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Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Roch Marc Christian Kaboré, président • • mercredi 11 mai 2016 à 00h27min
Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

Le président du Faso était en direct à la télévision nationale du Burkina, le 26 avril 2016, au cours de l’émission intitulée « dialogue citoyen ». Répondant à une question, Roch Marc Christian Kaboré avait affirmé que « Nous ne devons plus continuer à former des philosophes et des juristes... par milliers alors qu’ils n’auront pas de boulot ».Dans la lettre ouverte ci-après, Sibiri Nestor SAMNEs’insureg contre cette façon de voir les sciences humaines

Lettre ouverte au Président du Faso, Rock M. KABORE
Réaction à vos propos dans « dialogue citoyen » : Les sciences humaines ne sont improductives que dans les sociétés qui manquent de vision.

Monsieur le Président, qu’il me soit permis de vous féliciter pour avoir répondu positivement àl’invitation de l’ONG Diakonia dans son projet « le dialogue citoyen. », un entretien en direct sur la RTB, le 26 Avril 2016. Votre disponibilité à vous prêter aux questions des journalistes a donné une belle opportunité à vos concitoyens de découvrir vos positions sur les grandes préoccupations de l’heure.

Un tel exercice nous rappelle le Président Sankara, de vénérable mémoire, quisans complexe, allait à la rencontre de (toutes les couches sociales) pour des échanges ouvertes dans un style simple et direct. Je vous souhaite de multiplier ces sorties qui cultivent en nous, non seulement l’amour de la Patrie mais aussi nous inspirent un patriotisme encore plus grand. Le but recherché est sans doute celui de permettre à tous de réagir sur la vision que vous avez de la vie de la nationdans un esprit républicain, avec le désir ardent de contribuer à un plus grand bien.

Des contradictions, jaillit la lumière qui aide à éviter les obstacles subtiles de la route ; toutes chosesque vos défenseurs aveugles ne perçoivent pas forcément ;préoccupés plutôt à vous applaudir à tout rompre,peu importe la direction (bonne ou mauvaise) que vous empruntez. Erreur et ignorance. Le dialogue citoyen, n’est-ce-pas une forme de l’arbre à palabre au service de la démocratie ? C’est à partir de cet angle, que je me suis senti irrésistiblement interpelé parvos propos suivants : « Nous ne devons plus continuer à former des philosophes et des juristes... par milliers alors qu’ils n’auront pas de boulot. »

Monsieur le Président, toute interprétation est un probable risque de déformation de l’idée d’autrui. Cependant, une fois l’idée lancée, elle est aussi sujette à reconstruction par le sujet qui la reçoit.Il y a de ce fait un jeu de va-et-vient entre l’émetteur et le récepteur de cette idée. C’est ainsi que malgré nous, et dans le souci de mieux nous comprendre, nous sommes contraints d’y avoir recours. Je ne maîtrise certainement pas le fond de votre pensée mais elle caresse l’intention de qualifier les sciences humaines (philosophie, sciences juridiques et politiques, sociologie, l’anthropologie,…) des sciences improductives dans le contexte du Burkina actuel.

Voilà qui est bien discutable. Il me souvient du reste, et de façon tangentielle, qu’au sortir d’une autre insurrection populaire, la première d’ailleurs en 1966, le Général Garango (l’un des meilleurs ministres des finances du pays, paix à son âme) avait sorti son oukaze malheureuse selon laquelle l’enseignement serait un secteur improductif. De toute façon, chez certains peuples africains, il n’est jamais d’affirmer que le « chef n’a pas dit la vérité ». Je ne vais déroger à la règle mais….

Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement. Bien au contraire, elles sont plus que nécessaires au regard des défis auxquels le pays fait face. Les maux qui l’assaillent et les vagues qui le secouent lui imposent le recours indispensable à ces sciences. Le Burkina Faso a besoin d’une « refondation », d’une refonte pour se rebâtir sur une nouvelle base.Tout développement part de l’idée. L’idée est la base de tout. Elle inonde tout. Pour aller à l’acte, il faut partir de l’idée, c’est-à-dire la réflexion qui aide à définir l’Homme, à l’étudier en vue de mieux le servir. Il en découle que toute politique économique, toute innovation scientifique et/ou technologique n’est féconde que si elle vise à servir l’Homme et son environnement vital.

De là, il nous suggère la nécessité de vous souffler que les sciences se complètent, si elles sont vraiment des sciences. L’homme est un tout et par convenance pratique, on a découpé les activités de la connaissance en bytes, en petits morceaux qu’on appelle géographie, géologie, mathématiques, histoire, astronomie, droit, économie, sociologie… et j’en passe. Mais aucune de ces connaissances isolée ne peut vraiment saisir la totalité de cet être divers et ondoyant. D’ où l’effort actif de nos jours pour remettre la connaissance dans son tout qu’elle n’a jamais cessé d’être. De plus en plus, nous assistons à la collaboration entre chercheurs, pour tendre à cette interdisciplinarité indispensable au jaillissement de la lumière.

Une vrai politique de développement est celle qui permet une collaboration complémentaire entres les sciences, la pluridisciplinarité, mieux, l’interdisciplinarité dont j’ai parlé tantôt.
Votre affirmation, au risque de frustrer plus, pourrait dérouter beaucoup d’étudiants et décourager les enseignants. Les compétences sont variées. Chaque fils et filleest dépositaire de talents que l’éducation scolaire et académique doit contribuer à éclore pour le service du pays.

Certains qui excellent dans les matières scientifiques éprouvent des difficultés pour réussir dans les sciences littéraires, et vice-versa. De là découle que tous ne sont pas appelés à s’orienter dans les mêmes filières. Par une telle vision, vous inspirez l’idée que les littéraires seraient moins utiles au pays, les sociologues serviraient peu et les juristes ne seraient pas très sollicités dans les champs du développement.
Je vous comprends si vous nourrissez l’idée selon laquelle les spécialistes de sciences humaines et sociales sont moins demandés sur le marché de l’emploi. Je vous comprends quand je réalise que beaucoup ne voient dans la philosophie qu’une masturbation intellectuelle, de la ballade interminable dans l’univers de l’abstraction.

Et pourtant, ce serait une erreur à ne pas commettre. Si les scientifiques (ingénieurs et autres) ne sont pas guidés, ils conduiront le monde à sa destruction. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. » disait Rabelais. La corruption, le népotisme, la violence, l’incivisme sont les maux de notre cher pays. Comment y remédier sans un changement de mentalité ? Comment changer les mentalités sans un diagnostic sérieux des causes profondes ? Ceci n’est pas forcément le terrain des ingénieurs mais plutôt celui des sociologues, des philosophes, des hommes et femmes de lettres etc.

La philosophe Maxine Greene (toujours vivante avec ses 96 ans bien sonnés), ne croit pas que ce sont les sciences dits dures qui pourront sauver notre humanité du chaos actuel dans lequel il est empêtré. Elle pense plutôt que c’est l’art et les lettres qui réussiront à nous « dé familiariser » par rapport aux laideurs quotidiennes que l’on observe chaque jour dans nos familles, nos voisinages, nos quartiers, nos villes et dans le monde en général. Elle insiste sur le fait que l’art donne libre cours à nos interprétations, fouettant ainsi notre imagination et nous forçant à penser hors des sentiers battus.

N’avons-nous pas besoin de ré-imaginer notre monde en pannes d’idées où nous passons tout le temps à mettre du vieux vindans de nouvelles bouteilles ? L’art, à travers sa capacité à libérer l’intelligence, est à même de nous amener à déceler les murs qui se dressent à nous dans nos communautés. Ce que j’ai dit de l’art par exemple est aussi valable de la sociologie. C. Wright Mills(1958) parle d’imagination sociologique où il nous appelle à voir le personnel comme étant politique car les problèmes que nous vivons sur le plan personnel sont en réalité des problèmes de tout le monde, et qu’il faut voir grand. Il coule donc de source qu’il faut créer un environnement fécond pour un rendement efficient à tous.

Le développement du pays ne peut être envisagé seulement sous l’angle de l’ingéniorat. Cette approche du développement me paraît très insuffisante. Combien de projets n’ont-ils pas échoué parce que dans leur réalisation, on n’a pas tenu compte de la dimension humaine et des facteurs sociologues de la zone ? L’interdisciplinarité est fondamentale dans une société composée d’Hommes à la nature complexe. On ne peut prétendre le servir efficacement que quand on l’a cerné dans toutes ses dimensions sociologiques, anthropologiques, psychiques, religieuses, culturelles,etc. Comment construire une organisation qui réponde au futur ? Comment penser et mettre en place une organisation qui réponde aux besoins des êtres humains ? La conquête du futur ne peut se faire sans une base de réflexion féconde, qui anticipe dans le temps et oriente le présent.

« Nous ne devons plus continuer à former des philosophes et des juristes... par milliers alors qu’ils n’auront pas de boulot. » Et pourtant, les causes du chômage seraient ailleurs puisque les chômeurs du Burkina ne sont pas tous des philosophes ou des juristes ou des sociologues. Il y a aussi des ingénieurs qui sont sans emploi dans le même Burkina Faso. Le manque de « boulot » pour les philosophes et autres, n’est pas une preuve que ces sciences sont inefficaces au Burkina.

Il est plutôt le signe criard que des politiques devraient approfondir leur vision des choses. Concevoir et exécuter une politique d’emploi adaptée aux priorités du moment. Combien d’écoles primaires, de lycées et écoles supérieures sont en manque d’enseignants ? Tous les secteurs de la vie ont besoin des instruits de ces sciences pour mieux réussir. Au-delà du fait que tous ne peuvent pas être fonctionnaires de l’Etat, il y a le fait que l’environnement n’est pas propice à l’entreprenariat privé. La faute est imputable à qui ? Ce que vous dites est justifié si des leaders, « guides-managers » du pays, ignorent l’importance de la philosophie, du droit, de la sociologie au sein de la société.

Ces sciences sont au départ d’un développement qui voudrait placer l’Homme au départ et à l’arrivée de tout système. Contrairement à ce que l’on penserait, ces sciences sont pourvoyeuses d’emplois.

Le saviez-vous ? Les fondateurs de l’ONU, (un partenaire au développement), se sont inspirés des plus grandes avancées de la pensée philosophique et juridique européenne sur la base des idées de l’éminent penseur européen Emmanuel Kant ainsi que celles d’autres philosophes. Emmanuel Kant, s’était appuyé sur la théorie du cosmopolitisme dont « il a fait un projet politique et une théorie juridique ». La planète est notre patrie commune.

Les Hommes qui y vivent devraient se reconnaitre comme le citoyen du monde au lieu de s’enfermer dans leurs petits Etats. « La paix perpétuelle ne peut être atteinte que par la sortie de l’état de nature des Etats pour fonder ce que Kant appelle ‘’une fédération d’Etats libres’’ ». Partie d’une idée, d’un projet, l’ONU est une réalité depuis 1945 et une source d’emplois considérables dans le monde.

La démocratie sous sa forme actuelle, cette même démocratie grâce à laquelle vous êtes Président, s’est bâtie entre autres, sur les théories de John Locke et de Rousseau, parmi tant d’autres« Rousseau défend le principe d’une démocratie non pas représentative mais directe où tous les citoyens votent les lois. Seul le pouvoir exécutif pourra être confié à un groupe d’individu. La volonté générale est souveraine. Elle ne peut ni se soumettre, ni déléguer ses pouvoirs. »

Le projet de la refondation dont le Burkina a besoin pour se remettre sur les rails authentiques du développement, vous impose le recours à ces disciplines pour relever le défi. Petit pays, pauvre en ressources naturelles, ses vraies richesses sont d’abord ses Hommes. Alors que chacun, pour réussir sa contribution citoyenne à la construction de la cité, devrait avoir le droit d’avoir ses compétences éduquées. Que les orientations se fassent selon le profil et le choix des élèves Que celui qui est porté vers les sciences exactes ne soit pas contraint à s’orienter en littérature et vice-versa.

A la limite, c’est comme si on forçait des femmes à n’accoucher que de filles ou de garçons ! C’est aux leaders d’organiser dans la société et pour la société, la gestion des compétences de ses membres pour en tirer le meilleur profit. Pour y parvenir, il faudrait répondre au profil de leader dont parle le philosophe Platon : « tout bon dirigeant devrait être philosophiquement bien formé et mathématiquement très logique. » Je ne doute pas que vous avez de ces qualités qui vous permettront de concevoir une politique de développement complet pour les Burkinabè.

Toutes les compétences sont utiles, nécessaires et indispensables. Je voudrais ajouter aussi que la finalité de l’éducation ne saurait être celle de former les citoyens pour de l’emploi. Il est de bonne guerre de veiller à l’efficacité externe du système éducatif mais la vraie finalité de l’éducation, c’est de former des citoyens, pas aux têtes bien pleines, mais aux têtes bien faites qui pourront s’élever à la hauteur des exigences d’une société démocratique ; où il n’y aurait plus d’achat de conscience, où chacun connaît ses droits et devoirs et en assume l’entière responsabilité,où l’Homme reste au centre des préoccupations du développement. Sinon, ce développement n’est que croissance sans intérêt pour l’Homme.

Excellence, des déclarations du genre, si elles sont mises en application, pourraient décourager une frange de vos concitoyens et déséquilibrer la société dans ses besoins fondamentaux. A long terme, elles risquent de faire du Burkina une victime de « Kwashiorkor » qui va accroitre la chance du pays de rester chétif en matière de développement.
Je suggère que vous fassiez en sorte que chacun puisse se sentir utile à la nation dans son domaine et selon ses compétences. Trouver une politique d’emploi (pas seulement la fonction publique) qui permette à tous de servir le pays en vue de son propre épanouissement. Je vous souhaite plein succès car tout citoyen qui aime sa Patrie, quel que soit son bord politique, ne devrait jamais souhaiter l’échec d’un régime à la tête de son pays.

.Si vous échouez, ce sont les petits et les pauvres (la grande majorité de votre peuple) qui perdent. Alors, faites du Burkina Faso, un pays où chacun selon ses qualifications, trouvera sa place et son rôle à jouer. M’inspirant de la pensée de Feu Thomas Sankara, je dirai que tout citoyen, surtout tout politicien qui manque de formation idéologique est un danger pour son pays. Dieu bénisse le Burkina Faso.

Sibiri Nestor SAMNE
Communicateur
sasimastor@hotmail.com

Vos commentaires

  • Le 11 mai 2016 à 19:28, par Jean -Louis Sawadogo de Koumbri En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Tres bien ecrit, ce papier. tres bien argumente et avec des references solides. Et pourtant, Mr. Nestor, vous n’ etes pas barde de diplomes comme le docteur YaogoAhmed, mais cette contribution est tres utile . Merci de partager vos reflexions de facon courageuse. Je vois deja des gens qui vont se lever pour vous insulter meme alors qu’ ils n’ ont rien compris de ce papier profond. La pensee unique devient de plus en lsu une realite au Burkina. Elle n’est pas le resultat d’ une decision administrative mais elle est deja la. De facto. Tous ceux qui ont des idees, tenez bon. Exprimez- les pour que les insulteurs puissent aussi pouvoir s’ exprimer. Comme quoi, a chacun son role. Selon ce qu’ il peut.

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  • Le 11 mai 2016 à 19:50, par Jeunedame seret En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Merci pour cette prompte réaction. J’aimerais bien relire celle de ROCH. Depuis quand avait-il même commencé à former philosophes et juristes ? Mon cher SAMNÉ ; il faut savoir que ce qui manque au programme de ROCH c’est la définition du mot développement. Demande-lui cette définition ; et tu verras des balbutiements sans conviction au bout. Voilà déjà que le mot éducation est fondu avec le mot scolarisation ; et que l’entreprise personnelle n’est rien face à l’emploi/occupation à la fonction publique ! Pourquoi résumer le but de l’éducation aux emplois de la fonction publique ? Je voudrais ajouter aussi que la finalité de l’éducation ne saurait être celle de former les citoyens pour de l’emploi. Malheureusement nos dirigeants ont du mal à distinguer savoir de diplôme d’emploi. Alors que ce sont les mêmes philosophes et sociologues qui animent des ateliers dans certains pays développés pour insuffler les bonnes méthodes. Mr le Président, croyez-vous que les ingénieurs viendront à bout de l’incivisme galopant du Burkina ? Auriez-vous une formule mathématique pour éradiquer la corruption et les détournements ? Ah... On comprend pourquoi vos lois brillent par leurs numéros !

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  • Le 11 mai 2016 à 19:57, par NZ En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Monsieur Samné. Il faut comprendre le message du prési dans le contexte du Burkina Faso, pays sec, enclavé, pauvre (selon les occidentaux)et très endetté. La priorité est de savoir comment nourrir et donner à boire à ces millions de Burkinabé des villes et campagnes. Il faut plutôt avoir une vision pour son pays sans laisser trop de place à la théorie. Une fois les trois repas quotidien et l’eau potable garantis pour tous les burkinabé, nous pourrons nous étaler sur les théorie de Kant et autres. Merci d’avoir lancé le débat.

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  • Le 11 mai 2016 à 19:57, par rendak En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    rien à ajouter ! merci d’être notre porte-parole ! j’ai été choqué d’entendre ces propos de la bouche de celui qui préside à la destinée de toute une nation et qui doit utiliser tous les atouts de cette nation pour la développer. le développement n’est pas que technique, elle est aussi et avant tout humaine. la technique et la science sont au service de l’homme. mais ce sont les sciences humaines et sociales qui permettent aussi au technicien de savoir mettre efficacement ses atouts au service de la nation et non pour la détruire. c’est dommage qu’on pense ainsi. je me rappelle que lors des inondations du 1er septembre 2009 certains se demandaient où se trouvaient les psychologues pour prendre en charge les sinistrés traumatisés. si on n’en a pas formé suffisamment, si on n’a pas encouragé des gens à se former et si leur formation est négligée qu’on n’en demande pas quand on est dans le besoin.

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  • Le 11 mai 2016 à 20:09 En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    ok....tout ce long papier pour nous convaincre que les sciences humaines ont leur place dans notre société. bien sûr et personne ne peut le contester mais humblement je pense que le président a raison sur ce point. même ailleurs des dirigeants responsables font souvent le même constat. en effet parcequ’on veut avoir un long diplôme même si il ne débouche sur rien,les étudiants délaissent les filières courtes comme les uit,les bts en plomberie,mécanique,peinture etc....pour aller bourrer les bancs de la fac en droit,socio,en philo qui n’offrent pas beaucoup de débouchés et c’est un fait implacable

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  • Le 11 mai 2016 à 20:16 En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Est ce que votre article répond à la préoccupation du président ? Non. A quoi sert il de former des chômeurs ? tel est le propos du président ! il ne met pas en doute qu’il en faut mais dans notre contexte, il faut en former juste le nombre nécessaire alors que l’on manque beaucoup de formés dans d’autres domaines.

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  • Le 11 mai 2016 à 20:50, par LeYaaba En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Yanga, mais tu brilles, hein. On dirait que Kentucky, c’est le Perou- la. J’ ai lu ton article et e le trouve de tres haute facture comme d’ habitude. Tu auras fait ton devoir. Maintenant si les decideurs veulent l’ exploiter, ils auront eu de la chance car c’est une consultation gratis.

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  • Le 11 mai 2016 à 20:52, par Yako En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Mon frère tu as raison,seulement en partie lorsque vous présentez les philosophes comme modérateurs de société,vous ignorez comment le politique-philosophe Etienne Traoré a travesti la pensée philosophique pour déstabiliser les institutions de la 4ème république pour obtenir le putsch du 30/31oct 2014 ensemble avec d’autres aumôniers de la radio nationale vedettes d’osc.Eux ont du boulot et pourtant.Tirant de leçon des événements qu’a vécu notre pays former des socio-philo-juristes sans s’assurer de leur employabilité c’est se préparer sa petite bombe sociale très déstabilisante.

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  • Le 11 mai 2016 à 21:52, par Aristote En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Merci et félicitation Mr SAMNE pour cette belle analyse.Notre cher président, à moins que nous n’avions pas compris son propos, doit savoir effectivement qu’un Etat comme le Burkina a besoin de toutes les spécialités. Aussi, peut-etre il n’a pas pensé à l’impact psychologique que cette phrase « Nous ne devons plus continuer à former des philosophes et des juristes... par milliers alors qu’ils n’auront pas de boulot » peut avoir sur un étudiant en philo et un élève qui voudrait faire philo après son bac.
    La philosophie particulièrement est la mère des sciences. Et je suis convaincu que si notre cher président avait ne serait-ce qu’un seul vrai philosophe comme conseiller, sa gouvernance serait meilleure.
    En outre je profite de l’occasion pour demander au président de dimunier ses sorties médiatiques (2 au mois d’avril). Je préfère qu’il laisse les ministres s’exprimer, chacun sur les points concernant son département. Sinon si lui seul veut parler de sécurité, de l’eau, de l’éducation ... ce n’est pas évident qu’il s’en sorte sans érreurs. Mais si c’est le ministre, étant mieux informé sur son domaine je suppose, pourrait etre plus pertinent. Aussi meme s’il y’a à ce moment des érreurs le président corrige. Mais si c’est le président lui-meme qui fait une érreur, n’est-il pas difficile au ministre de le corriger ?

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  • Le 11 mai 2016 à 22:15, par l’homme En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Je vous remercie monsieur Samné pour votre intervention.
    Cependant, l’expression "par milliers" employée par le Président permet de le comprendre. Voyez-vous, depuis des années, notre système éducatif a tout misé sur les sciences sociales, au mépris des sciences techniques et technologiques. Conséquences, on cause bien comme vous et moi, puisque je suis aussi littéraire, mais nous manquons de techniciens, d’informaticiens, d’ingénieurs, de managers chevronnés... Et cela joue sur notre économie. Nous ne sommes pas compétitifs. Au Faso, y aurait-il une usine de fabrication de vélos ? C’est le strict minimum. Ailleurs, ils explorent, découvrent, inventent, et nous, nous nous contentons d’en parler en en consommant. De ce point de vue je suis d’avis avec le Président que nous devons changer de paradigme. Former moins de discoureurs, et davantage de techniciens, ingénieurs... C’est le prix à payer pour la compétitivité de l’économie du Faso. Ouvrons nos esprits sur le monde réel, un monde de conquête. Du reste, les idées ne sont pas l’apanage des hommes de lettres, qui très souvent se limitent à faire de la répétition de ce que d’autres ont trouvé en d’autres ères et aires. Dites-moi un peu, du communicateur que vous êtes quel fut votre apport au progrès de cette science de la communication ? Vous appliquez simplement des principes et processus élaborés par d’autres. Nous avons besoin d’innovateurs, des managers, des ingénieurs par milliers, et des discoureurs par dizaines. Mais des dizaines bien formées et dévouées à leur mission telle que vous la définissez. La Grèce où est née la philosophie ploie sous le poids de la crise.

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  • Le 11 mai 2016 à 23:33, par Mechtilde Guirma En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Alors là, ça devient inquiétant et peut relever d’une inculture notoire. En effet l’histoire retient que Karl Marx fut le plus grand sociologue de son temps (et même de nos jours). L’histoire nous dit encore que ce fut précisément à partir de la pensée de Hegel « TOUT CE QUI EST RATIONNEL EST RÉEL ; TOUT CE QUI EST RÉEL EST RATIONNEL », qu’il a battit toute sa théorie économiste. On sait que Hegel a eu deux genres de disciples : ceux de la droite et ceux de la gauche dont Karl Marx, Feuerbach, Nietzsche, Sigmund Freud qu’on a surnommé « les Maîtres du soupçon ». Fuerbach reprend la pensée de Hégel en ces termes : « tout ce qui est rationnel dans la tête des hommes est destiné à devenir reel ». Mr le Président a-t-il oublié que ce fut Karl Marx le grand sociologue qui a battit ses théories économistes sur le « KAPITAL » (et qui continue à diriger le monde). Mr le Président qui fut grand adepte de la révolution peut-il nous dire qu’il n’a pas adhéré aux affirmations du Président Sankara qui a paraphraser Hégel en ces termes : « Tout ce qui est imaginé par l’homme est réalisable et tout ce qui est réalisable est imaginé par l’homme ». Mieux la théorie du « Gender » avec toute sa rhétorique de la « Santé de reproduction », de « l’avortement », toute chose pour « libérer la femme en détruisant la famille » afin qu’« elle soit plus productive dans le marché du travail et du capitale », n’est-ce pas la théorie d’Engel le grand disciple de Karl Marx ? C’est pourquoi, le Pape Jean-Paul II dans son « CENTESIMUS ANNUS » (Mai 1991) donnait cet avertissement au monde lors de la chute du mur de Berlin en disant, je le paraphrase, que les maux qui ont permis au Marxisme-léninisme de prospérer, ce serait les mêmes maux qui permettront au capitalisme sauvage de reprendre vigueur et d’émerger.

    Merci mon cher SAMNÉ pour nous avoir permis de replonger dans l’histoire afin de pouvoir envisager sereinement l’avenir de notre pays.

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  • Le 12 mai 2016 à 00:39, par Rétinas En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Merci pour votre contribution.
    J’ai par contre des remarques à faire.

    1. Quand vous écrivez, prenez le soin de vous relire pour corriger les éventuelles coquilles et autres fautes. Cela facilite grandement la lecture.

    2. Je crois (et vous l’avez bien mentionné au début) que vous n’avez pas bien compris le président. Je ne prétends pas être dans la tête du président pour comprendre ce qu’il dit ni ce qu’il pense mais à travers sa phrase, je crois qu’il a voulu dire la diversification de l’enseignement au Burkina Faso (diversification dont vous parlez d’ailleurs).
    Il ne faut plus former les gens à la théorie, ça ne nous avance pas du tout ! Le président a raison sur ce point. On a besoin des formations professionnelles et techniques. On a besoin des formations scientifiques en plus des nombreuses formations littéraires dont on dispose déjà. Seule, la littérature ne nous mènera nulle part.
    Il faudrait ces formations pour que chacun puisse avoir des connaissances à même de l’aider à créer sa propre entreprise où il embauchera d’autres personnes et ainsi de suite. C’est comme ça qu’on en finira avec le chômage et la pauvreté.
    Sinon, on continuera dans la littérature (théorie) et à la fin, les gens auront des diplômes mais ne sauront rien faire de leurs dix doigts, si ce n’est espérer avoir un boulot dans la fonction publique.

    Franchement, combien de gens dans ce pays savent fabriquer ne serait-ce qu’une aiguille ?

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  • Le 12 mai 2016 à 02:44, par Moi aussi En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Cher Nestor, ton texte est soigné, bien argumenté et donc intéressant à lire et je te félicite. Voici ma contribution comme pour te rejoindre quand tu dis que des contradictions, jaillit la lumière.
    Pour être terre à terre, es-tu d’accord que les chômeurs sont majoritairement issus des sciences humaines ou non ? Entendons-nous bien, le Président n’a jamais dit qu’ils ne sont pas utiles. Il pense que ceux qui sont formés sont nombreux et sans emploi. Certes, on va continuer à en former mais dans l’état actuel de notre économie, il est réaliste de freiner un peu. Ton argumentaire sonne comme cette phrase creuse selon laquelle, ‘‘il faut de tout pour faire un monde heureux’’. Est-ce à dire que quand il n’y a pas assez de crétins, il faut en fabriquer parce qu’ils ont leur place dans ce monde qu’on veut heureux ? Rougissez qu’on dise la vérité et je vais dire des vérités qui risquent de choquer. Les couples mixtes (littéraire vs scientifique) sont plus sujets au divorce. Faites des statistiques et vous verrez. (Je ne dis pas qu’il n’y en a pas qui survivent, heureusement d’ailleurs !). Osez également faire des statistiques et vous verrez que ceux qui vont s’attarder sur leur apparence extérieure (coiffure, vêtements, look,…sont plus nombreux chez les littéraires. Je me souviens qu’au lycée, nous traitions nos profs de math et de PC de fous tellement le matériel et le paraître leur était égal. Le mec te portait un jean toute la semaine.

    Bref, c’est bien de théoriser, cependant, les faits sont têtus. Les sciences humaines ou si vous voulez, les sciences humaines récréatives (art, cinéma, théâtre et autres) restent du domaine de l’abstrait ou si vous voulez, ne nourrissent pas l’homme ou mieux encore donnent cette nourriture qu’on cherche quand on a bien mangé. Quand vous n’avez pas bien mangé, vous ne philosophez pas et n’allez ni au théâtre, ni au cinéma. Les sciences exactes nous permettent de voler en avion, de rouler en auto, de conduire des tracteurs, de fabriquer des machines à faire quasiment tout (manger, boire, dormir, se soigner, se distraire même, etc.). Les sciences forgent en général un esprit créatif, inventif et de débrouille. C’est pourquoi, ils chôment moins.

    Du reste, ce débat avait déjà opposé les jeunes intellectuels africains d’après les indépendances. Il y avait le camp des Amilcar Cabral (ingénieur agronome) qui disaient de mettre l’accent sur les formations scientifiques et techniques car, la poésie et les lettres ne créeraient pas le développement en Afrique et le camp des Senghor, Aimé Césaire (littéraires). Au point où l’Afrique est aujourd’hui, on peut se demander quel camp a eu raison ? Chacun aura son point de vue.

    Tu as parlé aussi d’impact psychologique de la phrase sur un étudiant en philo et un élève qui voudrait faire philo après son bac. Je ne pense pas parce que c’est un secret de polichinelle. Un élève de terminal aujourd’hui sait qu’il y a des filières saturées et d’autres pas. En 1986, année de mon bac, une mission de l’office du bac est venue rencontrer toutes les classes terminales (à l’époque, les terminales A,B,C,D,E,F,G) pour nous aider à nous orienter après le bac et déjà, on était suffisamment averti des perspectives d’emploi selon la filière.

    Enfin, pour revenir à Emmanuel Kant, sais-tu que malgré sa contribution à l’humanité, il est moins connu que Justin Biber ? C’est là encore une bizarrerie des réseaux sociaux, émanation justement des sciences humaines.
    Je tire mon chapeau à toi et à lefaso.net pour cette contribution au débat.

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  • Le 12 mai 2016 à 03:36, par Kelgue En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Je respecte votre point de vue, mais considérons ceci :
    - prenez une école secondaire ordinaire au Burkina : combien d’élèves sont en série A (littéraire) versus, les séries scientifiques (D, C, E, etc...) ? "L’école coloniale" avait besoin de personnes pour savoir parler le français, la langue du colon, pour transmettre les messages du colon aux colonisés. "L’école post indépendance" doit apprendre à nos enfants à maîtriser la nature (sans bien sûr la détruire).
    - Allez à l’université et voyez ceux qui font le plus de bruit et de désordre dans les universités : il y a peu de chances que ce soit des étudiants de CBBG, math pc, etc.?
    - Si votre split ou votre réfrigérateur se gâte à Ouagadougou : je vous mets au défi de trouver quelqu’un facilement pour le réparer comme il se doit, sans l’endommager davantage. Tout le monde va à l’école pour apprendre à "parler"...
    - L’hypertrophie des séries littéraires au burkina (et dans la plupart des pays francophones) est une réalité. Contra factum non est argumentum (contre le fait il n’y a pas d’argument, ie les faits sont têtus).
    Bref : les gens qui savent produire des discours, faire des citations d’auteurs occidentaux pour ce donner du crédit et de la légitimité, le pays en a formés, et probablement plus qu’on en a besoin. Sans donc dévaloriser qui que ce soit, il faut désormais former davantage des hommes/femmes de science qui aident le pays à maîtriser et à dompter la nature de façon harmonieuse.

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  • Le 12 mai 2016 à 05:49, par Amen En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Felicitations à toi. Je reconnais en toi l’homme de réflexion et de conviction que j’ai connu au grand séminaire !

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  • Le 12 mai 2016 à 06:44, par Leonard En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Belle analysise
    Est il important de rappeler á son Excellence que dans une ecole d’ingenieur on n’enseigne pas que les maths ou les physics
    Merci encore mon Cher frére

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  • Le 12 mai 2016 à 08:48, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    - Mon ami, le président Rock a bel et bien raison ! La preuve est que ce n’est qu’à la fin de ton 5ème paragraphe que tu abordes le vrai sujet, tout le reste étant contorsions, verbiages, bavardages, citations (Emannuel KANT, etc.). C’est du brouhaha spéculatif en somme !

    Prenons le cas de l’ENAM ! On y forme des administrateurs civils en masse et ils sortent chaque année au point où ils sont pleins au MATDSI et dans les provinces, départements et autres. D’ailleurs à quoi servent les départements aujourd’hui avec la décentralisation si ce n’est pour parquer les administratifs ? On ne sait même pas quoi en faire aujourd’hui ! Voyez les magistrats et juristes ! On me dira qu’ils ne sont pas nombreux, d’accord mais est-ce que tous les dossiers pendants en justice progressent ? Non et ils constituent même la plaie béante de ce pays car ils ne montrent aucun semblant de bonne volonté !

    - Tandis que les agronomes, les ingénieurs et techniciens d’élevage, les forestiers, se baladent sous le soleil en brousse avec les paysans à la merci des coupeurs de routes, se font piquer par les insectes les plus immondes si ce n’est pas souvent des serpents vénimeux dans les rizières, dans les forêts, les philosophes, sociologues et autres juristes sont dans des bureaux climatisés dans la capitale entrain de théoriser, de faire du brouhaha spéculatif et de contredire chaque fois les dirigeants du pays.

    - Tandis que les médecins, les infirmiers, les sages-femmes et maeuticiens sont dans des hôpitaux malpropres avec des malades pour leur apporter des soins parfois au risque de leurs propres vies à eux-mêmes, les philosophes, sociologues et autres juristes sont dans des bureaux climatisés dans la capitale entrain de théoriser, de faire du brouhaha spéculatif et de contredire chaque fois les dirigeants du pays.

    - Tandis que les catéchistes, les pasteurs, les imams s’égosillent tutes les journées que Dieu fait devant les citoyens pour leur dispenser la bonne parole, la parole de Dieu pour les amener à changer de comportement, à suivre le chemin de Dieu, à abandonner le vol, le détournement, le crime, l’adultère, la dépravation, les philosophes, sociologues et autres juristes sont dans des bureaux climatisés dans la capitale entrain de théoriser, de faire du brouhaha spéculatif et de contredire chaque fois les dirigeants du pays

    - Tandis que les enseignants de brousse, manquant de tout jusqu’au minimum, habitant dans des maisons délabrées pouvant tomber à tout instant sur leurs tête, sont dans les classes défectueuses devant des enfants puants de sâleté, entrain de bouffer la craie et respirer la poussière de craie et risquer d’attrapper des vilaines maladies genre pneumonie, tuberculose, pour donner le savoir aux enfants, les philosophes, sociologues et autres juristes sont dans des bureaux climatisés dans la capitale entrain de théoriser, de faire du brouhaha spéculatif et de contredire chaque fois les dirigeants du pays.

    NB : Bien vrai que parmi les philosophes, sociologues et autres juristes, il y en a qui sont des braves gars qui dispensent le savoir aux étudiants mal fammés dans des universités délabrées et manquants de tout. Ce sont ceux-là que moi je mets dans la catégorie des damnés, des braves développeurs de ce pays. Je ne les considère pas comme les autres bavards spéculatifs. Qu’ils m’excusent ceux-là et sachent qu’ils ne sont pas concernés par mes critiques.

    ALLÉLUA, maintenant vous pouvez m’insulter si vous le voulez bien ! Que ceux qui se sentent concernés se mouchent sur moi à présent !

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 12 mai 2016 à 08:57, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    - Méchtilde GUIRMA, ma soeur comment allez-vous ? Il y a très longtemps que je ne vous entend plus et quelle fut ma joie de vous lire ce matin ! Mais Méchtilde, tu parles de la théorie du Gender, OK d’accord avec toi mais regarde ce qu’on en fait aujourd’hui Avec le genre !! Partout genre, genre comme s’il n’y avait que celà. On est entrain même de marginaliser les hommes petit-à-petit et les pousser à la révolte ! A peine si on ne vous exige pas de laisser votre femme monter une fois la nuit venue ! Trop c’est trop ! Si c’est est ainsi il faut aussi genrer la chefferie mossi !

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 12 mai 2016 à 09:18, par TheMacro En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Marc Christian Kaboré avait affirmé que « Nous ne devons plus continuer à former des philosophes et des juristes... par milliers alors qu’ils n’auront pas de boulot »

    Nestor Samné a peut etre raison mais le president n’a pas totalement tort.
    Je pense qu’il a ete tres claire a moins qu’il soit animé d’autres intention.
    si je comprend bien le français, le president n’a pas dit qu’il faut arreter de former en sciences humaine, mais reduire le nombre en fonction des besions. Il Oui les sciences humaines sont incontournables mais a quoi sa sert si ces diplomés ont du mal à trouver un emplois du fait de leur nombre ? que devient cette masse sans emploi ? Il n’est pas etonnant au BF de voir un juriste devenir professeur de francais au college par exemple. Le probleme du chomage en general et en afrique en particulier s’explique par l’incompatibilté de la formation et les besions reeels de l’économie. Il faut par consequent orienter la formation vers les besions reel de l’économie pour permettre à tous d’etre competitif. Il faut donc necessairement reformer le systeme éducatif qui sera propre à nous Burkinabé au lieu de copier ce qu’on fait ailleurs, qui ne sont pas forcement utile pour nous. Sur ce point je partage le point de vue de Rock meme si je ne suis pas du mpp

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  • Le 12 mai 2016 à 09:31, par changeons En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Une belle analyse qui peut aider nos gouvernants. Les sciences se complètent et chacune a son importance dans le processus de développement de notre Faso. Les projets qui échouent sont ceux-là dont les études n’ont pas été réalisées par une équipe pluridisciplinaire. Mon cher, ton analyse est parfaite et mérite d’être lue par Roch pour sa propre culture. Si dans la formulation du programme national de développement économique et social, programme présidentiel, il manque des sommités en sciences sociales, soyons sûrs qu’il sera boiteux.

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  • Le 12 mai 2016 à 09:45, par oued En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Le Président n’a tout de même pas tort de dire cela. Comment un pays agricole et pastoral va mettre le plus gros de ces effectifs universitaires en droit. Soyons cohérents et conséquents. Sur la question de leur chômage, il est évident ! Vous peut-être vous travailler. Vous ne vous rendez pas compte qu’il y a des étudiants qui ont leur maîtrise en droit il y a cinq ans et n’ont toujours pas du travail. Les gens refusent la franchise ; sinon comment comprendre qu’on produise des biens qui ne sont pas consommés et qu’on demande d’en produire davantage ?

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  • Le 12 mai 2016 à 09:48, par fred En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Juste une question à monsieur SAMNE : vos enfants (si vous en avez) les orienterez vous dans les sciences humaines après leur BAC ? dans le contexte actuelle de notre économie SINCÈREMENT. nous avions fait les sciences humaines, ça se justifiait peut être à l’époque, mais aujourd’hui la réalité est bien là. acceptons que le contexte est plus fort que le concept.

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  • Le 12 mai 2016 à 10:08, par lino En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    je crois humblement que vous venez à travers ce écrit confirmer les dires du président !! vous n’avez fait que parler, parler sans rien pondre de concret et de productif. hélas, vous paraphraser ou citer des auteurs, en fait c’est du surplace et c’est le fort des sciences humaines !! on se base sur des théories que d’autres ont crée sans rien ajouter de concret !! certes, cela contribue a forger l’esprit, a le rendre plus critique en termes de jugements !! mais vous conviendrez avec moi qu’en face d’un problème, l’esprit du philosophe ne peut rivaliser avec l’esprit cartésien !! et de nos jours on a plus besoin d’esprits cartésiens qui résolvent de façon pragmatique les problèmes qu’un esprit philosophique qui se contentera juste de faire un commentaire ou une dissertation du genre "origine du problème, causes et conséquences..." bref vous comprenez bien !! Les sciences se complètent mais de nos jours franchement on a moins besoin des discoureurs !! on en a trop maintenant !! nos enfant doivent savoir quoi faire de leurs dix doigts plutôt que d’être des beaux parleurs de la langue de molière ou de shekespeare !! loolll on a besoin d’ingénieurs, de techniciens bien formés !!

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  • Le 12 mai 2016 à 11:14, par Touba En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Bonjour à tous
    Moi je suis du bas peuple et lorsque je planifie de faire quelque chose je me pose une seule première question : quel est mon besoin. Ainsi je dirai que si le Burkina a besoin de 500 personnes calées en science humaine on forme 500. Si vous formez plus, c’est un gaspillage. Lorsque vous n’évaluez pas vos besoins vous ne serez pas efficient et rationnel en terme d’utilisation des ressources mises à votre disposition pour atteindre un résultat. Si le besoin du Burkina en la matière est plus du millier, alors Mr Nestor à raison mais par contre si le Burkina n’a besoin que de 500 spécialistes en science humaine alors le Président a raison.
    Si vous mangez plus que vous en avez besoin vous imaginez la suite.

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  • Le 12 mai 2016 à 11:23, par Ton promotionnaire de lycée En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    M.SAMNE, de part cet écrit, je sais que vous n’êtes pas comme certains fils du Burkina qui vivent à l’extérieur et qui ne s’intéressent pas à l’actualité de la Patrie mère et je vous en remercie.
    Je pense que vous n’aviez pas suffisamment compris SEM Monsieur le Président du Faso.Il ne s’ouvre pas à un débat creux et sans issu comme cela se constate dans votre articulation académique sur l’importance des sciences humaines dans le processus de développement d’une Nation. Pour ne pas être long comme vous et ne rien apporter à vos lecteurs, je tiens à vous éclairer sur l’un des volets du Programme présidentiel dans sa mise en œuvre, le Président veux orienter cette jeunesse vaillante vers des secteurs porteurs d’emplois source d’un développement accéléré et durable du Burkina Faso. Vous êtes sans ignorer, vous qui résidé aux USA, sans une main d’œuvre qualifié les USA ne seraient pas économiquement fort. DIEU merci c’est la vision du Président KABORE. Je vous sollicite de vous orienter plus vers des sujets dynamiques de l’heure qui sont des pistes de développement durable non pas sur des débats stérile et académique des années lumières. Dite nous comme les "vrais américains" qu’est ce que tu peux faire pour que dans dix ans on puisse classer le Burkina 1er sur le plan économique en Afrique. Apporter nous de nouvelles idées M.SAMNE, chercher vous êtes dans un pays très puissant.Nous voulons des communicateurs de dévéloppement.Merci

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  • Le 12 mai 2016 à 11:39, par Mechtilde Guirma En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Merci frère léonard vous avez raison, tout comme dans une université, en Sciences Politiques, on n’enseigne pas que de la Sociologie, de l’Anthropologie, du droit, de l’histoire, de la psychologie, ou de la Sociologie interne et des relations internationales, ou des groupes de pression et d’intérêt qui régulent (ou devraient réguler) les systèmes financiers, mais aussi des calculs de probabilité, de la statique et de l’économie politique. L’économie politique repose sur quoi en fait ? Sur de calculs des base de donnée sociales : la population, le nombre, les pandémies, le problème des saisonniers etc., sans oublier les consignes du droit internationale privé surtout dans les questions du commerce terrestre ou naval, les droits de battre pavillon dans les mers pour tous les pays même continentaux. La fiducie des monnaies et leur manière de les battre pour permettre de « rendre à César ce qui est à César ». Pour cela il faut connaître les peuples, leur habitude alimentaires, leur manière de vivre, les possibilités de les nourrir, de les soigner, comment réunir ou allouer les fonds nécessaires. Tandis que les Sciences économiques ne se préoccupent pas de l’Éthique de ces bases de données, elles appliqueront plus tôt les méthodes drastiques de diminution de population pour permettre à un petit nombre politiquement voulu de vivre aisément en manipulation les données juridiques, en ignorant l’expérience historique, ou tout simplement en oubliant les sciences de la religion et de la culture sur lesquelles reposent tous les systèmes humains (social, politique et économique) et qui permettent la vie en coexistence pacifique, dans la solidarité etc. Bref j’aurais aimé que des professeurs de Sciences Humaines nous exhument quelques vieux dossiers d’études qui auraient pu permettre l’émergence de notre pays et qui sont restés dans les tiroirs de l’administration pendant plus de 27 ans contraignant ainsi des étudiants, à se diriger (de façon élitiste) vers des secteurs de production de capital inhumains. En fait d’ailleurs c’est ce que Karl Marx dénonce. En plus, cela fait depuis fort longtemps que le système des bourses dans notre pays imposait aux étudiants ce qu’ils devaient faire et non ce qu’ils veulent faire. Bref ce que SAMNÉ veut faire comprendre, c’est d’éviter tout justement les erreurs du passé qui nous a amené aujourd’hui dans cette déconfiture du développement. Il ne nie peut-être pas au fond ce que le président a dit, mais seulement le moment n’est pas approprié. Il eut fallu plutôt que le Président adopta un ton plus conciliant, un langage d’exhortation à la conscience professionnelle dans toutes les disciplines, un langage de rassembleur de compétences de toutes les disciplines, seul moyen de permettre à tout le monde d’avoir sa place quelque soit ses options. Et j’ajoute avec SAMNÉ qu’il faut revenir au concept de la vocation professionnelle. En effet quelqu’un ne nous a pas fait remarqué qu’il eut un moment où les parents se battaient pour mettre leurs enfants au prytanée militaire parce que c’était la voie royale d’accès au pouvoir ? Résultat aujourd’hui : Du coup d’État de 1966 au cas Zida ! L’engouement de la jeunesse à croire, que le seul moyen de s’enrichir et de se faire respecter n’est pas prendre le pouvoir coûte que coûte, ou être député, conseillé municipal dont les seules voies restent les partis politiques et ainsi dominer le monde dans la gloire avec toutes les combines des moyens ? Tandis que ceux qui veulent rester simples électeurs (dans leur philosophie, psychologie ou expérience historiques) sont persécutés. Et ceux qui ont voulu la voie loyale de la vocation politique ou de l’opposition en acceptant d’énormes sacrifices sont éliminés ou en prison ou exilés. Et que veut dire vocation professionnelle ? C’est l’individu qui choisit son orientation en ayant conscience de tous les risques qu’il court parce que tout simplement il se sent interpellée ou appelé. Il faut dire que si les participations dans ces forums ou dans les écrits vont bon train, c’est parce qu’avec des vérités comme celles SAMNÉ ne peuvent être dites qu’en diaspora. Et ce ne sont pas pour ces genres d’interventions qui relèvent de sa vocation de Communicateur que lefaso.net encore moins le président va lui tendre des liasses. Combien de journalistes se terrent ou sont éliminés et leurs journaux détruits ? Bref aucune science n’est autonome. Toutes les sciences étudient la même chose dans leur perspective à elles. Le Christ en bat le recors : Il a rejoint son père après avoir enseigné le Royaume des cieux (en guérissant, en donnant du pain et fournissant du poisson à gogo), qui commence déjà ici-bas : « l’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4,4), oui la philosophie, la psychologie, les sciences humaines ne sont-ce pas là les dons de l’Esprit Saint que Julien Freud appelle : « Forme laïque de la revelation » ? Pour preuve, le Christ fut UN grand opposant du système des pharisiens et de leurs sbires (les romains), bien qu’Il les avaient rassurés que Son Royaume n’était pas de ce monde ? En rejoignant son Père de Qui Il a tenu et tient encore Sa Vocation, Il reste grand opposant dans Son Royaume, contre les forces du royaume des ténèbres et ses sbires de l’injustice dans tous les domaines surtout financier avec son système inique qui génère la pauvreté les conflits, qui dépersonnalise les hommes dans leurs philosophie, psychologie, leur histoire, leurs us et coutumes en un mot leurs repères culturels. Il ne faut donc pas être étonné de voir émerger un grand nombre de ces vocations qui à coup sûr aideront à restaurer le monde, et créeront à court, moyen ou long terme, bien d’emplois en renversant les données économiques iniques par des initiatives privées insoupçonnées.

    SAMNÉ, sans le dire de façon aussi crue, nous invite à cette réflexion. Ce qui devrait être en principe sans commentaire.

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  • Le 12 mai 2016 à 12:15, par Loumbilbiiga En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Messieurs, sachez que quand on dit que la sauce est trop salée, ça ne veut pas dire qu’on aime pas le sel !!!!

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  • Le 12 mai 2016 à 12:35, par KAF En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Merci M. SAMNE pour cet écrit. Le monde est un tout et les sciences se complètent. Malheureusement M. Samné n’a même pas compris ce que le président a dit (ou il souffre de logorrhée). Par ces termes, "nous ne devons plus continuer à former des philosophes et des juristes...par milliers alors qu’ils n’auront pas de boulot" le président met à nu l’inadéquation entre l’enseignement et l’emploi (une étude a été menée pour cela). Si vous sentez que les sciences humaines ne sont pas profitables pour le BF ici et maintenant, ne devancez pas ROCH pour mener le débat. Peut être qu’un jour il va s’exprimer sur le sujet et M. Samné aura son mot à dire et communiquera. Sinon présentement, cher communicateur vous êtes, parait il , hors sujet.
    Si M. Samné conscrait le temps pour ces longs écrits aux actes concrets (invention de machines, tracteurs...) y a longtemps on s’est développé.
    Cordialement.

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  • Le 12 mai 2016 à 13:06, par Mechtilde Guirma En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Mon cher Kôrô Yamyéllé, je viens de voir votre post. Tout justement, l’écrit de SAMNÉ est très profond. J’explique à quoi cela nous a amené en mettant l’accent à fond sur le gain. Moi qui vous parle d’une société américaine, c’est que précisément la formation ici braque l’enfant, depuis le primaire sur un seul objectif : Gagner l’argent pour pouvoir se passer de la solidarité familiale. D’où le développement d’une idéologie individualiste et d’État-providence. Donc dans les systèmes scolaires, il n’y a pas le système de la culture général comme en France. L’enfant est orienté dès le primaire vers ce qu’il sera : pompier, bâtiment, pont et chaussée etc. Alors que dans le système français, c’est l’enseignement général (du moins à notre temps) jusqu’au baccalauréat qui était le premier diplôme universitaire préparé au secondaire et permettait ainsi une fois à l’université de faire son choix. Tandis qu’ici, le baccalauréat se prépare encore pendant deux ans à l’université. Donc l’étudiant est déjà braqué sur la compétition contre le partenaire de sexe opposé. Et c’est là qu’on comprend les exigences surtout du côté des féministes qui deviennent plus acerbes. D’où l’élaboration du concept de leadership, d’entrepreneuriat féminin qui n’ont rien à voir avec la complémentarité telle que nos pures traditions africaines la connaissaient et qui aurait pu aussi, si elle n’avait pas été perverties dès le début, nous permettre de l’actualiser et d’avancer dans le développement. Au lieu de cela, nous sommes en train de copier servilement ce modèle américain qui ne sied pas du tout à nos sociétés burkinabé. J’ai compris tout cela lorsque je faisais les investigations pour la décentralisation. Le roi Yoabli de Fada Gourma et les coutumiers mossé et bobos m’en ont également expliqué. Le moro-naba Baongho en revanche m’a présenté un beau tableau vivant de la triade : Père, Mère, Enfant, en me recevant de façon traditionnelle, son épouse et de leur jeune enfant en bas âge dans ses bras à côtés de lui. Le hic dans tout cela, c’est que le système colonial l’a largement utilisé nous valeurs pour nous spolier. Ce n’est pas moi qui le dit, Joseph Ki-Zerbo, en a fait plusieurs fois mention dans ses recherches. Son épouse Jacqueline, nous a refilé quelques rudiments. Première femme intellectuelle je peux dire de l’Afrique de l’Ouest Madame Ki-Zerbo était restée profondément traditionnelle, parce qu’elle trouvait que la femme africaine n’avait rien à envier à la femme occidentale, ni à apprendre grand-chose d’elle. Tout au contraire. Mais voyez comment la mondialisation avec son système économique, l’avait réduite presqu’à l’anonymat et toutes ses initiatives récupérée jusqu’à sa mort. Le deuxième hic c’est le modèle capitaliste qui tente par le néo-colonialisme de nous faire oublier ce que nous avons appris de ses valeurs positives surtout dans le domaine des Sciences humaines et qui pouvaient avec les analogies des nôtre nous permettre aujourd’hui que nous avons l’indépendance, de nous développer. Tout au contraire nous sommes maintenant braqué sur l’aspect économique qui lui permet de régner sur nos systèmes. Voilà l’astuce mon cher Kôrô. Bien sûr quand on est né avec « une cueillir dans la bouche », il n’est pas certain ni aisé de saisir ces nuances.

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  • Le 12 mai 2016 à 13:53, par Descartes En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Linternaute 23 (lino) est comique d’opposer "philosophe" et "cartésien" !!! Sans doute par ignorance : cartésien qualifie... Descartes, qui est un grand philosophe ET aussi mathématicien. Notez que les philosophes, les vrais, pas les diplômés en philosophie mais les penseurs sont les seuls qui s’intéressent aux autres disciplines, sciences et techniques, droit, etc, et très rarement l’inverse (la preuve ici : ceux qui opposent scientifiques et philosophes, lesquels ne sont pas, je précise, que de simples littéraires, la philo n’est pas la littérature, et elle déborde les sciences humaines et sociales, bref elle n’a pas de domaine propre car elle embrasse ou entend embrasser tous les domaines, tant pis pour les esprits réducteurs. Pour le reste, je serais d’accord avec l’auteur de l’article s’il n’exagerait pas les propos du président : ne pas former philosophes et juriste par milliers n’est pas la même chose que ne pas en former du tout ! Comment un Etat de droit pourrait même ne pas former des juristes ???!! C’est le meilleur et plus sérieux angle d’attaque contre le président, s’il avait soutenu qu’il ne fallait pas former de juristes.

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  • Le 12 mai 2016 à 14:46, par Moi aussi En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Internaute 4 (Rendak), nous avons connu combien de 1er septembre 2009 ? Votre exemple conforte le Président justement. Le président ne dit pas que vous êtes inutiles. Il faut juste diminuer le nombre de formés.

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  • Le 12 mai 2016 à 15:45, par Jules Clarétie En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Mr. Samné, tes meilleurs pourfendeurs ne viennent pas de loin, comme ton soit- disant promotionnaire et ami du Lycée. Il faut le constater toi- même. Je t’ ai toujours dit de ne pas être naïf. Il ne faut pas croire que si toi tu veux le bien des gens, tout le monde est comme ça. Tu crois que tout le monde est content de toi parce que tu es en train de réussir aux États- Unis ? Ah ! L’ homme ! Toujours des hommeries ! C’est pas facile, hein. « Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire, et surtout la grande armée des beaucoup plus sévères, qu’ils ne font rien du tout ».Jules Clarétie

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  • Le 12 mai 2016 à 15:54 En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    KAF, tu me fais pitie. Le developpement, c’est pas l’ accumulation des inventions. Le developpement, c’est d’ abord l’ homme. Tu me donnes envie d’ aller etudier les sciences humaines afin d’ ete sur que je suis a l’ abri de ta mauvaise comprehension du developpement qui n’a rien a voir avec la croissance. Preuve, le Burkina a connu une croissance exponentielle depuis 1960 mais , de developppement, c’es pas la peine puisque les populations sont plus miiserables qu’ avant. Vous savez pourquoi ? En partie, des fonctionnaires se sont milliardises parce que la societe a mis l’ accent sur le materiel et non sur les valeurs humaines. Donc, on vole, on viole, on pille sans tenir compte des consequences de ses actes sur les autres. Ou peut- on mieux etudier l’ ethique e le devoir qu’ on a sur les autres qu’ en philo, en socio, en lettres et autres ? La compassion pour une societe plus juste et plus egalitaire, c’est en fabriquant des machienes qu’ on va apprendre ca ? Utilisez un peu votre cerveau de moineau.

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  • Le 12 mai 2016 à 16:33, par Mechtilde Guirma En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Monsieur Kaf que faites-vous de la machine politique qui va le bloquer parce qu’il n’aurait pas précisément adhérer à l’idéologie du parti ou du fait des accords de gré à gré, parce que son projet bien que meilleur n’aurait pas été éligible, ou même aurait été confisqué par quelqu’un d’autre moins compétent ?

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  • Le 12 mai 2016 à 17:13, par bouba En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Seuls ceux qui ont une vue courte de l’esprit peuvent penser que les sciences humaines ne sont pas productives. Je suis à l’extérieur et je n’ai pas suivi l’interview. mais ce serait dommage que le président du Faso pense ainsi, et pire qu’il ait le courage de le sortir d’une manière ou d’une autre publiquement

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  • Le 12 mai 2016 à 17:21, par Touorizou Herve Some En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Je vous previens. Je vais etre long afin d’ esperer dire une bonne partie de ce que je pense de ce debat assez interessant. La plupart des intervenants posent mal le probleme. Ils confondent deux choses et c’est assez grave.La faible capacite de notre economie et les finalites memes de l’ education, de la conquete du savoir. Et je ne suis meme pas sur qu’ au regard de cette faible capacite de notre economie, si on inversait la tendance, des goulots d’ etranglement ne seraient pas non plus observes au niveau des detenteurs de diplomes en science et techniques. Si notre economie ne peut pas absorber les humanistes et litteraires que l’ ecole forme, ce n’est plus la faute a l’ ecole mais a beaucoup d’ autres facteurs, comme notre manque d’ imagination collective. Certains intervenants se comportent comme si la seule vocation de l’ universite et de l’ education en general, c’etait de former a
    l’ emploi. Le President devait peut- etre ajouter qu’ il faut revoir la facon de former les litteraires. Mais encore faudrait- il etre sur que leur formation n’est pas la bonne et l’ affirmer sur la base de donnees. Pour ma part, si c’etait le cas, il aurait suffi de recadrer la formation afin de les preparer a ameliorer leur employabilite. La aussi il faut que les gens soient prepares pour savoir que meme si tu as fait lettres modernes, tu peux travailler en usine a des postes de direction. Il faudrait travailler donc sur la culture francophone dont nous avons heritee et qui est amoureuse des "specialistes", qui ne voit le litteraire que comme prof de francais ou d’ anglais, etc. Dans certains pays tres avances, ton boulot n’est pas limite a ton domaine academique. Mais chez nous, comme on suit le systeme francais de facon carree, on tombe meme dans le sectarisme de la connaissance et dans la diplomite. Pourtant, tout bon economiste nous dira que le diplome universitaire, pour la plupart du temps, ne joue qu’ un role de screening(tamissage) parce qu’ il ne fait que signaler a l’ employeur quels types de traits tu peux avoir (comme le sens du travail bien fait, l’ honnete, la tolerance des idees contraires, l’ acceptation de la diversite, le sens du travail en equippe, la citoyennete, etc.). Ca ne veut pas dire forcement que pour avoir ces traits recherches par un certain employeur, le diplome est juste suffisant. Nous connaissons des gens qui ont des diplomes eleves mais qui ne connaisssent rien a leur lieu de travail et qui ont tres peu de ces vertus. Nous connaissons aussi des gens qui n’ ont pas de diplomes qui sont des as dans leurs postes. Malheureusement, le plus souvent, c’est celui qui a les diplomes(meme s’ il ne connait rien) qu’ on va embaucher. Tout le systeme educatif meme est a revoir depuis la base. La preuve meme que si tu as fait la seconde A, tu es boulonne dans les filieres litteraires et on te donne l’ impression que tu ne peux pas comprendre les maths ou les sciences, ce qui est faux. Dans les pays nord- americains, tu peux faire psycho, socio, philo, lettres, economie, jusqu’a ta maitrise et ensuite, tu vas a l’ ecole de medecine ou bien tu va au barreau. La connaissance, c’est nous les hommes qui la compartimentons. Sinon, elle est unique. Est-ce qu’ on peut imaginer que qu’ un qui a fait Histoire- Geo au Burkina oser demander a faire pharmacie ? On va le lapider ! Pourtant, c’est bien possible. Donc, notre systeme aussi nous rend prisonniers. Il ne faut pas seulement voir les filieres comme le probleme. Je crois meme que la plupart des gens s’ orientent vers les filieres litteraires et humanistes pour des raisons structurelles comme l’ organisation meme de notre systeme educatif et la faible preparation aux matieres scientifiques et techniques. Si la formation academique est bien faite, l’ essentiel sera ce que tu peux faire, pas ce que tu as etudie a l’ universite. J’ ai eu des etudiants qui sont sortis comme professeurs mais qui font une carriere brillante aujourd’ hui dans le monde des affaires comme directeur de marketing ou comme Directeur des Ressources Humaines. Si tu as bien appris dans ta filiere, tu peux travailler dans pas mal de domaines. C’est ca, la vertu de l’ education liberale et on ne peut pas parler d’ education liberale(qui libere l’ homme de l’ ignorance, des prejuges et de tous les obscurantismes) sans la philosophie, les langues, les lettres, les arts, la sociologie, la psychologie, l’ histoire, la geographie, etc. Je vais choquer. Nous avons encore plus besoin de l’ education liberale que d’ autres choses. Elle te rend reellement complet. Dans les annees 1980, un certain Somda Edmond(Paix a son Ame), titulaire d’ une maitrise de lettres modernes a pris part a un concours des journalistes(deja formes a Lille ou ailleurs). Il est sorti major de ce concours sans avoir pris un seul cours de journalisme. Bien sur, les autres qui avaient deja ete formes n’ ont meme pas eu honte et ils sont alles poser plainte. Voila un monsieur qui n’a meme pas fait votre "formation" et qui vous bat deja et vous vous allez vous plaindre comme des enfants gates. On l’ a recale mais c’est pour dire que les divisions entre filieres, ca manque de serieux. C’est une question de preparation individuelle, sinon que le scientifique peut faire beaucoup de choses que le litteraire fait et vice- versa. Cet administrateur civil, pour ceux qui ont fait le lycee Ouezzin dans les annees 75 lisait beaucoup et presque du tout. C’est ca, l’ education qui libere. D’ ailleurs, combien sont- ils, ceux qui savent que l’ auteur de cet article n’ a meme pas fait un bac A ? Il a fait Bac D. mais il communique mieux que beaucoup d’ entre nous qui avons fait la A et les lettres modernes et cela vaut aussi pour des litteraires qui brillent dans des postes a "vocation’ scientifique. Meme a supposer que les filieres techniques et scientifiques offrent plus d’ emplois, il faut encore meme le prouver, est-ce qu’ on a oublie que l’ environnement mondial est perpetuellement changeant et que la filiere qui offre des emplois aujourd’ hui ce n’est pas sur qu’ elle va continuer a offir ces emplois ? Qui a cette guarantie ? Depuis l’ An 2000, il y a eu des centaines de milliers de boulots qui ont disparu dans les pays developpes et ca ne concernait pas les filieres litteraires et socales. Qui peut savoir ce que demain a en reserve pour nous dans un monde de globalisante qui a introduit l’ incertitude partout ? Donc la meilleure facon d’ etre sur que la formation d’ aujourd’ hui sera bien pour l’ emploi de demain, c’est de ne pas former pour le futur mais de former pour la vie. Parce que personne ne maitrise ce futur- la. Donc, je vais conclure sur une citation de John Dewey. Il dit que la meilleure maniere d’ apprendre pour se premunir contre un futur que personne ne maitrise, c’est d’ apprendre a apprendre en vue d’ une reconversion si les fortunes devenaient malheureuses. Croire que c’est moins de formation de litteraires et d’ humanistes et de plus de scientifiques et de techniciens qui sera la cle contre le chomage, je ne suis pas sur, comme beaucoup d’ intervenants d’ailleurs. D’ ailleurs, est-ce qu’ on a deja meme mis en place les structures et les ressources humaines (batiments, ecoles experimentales, consommables, laboratoires, refonte des curricula depuis l’ ecole primaire, etc) pour cette nouvelle option ? Parce qu’ il faudra certainement preparer la situation pour que cela arrive. Toutefois, cette approche met l’ accent sur les habiletes. Or les besoins societaux evoluent et certaines habiletes qu’ on cherit aujourd’ hui seront peut- etre caduques d’ ici 5 a 10 ans. Dans les annees 1980, sous l’ impulsion de la Banque Mondiale, etre Ingenieur Agronome etait le dernier cri. Aujourd’ hui, on est passe a autre chose sans que le besoin des agronomes n’ ait vraiment disparu. Je vois que le debat tourne tout simplement en prise de position entre litteraires-humanistes et scientifiques- technologistes, ce qui est dommage. On peut voir mieux pour une societe plus harmonieuse.

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  • Le 12 mai 2016 à 17:29, par TK En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    A Koro Yam Yele et a beaucoup d’autre compatriots qui pensent comme lui !
    Sachez que le terrain du specialist en Sciences Sociales est multiformes et multivaries. Vous avez des sociologies, Geographes, Psychologue qui se font picquer par les moustiques et bruler par le chaud soleil du Burkina autant que des ingenieurs sont dans des bureau climatises. Nous avons besoin de toutes les disciplines. l’enjeux se trouve au niveau de l’equilibre. La theorie est aussi necessaire que la pratique. L’un nourrisant l’autre et vice versa. Vous pensez que dans les pays ou l’acent a ete mis sur la formation technique et professionnelle ne connaissent pas de chomage ? Il existe plein d’etudes sur ces cas en Inde meme au Ghana plus proche de chez nous ou l’on pense que l’on a creer un desequilibre. L’Etat doit offrir une gamme variee et aussi large possible d’Education et de formation a sess citoyens. Quitte a ces derniers de choisir ce a quoi ils veulent etre forms. C’est tout !

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  • Le 12 mai 2016 à 17:35, par TK En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    KAF si vous pensez que invention de tracteur ou toute autres rhyme avec Development je me "permet de vous dire que vous vous trompez". Pourquoi d’ailleurs Samne consacrerait son temps a inventer un tracteur ? Le tracteur existe deja. Meme si e tracteur n’existait pas peut etre que ce monsieur n’en a pas les competences ? mais il pourrait avoir les competences pou apprendre le future inventeur a lire ? Ne resummons pas le Development seulement a la contribution des sciences dures. encore une fois nous avons besoin de toutes les sciences pour construire un monde ou il fera bon vivre pour tout le monde.

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  • Le 12 mai 2016 à 17:51, par Vigipirate En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Il n’y a pas mieux que ces disciplines pour propulser le développement. Dommage que des zélateurs du Président mon cousin pensent utile de le défendre. Je suis convaincu que ce fut un lapsus et qu’il aura le temps de se rattraper. En commençant par le droit, je dirais que tout va mal dans ce pays parce que peu de gens connaissent leurs droits y compris beaucoup de nos hommes politiques. Alors il faut, à défaut de contraindre tout le monde à aller en fac de droit, insérer des modules de droit dans toutes les disciplines afin de vulgariser cette science. Prenez même les députés qui votent nos lois ! Combien savent comprendre une règle de droit ? Et les avocats que vous n’aimez pas parce qu’ils font le malin avec l’argent soutiré aux justiciables ! Quoi de plus normal quand dans un pays comme le Burkina on compte un 1 avocat pour 100 000 justiciables. Allez en France où la vie est certainement plus chère qu’au Burkina et vous trouver des avocats qui touchent 200 euros (131 000 FCFA) comme honoraires par dossier. C’est ça le développement. Au lieu de recruter les avocats en nombre de sorte à rendre les prestations moins onéreuses, on milite pour la réduction du nombre de juristes ! pauvre de nous !
    Je ne voudrais pas être long en m’évertuant à démontrer ce qui l’a déjà été pour les autres disciplines de sciences humaines. Je dirais seulement que "connaisseur connaît" ! Pas la peine de se tromper de combat sinon c’est l’échec assuré.

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  • Le 12 mai 2016 à 19:22, par Comprendre En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Nous des sciences humaines, nous avons marre d’être traités comme moins productifs pour le pays. Je suis sociologue et j’ai à mon actif 2 entreprises créées. S’il vous plait je pense que c’est une question de planification que tout autre chose messieurs les politiques. la formation universitaire de base confère des aptitudes. je pense que les mentalités doivent changer pour ne pas axer la formation sur l’emploi de la fonction publique. Ce que j’ai engrangé comme honoraire en tant que consultant, je mets les fonctionnaires-les honnêtes, y compris ceux qui perçoivent les fonds communs- au défi de me concurrencer. A bon entendeur salut

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  • Le 13 mai 2016 à 05:05, par Emmanuel Tiendrebeogo En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Bravo à notre tres cher frère Nestor Samné pour cette belle et pertinente analyse.Mes devanciers ont presque déjà tout dit mais j’apporterai ma modeste contribution.En realité le probleme qui se pose n’est nullement lié à nos differents domaines d’étude ou de formation mais plûtot à la gestion de la cité.Il est malheureux de constater le desordre ambiant dans notre tres chere patrie:des éleves qui portent la main sur leurs enseignants,des individus qui s’arrogent le droit de jouer le double rôle de la justice et de la securité des citoyens dans une soit disante republique(etat de droit).C’est cette arnarchie dans la gestion de la cité qui a conduit au decallage entre la demande et l’offre,plongeant ainsi la majorité ecrasante des hommes et femmes de lettres dans le chômage depuis belles lurettes.Mon cher president,le couteau en lui même n’est pas mauvais mais seul l’usager peut en decider.Le même couteau peut couper des ingredients pour en faire une tres bonne sauce,tout comme l’usager peut decider de l’utiliser pour tuer son prochain.C’est pour tout simplement dire que l’utilite des sciences humaines pour le developpement d’une nation depend en grande partie des dirigeants qui la gouvernent.On ne doit pas former les fils et filles de ce pays sans au prealable savoir oú les Placer a la fin de leur formation pourqu’ils mettent leurs talents au service de cette nation.C’est le manque de vision justement qui nous a conduit à ce debat.Si nous decidons de mettre l’accent sur la formation de nos jeunes dans les domaines scientifiques sans analyse profonde,nous risquerons de multiplier ou de tripler nos diplomes chômeurs (litteraires et scientifiques).Ne dit-on pas que Gouverner c’est prevoir ?L’histoire est la science humaine par excellence qui doit nous apprendre à eviter les erreurs de nos aïeuls mais helas !30ans d’experience devrait être suffisante pour nous epargner des maux(delestages repetes,manque d’eau potable) que nous connaissons aujourd’hui. Ayant été au contrôle de l’état pendant 3 decennies ne permet pas à ce regime actuel d’être au starde de degnostiquer les problemes qui asphysient le developpement de notre tres cher Burkina,tant aimé mais plutot au starde des solutions.Nous n’aurions pas besoin de leaders si nous n’avions pas de problemes. Qu’est-ce que vous faites en tant que dirigeant pour eviter de former de chômeurs.Je crois qu’il faut que l’on divorce avec le systeme educatif du colon pour esperer un réel decollage economique.J’étudie dans un pays qui a su lever la barriere entre les differentes filieres:un pur litteraire peut poursuivre ses etudes en medecine ou dans n’importe quelle fillere scientifique et vice-versa.En un mot c’est notre systeme educatif qui est en dephasage avec nos realites sinon on a toujours besoin des sciences humaines,specialement en droit car il y’a beaucoup de dossiers qui pendent a la justice depuis plusieurs decennies.Merci bien

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  • Le 14 mai 2016 à 05:18 En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    A Yamyele qui se prend pour un Koro ? Pensez- vous reellement que 80% de la nourriture du Burkina est produite par les ingenieurs a gournomes ? Non. VC’st vient de nos paysans qui cultibvent toujours avec les dabas alors que les ingenieurs agournomes se contentent de toucher un salaire pour lequel ils n’ ont pas travaille.

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  • Le 16 mai 2016 à 19:46, par Yeux du Peuple. En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Les déclarations du Président actuel du Faso lors de ce débat citoyen sont celles d’une personne politique qui manque gravement de vision politique et on le voit par le patinage du mpp sur toute la ligne. Je remercie ce valeureux fils du Burkina intègre et digne, Monsieur Nestor SAMNE qui a, par cette lettre ouverte au Président du Faso, recadré sévèrement ce Président dont on dit qu’il est né avec une cuillère d’argent dans la bouche. C’est normal, les enfants gâtés parlent au hasard. Mais être Président de tous oblige à la retenue et au respect des littéraires et des juristes et surtout à ces formations de juristes et de sciences humaines. Moi j’aimais Blaise parce qu’il ne parlait pas beaucoup. Mais ça s’arrête là. C’est en vain que certains partisans zélés de ce Président actuel du Faso, non-visionnaire, vont déduire, sans honte, que nous n’avons pas compris ce que ce Président Roch a voulu dire alors que ses propos sont clairs comme l’eau de roche. Il paraît que le pouvoir et l’argent rendent bête et fou. Mais comme je suis pauvre et roturier, je garde ma lucidité et je dis que Roch est dans une grave erreur. Dans tous les pays du monde, il y a des juristes et des littéraires. Le manque de vision de Roch est vraiment une grande plaie béante qui empêchera, incontestablement, le développement de notre pays. Il suffit de regarder le cafouillage qui a entouré la formation du gouvernement de Paul Tiéba KABA et le patinage sur place de la politique actuelle du mpp. Comparez au Président béninois. Sap sap... Mais comme les hommes politiques passent et trépassent, vivement que le prochain Président du Burkina ait une vraie vision politique en considérant que toutes les formations scolaires et universitaires sont complémentaires et se valent. Dire qu’il faut supporter ces conneries pendant 5 ans ? Quelles souffrances humaines, n’en parlons pas de politique ? J’oubliais qu’il avait participé à la sanction contre Salif Diallo et qu’il disait que la limitation des mandats était anticonstitutionnelle avant de se renier publiquement comme Pierre a renié le Christ. Dire qu’il est aujourd’hui Président du Faso. Je rêve !

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  • Le 27 juillet 2016 à 13:24, par LE SAGE En réponse à : Nestor Samné au Président du Faso : « Les sciences humaines ne sont pas des sciences « amorphes », ennemies du développement »

    Mon type toi et le président vous ne parler pas de la même chose ; tu es rentré dans la brousse, hors sujet. le contexte, contexte et contexte. Encore de la foulosophie

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