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20è anniversaire de Sidwaya : "Sidwaya fait le travail d’information et de diffusion de la culture démocratique’’

Accueil > Actualités > Multimédia • • lundi 5 avril 2004 à 10h51min

Né le 5 avril 1984, Sidwaya fête cette année, ses vingt ans d’existence. Nous avons saisi cette opportunité pour demander à certains citoyens burkinabè, hommes politiques, syndicalistes etc de jeter un regard critique sur le contenu du journal durant ces vingt ans. Du florilège d’impressions recueillies, le moins que l’on puisse dire c’est que Sidwaya n’a pas à rougir de ses prestations, principalement au cours du dernier lustre. Mais des efforts restent à faire pour maintenir le cap.

Ram Ouédraogo, président du Rassemblement des écologistes du Burkina (MDEB)

Je n’ai pas d’appréciation particulière à porter sur le journal Sidwaya. Je ne peux que lui apporter tous mes encouragements, principalement aux journalistes qui œuvrent au quotidien pour faire vivre le journal. Je les exhorte à plus de professionnalisme même s’il faut reconnaître que Sidwaya, est un bon journal, qui est bien aéré. Il est assez coloré également car il reflète les différentes sensibilités.

Mais le journal est proche du pouvoir du fait de sa ligne rédactionnelle, ce qui est du reste normal. Comme c’est le journal "officiel’’, il est la voix de son maître, même si on remarque qu’une large place est faite aux autres obédiences.

<B<Idrissa Kaboré, secrétaire administratif du PDS

Le journal avait au préalable raté sa vocation, vu sa dénomination, vu qu’il est né sous la Révolution et qu’il devait dire toutes les vérités au peuple burkinabè. Ce n’était pas le cas à un moment donné où le journal était très partisan.

Du reste, cela lui avait donné une mauvaise réputation. Ces derniers temps, il y a un souffle nouveau, une certaine relance et un dynamisme que nous ne pouvons que louer. Mon souhait est que cela aille en s’améliorant.

<B<Hama Moussa Dicko, député trésorier national du PDS

Par rapport au journal, le "Le fond de mon cœur’’ m’oblige à dire, qu’à un certain moment, j’étais persuadé que le journal était inféodé au pouvoir. Une impression qui a changé, car le journal est le reflet d’une diversité et fait une analyse pointue et fouillée des problèmes. Il y a de l’objectivité et si le journal garde cette ligne, il sera assez intéressant pour tous les Burkinabè. Pour l’heure, il me satisfait dans l’ensemble.

Oubkiri Marc Yao, secrétaire général du CDP, premier vice-président de l’Assemblée nationale

Je saisis cette occasion pour souhaiter un joyeux anniversaire à votre journal. Qu’on le veuille ou non, Sidwaya est un de nos principaux organes de presse. Et vous savez que sans organe de presse, il n’y a pas de démocratie et notre combat politique a toujours été basé sur l’instauration de la démocratie multipartiste dans notre pays.

Je constate que Sidwaya en tant qu’organe de presse diffusé dans tout le pays contribue largement à faire avancer le processus démocratique burkinabè. A sa création cela n’était pas évident au vue de la situation politique de l’époque.
Toutes les opinions n’avaient pas droit de cité dans le journal. Fort heureusement, la situation s’est inversée et le contenu du journal est pluriel. Pour ce faire, il a fallu l’évolution politique dans notre pays, mais surtout beaucoup de courage de la part des animateurs du journal. Ce, nonobstant le fait que Sidwaya est un journal d’Etat. Cela est essentiel pour l’approfondissement du processus démocratique, car il ne saurait y avoir de progrès sans la prise en compte des diverses opinions dans la presse.

J’apprécie donc cette évolution positive du journal. Votre indépendance et la pertinence de certaines de vos analyses sont à votre honneur. C’est pourquoi je pense que Sidwaya a sa place dans le paysage médiatique, aux côtés des autres titres. Avec nos démocraties fragiles et nos Etats en phase de construction, un quotidien d’Etat n’est pas de trop, pour maintenir la cohésion sociale condition sine qua non de progrès.

Départissez-vous seulement de l’attitude d’un de vos anciens rédacteurs en chef qui disait que "ou on est d’accord avec Sidwaya, ou on rentre sous terre’’. Cette époque est à jamais révolue et il faut le garder à l’esprit dans votre travail.

Soumane Touré, secrétaire général du Parti africain de l’indépendance (PAI), 5e vice-président de l’Assemblée nationale

J’adresse d’abord mes félicitations à tous ceux qui ont animé Sidwaya depuis sa naissance sous la révolution. Nous savons qu’il faut un parcours de combattant pour "pondre" quotidiennement Sidwaya et tout le mérite en revient à ses animateurs et aux travailleurs, toutes catégories confondues.

En tant que membre de la commission des Finances et du Budget de l’Assemblée nationale, je me rends compte des difficultés que vous rencontrez, entre autres des machines obsolètes, le manque de matériel etc. Bref, des moyens de travail rustiques alors que dans votre domaine la technologie de pointe est de rigueur.

Au début, tout le monde avait des prétentions vis-à-vis de Sidwaya en tant qu’organe d’Etat. Sidwaya était perçu comme le journal officiel qui rapportait les événements en rapport avec les activités de l’Etat et rien que cela.
Mais de nos jours, Sidwaya n’a pas à rougir de sa place dans le paysage médiatique. Ce d’autant que les journaux dits indépendants sont devenus eux aussi des spécialistes en couverture de cérémonies officielles et autres séminaires. Sauf que de temps à autre, ces journaux, sont le réceptacle des polémiques des hommes politiques, ou alors ils donnent l’occasion à quelqu’un de faire un scandale.

Cela à mon sens n’est pas du journalisme, mais confine plutôt au "colportage’’. Bien souvent leur indépendance leur sert tout juste à bafouer les règles déontologiques de votre métier. C’est en cela que je félicite Sidwaya, car chez vous on vérifie toujours l’information, on la recoupe même avant de la "balancer’’. Je dis cela en connaissance de cause, car cela fait cinq ans que j’ai une affaire politico-judiciaire sous les bras. Le traitement de cette affaire est correcte au niveau de Sidwaya ce que je ne puis dire pour les autres. C’est vrai que certains de vos collègues qui étaient sous le terrorisme du Collectif ont voulu aller dans le sens des journaux dits indépendants, mais ils ont été vite recadrés.

J’affirme donc que depuis l’avènement de l’Etat de droit c’est Sidwaya qui fait le travail d’information et de diffusion de la culture démocratique. Les autres ne font rien pour expliquer les règles de fonctionnement de la république aux citoyens se contentant de balancer des humeurs et des rumeurs. Bravo et félicitations, même si tout est perfectible et que vous ne devez pas dormir sur vos lauriers.

Faites en sorte que votre journal devienne le premier, la référence, et que l’on croie en vous comme votre nom le dit.
Surtout, tenez compte des centres d’intérêt des populations en abordant des thèmes éducatifs, de sensibilisation et d’orientation et cela sans aucune peur.

Bénéwendé Sankara, président du groupe parlementaire justice et démocratie, président de l’UNIR/MS

Je dois dire que je suis fier que Sidwaya soit "l’enfant" de la Révolution d’août 1983 dont nous réclamons l’héritage. Entre la révolution, la rectification et la démocratie, Sidwaya a beaucoup évolué. Ce qui est bien c’est que Sidwaya est composite et chacun y trouve son compte. Même si c’est un journal d’obédience connue.

A Sidwaya, il y a des journalistes professionnels attachés au traitement de l’information de façon impartiale. Mais j’ai l’impression que c’est une minorité qui crie dans un désert. Néanmoins je lis tous les journaux et en ce sens je pense que Sidwaya a son utilité. Pourvu que chacun de vos journalistes cultive l’objectivité et l’impartialité, car vous savez que la plume d’un journaliste fait souvent plus mal qu’une bâillonnette.

Personnellement j’aime les faits de société et les analyses politiques. A contrario, je lis rarement les comptes-rendus de séminaires et autres. Je lis chaque fois les éditoriaux de mon ami Michel (ndlr, le directeur général des Editions Sidwaya) que je trouve bien même si j’y sens de temps en temps le CDP. (Le parti au pouvoir).

Dr Arlette Sanou/Ira directrice générale de la tutelle des hôpitaux publics et du sous-secteur sanitaire privé

De mon point de vue, Sidwaya qui est un quotidien d’Etat, malgré les difficultés prévisibles du fait qu’il soit quotidien d’Etat car tout le monde connaît les problèmes que l’Etat a à financer ses institutions, se défend bien. Le journal évolue en qualité tant dans son contenu que du papier utilisé. C’est l’occasion pour moi de féliciter toute l’équipe de ce quotidien et surtout l’encourager à aller de l’avant.

Sidwaya fête ses 20 ans. Cela coïncide avec la Journée mondiale de la santé célébrée le 7 mars de chaque année. C’est donc une occasion propice qu’on chemine ensemble afin que vous nous aidiez à faire passer les messages de la santé dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations.

M. Adama Nikièma/DGHP-santé

Je suis content du journal Sidwaya parce qu’il donne pas mal d’informations. Je le lis de temps en temps depuis sa création. Sidwaya fait des analyses de toutes les situations. De ce fait, il permet de faire des recherches sur certains sujets. Il nous donne plein d’informations et mon constat est que ceux qui se frottent plus les mains sont les entreprises. Elles sont au jour le jour au parfum des choses concernant surtout les avis d’appel d’offres.

Il est à noter que presque tous les secteurs de la société trouvent leur compte. Dans tous les cas, les articles concernant la santé que vous publiez ne sont pas mal. Je vous souhaite beaucoup de courage pour plus d’amélioration du journal. Dans ce sens, je suggérerai que les journalistes, dans le traitement des questions brûlantes de l’actualité nationale, aillent jusqu’au bout de leurs idées. On n’a souvent l’impression qu’ils ont peur d’achever leurs idées. Pas par manque d’informations car je suis sûr que sur ce point, ils sont bien informés.

Dr Emmanuel Zida médecin

Je pense que Sidwaya est un journal de plus en plus démocratique. Si les gens vous lisent aujourd’hui, c’est parce qu’il y a une certaine objectivité dans ce que vous écrivez maintenant. De plus en plus, vous faites des critiques, vous contribuez au débat d’idées de façon objective et cela est une bonne chose. Toutefois, je suggère que Sidwaya persévère plus dans le sens de la démocratie, de la recherche de l’objectivité de l’information, des débats contradictoires. Ce qui va l’amener à avoir beaucoup plus de place dans le concert des journaux. Mais aussi plus en crédibilité et en confiance.

M. Laurent Ouédraogo, secrétaire général confédéral de la CNTB.

Je souhaite d’emblée un heureux anniversaire à Sidwaya. Je lui souhaite longue vie, beaucoup de santé ainsi que de nombreux lecteurs. Le journal a connu ces derniers temps des améliorations sensibles. Il sort de plus en plus de tout ce qu’on lui reprochait. On sent réellement que l’habituel journal d’Etat commence à devenir celui du peuple, un journal dans lequel les gens s’expriment. Il est parfois étonnant de voir certains articles dans Sidwaya, pourtant journal d’Etat.

Je salue vivement tous ses travailleurs, qui dans l’ombre mais par leur sueur, leur attachement, leur assiduité, font marcher le journal. Sidwaya, ce ne sont pas les revendeurs de journaux. Sidwaya c’est l’ensemble de ses travailleurs obligés très souvent de faire des heures supplémentaires pour permettre aux lecteurs d’avoir un journal indépendant dans lequel on se retrouve en le lisant. Pour ses 20 ans, je souhaite qu’il fasse toujours rayonner son professionnalisme, qu’il devienne un journal où tout le monde trouve du plaisir à le lire.

Tout en lui souhaitant bon vent et compte tenu que la perfection n’est pas humaine, nous demandons toutefois à Sidwaya de continuer dans la logique du professionnalisme. Il faut persévérer dans ce sens pour que nous puissions reconnaître en Sidwaya un journal indépendant d’opinion, qui éduque, qui forme.

M. Bagora Xavier Bakorba, agent ONATEL

Je trouve que le journal Sidwaya est bien maintenant. Je vous le dis sincèrement parce que son contenu est vraiment bien. Mon souhait est qu’on puisse revoir les éditoriaux pour améliorer leur qualité.

M. Jacques Parkouda, professeur

J’apprécie bien le quotidien Sidwaya. Il aborde plusieurs thèmes. Et comme Ouagadougou est actuellement un centre de rencontres internationales, je crois seulement que le journal doit non seulement faire des reportages de thèmes mais aussi de temps en temps faire un petit commentaire.

Sinon du point de vue de la qualité, il y a eu beaucoup d’amélioration. On se rend compte qu’à partir de Sidwaya, même sans écouter la radio ou sans regarder la télévision, on a une vue générale de l’ensemble des rencontres qui se font sur le plan national et international. Je souhaiterai que les journalistes de Sidwaya continuent à améliorer le journal et à ouvrir une page de critiques pour les lecteurs. Ils pourront envoyer des écrits dans le sens d’améliorer le contenu du journal. Pour la vie du journal il n’y a plus rien à dire. Le journal a sa place et je pense qu’il faut tenir. Il m’intéresse particulièrement parce que lorsque j’ai besoin de sujets pour mes élèves, je les tire de temps en temps de Sidwaya.

M. Alexandre N. Mila, comptable

Je lis de temps en temps Sidwaya. Et je pense qu’il y a parfois des informations qui ne sont pas traitées de façon objective ; surtout quand elles concernent le pouvoir en place. On a tendance à les traiter de façon superficielle. On ne rentre pas dans les détails. Je pense que le journal peut mieux faire en allant dans le fond des choses pour bien informer ses lecteurs. Je souhaite que le journal Sidwaya aille tant du côté de l’opposition que du côté de la mouvance présidentielle pour donner l’information qu’il faut. Il s’agit de dire tout ce que le peuple a droit de savoir. Certains ont tendance à ne pas acheter Sidwaya parce qu’ils se disent qu’il n’y a rien de bon. C’est pourquoi j’estime que Sidwaya gagnerait en traitant ses informations de façon approfondie et de manière objective, équilibrée.

Interviews express de Boubacar SY et
Victorien A. SAWADOGO
Sidwaya

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