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Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

Accueil > Actualités > Opinions • Par Moussa Sinon • dimanche 10 février 2019 à 20h00min
Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

Avant-propos : Avec cet essai, je vais recevoir les foudres de quelques extrémistes, tribalistes, ethnicisés et communautaristes... Cela ne m’arrêtera pas. Je travaillerai avec tous ceux qui veulent donner une chance à notre projet national.

En ces temps de questionnements et de doutes, peut-être faut-il faire attention avec les termes que nous utilisons pour ne pas briser des socles séculaires à cause de cette conjoncture. Depuis les événements malheureux des attaques terroristes, les termes sont utilisés avec maladresse dans une époque où la communication n’a jamais été aussi cruciale qu’intense.

La moindre phrase prononcée ou écrite fait tout de suite le tour du monde et entre dans des foyers où elle ne serait jamais entrée autrement. Dans ce contexte le mauvais usage des termes peut mettre de l’huile au feu au risque de briser du solide. Plusieurs éléments laissent croire que le manque d’information voire l’ignorance est un facteur de ce risque. Alors allons à l’exercice de définir certains termes selon leurs assertions originales et normales qui sont malheureusement galvaudés et profitons pour rappeler ce qu’est la Nation au Mogho.

Pourquoi un tel exercice maintenant ?

Le 1er janvier 2019, un groupe d’individus a assassiné le chef du village de Yirgou et six autres personnes. Une section du groupe d’auto-défense Kogolweogo décide de représailles et massacre des communautés peulh avoisinantes car, dit-on, selon les versions, les agresseurs seraient des Peulhs ou auraient été hébergés par des Peulhs. Un effroyable bilan ! Plusieurs observateurs en déduisent tout de suite qu’il s’agit d’un problème inter-ethnique, intercommunautaire ! Que nenni !

Les grands drames dans l’histoire prennent racine parfois quand on refuse de nommer correctement les choses : un groupe d’autodéfense existant hors de toute législation et toléré par les gérants de l’Etat du Burkina a massacré une population du Burkina. Ce sont les faits. Des observateurs et commendataires de tout acabit se sont lancés dans des interprétations tendancieuses et très dangereuses pour notre pays. Certains propos émanent de l’ignorance pure et simple de leurs auteurs quant à la structure profonde de la société qu’ils tentent d’analyser.

C’est ainsi que le Dr Siaka Coulibaly, dans une interview accordée au portail Lefaso.net, a lancé quelques phrases malheureuses qu’il nous semble opportun de souligner ici et de les nuancer fortement par quelques rappels de faits sociaux.

Ainsi on a pu lire : « Cette question reste entière parce que la question Peulh inclut l’intégration de ce groupe qui est un groupe extraterritorial puisqu’il existe dans plusieurs autres pays, mais surtout celle de sa grande mobilité. Etant donné qu’ils se déplacent assez facilement, ils ont souvent posé des problèmes de gestion de terroirs, de ressources naturelles, l’eau ou les pâturages dans un premier temps, mais dans un second, le problème de son intégration dans les autres groupes est aussi posé. Cette intégration, quand on fait l’observation à grande échelle, on se rend compte qu’elle est diversement réglée, selon les groupes en présence. »

Nécessité de nuancer le concept d’intégration

Avec respect, je me permets de dire au Dr Coulibaly mon total désaccord avec son propos et ma profonde tristesse quant à sa dangerosité. Cela n’a rien de personnel. Qu’entendez-vous par « intégration » répété trois fois dans votre texte ? Nous devons chacun faire l’effort de ne pas utiliser facilement les vocables forgés dans des contextes sous d’autres cieux par d’autres. L’intégration à la française que vous semblez évoquer, non seulement n’est pas utilisée partout en Occident mais est surtout complètement étrangère à notre culture. Elle n’est pas recherchée. Jamais on ne demandera à quelqu’un de s’intégrer car cela revient à lui enlever ses attaches avec sa filiation. Laquelle lui servait en général pour communier avec le divin.

L’intégration n’est pas une demande, elle n’est pas une exigence et n’est pas nécessairement souhaitée. Un des principaux quartiers de Ouahigouya est Bobossin (Quartier des Bobo). La question de l’intégration ne s’applique pas sur le territoire du Mogho et je doute qu’elle s’applique d’ailleurs quelque part en Afrique. Même à un individu on ne lui demande pas de s’intégrer et à plus forte raison une nation. Des individus peuvent adhérer. Des nations fusionnent. Les Peulh sont des Peulh et n’ont pas vocation à être autre chose que des Burkinabè. Cela est valable aussi pour nous tous.

Le Mogho, est une nation multinationale

Le Larousse définit une nation comme un « Ensemble des êtres humains vivant dans un même territoire, ayant une communauté d’origine, d’histoire, de culture, de traditions, parfois de langue, et constituant une communauté politique. » En souvenir à monsieur Paré, notre professeur de Philosophie qui avait suffisamment insisté, ajoutons à la définition ceci : « … et ayant la volonté d’avoir un avenir commun ».

Les Peulh constituent une nation plus ancienne que la nation Moagha à laquelle fait partie des Peulh et avec d’autres. Parler d’une « question peulh » est aussi une légèreté grave car il n’y a pas de « question peulh ». Ne serait-il pas plus opportun de parler d’une question de partage ou de gestion du terroir entre groupes professionnels : Eleveurs et cultivateurs. Sachant que même cette généralisation est trop facile car il y a des Peulh qui ont des champs qu’ils cultivent dans les mêmes conditions que leurs concitoyens mossé. Ils participent et organisent entre autres de corvées champêtres communautaires (Soa-ssoa-ga) auxquelles tout le monde participe !

Les Peulh du Mogho possèdent des terres comme les autres composantes du pays. Cela n’est pas vrai partout en dehors du Mogho. Il y a des non Peulh qui ont aussi des troupeaux de dizaines de têtes qu’ils élèvent sur le même territoire.
Qu’en est-il de l’alliance historique des Peulh et des autres nations du Mogho ?
Historiquement et de fait, est Mossi toute personne qui est née ou qui vit sur le territoire du Mogho et qui porte en même l’idée d’une communauté plurielle, fédérative.

Les Peulh et les autres communautés qui vivent sur ce territoire et qui existent sur d’autres territoires on parle d’eux en précisant que ce sont « les Peulh du Mogho », « les Marka du Mogho » ou des Maransés, « les Zanweoto du Mogho », « les Yarsés du Mogho » à la différence par exemple des « Gambag Yarsé » (les Yarsés de Gambaaga dans le Nord Ghana). N’importe qui pourrait prendre une carte détaillée et trouvera sur le territoire traditionnellement reconnu comme le Mogho plein de quartiers, de villages ou de métropoles peulhs : Silmissin, Silmidougou, Silmii Yiri, Silmiugu, etc. sont des toponymes qui jalonnent tout le Mogho.

Il y a des noms de métropoles peulhs du Mogho qui n’ont pas la racine « Silmi » tels que Barkoundouba, une cité peulh... Ils sont tous du Mogho. Un des Mossé qui sont établis à l’extérieur du territoire sont appelés des « wékiem-mossé » (Mossé de l’étranger). Il n’y avait pas de Mossé ailleurs qui sont venus en immigrants ou en conquérants. Il est important que cela soit clair pour tous. Tout s’est créé sur place.

La plupart de ceux qui ont adhéré au projet national, comme c’est de coutume, ont dû laisser partir une partie d’eux-mêmes et ont acquis des autres membres. Ainsi les Ninissi (sous-groupe des Samo) sont devenus des Tansoaba, Gnognonsé des Tinguimbissi, des Dogon devenus certains des Saanba, les Dagbon (d’où sort Yennega mais aussi d’où sortiront les Dagaaba ou Dagari) sont devenus des Nakombsé(suite probablement à l’union avec des Bissa), les Mampursi (devenus Malfulshi puis Fulsé), les Tallensi sont-ils devenus des Talsé, Talga au singulier (hypothèse à vérifier) qui incluent désormais tous ceux qui ne sont pas de sang royal, les roturiers en quelque sorte ?

Dire que « tous les villages de l’Ouest comprennent des hameaux Peulh » est d’une part une méconnaissance des autres parties du Burkina et d’autre part, et cela est plus dangereux, c’est de laisser croire que les Peulh ont partout des difficultés avec les autres communautés. Ce qui est archi-faux car les Communautés Peulh vivent sur le territoire du Burkina actuel depuis au moins mille ans. Il y a des chefferies peulh au Mogho avec des monarques : Barkoundba-Silminaba, Gombogo-Silminaba, Komtam-Silmanaba, Kourgou-Silminaba…

Les interactions entre les différentes sous-nations Moagha sont multiples. C’est quand même au Mogho que l’on trouve des communautés qui se présentent comme étant des « Silmi-mossé ». A la fois Peulh et Mossé avec des éléments culturels assez prononcés des deux côtés.

Aussi, analyser une société africaine en faisant abstraction de sa spiritualité générale, fausse non seulement les analyses mais pose des risques. Dans cette spiritualité, l’humanité est d’une grande complexité : un couple peulh peut mettre au monde un enfant moagha ou autre. Un couple moagha peut également mettre au monde un enfant peulh ou autre. Complexe peut-être mais c’est ainsi !

Une anecdote pour illustrer un exemple de coexistence quasi-fusionnelle entre Peulh et Mossé. Dans les années 1990, à Ouaga, dans le quartier où j’ai grandi, une famille voisine, de foi chrétienne, Nakombsé d’origine, ont demandé à mes parents de leur proposer un prénom musulman convenable pour leur fille car elle serait d’essence Peulh. La fille ainée de ces deux Mossé serait Peulh, une Silmiga. Comme au Mogho les Peulh étaient les premiers à embrasser l’Islam, ils déduisent que leur fille devrait être musulmane alors qu’eux-mêmes vont à l’église. Ainsi nous célébrions les fêtes musulmanes avec la fille qui portait un prénom arabe. (La jeune femme me lit peut-être et j’espère qu’elle ne m’en voudra pas).

Serait-ce pour la même raison qu’il est commun de voir des Peulh qui portent des prénoms à connotation Moagha tels : Bingba, Koudougou, Mossé, Yemdaogo, etc. ? Koumbou, Sambo, Silmiga, Silmi-Raogo, Yéro, etc. sont également des prénoms de Mossé qui font directement écho à la nation Peulh. Bref, c’est difficile de croire que des groupes structurellement en conflit s’échangent des prénoms et mieux se donnent la vie.

Le vocable Mossé est surtout utilisé par les personnes extérieures au territoire ou par des personnes du territoire qui s’adressent à des étrangers. Dans ce deuxième cas on veut faciliter la tâche à l’étranger et on s’identifie au grand ensemble sans aller dans les détails. Si vous connaissez bien le pays, il pourra vous ajouter qu’il est un Tansoaban-bila (Tansoaban-damba au pluriel) qui habite probablement à Tanso-bon-go, Tanso-ban-tinga, etc. ou il est un Gnognoga (Gnognonssé au pluriel) il habite à Yonyongo ou ailleurs, il est un Sikoaba (Sikobsé au pluriel), un Yarga (Yarsés au pluriel) habite à Yargo, ou à Yarse-yiri, etc., il est un Sangnan (Saanba) habite à Saaba, Saanb-tinga, Sangne-Yiri, etc. il est un Nakoamga (Nakombsé au pl.) habite à Naa-Yiri, Nabiissin, Nabig-Yiri, Nabig Tenga, etc. Dans une célèbre phrase, Gérard Kango Ouédraogo dit : « Il n’y a rien de honteux pour un Nakombila d’échouer dans la conquête du pouvoir. »

Il parle de sa longue lutte politique pour le pouvoir d’État. Mais il n’a pas dit « un Mossi », il a plutôt dit « un Nakombila » un fils de Nakoamga. Celui qui est appelé Mossi ou qui se présente comme tel vit au Mogho certes mais est probablement aussi Foulga (Fulsé au pl.), Gourounga (Gourounsé au pl.)… Les gens de Ouahigouya disent qu’à Yako ce sont des Gourounsé. Ceux de Yako estiment qu’à Koudougou ce sont des Gourounsé… Le Moagha peut être aussi Boussanga (Boussansé ou Bissa). Le Tansoaba et le Gounghin Naaba sont de descendance Niniga (Ninissi au pl.).

Le Tansoaba est le chef des armées du Mogho et il est le second personnage de l’Etat du Mogho après le Mogho Naaba. Les Ninissi font partie originellement de la nation Samo. Au début du 20e Siècle on a dénombré 12 villages Samo dans le Yadtenga. Bien entendu que tous les Samo, les Gourounsi, les Peulh et les Bissa ne vivent pas tous au Mogho et ne font donc pas partie de l’ensemble Mossé.

Ils vivent aussi sur leurs territoires propres et sont des nations voisines et alliées historiques des Mossé. Parler d’un « groupe extraterritorial » est une maladresse qui ne correspond nullement à une réalité historique. Sinon on dira que les Gourmatché sont un « groupe extraterritorial » car il y a des Gourmatché au Niger, au Benin et peut-être au Togo. Les Dagaaba (Dagari) sont à la fois au Ghana, Burkina, Côte d’Ivoire…Il n’y a-t-il pas de Samo et de Bobo au Mali ? Le fait qu’il y ait d’autres communautés Peulh dans d’autres pays en ferait peut-être un groupe transnational.

A suivre…

Moussa SINON (moussa.sinon@gmail.com)

Lectures pour aller plus loin (certains sont en ligne) :
-  Histoires et Légendes des Peuples du Burkina Faso
-  Moogo - L’émergence d’un espace étatique ouest-africain au XVIe siècle
-  Princes & serviteurs du royaume : cinq études de monarchies africaines
-  Tierce Église, ma Mère ou la Conversion d’une communauté païenne au Christ
-  Une enquête historique en pays mossi
-  Parole et poésie du tam-tam : Manega, culture et structures du peuple
The Tribes Of The Ashanti Hinsterland Vol II.

Vos commentaires

  • Le 8 février à 15:42, par la force révolutionnaire En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    excellente analyse je peux dormir tranquille maintenant . merci c’est cela un intellectuel..
    rien à voir avec des ablasserie

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  • Le 8 février à 15:56, par Soomtooré Kindo En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    D’entrée de jeux, je m’en voudrais de ne pas demander votre contact pour profiter de ce riche savoir dont vous disposer et peut être voir dans quelle elle on pourrait collaborer pour d’autres projets allant dans le sens de la vulgarisation de la culture (spititualité) mooaga et celle burkinabè en générale
    Que la jeunesse lise au lieu de se laisser manipuler par des diplômés aliénés qui ne connaissent rien d’eux même et qui prétendent connaitres les autres qui ne seront jamais.
    Merci. 76 50 79 12

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  • Le 8 février à 16:12, par Juste En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Très belle analyse. j’ai beaucoup appris de votre article.

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  • Le 8 février à 16:24, par Moi En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Mr Moussa Sinon,

    J’ai pas pu tout lire votre écrit mais je m’inscrire dans votre logique et j’ajoute qu’il ya les silmimossé qui veut dire en traduction littérale peuhl-mossi. Ils ne sont ni peuhl ni mossi mais sont les deux cumulés.
    Et aujourd’hui si on veut faire un dénombrement de peuples marié à des mossi et vice versa c’est bcp je vous dit.

    Un conseil aux groupes politiciens de tout bord, evitons de faire tu tapage, de la récupération et de la publicité sur les événements malheureux.

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  • Le 8 février à 16:29, par larbis En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Je suis d’avis avec vous à travers cette analyse. Siaka COULIBALY dérape quelques fois dans ses analyses.

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  • Le 8 février à 16:31, par éé En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    tu as raison mon ami. Ball à terre sinon notre vivre ensemble sera affecté

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  • Le 8 février à 16:41, par Leveridik En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Merci pour l’analyse scientifique sans haine . Tu n’as pas fais comme ces grands docteurs a la langue facile qui ne prennent pas le temps de chercher avant de débiter des inepties. Bravo

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  • Le 8 février à 16:46, par Dr François Ramde En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Votre analyse est digne d’intérêt. Dans la situation actuelle de notre pays, vous faites preuve de lucidité. Des conférences que vous voudrez bien animer seront d’un apport important pour le vivre ensemble.
    J ’ai beaucoup appris de vous.

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  • Le 8 février à 16:59, par KONOMBO Mouni En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Très ravi de lire Monsieur SINON Moussa et je peux dire comme l’a dit "Force révolutionnaire" dormir à tête reposée. Quand tu suis les médias, tout est mélangé et ce sont les propos de certains même qui enveniment la situation davantage, sinon on peut résoudre cette situation sans problème et les gens vont réintégrer leurs villages sans problèmes. Mais je reconnais que ce qui s’est passé est inacceptable mais tel que traité par les médias j’en doute beaucoup.
    Personnellement, j’ai travaillé dans un village ou le chef du village a poignardé nuitamment un Gnonoaga tué et quand je suis arrivé en tant que Chef de projet on m’a déconseillé ce village mais par la grâce de Dieu, j’ai pu réunir tout le village sous un même arbre qu’ils avaient l’habitude de se retrouver pour des questions du village et avec la situation d’assassinat ce n’était plus faisable (je vais taire le nom du village car il se trouve dans la même région où est passé le drame du 1er janvier dernier.
    Un deuxième fait pour m’arrêter, j’ai également travaillé dans un village ou le chef de village et l’imam ont eu une bagarre à tel point qu’après le décès de l’imam, le village est resté divisé et aucun acte de développement ne peut encore se faire. Par la grâce de Dieu, ce village est devenu mon meilleur village et la population s’est unie.
    C’était juste une contribution pour étayer les propos de Monsieur SINON dont je respecte beaucoup sans le connaitre car je n’ai aucune connaissance comme lui.
    Que Dieu bénisse notre cher pays le Burkina Faso et qu’Il unisse ses fils et filles.
    Évitons beaucoup la dramatisation et recherchons le vivre ensemble !

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  • Le 8 février à 17:02, par Ignorance En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    C’est l’ignorance qui nous egare. Si on faisait des tests ADN on trouvera que certains qui se reclament etre moaga ne le sont pas et ceux qui pretendent ne pas etre moaga le sont.

    Il y a tellement eu beaucoup de melange !!!
    Alors cessez vos anneries.

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  • Le 8 février à 17:05, par Sahara En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Merci cher aîné (je suis sûr que c’est le cas) pour cet éclaircissement d’un sujet qui du reste dépasse beaucoup d’entre nous. En lisant cette première partie de votre texte, je me rends compte à quel point nous sommes égarés dans ce monde moderne. On est comme situés en plein milieu du SAHARA, ne sachant où aller exactement, errant au gré de la direction du vent. Si nous connaissions vraiment l’histoire de notre Peuple (dans son ensemble), je pense qu’on n’en serait pas à ce stade. Mais comme on le dit, il est plus facile de détruire que de construire. Je suis impatient de voir la suite de votre message. Et merci pour la bibliographie !

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  • Le 8 février à 17:17, par ESPOIR En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Monsieur
    Bien que votre analyse tire des elements des faits historiques, elle n’etouffe pas autant le probleme reel de coexistence pacifique entre les ethnies. Ce probleme est reel et ne pas le reconnaitre ne fera pas du bien à notre pays. Nous sommes maintenant dans une nation qui n’est ni celle de la nation samo, celle de la nation gourmantché, ni celle de la nation moaga et j’en passe, mais bien dans la nation du Burkina Faso. Nous devons savoir tirer des lecons des faits tels que celui de Yirgou. Nous devons percé l’abces, isolé la problematique reelle et savoir poser les fondations pour un vivre ensemble sans complexe de superiorité ou d’inferiorité. Nul n’est detenteur de la verité, chacun y apporter de son analyse et c’est l’ensemble de ces elements qui peuvent nous faire avancer.

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  • Le 8 février à 17:35, par Concorde totale En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Merci à vous pour les explicitation et les recherches. Mais je dois vous dire qu’il y a plus des BOBO au mali plus qu’au Burkina. Il y a aussi des Samo au mali, plus de sénoufo au mali qu’au Burkina et en cote d’ivoire plus de peulh en guinée et au mali qu’au Burkina etc...
    Bien à vous pour vos recherches et le respect des autres, Je tire à vous mon chapeau surtout pour la recherche de la concorde nationale. La politique aux politiciens.
    Que les chez coutumier s’essarte de la politique.
    Ce que nous avons vue les 30 et 31 octobre 2014 et suite nous reste à la gorge. Une nation ne se construit de cette façon sous la coupe d’un chef traditionnelle fut t’il majoritaire, ou est la constitution qui nous gère tous à égalité.

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  • Le 8 février à 17:41, par Messoh En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Oui Mr Sinon, tout ce que vous dites n’est peut-être pas faux, Mais de là à dire que les communautés Peulh n’ont pas partout des difficultés avec les autres communautés, n’est pas aussi vrai. C’est jouer à l’autruche. Et pourtant chaque jour que Dieu fait, on a des cas de conflits entres les autochtones des localités avec ce groupe. Ça aussi c’est une réalité. Feindre de méconnaitre cela, c’est faire comme vous ne vivez pas dans ce pays. Partout on peut vous donner pleins d’exemples. Là où je suis parfaitement d’accord avec vous, c’est qu’ils sont des Burkinabès à part entière comme toutes les autres communautés. Mais, un peu spécifiques, vivant un peu en retrait, et préférant leurs bêtes aux autres.

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  • Le 8 février à 17:41, par caca En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Les interlignes m’ont empêché la lecture, mais en lisant les posts des internautes, je me rends compte que l’analyse est d’une sociologie fondamentale et scientifique. Il faut parfois que les sociologues ou anthropologues participent aux débats. Croire que seuls les juristes ou les journalistes et économistes sont les intellectuels et peuvent débattre des sujets d’importants me semble une erreur fatale. Actuellement on a besoin que les anthropologues et sociologues s’impliquent dans les débats afin d’éclairer la conscience collective la signification de l’espace moaga et le peuple mossi.

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    • Le 8 février à 21:39, par KOUGRI En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

      Moa Ga en gan ou Mongo-si en dioula signifie beaucoup d’hommes , un ensemble d’hommes issus de diverses ethnies en parfaite harmonie ayant un destin commun donc une communauté. le moongo est un multingpote que le colon a qualifié de masse d’hommes . elle est constituée d’individus complementaires qui ont formés les royaumes mossi du Faso." en pays mossi est que si tu viens avec la paix, instale toi mais si tu vient avec une division tu seras chatillé et chassé loin des royaumes " car tu es un oiseau de mauvais augure un nafigui

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  • Le 8 février à 17:42, par SOCRATES En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Monsieur Moussa SINON !
    votre analyse est certainement juste à certains égards, mais je m’en voudrais de ne pas être en désaccord avec votre définition du Mossi "Historiquement et de fait, est Mossi toute personne qui est née ou qui vit sur le territoire du Mogho et qui porte en même l’idée d’une communauté plurielle, fédérative".
    Je m’inscris en faux. il ne suffit pas de naitre ou de vivre sur le territoire du Mogho pour être mossi ou pour être mossi il y faut vivre et cela est vrai pour toute les communautés. La précision des spécificités communautaires porte tout son sens.
    Toute fois, le fait de vivre sur le même territoire commande que nous ayons une idée fédérative et constructive sans pour autant perdre de vue nos réalités sociologiques.

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  • Le 8 février à 18:34, par DOM DOM En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Merci bien pour votre rappel de l’histoire ? Mais reconnaissons que Dr COULIBALY n’a pas entièrement tort. Sans hypocrisie tous ceux qui ont été des cultivateurs dans les zones agricole vous diront que les peuls ont toujours eu des difficultés avec les autres ethnies.

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    • Le 9 février à 12:51, par Sidpasata-Veritas En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

      Bjr. Chers frères de toutes les éthnies, soyons prudents et lucides et n’acceptons de nous laisser diviser par les terroristes et leurs complices. Il ne faut pas aider nos ennemis à creuser la fausse commune qu’est la division dans laquelle il veulent enterrer les Burkinabè. Faisons donc attention à ce que nous disons au moment où les terroristes cherchent à déchirer notre pays. Dans familles il y a des mesententes parfois graves mais cela ne nous empêche pas de défendre ensemble les interêts de nos familles et de leurs membres. De la même manières, laissons tranquile nos vieilles tensions quotidiennes et défendons le seul pays qui est à nous tous. Ensuite on poursuivra nos querelles intestines qui ne prendront fin que quand notre pays deviendra le paradis. Sinon nous aiderons les terroriste à en faire un enfer sur terre.

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  • Le 8 février à 18:37, par Alain dupre En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Trop beau les peuls sont venus d’Inde il y a 3000 ans pourquoi la vache est sacré en Inde ,on la considère comme la maman qui offre sont lait, sa bouse est sanctifiée, sécher, elle sert de combustible.Le bœuf c’est le père qui donne ça force quand des yaourts made in peul paix Burkina pas chez vous ces horreurs.

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  • Le 8 février à 18:42, par ABDOUL AZIZ DIALLO En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Si c’est la guerre qu’ils veulent, qu’ils le disent ouvertement.les peulhs ont lutté pour ce pays pendant la colonisation donc ce pays n’est pas seulement pour les mossi.ne faites pas bouillir le sang des gens Pour créer d’autres problème.entouca quelqu’en soit c’est mieux de mourir dans la bravoure que dans la lâcheté...

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    • Le 8 février à 22:36, par KOUGRI En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

      SALUT Mr Abdoul Aziz Diallo tu vas faire la guerre avec qui ?à tes propres parents ? tu fais pas honneur a Arba DIALLO mon cher en disant cela . Arba DIALLO ,celui avant de partir a donné carton rouge à blaise compaoré, celui qui a battu corps et âme pour l’unification de la HAUTE VOLTA aujord’hui BURKINA FASO auprès du CHEF DE CANTON BÔBO ,des CHEFS DES 5 ROYAUMES MOSSI et ceux du LIPTAKO GOURMA. feras-tu honneur à THOMAS SANKARA qui a donné sang et son corps pour les Burkinabè en disant cela. non je me trompe. tu es instrumatalisé et tu es facil à être instrumatalisé pour des causes malefique d’un certain age. j’en oubliais tu te crois peul pur et les autres peuls sont des esclaves pour toi. sinon au Faso si tu participe à la construction du pays sans distinction d’ethnie est le bienvenu contradictoirement à celui qui veut sémer la dislocation desolation sera chassé comme blaise compaoré , françois compaoré et bien d’autres qu’on va deguerpir dans un temps proche qu’il soit mossi ,peul ,bôbô, samo, bissa...

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    • Le 9 février à 00:51, par Nobga En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

      Apparemment tu n’as pas lu le texte et tu es totalement hors sujet.
      Avant de réagir, lisez d’abord l’écrit pour être au même niveau de compréhension du sujet.
      Tu veux faire la guerre sur le net ? Du calme mon ami. Sans rancune.

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  • Le 8 février à 19:00, par paysannoir En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    le drame des prétendus intellectuels est que plus ils vous expliquent moins on les comprend. il aurait fallu qu’ un peul du village, un vieux pour nous parler en p eulh et Moore.les écrivains.

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  • Le 8 février à 19:05, par Politicien de nuit En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    C est un très bon article merci pour ce éclairage. Maintenant l autre chapitre à élucider c est demandé pourquoi les mossis refusent de voter ou soutenir un autre ethnie quand il s agit d élire un président merci de nous aider car c est un fait réel.

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    • Le 8 février à 23:06, par KOUGRI En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

      MERCI POUR TA QUESTION SI PERTINENTE ET EN ACTUALITE DES CONSCIENCES DU MOMENT. UNE question en politique : quels sont les personnages les plus en vus et les plus populaires dans la sphère politique du moment ? en politique c’est le personnage, le charisme qui compte. si tu parle ainsi tu ressemble à Ablassé Ouedraogo avec ses ABLASSERIES de 2015 à nos jours qui pensait que appartenir a un ethni ou à une religion pouvait faire de lui un chef d’état." les petits esprits faute d’idées accusent toujours les autres de blocus à leur emergence".il ne faut jamais se culpabiliser

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    • Le 9 février à 00:57, par Nobgaj En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

      Penses-tu que Lamizana a duré au pouvoir seulement par des coups d’État ? Ou bien ce sont seulement les Samos et autres ethnies qui l’ont voté quand il était candidat ?
      Revenez au jour mon ami Politicien de nuit.

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    • Le 9 février à 10:23, par Nazi Boni Egalité, justice équite au FASO En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

      Merci pour la question.
      Moi je veux cette réponse.
      Il faut ajouter : Pourquoi une autorité coutumière de Ouaga peux donner 1 ou 2 noms de personne pour qu’on les nomme ministre et certain ne peuvent pas le faire.
      J’attends aussi la réponse.
      Je ne suis contre personne, mais ne veux l’égalité des ethnies au Burkina mon beau pays que j’adore bien et nul part ailleurs.
      J’aime toutes les ethnies du Burkina il y a du bon et du mauvais dans toutes les ethnies.
      Ce que je vois de nos jours est instrumentalise par quelques individus et cela va faire perdre le Burkina à cause d’intérêt bassement opportuniste et mercantile.
      Nos devons avoir les même chances dans une nation.
      Sinon ce n’est plus ma nation.
      C’est ce Soumane Touré dénonce et c’est ce que beaucoup de personnes pensent bas sans le dire.
      Nous pouvons tous perdre ce que nous avons en commun si et seulement si....
      Moi je veux la réponse.

      Vive le Burkina Faso

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    • Le 10 février à 12:50, par Bantchandi En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

      Merci Politicien de nuit, oui merci pour cette question éminemment sociale et politique qui empoisonne silencieusement notre vivre ensemble. Elle taraude beaucoup l’esprit des Burkinabè mais elle constitue un sujet tabou. Je l’ai une fois évoqué, mais mal m’a pris certains sont tombés à bras raccourci sur moi. Niant qu’il n’ y avait pas ce genre de problème au Burkina Faso.

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      • Le 11 février à 00:16, par KOUGRI En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

        SALUT FRATERNEL A POLITICIEN DE NUIT ET A NAZI BONY. vous savez dans la vie tout est possible. ce n’est qu’une question de leadership et charisme politique. croyez vous que Zida a été accompagné par des millitaires mossi pour venir faire la force à Honoré Traoré ? Y avait-il pas les Coussoubé, Les Dah Sami, Les Sanou Ali ... démandé à vos ainés aventuriers qui ont osé faire un tour du FASO. je pari que vous êtes des autoctones basés dans votre village ou ville d’origine et ne connaissant peu l’athmonsphère politique nationale si ce n’est locale. celui qui dit que mogho naba a 1 ou 2 choix ministeriel de l’état est archi faux. LES CHEFS COUTUMIERS, LES CHEFS RELIGIEUX ET LES DOYENS INTELLECTES forment le collège des sages. en REMARQUE : SAVEZ VOUS QU’UN PEUL A DEJA ETE MOOGHO NAABA D’UN DES PLUS GRAND ROYAUME MÔGO-SI ?

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        • Le 12 février à 19:56, par Nazi Boni Egalité, justice au FASO En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

          Salut Kougri et Koutou mes devanciers et aventuriers c’est qui ?
          Si c’est lui alors c’est ce qu’il a dit qui se réalise et nous assumerons mais ce n’est pas ce que nous souhaitons.
          « Allah n’est pas obligé »
          Tu vois au Burkina et précisément à Ouaga c’est le dénie et la politique de l’Autriche,
          On fais quoi après avoir massacré plus d’une cinquantaine de peuhl.
          Je dis et je répète lavons le linge sale en famille.
          Les autres ne sont pas content c’est vrai ou faux.
          Quand certains ont dit qu’ils ne veulent pas les kolgwego, vous vous rué dans les brancards la suite ont la connais et ce n’est que le début.
          Or c’est simple je ne veux pas, je ne veux pas cela chez moi car je suis en république et régi par les lois de Burkina mon pays.
          On trouve autre chose pour me régir, formidable et bravo allons seulement.
          Ils sont venus prêter allégeance à ouaga en millier de personne,
          Les autres regardent mais ne disent rien.
          C’est parce que nous aimons tous ce pays mais dans l’équité des ethnies et la justice pour toutes les ethnies.
          Un jour cela peut être tard et nous aurons perdu ce que nous avons en commun de plus précieux le Burkina.
          Tu te connais mais tu ne connais pas les autres.
          Il a fait l’éloge d’une ethnie je trouve que c’est fourni mais les autres en résumé ‘ont jamais été dominé même souvent le colon a perdu ses dents.
          Ce n’est pas maintenant qu’ils vont accepter.
          Ecoute ouaga FM à partir de 8h le matin ils ont dit.
          Vive mon pays le Burkina dans l’union l’égalité la justice cela c’est mon pays.
          Et soutien également à Siaka Coulibaly

          Le

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  • Le 8 février à 19:15, par Molotov En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Tout ça c’est bien beau mais les faits sont : " des kolgweogo mossi ont massacré des peuhls dans une sorte d’épuration ethnique" et un mois après il n’y a aucune arrestation. Appeler un chat un chat. Un point c’est tout !Tout le reste n’est que spéculations pseudo-sciences humaines pour magnifier le melting-pot, les melanges, les dynamiques des peuplements etc etc. Siaka COULIBALY est un juriste et analyste politique, il peut faire des analyses excessives et utiliser des termes qui ne sied pas en sciences sociales, mais delà à dire que tout ce qu’il a dit sur le drame de YIRGOU n’est pas fondé c’est un peu fort.Quel est le l’objectif de votre tribune.Dire que les peuhl sont bien intégrés, que tout le monde est mossi un peu sur les bord ou bien que le drame de yirgou est un épiphénomène ?? Je sens une escroquerie spirituelle et une propagande de suprématiste mossé sournoise dans votre écrit. Bref, continuons à jouer à l’autruche : tout va bien au Faso, il n’ya aucun problème ethnique ni communautaire.
    Le reveil sera fatale monsieur l’anthropologue-sociologue-historien-ethnologue.

    #MOLOTOV

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  • Le 8 février à 19:37, par hado En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    M. Moussa Sinon, tres belle analyse. La suite est tres attendue. Je suis moaga. La lecture de votre analyse a produit un declic en moi. Mes cousins maternels et paternels, bien que mossé, portent tous des prenoms peul:Yobi, Harouna, Laya, Malick, barkyé, Silmigna, etc. La conversion au christianisme a relégué ces prenoms au second plan, de sorte que nos rejetons n’en connaissent pas la raison. A l’epoque, quand un couple eprouvait des soucis pour concevoir, ou etait en but a la mortalite infantile, on courait vite chez les peuls. Et le probleme trouvait solution ! On donnait alors aux enfants des prenoms peuls. Le mot "integration" est donc vraiment mal venu.

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  • Le 8 février à 21:03, par Goomsida En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Tres bonne analyse.
    Le probleme c’est que nous avons tous failli, car nous avons aveuglement adopter la culture du blanc et laisser la notre. Voila ou se trouve le probleme.

    Enfin de compte chacun vient raconter tous se qu’il ne sait pas ou ce qui l’arrange.

    Nous devrions imperativement introduire nos cultures dans l’education (Ecole) de nos enfants.

    Merci.

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  • Le 8 février à 21:57, par Passakziri En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Quelqu’un disait que science sans conscience n’est que ruine de l’âme et cet écrit illustre tout le sens de ce dicton. Siaka Coulibaly ayant dit ses ânneries, ca n’engage que lui. Maintenant qu’un autre intellectuel inutile se mette á faire perdurer et même vouloir mettre en valeur ces déclarations bidons, je ne comprends plus. Voilà des déclarations qui m#étaient inconnues jusqu’á cet écrit et je ne suis pas sûr que beucoup ici en aient eu connaissance jusqu’ici. Maintenant d’aucuns se sentent victimes et je ne suis pas sûr que d’autres ne se sentent pas injustement accusés.
    De grâce allons doucement dans nos écrits à tendances accusatrices, car personne ne saurait prevoir les conséquences.

    Passakziri

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  • Le 9 février à 00:02, par Bantchandi En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    De la petite notion que j’ai retenue d’un cours de démographie est qu’il peut exister différents cas lorsque deux peuples se croisent sur un même espace temporel soit un des peuples domine l’autre et l’assujetti ou les deux se fondent pour créer un autre peuple comme il semble être le cas de grands groupes ethniques (mossé, alpoular, gourmantché...)
    Monsieur Moussa SINON, à bien d’égard vous avez tort :
     primo, faire un résumé de connaissance livresque ne signifie pas retracer la vérité forcément. Dans l’histoire de l’humanité il y a eu des bouquins qui ont été brulés car tendancieux. Vous pouvez citer les plus grands anthropologues de ce monde pour étayer vos propos, mais une chose est claire il y a un repli identitaire exacerbé par le politique par des regroupements nucléaires à connotation ethnique au Burkina Faso, cela est insidieux et gare à celui qui en parle il devient le problème, car tout le monde voit et personne n’en parle alors gare ! ;
     secondo il y a un peuple au Burkina Faso que l’on appelle "moaga" et "mossé" ou "monssé" et non le vocable colonial péjoratif de "mossi" pour désigner les Voltaïques aujourd’hui Burkinabè, ensuite lorsque vous conceptualisez la civilisation moaga (philosophie, spiritualité, politique...) il faut en faire de même et vous verrez qu’il est inopportun voir inapproprié de parler de peulh ou peuhl le terme qui sied est "poular" ou "alpoular" et vous sous rendrez compte que c’est un groupe hétéroclite et hétérogène avec des composantes suivantes suivant les âges avec des variantes « sédentarissantes ». Je garde de citer plus de deux je sais qu’il y a des fulbé, des tamalcheck des touareg, je m’arrête là pour ne pas raconter des conneries ;
     tertio alors là je m’inscris en faux quand vous dites qu’il plutôt un problème agriculteur-éleveur que des problèmes de cohabitation. Il y a bel et bien une question « peulh » et qui est transfrontalier. Savez-vous qu’il y a une association de « peuhl » à l’échelle continentale ? Au-delà de nos frontières en Guinée de Sékou TOURE, il y a une question « peuhl » et qui déteint dans la politique, ne nous voilons pas la face. Dans ce cas le Pr. Albert Ouédraogo a affirmé qu’il y a une massacre peuhl qui se fait ou se ferait à l’EST, mais de façon silencieuse. Pourquoi ces propos ne vous ont-ils pas choquer ?
     quarto je ne vois ce qu’il y a de dangereux ou de tendancieux dans les propos de Dr. Siaka Coulibaly, c’est plutôt vous qui en faites un problème. Moi je suis de l’est du Burkina Faso, mon ethnie se retrouve au Niger, au Tchad dans sa version originelle, au Burkina Faso au Bénin, au Togo et voire au Ghana et même le Mali et la Guinée probablement. Le gourmantché est un multi pool, les Thiombiano sont venus d’ailleurs trouver des populations autochtones certainement des gnognossé et d’autres, il est né de ce brassage des peuplements tels que les zaossé ou « zoaga », les yaana (mélange de gourmantché, moaga et bissa). Dans les gourmantchés il y a beaucoup de haoussa, car semble-t-il les gourmantché viennent du royaume de Kanem-Bornou. Dans ma famille il y a des « peuhl » avant que le chef de famille n’opère sur l’autel familial le chef peuhl doit officier d’abord pour certains grands rituels. Il y a des peuhls gourmantché et ceux de Fada viennent en partie de ma famille. Il n’y a pas longtemps que je fréquente cette partie de ma famille. Il deux versions qui s’affrontent qu’à l’histoire des peuhl gourmantché de ma famille que je garderai de raconter. Moi quand bien même je suis chrétien je ne mange plus le porc, car me dit-on que j’ai-je ne sais quoi des « peuhl ».
    En résumé l’étalage de connaissances livresques ne traduit pas la vérité à tout prix et les uns se sont laissés emberlificotés par de grands auteurs. Vous attaquez aux propos d’un monsieur que j’estime que vous tombez à bras raccourci, en sus vous faites une analyse stricto sensu et autocentrée. Vous nous avez bien embarqué par les émotions en vous « victimisant » dès l’entame de vos propos, M. Moussa SINON. Voici mon mail rodably5@yahoo.fr.

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  • Le 9 février à 00:16, par Khba En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Merci a M. Sinon et a tous ceux qui nous donnent de connaître un peu mieux nos cultures.

    Comme vous l’avez dis "... Certains propos émanent de l’ignorance pure et simple de leurs auteurs quant à la structure profonde de la société qu’ils tentent d’analyser...". Mais au delà des "auteurs" dont vous parlez qui méconnaissent les sociétés qu’ils tentent d’analyser, combien sommes nous a en connaître les structures profondes ? Quels sont les canaux de transmission des "valeurs traditionnelles" citées dans votre écrit ?
    De plus sont-elles immuables ? Ce pourrait-il que ce qui a été vrai a un moment donné ne le soit plus aujourd’hui du fait de la dynamique de nos communauté ?

    Il est véritablement indispensable pour chaque société de s’interroger sur ce qu’elle veut être et si cela passe par l’implication de spécialistes (comme vous), l’ingrédient de base ( dans un état moderne ) serait peut-être une volonté politique forte.

    Prions d’avoir chacun la force de faire une introspection sans concession pour le bien de notre pays commun.

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  • Le 9 février à 00:17, par Dedegueba Sanon En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Moi, je ferai simple et court. Du drame de Yirgou, j’avais réagi en disant que c’était une idiotie des kolgweogo. Pour six tués on massacre sans discernement une quarantaine en répression juste parce que soupçonnés de connivences avec l’ennemi, comme pour montrer son muscle ?
    Si on recule dans le passé, (reste à savoir jusqu’où ?), j’insinuais que certains koglweogo massacraient sans le savoir un cousin éloigné, de troisième ou quatrième génération. Car aucune ethnie du fait des mouvements des populations ne peut se prévaloir d’une pureté absolue. Le teint clair et le profil mince ne sont plus le monopole des peuls. Donc se limiter à un patronyme ou une morphologie pour donner une étiquette ethnique à quelqu’un est une erreur. Exemple feu Salif Diallo était -il peul ou mossé ? Et à Ouahigouya vous avez des Traoré, des Touré, des Keita etc...Or ces patronymes sont aussi en Guinée, au Sénégal, au Mali,en Cote d’Ivoire, même au Niger. En Sierra Leonne et au Libéria ils sont anglicisés. Les patronymes SANON, SINON, SANOU et SANA sont tellement proches que cela intrigue. Des turcas ont été convoyés au Sénégal pour cultiver l’arachide( hé oui, il n’y a pas que les bissa), certains y sont restés et sont devenus des Ndiaye , Faye ou Diarra.
    Moi je suis "parenté en plaisanterie" avec les peuls, mais ma morphologie me fait penser que j’ai eu un ascendant (ou des ascendants) peul. Pourtant mon père et ma mère sont tous deux SANON.
    Récemment j’ai découvert qu’un grand frère donc un SANON, avait comme véritable père un mossé ( qui a comblé un vide laissé par l’oncle au front pendant la deuxième guerre mondiale)...
    Je dois avoir des cousins baoulés car on m’a parlé d’un oncle porté disparu dans la région de Bouaké avant ma naissance. Les dagara sont des ghanéens, burkinabè et ivoiriens. L’évêque de Wa au Ghana a son frère qui fut maire chez nous ( je tais exprès le nom de la commune).
    J’espère que je ne vais pas heurter les mossé en rappelant la légende de Yennega ? Et on dit même que les mossé seraient venus du Tchad et plus près du Ghana. Pareille pour leurs cousins gourmantchés (qui dansent un peu comme les cassena de Leo ou Pô).
    Les bobo seraient venus de la Guinée et seraient remontés au Mali avant de redescendre au Burkina.
    Cessons donc cette "stupide ethnicité" ou stigmatisation tout simplement. Peut-être que demain nos "arrières arrières arrières petits enfants" ne parleront plus nos patois...
    Chez moi c’est déjà parti, dans ma famille vous avez des Sawadogo, des Traoré, des Ouattara, des Lompo, des Youl ,des Somda, même des Compaoré. Évidemment nous avons pioché deux ou trois poulotes, et pour l’instant nous ne leur avons rien donné...

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    • Le 9 février à 11:47, par Sawad En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

      C’est à cause de la grandeur d’esprit des gens comme vous que j’aime profondément ce pays. Vous incitez par vos propos à aimer l’autre. Puisse Dieu faire que beaucouq de gens dans ce pays aient cette hauteur de vue ! Pour le cas de Yirgou, les gens doivent, savoir raison garder, acculer les autorités à arrêter dans les plus brefs delais, les assassins des peulhs. C’est juste une question de justice qui ne doit pas être instrumentalisée outre mesure pour opposer inulement les communautés, les unes aux autres. Des animaux (des kogleweogo) ont commis un génocide (au moins une centaine de tués) ; le moins qu’on puisse faire c’est opérer des arrestations massives quitte à libérer apres les innocents. Mais hélas, les autorités ont décidé autrement ! Ça laisse la porte ouverte à toutes les spéculations à connotation ethniciste. Ça n’aurait dérangé personne que ces kogleweogo criminels soient même nuitamment abattus par les FDS.
      SAWADOGO
      SAWADOGO

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  • Le 9 février à 01:08, par jeunedame seret En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Perruque basse à ce Monsieur SINON. Merci pour l’instruction. Je vous ai lu de bout en bout ; jusqu’à la bibliographie. Je voudrais votre contact pour des raisons privées. Vraiment le mot INTÉGRATION de ce Coulibaly est incohérent et traduit son propre souhait de division des peuples. On n’ intègre pas voisin ou beau-parent. Mais le nouveaux arrivants au territoire pour un séjour. Il faut souvent des gens comme SINON pour limiter les analphabètes fonctionnels du pays dans leurs divagations sans repère sauf le gros vocab. C’est cynique de vouloir créer les situations scandaleuses pour son fauteuil politique ou son enrichissement illicite. C’est le propre de la plupart de ceux qui s’exhibent politiciens.

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  • Le 9 février à 08:11, par Gnongre paré En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Aborder un tel sujet quelqu’en sera la forme ou la formule utilisée manque de logique et reste irresponsable tant de la part de ceux qui tentent de creuser un/des fossés entre les populations que, de la part de ceux qui essaient de défendre le thème de l’intégration des hommes. Comme Titre d’une Thèse de Doctorat ou autres diplômes, nous pensons que les analyses seront et resteront biaisées car les compréhensions ne seront jamais justes.

    Au Mogho, il n’y a pas de problème d’intégration des peulhs ni d’aucun sous-groupe ethnique. C’est une erreur, voir une grave faute humaine que d’en évoquer sa probable existence. Profiter d’une situation (problème de Yirgou) pour injecter dans l’opinion publique "quelque chose qui n’existe pas" est apatridisme qu’on ne saurait laisser passer. Vouloir faire retomber ce qui s’est passé sur le dos d’une Organisation d’Auto-défense parce qu’on ne l’aime pas c’est : 1/ - n’avoir absolument rien compris de ce qui s’y est passé et les raisons profonds qui ont amené à cela ; 2/ - croyant avoir trouvé dans ce décevant évènement l’occasion de décrier cette Organisation d’auto-défense qu’on souhaiterait voir disparaître. Si oui et nous comprendrons, que vous ne voulez pas de leur existence et pour cela, vous devriez avoir des arguments solides pour dénoncer cette existence, vous devriez plus développer votre entendement (votre désapprobation si vous voulez) pour convaincre au lieu de tenter d’embrouiller les gens et surtout tenter d’opposer des esprits.

    Sir SINON ! Docteur ou nous ne savons quoi, votre thème n’est pas pour nous et le peuple burkinabé qui aspire à parvenir au "bien vivre ensemble" qui a toujours été notre qualité première reconnue dans le monde entier, le bienvenu car "très biaisée avec des visées malhonnêtes et prétentieuses". Aller plus en profondeur dans vos idées mal placées, puisque c’est ce que vous proposez serait manquer d’intellectualisme, de logique et de bonne volonté de bien faire.

    RETENEZ QU’AU BURKINA FASO, IL N’Y ET IL N’Y AURA PAS DE PROBLEMES D’INTEGRATION ETHNIQUES COMMENT VOUS LE SOUHAITEZ ET LE DITES.

    Faites attention à vos idées déplacées au risque pour vous de vous retrouver un jour, "Responsable" de quelque chose de très grave.

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  • Le 9 février à 08:12, par Eliak En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Beau discours tenu par un peulh. Je suis du Nord ayant des activités à l’est dans les cascades et Bama.Partout les peulhs ont des problèmes.teerribles .d’intégration. Cependant RMCK doit aider tout le monde a vivre en paix pcq burkinabé comme les
    Etrangers qui deviennent ministres au bf et qui parlent bəbē.

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  • Le 9 février à 08:55, par Sayouba Traoré En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Une analyse fine et sourcée. Je suggère même une unité à l’Université de Ouagadougou pour étudier cette question. Ouahigouya constitue à elle seule un laboratoire. Je porte l’appellation Traoré. Une partie de mes oncles portent le nom Ouedraogo. Cela, on ne l’a jamais caché parce qu’il n’y a rien de honteux. C’est notre histoire familiale. Salif Diallo, ça vous dit quelque chose ? Thomas Sankara le Silmiimoaga, ça vous dit quelque chose ? Les politiciens devraient éviter de jouer avec cette question ultra-sensible. Le projet c’est la nation. Le Bayiri, c’est désormais le Burkina Faso. Il faut le dire, le redire, le marteler sans relâche. Le Bayiri, c’est désormais le Burkina Faso.

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  • Le 9 février à 10:34, par sagesse En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Monsieur le politico-anthropo-socio-histo-ethnologue vous nous avez certes fait étalage de votre large et profonde culture du MOGHO, mais en quoi cela permet de démentir les propos de Siaka COULIBALY ?
    Il y a problème oui ou non ?
    J’irai même au-delà des propos de Siaka.
    Pourquoi dans un pays contenant autant de grands groupes ethniques, un seul groupe va vouloir que tout (la présidence, les symboles du pays etc…) s’identifie à lui. Le MORO NAABA a trop d’influence sur la vie de la nation alors qu’il n’est que le chef suprême des mossis. ; Ça fait trop de frustrations.
    Autant vous êtes fiers de votre ethnie autant les autres sont fiers des leurs.
    Laissez un peu de visibilité aux autres ethnies.

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    • Le 9 février à 16:21, par Nazi Boni Egalité, justice au FASO En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

      Merci sagesse et surtout bien dit,
      Cela fruste les autres, pensez y.
      Nous l’aimons tous mais qu’il reste dans rôle de chef des mossés point barre.
      Nous avons tous des chefs.

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    • Le 10 février à 00:09, par La vérité En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

      M. ou Mme Sagesse, Ce sont nos politiciens qui implique le Moro Naaba dans leurs affaires. Cela fait que la chefferie traditionnelle n’est pas apolitique. Et cela est valable dans toutes les ethnies. Il suffit qu’un événement se produit dans une localité pour que les politiciens impliquent les chefs coutumiers de la localité. Il en est de même pour les leader religieux que les politiciens sollicitent à tout vent. Ce n’est donc pas une question de trop d’influence du Moro Naaba mais plutôt une faillite de notre système politique. Il nous faut une nouvelle génération d’homme politique ayant un charisme avéré.

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    • Le 10 février à 09:51, par caca En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

      Internaute Sagesse vous ignorez le rôle jouer par le Moro Naaba pendant la colonisation. En plus, vous sous estimez la majorité des mossis au Burkina. Ils sont plus de 50% de la population et possède plus de 90% de l’économie. Ils ont aussi des alliances avec d’autres peuples par des mariages. En matière de politique et de la présidence, c’est le peuple qui élue et chaque électeur a un attachement avec le candidat. Au Burkina, il y a déjà eu des présidents qui ne sont pas mossis. Votre frustration vous trompe de la guerre, et vous manquez d’objectivité par rapport à l’esprit des mossis. Si beaucoup de burkinabé se battent pour la vérité concernant la mort de Thomas Sankara, regardez devant vous combien sont les mossis qui souhaitent que la lumière soit faite ? Votre analyse manque de fondement, et n’a pas de valeur intrinsèque.

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  • Le 9 février à 12:07, par Sawadogo En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Belle analyse, intellectuellement impartiellle et historiquement irréprochable. Felicitation.
    Beaucoup sont devenus mossi ou moaga il y’a moins de 100 ans.

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  • Le 9 février à 12:21, par @koandaun En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Votre article semble bien sourcé . Mais en parlant d’islam et de premiers à embrasser l’islam au Mogho, vérifiez vos sources !

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  • Le 9 février à 13:25, par Argaba En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Félicitations à l’auteur pour la riche argumentation. J’invite les burkinabé à s’informer davantage sur le fruit des recherches de ce monsieur combien riche. Cependant il y’a une perpendicularite entre ce qui est écris et la vie pratique très souvent. La vérité est absurde. Mais elle mérite d’être dite afin d’éclairer l’opinion publique et sensibiliser les populations pour promouvoir la paix et la quiétude dans le vivre endemble. Permettez moi de vous poser une question Sir SINON. Pourquoi le brassage tant remarquable au niveau des communautés au fil des générations est quasi inexistant chez des peuples je cite : Poulah, Touaregs, Bella, ...? Es ce un complexe de ces peuples à conjuguer avec certaines ethnies ou réciproquement ?
    Je suis Yaana. Quand moi j’étais adolescent, mon Sama(papa) faisait du commerce de kola. Il partait à pied au Ghana, il y passait plusieurs jours et à son retour il nous disait souvent qu’il a passé deux nuits chez son oncle, le frère cadet à son papa. Mon parent Thiombiano à écrit ici qu’ils sont nés des Zoasse et des Yaana. Les Gourmanches qui ont leur origine au Tchad dans le Tchinti se trouve au Niger au Togo à Dapango au Bénin a Malanville Dassa zoume...etc. Il y’a bien d’autres illustrations des ethnies qui ont en commun la volta.
    Il n’y a pas de super-ethnies je pense humblement. Le plus important c’est de s’unir pour construire un Burkina noble et prospère pour les générations futures.
    C’est le savoir qui éclaire le comportement de l’individu dans la société, cherchons ce savoir car ce savoir nous permettra sans nul doute de construire une société juste et équitable.

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  • Le 9 février à 17:39, par Ka En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Un article bien pensé et bien écrit, une réflexion simple et limpide. Sans commentaire !! Mais je porte une attention a tous ceux qui se croient des supers ethnies sachent qu’ici dans 50 ans, cette devise sera un tabou quand on voit les descendants de Blaise Compaoré Ivoirien, Ablassé Ouédraogo Malgache, Roch Kaboré Togolais, et j’en passe, que sera le vrai mossi ou peulh dans l’avenir ?

    Ce qu’il faut retenir, l’histoire ethnique de notre monde s’est renforcé après Jésus-Christ, qui a mis des braises sur les histoires ethniques et les origines douteuses. Tous ceux qui sont nés avant les indépendances de notre continent, sont forcément des ethnies et des origines douteuses, puisque les nationalités dont ils se prévalent (ou dont vous vous prévalez tous) maintenant n’existaient pas au moment de leur naissance, et encore moins à la naissance de leurs parents. Qui sait si vraiment Blaise Compaoré qui a opté pour la nationalité Ivoirienne, ses ancêtres ne viennent pas de la Cote d’Ivoire ou du TOGO ? En plus, on naît où on naît, et de qui on naît, c’est une chose dont on n’est pas responsable, et qu’on ne peut pas le modifier. Aucune naissance n’est honteuse, et être né à BOBO comme Dioula, à Koudougou, à Ziniaré, à Ouahigouya comme mossi, à Tenkoudougou comme Bissa, cela ne peut pas être considéré comme infâmant. Simplement les querelles ethniques des politiques amateurs de notre pays, surtout pour les pouvoirs régionaux, constituent un obstacle considérable au développement : Et si l’Afrique en est encore là où elle est, c’est en grande partie à cause de ça !

    Ce que je peux dire aux ethnies qui se prennent pour des puissants que d’autres, le libéralisme conduit inexorablement à la dérive morale. Qu’on est mossi puissant ou peulh qui a contribuer à sauver le pays, l’homme ne peut pas être libre de faire tout ce qu’il veut, sinon, ça devient de l’anarchie totale.

    La seule chose que nous devons faire, c’est de faire attention au libéralisme des pseudos intellectuels qui englobe le problème ethnique pour s’emparer des pouvoir régionaux ou même celui de l’état.

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  • Le 9 février à 18:09, par Gorko En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Je suis complètement d’accord avec cette analyse. Si on cerne très mal les problèmes qui nous arrivent, on s’égare davantage et on ne trouvera guère des de bonnes solutions qui nous feront avancer. Les problèmes de cohabitation existe certes partout, mais ne devons pas confondre cela avec "problèmes ethniques" sinon, peut ne pas s’en sortir. Le problèmes de Yirgou, est la conséquence directe de la très mauvaise gestion du cas "kogleweogo". Des hors-la-loi qu’ un État démocratique et qui proclame l’indépendance de sa justice. J’en ai pour preuve que le chef de Yirgou (mossi) s’entendait très bien avec les Peulhs. D’ailleurs, les kogleweogos l’accusait de soutinir les Peulhs. J’en appelle au Mogho Naba. Car à mon humble avis, il ne sait pas que cette question de kogleweogo va gâter le nom des mossis. Ils doivent être encadrés ou supprimés.

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  • Le 9 février à 22:51, par SAMSI TILIA En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    En vous lisant, j’ai l’impression que beaucoup regard plus près pour s’exprimer, Moi je ne suis pas Moagha, mais un voltaîque, pourquoi faire de nous tous un Moaga ? Burkinabè oui ! qu’on accepte qu’il ya des ethnies pluriels, même à deux villages à l’autre frontière, nous permettra de mieux accepter les choses en face. c’est dommage quand on ne traduit pas les choses en français courant pour que la jeune génération puisse mieux comprendre, quand j’attends des jeunes dire dans l’ignorance que c’est le Moogho Naaba qui intronise tous les chefs du Burkina ! Que certains tues d’autres personnes en se faisant justice eux même et banaliser par des autorités, intellectuels philosophes ou je ne sait quoi ! moi je ne me retrouve pas dans ces écrit mais je suis de l’ouest, suis-je Burkinabè ou pas, quand on s’attarde sur le terme Moagha, en parlant du Burkina comme un seule royaume. qu’on considère cet ethnie à deux village à la frontière, sans le soumettre forcement une référence Moagha, Que Dieu bénis le Burkina dans dans toutes ces composants sociaux culturels.

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  • Le 10 février à 02:26, par 10sur10 En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Au risque de me tromper, l’écrit de M. Sinon sent l’odeur des suprémacistes mossi qui sont venus à bout de la RDP par des intrigues diverses et qui essaient par tous les moyens d’anéantir tout ce qui n’est pas de leur. Toute cette masturbation intellectuelle est une manoeuvre insidieuse surnoise pour décrédibiliser Siaka Coulibaly. Ces manoeuvres tendent à présenter leurs "adversaires" comme moins patriotes voire apatrides ... Ces manoeuvres ont cours même dans les petits services de l’administration ou tout ce qui est brillant et non mossi est combattu ; les plus discriminés étant les bissa et les peulh car selon une légende, un peulh aurait usurpé le trône.
    Tous les analystes sont formels, le terrorisme tire sa source du sous-développement. Plaçons le débat à niveau supérieur pour " oser inventer l’avenir". Notre pays est englué dans une pauvreté chronique parce que ses fils les intelligents refusent de mettre leurs cerveaux ensemble pour des raisons tribales : quelle hérésie au 21ème siècle où d’autres peuples dominent le monde avec des simples capitaux.
    Sortons des raisonnement du Moyen âge et allons à la conquête du monde avec nos compatriotes les plus brillants fuent-ils dagara, gourmanchté ou autres.
    M. Sinon que pensez vous du FCFA ? après la colonisation, le Mogho est devenu une fable, vive le Burkina Faso uni et indivisible !

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    • Le 11 février à 17:14, par Hess En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

      « Au risque de me tromper, l’écrit de M. Sinon sent l’odeur des suprémacistes mossi »
      Vous vous trompez gravement en effet. Pas seulement à cause de votre mauvais odorat mais surtout pour votre incapacité visible à contribuer à l’apaisement des coeurs et à la construction d’un futur basé sur la concorde du passé.
      Votre auto-diagnistic est cependant parfait : « Notre pays est englué dans une pauvreté chronique parce que ses fils les intelligents refusent de mettre leurs cerveaux ensemble pour des raisons tribales :» Vous un de ses fils intelligents perdu.

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  • Le 10 février à 09:53, par Hassan En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Bravo c’est excellent.
    Le savoir est une arme mille fois plus redoutable que les fusils.
    Il appartient à tout intellectuel de votre gabarit d’apporter sa contribution pour unir au lieu de laisser prospérer la division parce que l’écrasante majorité des gens ne connaissent rien de l’Histoire.
    S’il vous plaît messieurs les journalistes, faites-nous connaître davantage de personnes comme ce monsieur, vous aurez rendu à la Nation le plus grand service.
    Merci !

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  • Le 10 février à 18:21, par Jonassan En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Du courage citoyen et que Bon Dieu vous soutienne. Réfléchir comme vous le faites, est salutaire par les temps qui courrent. partout où le terrorisme sévit il y’a des milices d’autodéfense : frontière Niger-Nigeria, Nigeria-Cameroun (Maiduguri), Tchad-Cameroun, etc. Dans notre pays, passons l’éponge sur le fait qu’il se trouve des gens qui en veulent à certaines ethnies (ce qui est du pur et vrai racisme mais sournois, camouflé) ; comme cet internaute qui nous pond cette histoire d’élection parlant de Mossi et autres. Ce n’est pas responsable et si cela sous-tend des intellectuels c’est dramatique.
    Si jamais y’a un problème entre les mossis et les peulhs, ceux-ci le règleraient à la seconde sans frais, sans tambours et sans mort. Si le problème que vous dites "peulh" perdure c’est ce que forcément ce n’est point un problème mossi-peulh. Je retiens de votre analyse cette leçon à instruire nos politiciens et intellectuels REFLECHISSEZ AVANT DE DEBITER MERCI

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  • Le 10 février à 22:06, par de rien En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    c’est ignorer que les peulhs ont un problème d’intégration au Faso qui est une erreur. pire à la lecture des différents commentaires force est de constater que ce problème n’est pas prêt de trouver une solution car beaucoup d’entre nous vivent dans son ignorance complète ! M. Sinon a bien fait étalage de ses connaissances et de sa maîtrise de questions ethniques, mais la question est toute autre. depuis de nombreuses années des peulhs se font massacrer, leurs habitats sont détruits, leur troupeau tué et massacré. le cas malheureux de yirgou en constitue le n ième exemple. face aux faits faut il penser qu’il s’agisse d’ignorance ou d’hypocrisie ?

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  • Le 11 février à 12:30, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    - SINON tu as raison ! Les gens bavardent autour d’un sujet qu’ils ne maîtrisent pas ! Il y a même un peul du nom de Metba BARRY qui a été Mogoh Naaba ici et celà on n’en parle pas. Même dans la généalogie des empereurs mossé, arrivé à son tour on écrit : ’’Usurpateur’’ ou encore ’’Peul traître’’. Pourtant voilà quelqu’un d’honnête !! Il a ravi le pouvoir pour protéger le fils du Naaba mort. Le fils était encore tout petit et son grand-frère aurait pu l’assassiner si jamais il héritait du trône étant entendu que le Naaba mort lui avait confié au peul ouNaaba Metba qui vivait dans la cour. Chers mossis voilà l’histoire et acceptez-là. Il n’y a pas à en rougir ou à développer une haine farouche. Merci à vous.

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 11 février à 12:35, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    - Soomtooré Kindo pourquoi tu manqes de vigilence ou bien tu es un provocateur ? Tu veux lequel de son contact en dehors de son adresse mail qu’il a bel et bien mentionné en bas de son texte ? Ne pollue pas le net !

    - Banaon Nemaoua, il y a longtemps dè ! Une fois on a levé le coude ensemble à Tchériba dans un petit maquis au Bureau de l’Environnement. La bière y était bien tapée ! Depuis ce jour je n’ai plus de tes nouvelles et celà fait bientôt 7 ans. Vive le net vraiment !

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 11 février à 13:08, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    - Mon ami KA laisse-les parler ! Ne cherchons pas loin ! Notre ministre de l’information Dandjinou est un cas qui incarne tout ce brouhaha ! Dans le quartier Kombougou de Bobo-Dioulasso, quartier où résidait la princesse Djimbi Oattara et où se trouve encore sa tombe, nous on l’appelais par le sobriquet de ’’Bôbôdéni’’ ou ’’Petit Bobo’’ pour l’envoyer payer la cigarette. A l’époque je fumais et on s’évertuait à lui répéter plusieurs fois à son retour de nos commissions : ’’Bôbôdéni, ne fume jamais ! Même si on te flatte ne fume pas !’’, et j’espère seulement que celà est vrai aujourd’hui.

    Par Kôrô Yamyélé

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 11 février à 19:33, par Ka En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Mon ami Kôrô Yamyélé, je te dis ici du haut de notre noblesse par rapport à Moussa Sinon, j’avoue que ce type force le respect par cette analyse pertinente qui donne à réfléchir pour l’avenir de notre Faso ou les simples raccourci de nos intellectuels deviennent des milices tribales : Pourquoi se voiler la face et dire ‘’je suis un mossi puissant dont tout m’est permis ?’’ En lisant cette analyse limpide, on peut dire en effet que, l’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine, seul l’amour le peut." Même en voilant la face nous les mossis nous ne pouvons plus revendiquer notre puissance en oubliant les peulhs que nous-même depuis la nuit des temps les ont donné le Nom Silmiga ‘’’un être intelligent et rusé’’’ supérieur a nous. La vérité est là car dans tous les cas, le vernis du mensonge finira par tomber et les ethnies qui prétendent plus puissants que d’autres découvriront la face hideuse de ce qu’ils prétendent.

    Si nous en sommes là, ce ne sont pas la faute des mossis de souche ou des peulhs de souche qui se respectaient depuis la nuit des temps, mais Simplement les querelles ethniques des politiques amateurs de notre pays, surtout pour les pouvoirs régionaux, qui constituent un obstacle considérable pour le vivre ensemble : Et si l’Afrique en est encore là où elle est, c’est en grande partie à cause de ça,

    Beaucoup de mossi qui me lisent, penseront que je ne suis pas le vrai mossi, mais loin de là, ‘’je fais parti du royaume mossi et balafré des cicatrices des trois grands traies. Et il n’a jamais été pour moi une question de bannir nos coutumes. Absolument pas, soyons clairs. Et comme je le répète fièrement en tant qu’Africain Burkinabé, ‘’’ a l’image d’autres civilisations, notre culture contient beaucoup d’aspects positifs et certains négatifs.’’ Je l’ai appris par mes grands –parents, mon grand-père fut ministre de la grande chefferie Moogo, après mon père, et ainsi de suite. Simplement je voudrai ici dire à mes sœurs et frères mossis puissants, nous ne perdons absolument rien à supprimer ce qui déshumanise nos comportements pour renforcer les aspects positifs. Refuser cette façon de voir les choses revient tout simplement à dire que nous sommes dans la perfection et que nos coutumes sont parfaites. Mais comment notre vie peut-elle être parfaite alors que par définition l’être humain est l’expression même de l’imperfection ?

    Conclusion mon ami Kôrô Yamyélé : Pour plus de démocratie au Burkina, pour des représentants politiques plus responsables et soucieux de la cause publique, bref pour une politique plus noble et plus saine, nos intellectuels, nos chefs coutumiers et religieux, nos politiques décideurs doivent prendre conscience de leur mission qui est de faire souder les règles de vivre ensemble. Tu as le bonjour de ma moitié mon ami Kôrô yamyélé.

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  • Le 11 février à 23:44, par zoma En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Belle analyse avec une maîtrise de l’histoire du Burkina. Et pourtant la question peulh démeure. Vous donnez d’ailleurs beaucoup d’exemples d’intégration réussie dans le passé. Avant l’évènement de Yirgou, 37 peulh venaient d’être massacrés chez notre pays voisin également par des groupes d’autodéfense, les Dozos. Les mossis n’ont pas de problèmes avec les peulh ni avec aucun groupe ethnique. Nous vivons dans un monde où l’intégration est obligatoire pour la cohésion et le vivre ensemble. Je ne parle pas d’acculturation mais d’intégration au sens basique du terme, car c’est ce qui est demandé à chacun quand il quitte son milieu ou son groupe d’appartenance pour allez vivre dans un autre milieu ou groupe. La question peulh va se poser de plus en plus du faite de leur mode de vie. Je veux parler de la transhumance. La transhumance ne peut pas perdurer car elle pose un problème d’espace et de protection de l’environnement. Le mode de vie va forcément changer. Les peulh qui se sont sédentarisés n’ont aucun problème d’intégration et vivent en harmonie avec les autres groupes ethniques. Il faut donc prévoir la modernisation de l’activité principale du peulh. Passer d’un élevage transhumant à un élevage sédentaire. La réflexion continue, bonne inspiration à tous pour des solutions durables à nos problèmes de société.

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  • Le 12 février à 12:55, par Lam En réponse à : Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

    Avec le drame de Yirgou, jamais cette boutade de l"antropologue français Claude Lévi-Strauss n"a été aussi vrai : "L’une des caratctéristiques éssentielles des sociétés primitives est que dans ces sociétés, l"humanité s"arrête à la porte de la tribu." Cette assertion a été vrai à Yirgou le 1er janvier 2019, elle est malheureusement encore vrai dans biens de contrées, à travers l"Afrique. Le combat de l’intellectuel d’aujourd’hui est de proposer des solutions concrètes pour en sortir.

    Sans rancune !

    Lam

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