées au fonctionnement de l’association à Ouagadougou étaient devenues trop élevées pour nous. Parce qu’ici en France, nous ne bénéficions d’aucune subvention. Et tout le financement de l’association vient des cotisations annuelles de ses membres, mais aussi des quelques petites manifestations, comme cette soirée-ci, que nous organisons une fois par an. », explique Lamoudi Labesse.

Ainsi le centre de formation professionnel s’est délocalisé dans la Kompienga. Aujourd’hui le formateur-couturier est salarié par l’association. Et une trentaine de jeunes filles seront sur le marché du travail l’année prochaine.

Par Bruno Sanogo à Lille
Lefaso.net

Messages

  • "Quand je suis arrivée en France, je pensais à beaucoup de mes copines qui partaient des provinces pour se prostituer à Ouagaoudougou". Bon Dieu Lamoudi.

  • Merci à ces bonnes volontés pour leur initiative oh combien noble. Dieu vous bénisse.

  • Longue vie aux Perles du Faso. A Ouagadougou je me rappel de cette fille mère qui avait été chassée de sa famille à cause de sa séropositivité. Les perles du Faso l’ont formé gratuitement, et avant que les perles du Faso ne déménagent, elle avait déjà une grande connaissance dans la couture.
    Une association l’a acheté une machine à coudre et l’a placé dans un atelier où maintenant il faut payer pour apprendre.

    Je n’oublie pas aussi cette orpheline que les perles du Faso ont accueillie et formée, parce que ces oncles avaient refusé de prendre sa charge.

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