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Burkina : Les signes avant-coureurs de la révolution d’août 83

Publié le mercredi 22 mai 2024 à 21h43min

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Burkina : Les signes avant-coureurs de la révolution d’août 83

La révolution démocratique et populaire d’août 83 est le produit de vives tensions qui ont secoué le CSP (Conseil de salut du peuple) - l’organe dirigeant du régime militaire instauré le 7 novembre 1982 par le médecin commandant Jean Baptiste Ouédraogo, régime dans lequel le capitaine Thomas Sankara occupait le fauteuil de la primature. Ces tensions se sont exacerbées le 17 mai 1983, conduisant par-ci par-là à des soulèvements populaires contre l’impérialisme dont on accuse l’aile droite du CSP, incarnée par le colonel Gabriel Yorian Somé d’en être le pion.

La Haute Volta vivait l’une des crises les plus graves de son histoire, qui allait porter -quelques mois après- les capitaines révolutionnaires au pouvoir. Notre chronique consacrée à cette date importante dans l’histoire du Burkina Faso a pour ambition d’effleurer le sens des évènements de cette période et les personnages principaux qui en ont été les instigateurs.

Les tensions virulentes qui ont caractérisé la journée du 17 mai 1983 trouvaient leur source déjà dès la prise du pouvoir par Jean Baptiste Ouédraogo par un coup d’État dont Thomas Sankara avait été l’acteur non moins important. Jean Baptiste Ouédraogo raconte en ces termes les divergences par rapport aux nominations et à la conduite des affaires de l’État après le coup d’État : « Immédiatement après ma nomination à la tête du Conseil de salut du peuple, le mouvement semblait avoir repris sa cohésion qui avait été ébranlée par le refus de Thomas d’assumer les responsabilités du pouvoir. Ce répit sera, malheureusement, de courte durée. En effet, dès mi-décembre 1982, Thomas nous proposera de faire nommer un Premier ministre afin, disait-il, d’épauler le président trop isolé, à son goût, au gouvernement. Cette proposition a été débattue par le noyau originel du mouvement aux alentours du 15 décembre 1982 dans le bureau du capitaine Jean Claude Kamboulé. Deux tendances se dégageaient : celle de Thomas qui soutenait sa proposition et celle que j’incarnais qui trouvait qu’une telle nomination risquait plutôt de nuire à l’harmonie et à la cohésion du mouvement. Mis en minorité par Sankara et Kamboulé, je me conformerai à la décision de la majorité. Les tractations aboutiront à la nomination de Sankara le 10 janvier 1983. Dès lors, surgiront les conflits de compétence, les divergences politiques et idéologiques, des querelles de personnes, des luttes de clans au sein de l’armée. »

Aussi, la date du 16 mai fut un élément déclencheur des oppositions farouches qui existaient au sein du CSP. En effet, à travers un meeting tenu ce jour à Bobo Dioulasso, le capitaine Thomas Sankara en véritable rhéteur s’est démarqué officiellement de son président à travers un discours de plus en plus critique qui a enthousiasmé la population. Après le discours de celui-ci, quand le président du CSP Jean Baptiste Ouédraogo prit la parole, c’était le vide autour de lui. Comment se fait-il que les populations qui bondaient le lieu du meeting se soient éclipsées en un clin d’œil à la prise de parole du président ?

En fait, ces populations étaient venues en masses non pas pour écouter le président du CSP qui, d’ailleurs était devenu de plus en plus impopulaire aux yeux des masses, mais pour encenser le capitaine rebelle qui s’était déjà illustré lors du conflit entre le Mali et la Haute-Volta en 1974 et qui, devenu Premier ministre, ne manquait plus l’occasion lors de ses discours de fustiger « ceux qui bâillonnement leurs peuples ». Tout compte fait, le président Jean Baptiste Ouédraogo ne pouvait digérer cette ascendance fulgurante de son Premier ministre.

L’humiliation était de trop, la fracture entre l’aile gauche et l’aile droite du régime a atteint son summum. Philippe Ouédraogo, ancien dirigeant de la Ligue patriotique pour le développement (LIPAD) et du Parti africain de l’indépendance (PAI) assure qu’on lui a raconté cette tension d’orientation politique qui a opposé les deux tendances du régime.

Il était temps d’arrêter Thomas Sankara qui gagnait de plus en plus les cœurs des voltaïques au détriment du président du CSP. Le 16 mai aux environs de 4h, l’armée encercle le domicile du capitaine Sankara et le met aux arrêts. Le colonel Yorian Gabriel, alors chef d’état-major de l’armée et son neveu Jean Claude Kamboulé, commandant du groupement blindé, étaient les protagonistes de l’arrestation.
Cette arrestation qui a coïncidé avec la visite au Burkina Faso du puissant conseiller aux affaires africaines du président français François Mitterrand, monsieur Guy Penne, sonnait comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Sitôt après l’arrestation de Thomas Sankara, le PAI entre en action.

Il mobilise l’Association des scolaires de Ouagadougou (ASO) et une partie de l’Association des étudiants voltaïque de Ouagadougou (AEVO). Les responsables de ces deux structures ont été convoqués pour recevoir des instructions pour l’exécution des actions qu’ils devraient mener dans le but de la libération des détenus. Il y avait au devant des scolaires, Ousmane Touré et Jacques Gamené. Au niveau estudiantin, il y avait Pankolo Sougli et Saïdou Dabo.

Ils avaient aussi obtenu la complicité des responsables de la Maison des jeunes et de la culture de Ouagadougou (MJCO) et comme nom connu parmi ces jeunes de l’époque, l’arbitre international Yacouba Ouédraogo. Le 17 mai, la plupart des organisations syndicales, les étudiants, les populations sont descendus dans les rues pour exiger la libération de Thomas Sankara et fustiger l’impérialisme qui était, semble-t-il, en accointance avec l’aile droite du régime.

Le Parti communiste révolutionnaire voltaïque (PCRV), bien qu’étant de gauche, se met à l’écart de la querelle entre Sankara et Yorian. Mais beaucoup de ses militants ont pris part aux manifestations aux côtés de ceux qui se sont engagés pour Thomas Sankara.

Des responsables du PAI, Adama Touré, Ibrahima Koné, Sambo Bâ, Emmanuel Dadjouari… ont été arrêtés et internés au régiment inter armes devenu aujourd’hui camp Sangoulé Lamizana. Cela a contribué davantage à exacerber la crise, mais ils seront libérés quelques jours après. Le 30 mai 1983, Thomas Sankara fut libéré après de longues manifestations que le régime en place avait du mal à maîtriser. La rébellion de Pô s’organisait de plus belle. Le 4 août 1983, Blaise Compaoré, à la tête d’un commando venu de Pô, rejoint Ouagadougou et sonne la fin du CSP : Thomas Sankara proclama la révolution à la télévision.
Réf : 17 Mai : Prémices de la Révolution d’août Faso.net. Publié le mardi 14 août 2012 à 00h38min

Wendkouni Bertrand Ouedraogo
Lefaso.net
Crédit photo : jeune Afrique.

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Messages

  • C’est bien ces rappels de l’histoire politique du pays.

  • J’ai plusieurs fois recommandé ax jeunes de lire " Ma part de vérité " de JBO . On peut l’aimer ou pas, mais je trouve qu’il y a fait un excellent travail de memoires et que tout acteur important de la vie politique , sociale ou culturelle du Burkina devrait en faire autant. Nos errements d’aujourd’hui trouvent partiellement racines en notre méconaissances de l’histoire du pays, et souvent ceux qui crient fort prétendant la connaaître ne la conaissent que dans les recits oraux de gens qui ont eux-même entendu d ’une autre bouche qui a entendu d’une autre. Comment alors dans ce cas éviter les mêmes erreurs du passé ? J’ai l’espoir que Blaise Compaoré , les cardinaux, l’imam de Ouagadougou , le Moog Naaba et d’autres leaders coutumiers suivront le pas afin de laisser des traces guidantes pour les générations actuelles et futures.

    Passakziri

  • De plus, il faut savoir que Jean Baptiste Ouedraogo a ete elu par une majorite de l’Assemblee Generale du CSP Controlee par courant progressiste et de meme Thomas Sankara a ete elu Premier Ministre par la meme Assemblee Generale du CSP le 10 janvier 1983, et le 1er Fevrier 83, il etait investi officiellement et Thomas Sankara delivra un Discours Politique progressiste et en defendant les interets fondamentaux du Peuple dans l’action Gouvernementale. Ce fut un discours tranchant progressiste et nouveau pour les populations. Ainsi donc dans la conduite des affaires publiques de l’Etat, Thomas Sankara en bon manager a su gerer et tourner la situation Nationale a l’avantage des forces progressistes et Revolutionnaires. Dans toutes ses activites le Premier Ministre Sankara tranchait avec hardiesse dans la Gestion Publique Vertueuse et defendait les interets du Peuple. Par exemple quand il declarait que : "Pour que la Liberte du Peuple passe, les Detourneurs Crapileux de la Liberte ne pas passer" " Finis les magouilles et les Detournements de toutes sortes au detriment des interets du Peuple" etc. Donc apres il y’a eu les Discours du 26 mars 83 a Ouaga et celui du 14 mai a Bobo Dioulasso ou la clarification etait devenue nette. Par Ailleurs, la visite de Travail du Leader lybien Kadhafi le 30 avril a Ouaga et son tour avec Thomas Sankara avait finie de convaincre les populations que le Pays etait entrain de prendre une voie reellement Revolutionnaire. Ainsi donc, apres l’arrestation du 1er Ministre Sankara et ses compagnons progressistes, tout le Pays etait en etat d’une Insurrection Civile et Armee et beaucoup de jeunes avaient rejoint Blaise Compaore a Po dans la resistance et la Revolution Democratique et Populaire d’Aout avec Thomas Sankara et les Revolutionnaires Burkinabe eclata le 4 Aout 1983. En tout etat de cause, la Revolution Democratique et Populaire d’Aout a eu le merite de transformer le Pays sur les Plans Politique, Economiques, sociaux et Culturelles et ainsi de redonner confiance aux Populations que tout est Possible de partir de rien et d’evoluer progressivement. La Revolution Democratique et Populaire d’Aout a demonter que tout ce qui sort de l’imagination de l’homme integre Burkinabe et realisable par l’homme et pour l’homme". Thomas Sankara le Patriote Revolutionnaire consequente et Africain.

    • @Sacksida, la révolution a amené le crime gratuit, le désordre et de nouveaux bourgeois plus bourgeois que les personnes indexés par les révolutionnaires comme bourgeois, comme dit la publicité du bouillon, plus poulet que poulet.

    • @Sacksida :
      Je me rappelle de cette autre phrase :
      Il faut respecter le peuple et ne pas le tenir en respect

    • Bonjour Sacksida,
      Je ne sais pas si vous avez lu les memoires de JBO ( pour lesquelles il n’y a aucune raison de douter ) , mais il y décrit en détails les contours de son accession au pouvoir, de la nomination de Thomas Sankara com PM , des agissements de certains tireurs de ficelles à l’ombre comme la LIPAD et le PAI et les agissements du guide lybien qui voulait avoir le pouvoir voltaique comme ses valets locaux, comportement qui était inacceptable et fut réjetée par JBO. La venue de Khadafi en haute Volta fut ficélée dans le dos du président du CSP. De même les événements du 17 mai furent une action concoctée et exécutée dans le dos du président du CSP . Bref JBO n’était pas charismatique mais il était visiblement animée d#une bonne foi et d’une saine vision pour la haute Volta. Quand on lit ces memoires , on a l’impression que le temps est resté figé depuis 1982. en tous cas au Burkina .

      Passakziri

    • @Passakziri, vous ne savez pas que Sacksida n’aime pas le livre véridique de JBO, car sa écorche un peu son dieu Sankara, or c’est la vraie vérité.

    • @L’historien, et pourtant, la fameuse révolution a tenu le Peuple en respect, c’est la Révolution qui à commencé a tuer le Peuple Voltaïque avec les armes que le Peuple a contribuer à l’achat. Bravo les révolutionnaires, si c’est pour manipuler la langue de Molière, d’autres avaient leur diplôme.

  • Surtout n’oublions pas que cette révolution du 4 août 83 marque le début des tueries de la population voltaïque, le début de la mal gouvernance, le début du culte de la personnalité, le début de la dilapidation réelle du bien public et l’enrichissement illicite de ces soi-disant révolutionnaires devenus hypers bourgeois.

  • @Sacksida, Ces révolutionnaires, c’est les enfants gâtés par Lamizana, c’est des enfants issus de familles modestes qui ont bénéficié de toutes les grâces de l’état voltaïque pour devenir " quelqu’un" et c’est eux qui ont le plus détourné l’argent du contribuable, grâce à eux le pays est au point zéro aujourd’hui. Bravo les révolutionnaires.

  • Cette revue historique de la révolution permettra aux gens d’aujourd’hui de ne plus appeler la révolution du 4 août 83, "révolution sankariste", à César ce qui est à César.

    • @jan jan Tu ne dis pas la vérité ! Tout le bordel actuel ne vient pas de la Révolution de Thom-Sank. Tu dois savoir que la Révolution s’est arrêtée le 15 OCTOBRE 1987 à 16 Heures après l’assassinat de THOMAS et de ses 12 disciples par ton ami BLAISE COMPAORE. La Révolution est venue rectifier les errements de nos politiciens du RDA qui menaient notre peuple en bateau et sans lendemain. La Révolution est venue nous ouvrir les yeux à savoir que l’Occident notamment la France nous exploitait et que nous pouvions nous développer nous-mêmes. Sankara avait une grande longueur d’avance sur nous. Il voyait plus loin que nous. Il voulait délivrer son pays et tout le peuple africain du joug de l’impérialiste. C’est ton ami BLAISE qui a tué la Révolution et qui a institué les tueries, la gabegie, les détournements des deniers publics. Toutes les tueries politique sont de ton ami Blaise depuis le 03 Aout 1983 jusqu’au 30 Octobre 2014. Sous son règne les voleurs vomis par les TPR ont été récompensés. Ces voleurs ont été rappelés, leurs carrières corrigées et leurs salaires rappelés. Certains ont eu des parcelles en plus. Sous son règne celui qui ne vole pas ne vaut rien. C’est cet instinct de voleur devenu qualité qui est dans notre sang aujourd’hui. MR Jan Jan vous semblez n’avoir pas vécu la Révolution. Toute l’ Afrique et tous les peuples du monde reconnaissent aujourd’hui la justesse de cette Révolution de THOM-SANK.

    • @Guess Yiiga, ton ami Blaiso était quoi ? Un révolutionnaire, vous semblez vouloir exclure Blaiso de la révolution, donc c’est les révolutionnaires, why ?? En faite vous voulez effacer l’image du Blaiso révolutionnaire, si c’est Blaiso, Lingani, Pierre Ouedraogo, Henri Zongo ou Sankara qui ont gâté le pays, c’est que c’est les révolutionnaires qui ont gâté ce pays point. Avant l’avènement de la révolution, est-ce que ce pays connaissait meurtres politique ? Non. Le seul assassinat connu avant la révolution est celui du capitaine Moumouni Ouedraogo et ce meurtre avait été commandité par la France. La vérité sur la révolution vous fait mal, je l’ai vécu donc personne ne me l’a raconté contrairement à beaucoup d’intervenants idéaliste de la révolution.

    • @Guiess Yiiga, Blaise est quoi ? Il est venu au pouvoir comment ? C’est avec la révolution du 4 août 83 que Blaise et ses compagnons sont venus au pouvoir. Donc n’en vous déplaise, Blaiso est un révolutionnaire tout comme Sankara.

  • Certains ont écrit leur " part de vérité" et cela semble bien les opposer à la dure loi de l’Histoire des peuples en lutte pour la dignité et la liberté. Alors quoiqu’on fasse cette Histoire ne saurait être travestie par quelques illuminés qui croient qu’ils ont tous les droits d’imposer leurs mensonges grossiers au peuple ! Déjà certains sont déjà traumatisés par la honte de leur vivant si bien que leurs propres familles ne sont pas fières d’évoquer leurs noms et leurs images ! Retenons que parmi les 4 leaders de la Révolution, un a réussi à éliminer (tuer) les 3 autres pour asseoir un pouvoir de 27 ans. Mais un matin, le peuple l’a chassé comme un malpropre ! Une leçon pour les dirigeants à venir dans ce pays !

  • Internaute Jean Jean, soit vous etes d’une grande ignorance ou alors vous de mauvaise foi ; car Thomas Sankara etait le chef de file des Officiers Progressistes et Revolutionnaires qui se connaissaient depuis au moins une dizaine d’annees. Ainsi donc apres le CSP et ensuite la Revolution Democratique et Populaire d’Aout, Thomas Sankara designe par ses camarades a prit la tete du Conseil National de la Revolution. Sinon lui meme bien qu’etant le chef de Groupe, il voulait etre responsable du Ministere des Affaires Etrangeres et de la Cooperation Internationale. En tout etat de cause, le charisme et l’entousiame Populaire qu’il degageait sur la Jeunesse Burkinabe et Africaines a fait le reste. Donc la Revolution est toujours Collective et conduit par un Leadership Central et Reconnue comme tel. Salut

  • Internaute Passakziri, lire les memoires de Jean Baptiste Ouedraogo ne peut rien m’apporter dans l’histoire Politique du Burkina Faso et ayant moi meme vecu ces evenements de pres et en tant que sympathisant de la Ligue Patriotique pour le Developpement( LIPAD) une organisation Civils de masses. La Verite Incontournable est que Jean Baptiste Ouedraogo a ete propose par le Groupe des Officiers Progressistes et dont Thomas Sankara etait le Leader depuis leur Jeunesse a l’Ecole Militaire Preparatoire de Ouagadougou. JBO etait un bon pediatre qui n’a jamais fait de formation Militaires et qui exercait sa profession dans l’Armee Nationale apres son recrutement. Pour etre plus precis c’est Thomas Sankara qui a suggere a ses camarades et au CSP qu’il faut elire le President notamment JBO qui etait face aux Generaux Some Yorien Gabriel et Tiemoko Marc Garango, ainsi donc le Groupe des Sankara elirent a une Majorite Ecrasante Jean Baptiste Ouedraogo et cela apres que Thomas Sankara fut elu Premier Ministre du Gouvernement du Conseil de Salut du Peuple. En fait Jean Baptiste Ouedraogo n’etait rien sans les jeunes Officiers Progressistes et dont Sankara etait le Leader depuis longtemps. De surcroit, n’eut ete l’intervention de Thomas Sankara et ses compagnons, le 4 Aout 83, Jean Baptiste Ouedraogo ne serait plus de ce Monde. Sinon, sa part de Verite n’engage que lui et se livre demontre son ingratitude vis a vis de Thomas Sankara et ses compagnons de l’epoque. JBO a voulu trahir les ideaux de depart du Conseil de Salut du Peuple, et veut tout dire l’option progressiste. Salut

    • Bonjour Sacksida,
      Ok. Je ne savais pas que vous avez vécu le CSP et le RSP en live. Moi quand Sankara était assassiné, je n’étais qu’un gamin endoctriné qui savait crier " Oser lutter savoir vaincre, vivre en revolutionnaire, mourir en revolutionnaire, les armes à la main , la patrie ou la mort, nous vaincrons". Donc 100% de ma sympathie était pour Sankara était pour Sankara et ses amis, et ma déception immense que ce fut l’un du groupe qui l’élimina physiquement. Aujourd’hui adulte, je me permets d’aller à la récherche des détails qui échappaient au gamin d’alors. Mais votre récit n’est pas contradictoire à la version de JBO , sauf que chronologiquement, le poste de PM fut imposé plus tard à JBO selon son récit , et ceux à travers des votes de l’organe dirrigeant du CSP. D’ailleurs il ne cache pas qu’au coup de 1982 c’était Sankara qui devait prendre la tête du CSP et que ce dernier contre toute attente a d’abord désisté pour Kamboulé qui fut réjetté par les sous officiers . Devant l’urgence de trouver un chef, on décida de désigner l’officier qu’il était pour entrer en compétition avec un autre , et JBO soti vanqueur. Mais lui dit que vous avez manipulé le groupe de Sankara qui commenca à torpiller le président du CSP. Bref, je ne vois pas pourquoi JBO inventerait des histoires. Ses memoires sont si précises avec des dates exactes que ca parait bien convainquant. Et en bon mossi, il ne n’irait jamais en procès d’intention contre les morts. Ca au moins c’est évident. Bien de choses.

      Passakziri

    • @Passakziri, certains ne veulent pas du tout que l’on écorche l’image de leur dieu sur terre Sankara. Sinon le livre de JBO retrace la vérité sur cette époque, n’en déplaise aux adorateurs du dieu Sankara. Ce qui est sûr, c’est que l’assassinat massif des voltaïques a débuté sous le révolution, a continuer avec avec le règne du révolutionnaire Blaiso qui a juste changé son treillis militaire en veste. Lucifer doit dire merci aux révolutionnaires d’avoir tant versé le sang des fils de ce pays.

    • @ Passakziri et jan jan
      Je ne sais comment on peut prendre le récit d’un protagoniste d’un conflit comme étant objectif ou de la vérité ?? On pouvait comprendre si l’autre protagoniste (Sankara) était vivant pour donner aussi sa part de vérité pour qu’on puisse confronter les deux récits. Vous voulez que JBO qui a été renversé par Sankara dise la vérité dans son récit même s’il doit sa vie sauve à Sankara pendant le coup d’état de 83 comme vous l’a déjà signalé Mr. Sacksida ?? C’est quand même étonnant de votre part Mr. passakziri qui est d’habitude objectif dans ses interventions sur le forum contrairement à Mr. Jan Jan qui a une haine viscérale connue contre Sankara et qui critique ceux aussi qui sont extrémistes comme lui (Sankara n’a rien fait de bon selon lui) qui considère aussi Sankara comme un Dieu, ce que je n’approuve pas aussi car personne n’est parfaite. Sankara a lui-même déjà dit qu’il lui arrive de faire des erreurs, ce qui est humain. Il a même déjà critiqué fermement et publiquement des CDR qui étaient pourtant ses soutiens.
      A Jan Jan : vous dites que c’est la révolution d’Aout qui a emmené la violence en politique. C’est faux, et ceux qui ont été tués au coup d’état et pendant le pouvoir de JBO contre Saye Zerbo comme les Some Yorian Gabriel et autres ?? Vous allez me dire que JBO qui était Président n’était pas reponsable et que ce sont les Sankara qui sont responsables ??. Eh bien dans ce cas on pourra dire aussi que Sankara n’est pas responsable des tueries au coup d’état de 83 et sous la révolution et ce sont les Blaise qui sont responsable !

    • @Lui, je n’ai pas de haine contre Sankara, je trouve que la révolution a amené la haine et les meurtres dans une Haute Volta qui ne connaissait pas ça. Vous dites que le meurtre de Some Yorian et autres, quels sont les autres (rafraîchissez ma mémoire, merci) mais c’était le même groupe de personnes qui étaient dans la révolution, le pouvoir de JBO était l’aurore de l’air révolutionnaire, donc ce même groupe de tueurs révolutionnaire avait déjà commencé leur boucherie sous JBO, je sais que ce n’est pas JBO qui a donné l’ordre en tous cas. Ils ont continué leur boucherie sous la révolution, puis le révolutionnaire Blaise Compaoré a préféré tué ses collègues révolutionnaires pour naviguer seul et pendant sa navigation solo, il y a eu aussi des meurtres perpétrés. Donc tout le long de leur long règne politique débuté sous JBO, ce groupe de personnages a débuté leur sale besogne à savoir la liquidation du Peuple, cette sale besogne qui c’est terminé avec le "départ" de leur dernier représentant à savoir le sieur Blaiso. Bravo, ils devait être les apôtres de Lucifer pour avoir tant besoin de sang humain.

    • Bonjour Lui,
      Oui, ce que vous relevez comme insuffisance est compréhensibke et si vous avez lu le livre , vous aurez constaté que l’auteur lui-même a souligné ce point et tenu à s’excuser d’avance si certains passages peuvent être émotionnels.
      L’ouvrage je l’ai lu avec und certaine neutralité , aprés avoir parcouru le receuil des discours de Sankara. Sincérement je n’ai pas de raison de douter de la bonne foi du président JBO parce que quand on croise ses récits avec la vie actuelle du Burkina, c’est comme du calqué. Bref, les protagonistes de l’époque dont beaucoup sont encore en vie peuvent donner leur version, c’est un devoir pour retracer l’histoire du pays qui doit nous aider à éviter les érreurs du passé.
      Est-ce á dire que Sankara fut mauvais ? Non ! Il reste ce héros national qui avait de la vision et une rigeur envers luis-même d’abord, ensuite envers ceux qu’il aimait. On prend ce qui est bon et on regarde ce qui a été mauvais pour que ca ne se reproduise plus.
      Merci et bon week-end.

      Passakziri

  • @Fasonet, où est la deuxième partie du sujet, je pensais trouver ça ce matin dans les différents titres, en tous cas, moi j’attends cette partie impatiemment.

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