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Burkina Faso : agir vite et avec subtilité pour prévenir la prolifération de milices

Accueil > Actualités > On en parle... • • mercredi 17 avril 2019 à 20h30min
Burkina Faso : agir vite et avec subtilité pour prévenir la prolifération de milices

La situation sécuritaire au Burkina Faso s’est fortement dégradée en 2018, avec l’ouverture de nouveaux fronts, notamment à l’est et au sud-ouest du pays, aussi avec un lent mais inquiétant ancrage dans le centre-nord. La pléthore des attaques et leurs formes trahissent une certaine haine contre non seulement le système politique actuel en place, mais aussi et surtout, contre les millions de burkinabè qui ne demandent qu’à vivre sereinement pour gérer, comme on aime à le dire, leur misère.

Les attaques visaient au départ les forces de défense et de sécurité avant de cibler les autres symboles de l’Etat, particulièrement les écoles. De plus en plus, les canons sont orientés vers les paisibles populations, dont le seul tort est d’exister et de nourrir l’espoir d’une vie apaisée, saine et agréable.

Dans ce contexte qui voit les populations devenir la cible privilégiée des groupes armés, peut-on éviter au sein de toutes les communautés, la naissance de milices que l’on appelle par euphémisme ‘‘groupes d’auto-défense’’ ? Au Mali comme au Burkina Faso, ces milices, ces groupes d’auto-défense sont au cœur de l’actualité.

Des voix se lèvent de plus en plus à tort ou à raison, pour exiger leur suspension, voire leur dissolution pure et simple. Nous ne sommes ni pessimiste, ni oiseau de mauvaise augure encore moins pour ces groupes, en affirmant que ce souhait trouvera difficilement un écho favorable sur le terrain, tant que la stigmatisation, tant que l’autre sera perçu comme un sous-humain voire un non-humain, un être à soumettre, à dominer, à renvoyer dans les périphéries de la société et de l’environnement, tant que la question d’un espace vital prendra progressivement hélas position dans des cœurs et des esprits, tant que le terrorisme ne sera pas réduit à sa portion la plus congrue.

La stigmatisation porte plusieurs habits et s’exprime de diverses manières. Elle a malheureusement toujours existé, elle existe et s’exprime encore dans toutes les communautés et contre toutes les communautés, sous des formes variées et à des degrés divers. Mais ses conséquences n’avaient jamais atteint les proportions actuelles, particulièrement mais pas seulement, à l’égard des peuls et des Kel-Tamasheq, parfois des sahéliens de façon générale. L’hydre terroriste qui frappe notre pays ces dernières années, sans y tirer ses sources, y a trouvé certainement et insidieusement, une possibilité d’ancrage.

La délicatesse de la situation réside dans le fait que toutes les communautés se sentent stigmatisées sur le terrain, dans les zones rurales touchées par le fléau de l’insécurité actuelle. Les ressentiments sur le terrain sont totalement différents des égos des citadins, des politiciens et autres intellectuels en quête de légitimité ou d’électorat. Des peuls, des dogons, des songoïs, des mossis, des kurunfès, des bobos, des Kel-Tamasheq …se sentent, de nos jours et de plus en plus, quelque part, dans ce pays, à des degrés divers et sous des formes variées, dans un certain sens, stigmatisés les uns par les autres.

Tout le drame est là. L’exacerbation de la stigmatisation actuelle avec ses corollaires vient sans nul doute d’intrus, d’éléments exogènes des communautés qui ont toujours vécu ensemble, avec certes des frictions, mais des frictions qui n’ont jamais mis en péril leur vivre-ensemble.

La situation actuelle est très grave parce que de plus en plus, les postures vont se radicaliser. Les communautés sont, mues par d’horribles certitudes les unes sur les autres, en train de dépasser le stade de suspicion pour s’inscrire dans une logique de confrontation ouverte et directe. Chaque communauté n’est pas loin de son dernier retranchement. Or, l’histoire enseigne que l’homme sans perspective, sans espoir, se tourne généralement et malheureusement vers la violence comme alternative.

C’est pourquoi il faut craindre la multiplication des groupes d’auto-défense. Chaque communauté pour ne pas dire chaque village verra dans ces groupes, l’ultime recours pour la survie. L’homme qui perd sa famille, ses biens, ses terres et sa dignité, qui perd presque tout, pour des raisons d’appartenance à un groupe, s’il lui reste encore la raison et quelques forces, trouvera à tort ou à raison dans la violence, une voie de renaissance, pas seulement de l’absurde et inefficace vengeance. Ne nous voilons pas la face.

Tant qu’une communauté se sentira menacée en tant que communauté, la violence aura de beaux jours devant elle, au détriment du vivre-ensemble. L’agriculteur qui perd toute chance de cultiver ses terres parce qu’il est agriculteur, l’éleveur qui perd toute sérénité et toute possibilité de paître ses animaux parce qu’il est éleveur, ne vit plus. La seule chose qui lui reste est de se liguer avec ceux qui vivent la même situation que lui afin de mourir dans l’honneur. Ou tout au moins, de se consoler du mérite d’avoir résisté. Comment nous tirer de ce bourbier vers lequel nous nous acheminons lentement mais sûrement ?

En relevant le défi sécuritaire. Comment ? C’est là tout le problème. Une chose est sûre, la réponse à l’insécurité qui frappe les populations sera endogène ou ne sera pas. Il faudra commencer, à la base, par appréhender la situation, par identifier l’adversaire ou les adversaires, ses/leurs motivations et sa méthodologie. C’est important parce qu’à l’analyse, la situation du Burkina Faso est différente de celles des autres pays dans la sous-région et même à travers le monde.

En effet, l’on a rarement vu un pays attaqué de toutes parts, en ville comme en campagne, pour des raisons religieuses ou pour des revendications territoriales. Il n’est pas superflu de penser donc que les causes réelles et profondes de l’essentiel des attaques contre le Burkina Faso n’ont rien à voir avec le djihadisme ou à avec des revendications territoriales.

Si ces deux facteurs étaient des mobiles majeurs, ce serait une ou deux régions du pays tout au plus qui allaient être concernées en plus des grandes villes. Les villages, les populations innocentes et les leaders d’opinion en zones rurales ne seraient pas des cibles principales. Les travailleurs civils du public et du privée ne seraient pas des cibles privilégiées, des écoles ne seraient pas brulées, des ambulances seraient épargnées.

Et, la stratégie serait probablement de soumettre les communautés et non pas de les tuer, de les opposer, surtout qu’aucune communauté ne prendra jamais le dessus de façon durable sur une autre si tout le monde prenait les armes. Si le problème devenait véritablement communautaire, personne ne gagnera. C’est certain.

En tout état de cause, nous devons tout faire pour éviter que notre pays se « centrafricanise ». Les communautés qui vivent ensemble en zone rurale doivent se parler. Qui peut organiser ou favoriser ce dialogue ? Ce ne sera pas en tout cas l’Etat seul. Au sein des différentes communautés dans ces zones, il ne manque pas de gens qui conservent un minimum d’audience.

La solution viendra d’eux et de ceux avec qui ils sont en relation et qui ont une envergure communale ou provinciale. Il faut renouer les anneaux qui reliaient les communautés et qui leur permettaient de vivre ensemble. C’est possible et c’est là l’une des alternatives les plus plausibles pour fermer toutes les portes aux acteurs exogènes qui réussissent par des mises en scènes à opposer les communautés.

Faisons tout pour que au Burkina Faso, quelqu’un ne se sente pas menacé parce qu’il est bobo, peul, kurunfè, Kel-Tamasheq, songoï…Dans notre pays, toutes les communautés veulent vivre ensemble et en paix. Avec les limites objectives de l’Etat, le collectif contre la stigmatisation pourrait jouer un grand rôle, à commencer par diligenter une étude sur la stigmatisation pour cerner tous les contours du phénomène en zone urbaine comme en zone rurale.

Ce nouveau-né de la société civile burkinabè peut favoriser la rencontre des communautés sur le terrain, de nos jours, avec l’accompagnement de l’Etat et de certaines ONG, de personnes de ressources. Il pourrait prospecter par zone touchée pour identifier les voies et moyens susceptibles de favoriser une réelle articulation entre les communautés à la base.

Il peut utiliser les réseaux sociaux particulièrement WhatsApp pour des spots publicitaires, pour des messages sonores et visuels rappelant aux communautés ce qui les a toujours lié, pour les avertir/les prévenir sur les pièges qui leurs sont tendus par ceux qui veulent nous diviser... On sait aujourd’hui qu’en zone rurale, des populations maîtrisent très bien ce réseau. Beaucoup sont dans des groupes WhatsApp.

Il est utile d’anticiper cette approche dans les zones peu/non touchées par le phénomène. Travaillons à partir de la base à renouer le contact entre les communautés. Sinon, les milices auront de beaux jours devant elles, au détriment de tous et de chacun. Que Dieu nous épargne une telle perspective et sauve le Burkina Faso.

Boubacar Elhadji
boubacar.elhadji@yahoo.fr

Vos commentaires

  • Le 17 avril à 22:43, par sidbala En réponse à : Burkina Faso : agir vite et avec subtilité pour prévenir la prolifération de milices

    Il faut vous en prendre au président Rock et son MPP qui sont à la base de cette situation. De puis l’indépendance du pays jusqu’à ce que Le président Blaise COMPAORE quitte le pouvoir on a jamais de mémoire d’homme appris qu’il y a des groupes d’auto décence dans ce pays, c’est le MPP avec à sa tête le défunt salif Simon et Rock et la balai citoyen qui ont mis en place cette structure guerrière qui devrait les protéger pour les élections passées, parce quils ne faisaient pas confiance à l’armée dans toute sa composante.

    Maintenant que le monstre à quitté sa cachette, c’est nous maintenant qui sommes les proies faciles. Ces groupes d’auto décence ne pourront pas être anéantis, il faut chacun se prépare à former son groupe si nous ne voulons pas être la proie facile des autres et là la sélection naturelle se fera, puisque les plus forts remporteront et le pays s’en portera mieux.

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    • Le 27 avril à 14:53, par RICO En réponse à : Burkina Faso : agir vite et avec subtilité pour prévenir la prolifération de milices

      Internaute Sidbala, tous ceux qui t’ont déjà lu dans ce forum sauvent que tu veux un génocide au Burkina pour pouvoir dire que tu as raison.
      pour ton information, les groupes d’auto défense se sont crée dans le temps de Blaise par localités rurales pour lutter contre les coupeurs de route et autres brigands qui fatiguaient les populations rurales et même riveraines laissées à elles. ce sont ces mêmes bandits qui ne peuvent plus agir à cause de ces groupes auto défense, que les groupes terroristes ont récupéré. Toi tu étais ou quand les bandits braquaient toutes les routes du Burkina chaque jour ? Mais depuis la création de ces groupes, ces braquages ont presque disparu. Mais les bandits ont incorporés les groupes terroristes pou pouvoir continuer leur basse besogne, pour ton information.

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  • Le 18 avril à 09:35, par Le Vigilent En réponse à : Burkina Faso : agir vite et avec subtilité pour prévenir la prolifération de milices

    Je pense que les gens font, sciemment ou inconsciemmment, des amalgames souvent très angereux sur la nature des groupes d’autodefense et sur les motivations de ceux qui les ont créés. Jusqu’a preuve du contraire les groupes d’autodefense ont été mis en place par les populations locales pour lutter contre les bandits qui attaquaient les villages et les dépouillaient de leurs biens sans que les forces publiques ne puissent leur venir au secours. En tout cas c’est ce que font les kogleweogo. Depuis leur création les paysans, qui n’ont pas la possibilité de s’entourer de vigiles comme le font les citadins malgré la proximité des forces publiques de sécurité. Affirmer que les groupes d’autodefence ont été créés dans un but de défense contre d’autres communautés, est très tendancieux et plus que malsain.
    Mr @sibala s’en est saisi pour se livrer à des elucubrations qui traduisent sa haine contre des citoyens qui ne sont impliqués ni de près ni de lui dans la création des groupes d’autodefence dont l’existance l’apparition remède à des années antérieures à la chute du régime de Blaise Compaore. Dieu seul sait si notre ami @sidbala n’est pas de ceux contre lesquels les groupes d’autodefence mènent une lutte âpre et efficace dans les villages pour la sécurité des populations et de leurs biens.

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  • Le 18 avril à 09:57, par TOERE En réponse à : Burkina Faso : agir vite et avec subtilité pour prévenir la prolifération de milices

    Tout comme au RWUANDA ,une ethnie se disant majoritaire à 70% de la population du pays ,a cru qu’elle pouvait dominer et écraser ad vitam aternam l’autre ou les autres ethnies minoritaires du RWUANDA,il faut craindre qu’au BURKINA FASO ,on en arrive un jour à la même situation avec les conséquences de cette vision stupide de certains leaders coutumiers et politiques de l’ethnie dit majoritaire au BURKINA FASO .N’ayons pas peur des mots, il y a bel et bien des adeptes effrontés de cette théorie dans notre pays .En effet, tout le monde aura constaté la volonté des éléments de ce groupe d’imposer leurs fameux KOGLOWEOGO dans toutes les régions de notre pays ,comme si les populations de ces régions n’étaient pas assez responsables pour savoir ce qui est bon au mauvais pour elles ,ou pour s’organiser et se défendre si besoin est . Rappelons nous des évènements de TIAGO ,KARANGASSO VIGUE .Nous sommes entrain de nous amuser avec le feu dans ce pays et nous n’aurons que nos yeux pour pleurer au moment où il sera trop tard de pouvoir extirper le monstre avant qu’il n’aie causé des dégâts humains énormes et détruit notre vivre-ensemble . Hélas dans le Burkina Faso d’aujourd’hui ,l’irresponsabilité à tous les niveaux de l’Etat ,la malhonnêteté et la mauvaise foi intellectuelles dans les milieux d’objecteurs de conscience ,la lâcheté ,l’immoralité ,la petitesse d’esprit,etc sont les valeurs qui dictent la marche de notre patrie . Et là ,c’est franchement inquiétant .
    Merci quand même à l’auteur de cet article qui a le mérite comme bien d’autres compatriotes avant lui de tirer la sonnette d’alarme sur les futurs conséquences de ce fléau de multiplication des milices d’auto-défense . Nul doute ,qu’il y aura des internautes de services pour le descendre en flammes ,mais monsieur soyez fier d’avoir fait vôtre devoir de veille citoyenne ,car l’histoire vous donnera raison, si votre contribution n’est pas entendue par qui de droit .
    Et pourtant ,que d’exemples tristes en Afrique du fait de ce genre de pratiques qui auraient pu inciter les burkinabè à ne pas s’engager sur ce dangereux chemin sous prétexte de lutter contre l’insécurité et le terrorisme . Il y a bien d’autres voies à la disposition d’un Etat bien organisé sous le leadership de gouvernants avisés et conscients de leurs lourdes missions et responsabilités pour lutter efficacement contre ces maux que sont l’insécurité et le terrorisme .

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  • Le 18 avril à 10:13, par HUG En réponse à : Burkina Faso : agir vite et avec subtilité pour prévenir la prolifération de milices

    Certains « » KOGOLWEOGO sont des milices avec la bénédiction de certaines personnes du MPP. Mais ce qui est pire c’est qu’il semble qu’ils sont protéger par le pouvoir même du MPP et mais pour des calculs politiciens. Si cela est vrai c’est que c’est grave et même très grave. ce pouvoir du MPP et acolytes ne veut pas les dissoudre . Cela semble vrai au regard des arguments légers avancés par certains caciques du pouvoir actuel. Ils disent qu’on ne peut supprimer quelque chose qui n’existe pas. Moi je réponds à ces gens là en ces termes puisqu’ils n’ont aucune base légale d’existence c’est pourquoi il faut les dissoudre car ce qui est illégale doit être banni dans une république. Le temps est le meilleur juge de l’histoire.

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  • Le 18 avril à 11:49, par SID PAWALEMDE En réponse à : Burkina Faso : agir vite et avec subtilité pour prévenir la prolifération de milices

    Le collectif contre la stigmatisation ne peut jouer un seul rôle dans tout ce que vous proposiez car il a déjà pris un camp. Le camp Peulh. Méfiez vous de ce collectif. D’ailleurs lors de ses prochaines marches, nous risquons de nous rentrer dedans car la mort du chef de Yirgou ne leur dit rien et même la mort du Cheik de Arbinda.
    Laissons les groupes d’auto défenses se proliférer car ils seront très efficaces comme les CDR. Du temps des CDR qui pouvait imaginer tuer un chef et une partie de sa famille et partir comme si rien n’était ? A plus forte raison dégainer un couteau et l’égorger ?

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  • Le 18 avril à 12:58, par KONE En réponse à : Burkina Faso : agir vite et avec subtilité pour prévenir la prolifération de milices

    Dans un état de droit on ne parle pas de milice comme les CDR on montrer leur limites au temps de la révolution la justice est morte dans le pays il faut la ressusciter vite et mètre les moyens nécessaire
    pour son fonctionnement ces milices ce sont des analphabètes qui agissent comme des CDR dans le non droit et les règlements de compte personnels dans la jalousie et l’aigreur de la vie difficile du pays des gens sans formation ni expertise sans droit ni lois interviennent au gres des circonstances selon leur volonté rumeur pour tuer des hommes sans que la justice les forces de l’ordre ni l’eta n interviennent c’est grave et meme tres grave l’insecurité n’est meme plus pour les etranger si rien n’est fait pour arreter ces massacres ce sont les autoctonnes qui devront prendre la tengente et laisser ce environnement du moyen age .

    C’est le vide la carence et l’incompétence l’absence des forces de l’ordre et de la sécurité dans plusieurs localités du pays l’insécurités grandissante les populations ne pouvant plus compter sur l’état qui a démissionner face aux problème de sécurité de vol de pillage du peuple de règlement de compte que les milices ont vu leur naissance au pays des hommes intègres , malheureusement n’etant pas du métier de sécurité ni de justice aucune formation de base a la justice encore moins a la recherche de preuve tangible avant d’agir l’occasion est donnée du fait de l’absence de l’etat a des analphabètes de nous faire retourner au stade de l’age de la pierre taillée et du neandertal je fustige des soupçons et des idees sur un groupe ethnique sans preuve cela suffit et donne le droit de vie ou de mort sur les suspect c’est ainsi que commence toute guerre civiles il faut tes bvite vite dissoudre toutes ces milices et faire appliquer le droits recruter s’il le faut encore et former des agnets de la justice et du droit mettre fin a cette gestion chaotique qui ne débouchera que sur la guerre civile et un génocide a la rwandaise un millions de tuers en trois en 1994
    L’état doit assurer la justice et la sécurité pour tous les burkinabés avec les principes de la justice et promouvoir a la protection des citoyens et citoyennes sur l’ensemble du territoire plus jamais de Yuirgou plus de Arbinda plus de Nafona et plus de Orodara mais la justice l’impunité par l’etat des gens qui enlèvent tranquillement la vie a des centaines de burkinabés sans jugement ni poursuite est plus qu’un véritables chaos et un retour a l’Age de la pierre taillée où les hommes habillés en caleçons sorte nt et ne savent pas s’ils seront mangés ou exterminer par d’autres hommes plus violents avent le soir non il faut arrêter ces massacres et ne recherchons pas a camoufler l’incompetence par des culpabilités qui ne tiennent pas En TOUT ETAT de cause on ne demande pas a cause de qui on a des problèmes on demande de les résoudre a 100 pour cent ou a 80 pour cent en fonction des objectifs et impératifs de l’heure et des moyens de bords du pays c’est tout . il faut arreter ces massacres et juger et traduire les coupables auteurs et complices de ces massacres en justice et la justice doit jouer pleinement son role au cas contraire il faut vider les responsables pour incompétence notoire t insuffisance de résultat il faut que la justice soit a proximité des citoyens et jouer pleinement son rôle de dissuasion des peuples a se porter même la mains les un sur les autres encore moins a se tuer entre eux dans l’impunité et l’état regarde se tait cela équivaut a une démission théorique que le peule demandera a ce qie ce soit physique

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  • Le 18 avril à 17:09, par John En réponse à : Burkina Faso : agir vite et avec subtilité pour prévenir la prolifération de milices

    Je crois que vous voulez parler du sud-est (vers le Togo) et non du sud-Ouest. C’est des situations géographiques différentes

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  • Le 28 avril à 10:30, par tomy-tozy En réponse à : Burkina Faso : agir vite et avec subtilité pour prévenir la prolifération de milices

    Qui peut me dire qu’a la date d’aujourd’hui nos frères, qui ont pris les armes contre leurs autres frères, ont avancé les raisons de leurs actes et qu’ils n’ont pas été écouté. Qu’ils expriment clairement leurs revendications et vous verrez des sages de tout bord ethnique trouver la solution en une seule journée. Vous savez tous comme moi que le Burkinabè est un homme de dialogue.

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  • Le 10 mai à 23:07, par jeunedame seret En réponse à : Burkina Faso : agir vite et avec subtilité pour prévenir la prolifération de milices

    «  Il n’est pas superflu de penser donc que les causes réelles et profondes de l’essentiel des attaques contre le Burkina Faso n’ont rien à voir avec le djihadisme ou à avec des revendications territoriales. » Tous ceux qui croient détenir l’information vraie parlent avec trop de réserve laissant ainsi cette apparence de préjugé. Si la situation actuelle n’a rien à voir avec le djihadisme, dites alors clairement n français facile et style affirmatif les causes et les noms des auteurs ou scénaristes. De quoi avez-vous peur ? Auriez-vous aussi une main mise complice ? Sinon, parlez franc. Yaa ya boin !

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  • Le 16 mai à 11:57, par Ouvrez l’oeil ! En réponse à : Burkina Faso : agir vite et avec subtilité pour prévenir la prolifération de milices

    Il faudrait nuancer quand-même....Peut-être que dans cette situation où le terrorisme est en train de s’installer sur l’ensemble de notre territoire, notre salut viendra peut-être des groupes d’autodéfense (Dozos, Koglwéogo, etc) car endogènes aux populations locales.

    Souvenez-vous qu’avec l’apparition de certains groupes d’autodéfenses, les braquages et autres attaques à mains armés avaient quasiment pris fin dans nos tropiques...

    Ouvrez donc l’œil !

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  • Le 16 mai à 21:05, par Amourfraternel En réponse à : Burkina Faso : agir vite et avec subtilité pour prévenir la prolifération de milices

    Le message est claire et simple. Nous devons faire la part des choses. La paix au Burkina que nous voulons tous voir. Pardon laisser les mots de divisions et envisager un Burkina developpe.
    La paix est la source d’espoir.

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