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Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Attaques terroristes • LEFASO.NET | Par Tiga Cheick Sawadogo • lundi 4 février 2019 à 11h07min
Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

Pris entre le marteau du terrorisme et l’enclume des conflits communautaires, des milliers de Burkinabè sont devenus des réfugiés dans leur propre pays. Ils errent à la recherche d’un nid de paix. Des femmes, des enfants, des personnes âgées sont désemparés. Les parents ont tout quitté : leur histoire sur les terres qui les ont vus naître et grandir, leurs récoltes obtenues après des mois de labeur sur des sols arides fertilisés par la sueur, leur bétail, héritage de toute une vie.

Les élèves, eux, voient leur avenir aussi bouché que l’horizon perdu dans le brouillard. Ceux qui étaient venus repousser les limites de leur ignorance, les enseignants, ont fermé les salles de classe suite aux menaces terroristes. De Djibo à Arbinda dans le Sahel en passant par Barsalgho dans le Centre-Nord, Matiakoali à l’Est ou Gomboro dans les Hauts-Bassins, les salles de classe sont désespérément vides, c’est l’harmattan qui balaie les rêves dans les cours des écoles sans vie.

L’école, cette digue contre l’ignorance, cède dans plusieurs localités du territoire national. De Titao dans le Nord, en passant par Pobé-Mengao, Arbinda, Koutougou dans le Sahel... de Matiakoali à l’Est, en remontant à Toéni, Kiembara et Gomboro plus à l’Ouest, les frontières de l’ignorance avancent. Sous l’effet de la menace des terroristes, les enseignants ont abandonné les salles de classe. La plupart ont rejoint les grands centres urbains. Pour des milliers d’élèves, l’avenir et les rêves sont devenus incertains.

Iba Salou, 14 ans, est élève en classe de sixième dans un lycée de la commune de Arbinda. L’année dernière, il était également en sixième. Le jeune garçon n’a pas doublé la classe pour insuffisance de résultats, mais parce que l’année n’est pas allée à son terme. Tout le premier semestre de cette année scolaire 2018-2019 encore, il n’y a pas eu cours. Alors, tout comme des centaines d’élèves de cette commune rurale, Iba Salou a échoué sur un site aurifère. « Je cherche l’or », nous lance l’élève-orpailleur, esquissant un sourire d’insouciance. Ses rêves de devenir infirmier sont désormais en berne. Actuellement, du matin au soir, il creuse des trous dans l’espoir de tomber sur un hypothétique gros morceau du métal précieux.

La situation du jeune Salou n’est pas particulière. Environ 12 000 écoliers du primaire et du secondaire ne vont plus à l’école dans cette commune. Selon le maire, depuis la rentrée scolaire 2018-2018, 29 écoles relevant de la Circonscription d’éducation de base (CEB) de Arbinda II « n’ont pas connu une ouverture en tant que telle ».

« La CEB I, qui totalise 41 écoles, assurait correctement les cours, mais avec les attaques de Gasseliki, les écoles sont fermées », constate, impuissant, le bourgmestre Boureima Werem. Les populations affluent de toutes parts dans sa commune. « Les mouvements de la population ont commencé depuis novembre 2018. Ils sont dus à des attaques ou menaces terroristes. Les premiers déplacés sont venus des communes de Tongomayel (Béléhédé) Koutougou (Tounté) et de certains villages de la commune, à savoir Niafo, Gaik-Gota, Yalanga et Belhouro », explique le maire.

2018-2019, l’apocalypse silencieuse de l’école burkinabè ?

L’année scolaire 2017-2018 fut particulièrement éprouvante pour le Burkina Faso. Pour la première fois, à cette échelle en tout cas, plusieurs écoles dans les régions du Nord et du Sahel avaient fermé. Les élèves en classe d’examen avaient dû être cantonnés à Djibo pour recevoir des cours intensifs de rattrapage en vue de prendre part à des examens scolaires spéciaux. Une mesure quiavait provoqué le courroux des élèves de Djibo, qui ont marché le 18 juin 2018 pour dénoncer ce qu’ils ont appelé la prise en otage de leur avenir.

Les jeunes pousses expliquaient leur situation par le manque de traitement diligent du problème de l’insécurité dans le Sahel. Diguel, Koutougou, Nassoumbou sont autant de localités où un seul jour de cours n’avait pas eu lieu. Le ciel s’était davantage assombri avec l’enlèvement d’un enseignant de l’école de Bouro, suivi de l’assassinat d’un élève, le 12 avril 2018. La suspension des cours dans ces localités de la province du Soum avait ainsi entraîné la fermeture de plus 233 écoles et 25 000 élèves temporairement déscolarisés.

Finalement, ce sont au total 3 064 candidats dont 2 692 dans le Soum et 372 dans la région du Nord (sites de Ouahigouya, Titao et Banh) qui partaient à l’assaut de leur premier diplôme d’études en prenant part, du 29 au 31 août 2018, à la session spéciale d’examen. Pendant que leurs camarades du reste du pays étaient en vacances après cet examen officiellement tenu le 19 juin 2018.

Quant aux examens du BEPC et du baccalauréat, ils ont été lancés le 4 septembre 2018 respectivement au lycée provincial de Djibo et à l’école franco-arabe El-Nour de la cité du Djelgodji. 1 715 candidats dans le Soum et 122 candidats dans la région du Nord (sites de Ouahigouya et de Bahn) pour le BEPC et 405 candidats dont 396 du Soum et neuf de la région du Nord pour le premier diplôme universitaire. Ce sont là les effectifs des « candidats spéciaux » à ces examens nationaux.

L’année académique 2018-2019 sera-t-elle meilleure ? Jusqu’à la fin de ce premier mois de l’année 2019, les signaux sont toujours au rouge. Les choses semblent aller de mal en pis. L’hydre terroriste ayant étendu ses tentacules à d’autres localités en plus du Nord et du Sahel, les citadelles contre l’ignorance tombent les unes après les autres sur presque toute l’étendue du territoire national.

Après le lycée départemental de Kiembara dans la première dizaine du mois de janvier, c’était au tour des écoles (primaire et post-primaire) de Konga dans la commune de Gomboro de fermer le vendredi 14 décembre 2018. Ce, après qu’une dizaine d’individus armés ait rendu visite aux enseignants.

Autre lieu, même constat. Cet enseignant dans un village de la commune de Matiakoali dans la région de l’Est nous apprend que depuis la rentrée scolaire en octobre 2018, seulement une semaine de cours a été dispensée. Les menaces dans d’autres écoles les ont amenés à tout arrêter.

Les écoles sont soit incendiées nuitamment, soit elles reçoivent des menaces, souvent en plein jour, de la part d’hommes armés, ou des lettres les mettant en garde : « Abandonnez l’enseignement scolaire classique au profit de la lecture du Coran ». Le troisième choix non-dit, celui de la fuite, est pris en chorus. « Une enseignante a vu sa maison incendiée le 14 décembre. Sa chance est qu’elle n’était pas à la maison. Elle tient une classe de CM2 et tenait à continuer les cours », nous apprend l’enseignant qui requiert vigoureusement l’anonymat.

Dans une autre école, des hommes armés, à visage découvert, ont fait irruption dans le village et tenu en respect élèves et enseignants de 16h à 21h pour les « sensibiliser » à l’étude de l’arabe et du Coran.

« Au début, nous croyions que ça (le chômage technique) allait prendre deux semaines ou que nous serions redéployés dans d’autres écoles. Tu te lèves, du matin au soir tu te tournes les pouces. Même si on nous dit de revenir sauver l’année, ce n’est plus possible », ajoute l’enseignant qui a rejoint sa famille dans la ville de Fada N’Gourma. Une soixantaine de classes de la périphérie de la commune de Matiakoali n’ouvrent plus.

Violences communautaires, un dernier coup sur une école moribonde

Les violences communautaires intervenues en début d’année 2019 à Yirgou dans la région du Centre-Nord ont ajouté une autre couche à la montagne de difficultés que connaissaient déjà les établissements scolaires dans certaines localités. Cette fois, ce ne sont pas les enseignants qui ont déserté les salles, mais plutôt les parents qui ont dû partir précipitamment pour éviter la furie meurtrière de leurs propres compatriotes. Ils amènent avec eux des écoliers dont le cursus scolaire est plus que jamais incertain. Sous des tentes à Barsalgho, dans des huttes de fortune à Arbinda ou dans des familles hospitalières à Djibo, des centaines d’enfants voient ainsi leur droit à l’éducation hypothéqué.

Selon le maire de la commune d’Arbinda, les événements de Yirgou ont entraîné l’arrivée de centaines de ménages des villages de Kougri-Koulga, Gasseliki ou Palal-Sambo.

« A l’heure où nous sommes, 428 ménages, soit 2 806 personnes, ont été enregistrés. Nous constatons que parmi les déplacés, les femmes et les enfants sont les plus nombreux. Les écoliers sont estimés à 800 », note Boureima Werem. En concertation avec les services de l’éducation, il est envisagé leur réinscription dans les différents établissements de la commune qui fonctionnent encore. Mais le bourgmestre prévoit déjà un problème d’insertion, d’intégration et d’adaptation de ces mômes arrachés à leurs écoles d’origine.

Dans une cour dans la commune de Djibo, une dame raconte son calvaire : « Ils sont arrivés, mon mari était assis avec un enfant sur ses jambes. Ils l’ont tué sur place, puis ont mis le feu à la maison et au grenier, et amené le bétail ». A côté d’elle, un garçonnet d’environ 4 ans qui pleure à chaudes larmes. Déjà orphelin, l’environnement sécuritaire lui permettra-t-il de connaître la joie et l’espoir des tables-bancs ?

Dans son message à la nation à l’occasion de la fête de l’indépendance, le 11 décembre 2018, le président du Faso disait avoir une obligation à l’endroit de tous les enfants dont la scolarité connaît des perturbations du fait des menaces terroristes qui pèsent sur eux, sur leurs parents et leurs enseignants. « Personne n’a le droit de s’attaquer à l’avenir de notre nation, et je veillerai à ce que l’accès de tous les enfants à l’école soit assuré sur l’ensemble du territoire national ». Le président a promis !

Tiga Cheick Sawadogo (tigacheick@hotmail.fr)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 4 février à 02:05, par Mirage En réponse à : Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

    C’est simplement triste et révoltant. Triste parce que l’avenir de ces enfants est hypothéqué et l’état ne fera rien, révoltant parce qu’il n’y a pas de fermeté de l’état face aux tueries en masse dont le tort serait ton appartenance ethnique, religieuse ou ta couleur de peau. On peut comprendre que vous soyez impuissant face aux terroristes, mais laisser la population s’entre tuer tout en laissant les responsables de ces tueries, c’est écœurant et pathétique. Chacun finira par chercher à se protéger et cela emmènera des guerres civiles. Que Dieu nous en épargne !!!

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  • Le 4 février à 05:13, par sidbala En réponse à : Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

    Encore si on avait un président, de trompons nous et cherchons ensemble comment s’en sortir de cet enfer qui nous est imposé.
    C’est une situation vraiment apocalyptique, c’est vraiment malheureux, comment concilier les générations à venir a comprendre pourquoi sur un même sol et à un moment donné les hommes sont subitement devenus des vrais animaux. ?

    La trahison est très forte, en tout des gens payeront pour ça, ce n’est qu’une question de temps. Dieu y veille.

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  • Le 4 février à 07:53, par Remember En réponse à : Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

    "Nous préférons brouter de l’herbe, manger des cailloux que de permettre une consultation du peuple sur une question d’intérêt nationale" disaient les signataires par le feu.

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  • Le 4 février à 08:53, par Samson En réponse à : Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

    Article qui décrit une situation apocalyptique de notre pays qui me laisse sans voix. Je verse des larmes. Je suis désemparé. Et pourtant il ne faut pas céder à la résignation. Il faut que nous nous battons par tous les moyens possibles. Chaque Burkinabè, où qu’il soit doit se battre pour que le pays soit sauvé.

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  • Le 4 février à 09:17, par Peuple insurgé En réponse à : Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

    Chers compatriotes, notre existence même est menacée. Nous devons nous réveiller. Même ceux qui pensent être dans le confort de Ouagadougou sont menacés. Une nation (je doute que nous en soyons une, vu ce qui se passe) n’a pas d’avenir si ses enfants grandissent dans l’ignorance et la violence. Méritons le sacrifice de Thomas Sankara. Les massacres communautaires sont plus graves que le terrorisme. Si nous ne formons pas une nation, l’ennemi (qui est de l’extérieur) aura raison de nous. Seule une nation unie et forte, sous un leadership éclairé et patriote peut vaincre cette adversité. La balle est dans le camp des burkinabé. A nous de jouer... Si nous ne formons pas une nation unie et forte, gouvernée dans la vertu, nous sommes cuits.

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  • Le 4 février à 11:09, par En vérité en vérité je vous le dit : En réponse à : Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

    A l’heure où nous sommes, je pense que l’armée doit déclarer ouvertement la guerre à ces forces du mal. Utiliser tous les moyens nécessaire pour éradiquer dans un bref délais ce mal qui enrage le peuple Burkinabé. J’ai mal au fond de moi quand je lis ce document. Cependant, les 11 Décembre de chaque année, quand on regard l’armée burkinabé défilée nous avons l’impression d’avoir la meilleur armées du monde. Qu’est ce qui ne va pas au juste ? Pourquoi l’armée Française n’agit pas ? Se réjouit-elle de nos malheurs ? Y a t’il un intérêt pour la France dans l’occupation du (NORD) SAHEL par ces malfrats ? La vérité s’éclatera tôt ou tard. En attendant G5 SAHEL qui traîne et qui traînera toujours il faut rapidement que nous prenons notre destin en main cher peuple Burkinabé.A quelque part il ya des complices et une complicité des occidentaux. Mais sachez bien !!!! Tant que l’Afrique restera dans la misère et l’insécurité ; l’immigration vers l’Europe ne prendra jamais fin.Président ROCH, l’avenir du FASO est entre tes mains.A bon entendeur salut !!!

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  • Le 4 février à 11:57, par Le réaliste En réponse à : Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

    La situation est grave, mais ça finira un jour malgré qu’on va encore en souffrir pendant longtemps. Les sacrifices de Thomas SANKARA ont été trahis et assassinés avec lui par son compatriote et ses co-délinquants connus de nous tous. Et la suite, c’est ce qui se passe. Négativement transformés depuis lors du fait de la longue mal gouvernance imposée, nos populations de plusieurs générations sont depuis belle lurette divisées et fortement désunies. Les différents maux nés de ces politiciens voyous nous ont conduits à l’insurrection qui a malheureusement encore été mal gérée à cause des tentacules des mêmes malfrats d’antan, surtout leur ail militaire nommé RSP.

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  • Le 4 février à 11:59, par Jazz En réponse à : Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

    C.est une triste realiter. Pendant ce nous Somme assis dans les villes ouaga, bobo, koudougou pensant que cela ne nous concerne pas erreur. Le burkina a mal a son leaderships.

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  • Le 4 février à 12:06, par jean En réponse à : Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

    Proposition concrète de prévention : dans les écoles
    - apprendre aux élèves comment faire en cas d ’attaquer terroristes.
    - mettre à la disposition de chaque citoyen un kit de protection comportant un mobile avec le num vert pour appeler les secours, apprendre à identifier un terroriste ( vêtement discours idéologie,...

    Au lieu de tout miser sur le cote militaire, on peut par des moyens aussi simples apprendre à combattre le terrorisme.

    Pire les discours rébarbatifs ne suffisent pas ni même la prière les bras croisés

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  • Le 4 février à 12:28, par mninda En réponse à : Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

    Hélas ,le sort des populations de toutes ces zones, et surtout l’avenir des centaines de milliers de ces enfants aujourd’hui privés d’école ne semblent émouvoir personne en haut lieu . Puisque ,nos hautes autorités pensent que cela ne touche pas les enfants de leur région ou province ,elles se foutent royalement de ce que seront demain ces pauvres enfants .Que c’est triste ,et vraiment triste ce que devient notre cher BURKINA FASO . Et le hic c’est qu’il n’ y a aucun espoir de délivrance qui se dessine . Et à entendre les nouveaux ministres ,il ne faut pas se presser, car on ne peut résoudre ces problèmes immédiatement et patati patata . Donc pour le moment, les terroristes peuvent se livrer tranquillement à leur sale besogne vu que nos chers hautes autorités en charge de la défense et de la sécurité se hâtent lentement et surement .
    Quelle irresponsabilité .

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  • Le 4 février à 13:30, par le soucieux En réponse à : Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

    Laissez l’état hors de ça. Un intellectuel du Sahel (pas les moindre) a dis que l’école du Blanc ne les intéresse pas. Demandez aux enseignants de ces zones. Souvent un maître est là avec 6 ou 7 enfants dans sa classe (des fois mêmes il négocie avec leurs parents). Il disait qu’il faudrait que l’état les laisse penser leur façon et il va les accompagner ou soutenir. Il faudrait que les Sahéliens sachent qu’ils doivent s’adapter aux programmes de développement national.Ne vous en faites pas, ça aller un jour.

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  • Le 4 février à 20:52, par Roger En réponse à : Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

    Ces derniers temps sur les réseaux sociaux et les forums de discussions, il y a une chose qui m’irrite :

    Beaucoup de gens n’arrêtent pas d’implorer Dieu.
    « Que Dieu sauve le Burkina »
    « Dieu y veille »
    « Que Dieu nous en épargne »
    « Prions Dieu »
    « Dieu va punir les terroristes »
    Et patati et patata. Et Dieu ! Dieu ! Dieu !

    Chers compatriotes, arrêtons toutes ces jérémiades. Retroussons nos manches et battons-nous ! Enlevons le nom de Dieu de nos affaires, des affaires des hommes. Ce sont les hommes qui ont créés ces problèmes, ce sont les hommes qui vont trouver les solutions.
    Dieu n’aime pas le Burkina plus que la Côte d’Ivoire pourtant la violence est arrivée là-bas (plus de 3000 morts), La violence est aussi arrivée au Rwanda (plus d’un million de morts), En Europe pendant la 2è guerre mondiale (plus de 60 millions de morts), En Afghanistan, au Nigéria, en RDC, en Algérie, au Mali, etc. Vous croyez que Dieu n’aime pas ces pays ?

    Et puis ! Ces Djihadistes, ils prient aussi Dieu avant de venir commettre leurs forfaits. Pourquoi, pensons-nous que Dieu va choisir notre camp et laisser celui des Djihadistes.

    Non ! Chères soeurs et chers frères, retroussons nos manches, libérons nos génies créateurs et battons-nous ! C’est par nous-même que viendront les solutions. Si nous attendons Dieu, nous allons tous périr avant qu’il n’arrive.

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  • Le 5 février à 18:36, par Alizé En réponse à : Menaces terroristes : Avenir incertain pour des milliers d’écoliers burkinabè

    Malheureusement, cette situation apocalyptique de notre pays n’émeut guère nos responsables politiques. Ne viennent ils pas de se partager 500 millions ? Quelle indécence politique ! Partis au pouvoir et opposition compris. Au moment même où l’État a besoin de moyens matériels, humains et financiers pour faire face aux terroristes et à la situation apocalyptique saisie par le journaliste.
    Mais ne nous trompons pas de solutions. Ça fait longtemps que nous prions. Sans résultats. Normal. Dieu n y est pour rien. Nous avons le malheur d’avoir à un moment clé de notre histoire, des dirigeants corrompus, plus habile à piller l’État qu’à édifier une nation. Vite. Preparons la relève.

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