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Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

Publié le dimanche 24 septembre 2023 à 23h34min

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Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

Alors que certains Ouagavillois s’organisent en groupes ou individuellement, pour mener des actions d’assainissement autour d’eux, d’autres ne semblent pas encore avoir pris conscience de l’impact des déchets sur leurs conditions de vie ou sur les ouvrages publics de drainage. Ils continuent de jeter les déchets dans les caniveaux. Face à un système d’assainissement communal jugé inefficace, la ville de Ouagadougou étouffe sous le poids de ses déchets. Reportage !

Le vacarme de ce 16 mai 2023 sous l’échangeur du Nord tranche d’avec l’ambiance ordinaire en ce lieu. Il vient à peine d’être 8h, mais la journée avait déjà commencé pour ces hommes en gilets jaunes (agents de la municipalité).

Un Caterpillar ronronne, fait des va-et-vient, racle le fond du canal traversant le côté nord de l’échangeur. L’engin à quatre roues butte sur de gros tas de déchets de tout genre. Les agents de la commune de Ouagadougou, tenant des pelles et des pioches, sont à la manœuvre des deux côtés.

Dans la ville de Ouagadougou, la capitale burkinabè, les canalisations, vieilles certaines d’un demi-siècle, ont été transformées en des dépotoirs clandestins de tout genre. De vrais tas d’immondices à ciel ouvert qui débordent de partout et pestent d’odeurs nauséabondes à couper le souffle.

A quelques kilomètres des agents de la municipalité, Laurent Ouédraogo, bien connu à Tampouy, un quartier de Ouagadougou, et surnommé « l’homme du trou ». Un éboueur de fortune, la trentaine bien sonnée, l’homme avec un accoutrement qui rappelle les cow-boys des films westerns, en sait beaucoup plus qu’il en a l’air. Son surnom d’« homme du trou », il semble le mériter.

Lire aussi Ouagadougou/Assainissement : « C’est difficile de sanctionner quelqu’un à qui vous n‘avez pas donné d’autres possibilités que de poser l’acte condamnable » regrette un agent municipal

Laurent Ouédraogo, un éboueur de fortune à Tampouy (un quartier de Ouagadougou)

M. Ouédraogo décrit le canal de drainage reliant l’échangeur du Nord aux trois barrages de la ville, comme si c’était lui l’ingénieur concepteur. Avec un large sourire aux lèvres.

Content de s’exprimer, l’homme s’empresse d’étaler ses exploits en matière de curage. En effet, il dit avoir déjà parcouru tout le long du canal à plusieurs reprises et connaît même sa longueur et la nature des déchets qui s’y trouvent. « C’est environ 25 kilomètres et c’est le même canal qui rejoint le barrage de Tanghin. Il est plein de sachets, de bouteilles et autres ordures ».

Il décrit la situation avec beaucoup de précisons, en prédisant même une inondation dans la zone si une grosse pluie s’invitait, parce que le canal est plein à craquer alors qu’il n’y a plus de passage pour l’eau. Un diagnostic d’"expert amateur", mais qui expose la réalité de la situation des caniveaux dans la capitale burkinabè. Laurent Ouédraogo, cet éboueur de fortune qui semble tirer son épingle du jeu, ne manque pas aussi de critiquer le travail des agents communaux sur le terrain. « Chaque année, c’est la même chose. On fait sortir des ordures, mais la mairie ne vient pas les ramasser. Quand on les appelle, ils nous disent de ramasser nous-mêmes. Même si Gourma (son employeur) me paie, je fais un travail inutile, parce que, ces déchets se reversent dans les caniveaux avec les eaux de pluie », peste-t-il.

Photo d’illustration

Le « Gourma » en question, est un grossiste des balles de friperie installé le long du canal sur la rue 22.28 (Avenue du Passoré, 3e arrondissement) qui se paie les services de l’éboueur de fortune pour se protéger d’éventuelles inondations de son site. « Si on compte sur la mairie, on ne pourra pas travailler pendant la saison pluvieuse. Et même quand on cure nous-mêmes et on les appelle (la mairie), ils ne viennent pas toujours », déplore-t-il.

« Être digne des actes qu’on pose »

Les tas de déchets érigés en buttes, par les agents de la mairie et les riverains, aux abords des caniveaux, obstruant et rétrécissant certains passages, font désormais partie du décor de la ville.

Les Ouagavillois semblent même s’y accommoder. Aux quatre coins de la ville, ils les côtoient, mangent et commercialisent leurs marchandises côte-à-côte sans prêter d’attention. De Tampouy à Cissin, en passant par Dapoya, Wemtenga, 1200 logements et Kalgondin, c’est le même décor dans ces quartiers de Ouagadougou. Aucun caniveau n’est épargné, tout est plein ou presque.

Une situation qui révolte certains riverains, à l’exemple de Karim Ouédraogo, « kiosman » (détenteur de kiosque à café) depuis plus de 30 ans sur le boulevard reliant l’échangeur de l’Ouest au rond-point de la Patte d’Oie.

« Cette année, ça a chauffé ici, nous nous sommes entendu avant qu’ils ne viennent. Nous leur avons dit que s’ils ne vont pas ramasser, il ne faut pas curer. Donc, quand ils ont fini, ils ont tout ramassé. Si ça ne chauffe pas, ça ne peut pas changer », raconte-il, avec un air de satisfaction. Non sans perdre de vue la responsabilité des riverains. « Vous savez, c’est nous-aussi le problème. Les gens quittent dans les cours ici et ils jettent leurs ordures dans les caniveaux et vous ne voulez pas que ça se remplisse, ça va se remplir. Il faut changer de comportement sinon on ne pourra pas résoudre ce problème », pointe le « kiosman ».

A l’instar de Karim Ouédraogo, Achille Ilboudo, 39 ans, ne passe pas lui aussi par quatre chemins pour pointer du doigt le comportement des riverains qui est la première cause de cet état désastreux des caniveaux.

Tout le monde est responsable

Assis sous le hangar d’une maisonnette, à quelques centimètres du canal traversant la rue 56 derrière la maternité Pogbi, puant d’odeurs nauséabondes, l’homme, très remonté, parle de la question avec beaucoup de passion et presque les larmes aux yeux. Il est le président de l’Association bonne saison (ABS) qui intervient dans le cadre de la propreté du quartier. « Tout le monde est responsable (les riverains et l’Etat) dans cette histoire d’entretien des caniveaux. Il faut qu’on change de mentalité si on veut voir les choses changer. C’est vrai que l’Etat ne fait pas son travail, mais à notre niveau, il faut changer de comportement. Rien qu’avant-hier, les gens sont venus jeter quatre sacs de poulets morts dans le canal avant de s’enfuir. Tout le quartier était infesté. On a dû brûler des pneus sur les sacs pour dissiper un peu l’odeur », se rappelle-t-il.

Lire aussi : Opération mana-mana : « Notre environnement en a vraiment besoin »

Son association créée il y a une vingtaine d’années et lui, ont, raconte-t-il, organisé des opérations ponctuelles de curage volontaire du canal 56, sans aucune aide financière de la part de l’Etat. « La question du curage, c’est une question de moyens, et nous n’avons pas de moyen, mais on fait avec ce qu’on a. Chaque année, nous nettoyons 1 à 2 kilomètres du canal. Même si ça ne fait pas grand-chose, au moins, ça nous a permis de respirer mieux pendant quelques jours », se console-t-il.

Sa prière, que les gens redeviennent de « vrais Burkinabè » et dignes des actes qu’ils posent. « Parce que, c’est nous-mêmes qui jetons nos ordures dans ces caniveaux. Comment ne vont-ils pas se remplir ? », déplore-t-il.

Cette situation irrite même le directeur de la salubrité publique et de l’hygiène de la commune de Ouagadougou, Seydou Nassouri. « Dans cette situation, c’est l’incivisme de la population qui est le vrai problème. Et si on ne change pas de comportement, même si l’on investit des milliards, le problème ne sera pas résolu », s’offusque le chargé de la salubrité de la ville.

Seydou Nassouri, directeur de la salubrité publique et de l’hygiène de la commune de Ouagadougou

« …Il n’y a pas d’endroit où déposer… »

Ceux qui jettent leurs ordures dans les caniveaux ne savent pas souvent que c’est interdit, ou à la limite n’ont pas le choix, analyse sous fond de constat l’un des anciens adjoints au maire d’un arrondissement de la commune de Ouagadougou. Il évoque l’insuffisance des bacs à ordures dans les quartiers, alors que le nombre de populations grimpe. « Celui qui est à plus d’un kilomètre du bac de dépôt ne va pas se déplacer pour venir déposer ses ordures à cette distance. Il trouvera la solution de déposer les ordures dans les endroits les plus proches qui sont les caniveaux et les canaux… » Comme une prémonition de ces dires, nous sommes témoins de la scène en quittant notre interviewé. Debout devant son étal de fruits et de légumes sur le boulevard Charles De Gaulle, dans la soirée du jeudi 20 août 2023, Bintou Sakandé trie sa marchandise et jette ceux qu’elle ne voulait plus dans le caniveau sur lequel son étal était déposé. En lui posant la question sur la raison de son acte, la jeune commerçante, qui était en compagnie de sa mère et de son petit frère, ne voyait pas mal le fait de jeter ces déchets dans le caniveau. Comme elle, certains riverains le font sans savoir que c’est interdit.

En poursuivant son analyse, l’ancien adjoint au maire d’arrondissement fait en outre comprendre qu’il y a des associations qui œuvrent dans ce domaine, mais elles n’ont pas les moyens pour accompagner les ménages dans la collecte de ces déchets, tout en reconnaissant néanmoins qu’il y a eu des efforts qui sont faits, mais cela reste insuffisant vu la demande sur le terrain.

Même son de cloche pour Ami Nikièma, une sexagénaire rencontrée au bord du canal principal traversant les 1200 logements à l’université Joseph Ki- Zerbo, vieux de plus de 20 ans (inauguré en 2002 par les autorités de l’époque). Pour la « mamy » qui mène de petits commerces à côté du canal en compagnie de ses deux petits-enfants, dans tout le quartier de Kalgondin, il n’y a qu’un seul bac qu’elle connaît depuis qu’elle y vit, il y a de cela plus de 50 ans. « Le bac n’est pas régulièrement vidé et lorsque c’est rempli, les gens partent jeter leurs ordures dans les espaces vides et d’autres viennent jusqu’au canal pour le faire alors que le canal même est en mauvais état depuis plus de dix ans. Le canal est plein de serpents et de crocodiles, donc nos petits enfants sont en insécurité ici à cause de ce canal et de ce bac qu’on ne vide pas assez », plaide-t-elle. Elle espère que les autorités interviennent très vite.

Ami Nikièma, une riveraine sexagénaire rencontrée dans le quartier de Kalgondin plaide la multiplication des bacs à poubelle

Une question de mentalité et d’incivisme

Le directeur de la salubrité publique de la commune de Ouagadougou pense plutôt le contraire. Selon M. Nassouri, c’est une question de mentalité et d’incivisme. « En réalité, ils ne veulent pas garder leurs ordures dans une poubelle et payer un prestataire pour le ramassage. Ils se disent que payer quelqu’un pour ramasser ces déchets, c’est pour ceux qui sont nantis », analyse l’autorité. Il regrette le fait que certains rechignent à débourser 1 500, voire 2 000 francs CFA par mois pour le ramassage de leurs propres déchets, alors qu’ils peuvent aller s’asseoir, boire deux ou trois bières. Pour lui, les gens pensent que dans un ouvrage public, on peut faire ce qu’on veut, alors que c’est une mauvaise intention, parce que c’est un bien public et tout le monde doit contribuer à son entretien.

Lire aussi : Opération mana mana : « Si nous pouvons nous mettre ensemble pour rendre nos villes propres, nous pouvons également nous mettre ensemble pour relever les autres défis », estime le Président du Faso

Si l’incivisme de la population semble être pointé du doigt, il y a aussi le manque de stratégie réelle dans le curage de ces caniveaux, analyse avec regret l’expert en développement durable et directeur de l’institut IAD, Dr Martin Yelkouni. Pour lui, « une chose est de curer, une autre est de ramasser, parce que, la plupart du temps, on ne ramasse pas les déchets qu’on a curés et avec les saisons des pluies, ces déchets se retrouvent dans les caniveaux et c’est ce qui les remplit ».

Aboubacar Derra, un riverain de Sankar-Yaaré (quartier), très remonté, l’homme se plaint de la mauvaise attribution des marchés en matière de curage

Tout comme le spécialiste, les riverains eux-mêmes ne mâchent pas leurs mots et sont plus virulents sur le manque de stratégie de la mairie. Aboubacar Derra, rencontré au quartier Sankar-Yaaré à la tombée de la nuit de ce 20 juin, la quarantaine révolue, exprime sa nostalgie du modèle révolutionnaire des curages des caniveaux. L’homme se demande pourquoi ça ne marche pas. Parce que, selon lui, au temps de la révolution (1983-1987), le curage des caniveaux marchait très bien et aujourd’hui ça ne marche plus. On donne le marché aux entrepreneurs qui ne viennent que quand la pluie est déjà prête et lorsque la pluie commence, ils repartent et chaque année, c’est le même scénario, et le canal continue de se remplir. Mais pourquoi ? Parce qu’on ne met pas la pression sur les entrepreneurs. Je me dis que si un entrepreneur fait un mauvais travail et que vous changez d’entrepreneur, normalement, vous devez le menacer pour qu’il fasse un bon travail et si vous ne faites pas ça et que ça continue, ça veut dire que vous ‘’dealez’’ (faire des affaires, ndlr) ensemble ou bien ils s’entendent avec eux pour se partager l’argent. Très remonté, il affirme sur place qu’il s’organisera avec les jeunes du quartier pour ne plus laisser les gens venir faire du mauvais travail à leurs yeux.

Amado Bagangna, ce jardinier septuagénaire lui ne veut plus en parler. Parce qu’il se dit que c’est de la mauvaise foi. « Sinon comment peut-on investir autant d’argent dans des infrastructures et refuser de les entretenir », s’est-il demandé ?

L’autre cause, c’est aussi la question de la démographie. Selon « Monsieur salubrité publique », le recensement général de 2019 de l’INSD parlait de trois millions d’habitants dans la ville de Ouagadougou, alors qu’il faut compter au moins quatre millions de personnes. « Parce qu’en termes de déchets produits par les populations, il faut prendre en compte ceux qui viennent uniquement travailler et salir, avant de repartir chez eux les soirs. Car c’est ce qui rend la tâche encore plus compliquée, parce qu’on se retrouve avec plus de déchets à gérer et avec des choses qui n’étaient pas prévues », relève Seydou Nassouri.

Au regard de ce qui a été soulevé comme problème, plusieurs solutions ont été proposées par les différents acteurs, notamment les autorités et les citoyens, pour améliorer le système de curage et d’entretien des caniveaux dans la ville de Ouagadougou.

De l’avis de Dr Yelkouni, pour que les actions menées soient efficaces, il faut que cela soit porté par les politiques et qu’il y ait aussi une stratégie bien définie et qu’on ne travaille pas dans le vide. A titre d’exemple, il a rappelé que l’un des hommes politiques de l’époque, Simon Compaoré, alors maire de la commune de Ouagadougou, en avait fait son cheval de bataille et avait réussi à faire de Ouagadougou, l’une des villes les plus propres.

Lire aussi Ouagadougou/Gestion des déchets et entretien des caniveaux : « Si, on prend quelqu’un et on lui fait faire des travaux d’intérêt commun en plein jour, ça va dissuader les autres », conseille le directeur de la salubrité publique

Dr Martin Yelkouni, l’expert en développement durable, déchets et eaux pluviales, parle d’une contribution financière des citoyens dans la gestion des déchets

En plus de cela, l’expert en développement durable propose une sorte de contribution financière des citoyens à introduire dans les taxes à payer pour soutenir toutes les actions qui seront menées dans le cadre du curage des caniveaux, voire la gestion des déchets de façon générale. Il n’omet pas également la question de la sensibilisation des populations et leur implication dans toutes les solutions qui seront proposées. Outre ces propositions, le directeur de la salubrité publique de la ville de Ouagadougou propose la relecture des textes en matière d’hygiène publique, très révolus et qui ne répondent plus aux réalités actuelles.

Les citoyens, quant à eux, parlent d’être plus rigoureux avec les entrepreneurs sur les appels d’offres des marchés publics en matière de curage, de sévir au niveau de la population et d’augmenter le nombre de bacs à ordures dans les secteurs et arrondissements.

YZ
Lefaso.net
Crédit photo : Auguste Paré

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Vos commentaires

  • Le 22 septembre 2023 à 14:27, par Passakziri En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

    Franchement, je me demande si Ouagadougou n’est pas devenue en moins de 20 ans la capitale la plus sale d’Afrique. Tout cela à mcause de l’indiscipline générale et l’inconséquence des décideurs. Comment comprendre cette prolifération plastique malgré l’interdiction du plastique ? Non, il faut appliquer les décisions qu’on prend, parce que la fortune des importateur ne peut pas être placée au déssus de la santé et de l’image du pays. Quand je revois mes anciennes photos du début des années 2000, je n’y crois pas , car on n’y voyait pas du plastique partout au sol. Donc stot à ce désordre déshonorant, Stop au plastique , Stop aux eaux en sachet .

    Passakziri

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    • Le 22 septembre 2023 à 19:06, par jan jan En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

      @Passakziri, absolument, souvent les vrais problèmes sont laissés pour s’occuper de choses beaucoup moins importantes.

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      • Le 23 septembre 2023 à 15:52, par Nabiiga En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

        @ jan jan Très bien dit car tu dis

        ......’absolument, souvent les vrais problèmes sont laissés pour s’occuper de choses beaucoup moins importantes’ tels que envoyer des troupes au Niger pour défendre un régime putschiste.

        Envoyer une simple mission de 10 jours de 10 agents d’un ministère à l’étranger par l’État occasionne en dépense des centaines de millions de nos francs ; n’en parlons pas d’un contingent militaire qui doit non seulement être pris en charge par l’état, mais aussi et surtout, s’occuper de la logistique de ce contingent. Le coût d’une semaine peut coûter des milliards de nos francs à l’État ce, rien que pour jouer le gandaogo qu’on n’est malheureusement pas.

        Et si ce milliard était versé dans le recrutement et l’achat d’engins additionnels pour accroître le parc d’automobiles de la ville, que deviendra-t-elle cett l’insalubrité dont il est question.

        - Que gagnera-t-il le Burkina en fin de compte ?
        - La création d’une autre fédération Burkina-Niger ?
        - Le Burkina multiplie la création de fédération en fédération, mais à quelle fin ?
        - Le Burkina, vivait-il mal lorsqu’il n’était pas fédéré avec le Mali ou encore le Niger ?

        Fédérations créées par un régime putschiste sans aucune légitimité aux yeux du peuple pour s’engager dans de telles dérives au nom de qui, le régime prétend abusivement agir. Puisqu’il concerne le peuple, ne faut-il pas que le peuple ait le dernier mot prononcé en son nom par ceux qu’ils sont chargés de le faire ?

        Cette récréation, née d’un mensonge pure et simple de reconquérir le territoire national, a trop perduré si on demandait l’avis de Nabiiga.

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    • Le 23 septembre 2023 à 15:44, par Gwandba En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

      Passakziri

      "Non, il faut appliquer les décisions qu’on prend, parce que la fortune des importateur ne peut pas être placée au dessus de la santé et de l’image du pays."

      Je suis entièrement d’accord ces propos et j’ajoute qu’en entendant que les décisions s’appliquent FERMENT, chaque personne doit faire preuve de d’intelligence et maturité en changent ses actes quotidien. Au lieu de vider le contenu du sac plastique et le jeter n’importe où, nous pouvons l’amener jusqu’à une poubelle.

      Chacun se doit de vider les caniveaux au moins devant son domicile. Je suis certains que personne n’y verra de contraintes révolutionnaires...

      Que nous soyons tous des agents de la sensibilisation parce qu’on à beaucoup à gagner. ce n’est pas une subvention venue de l’extérieure mais beaucoup plus. Une bonne santé pour une longue vie.

      Il est clair que lorsque l’on arrive dans nos villes devenues des poubelles à cil ouvert, on perd toute fierté. On ne peut s’empêcher de se questionner comment des personnes intelligentes et conscientes peuvent vivre dans telles tas d’immondices ???

      Il faut réellement des mesures fortes et dissuasives pour régler ce grave problème.

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  • Le 22 septembre 2023 à 15:46, par Sacksida En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

    Bien sur Ouagadougou est devenue la 15 eme Villes la plus Sale de l’Afrique de l’Ouest et qui est la consequence directe d’avoir mis des gens Incompetents et sans aucune Vision Resolue et d’Amour de la Ville. Voyez egalement des gros Nids de poules avec des consequences desastreuses sur les Vehicules et les Motors des Usagers. Rendons Hommage a Simon Compaore et qui avait pu faire de Ouagadougou l’une des Villes propres de l’Afrique. Maintenant c’est le regne de la mediocrite et surtout l’insouciance permanentes. Que Dieu Sublime aide notre Peuple Burkinabe. Salut

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  • Le 22 septembre 2023 à 19:11, par Anaarchiqqukement En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

    Éducation, instruction, discipline ? Les mots manquent pour qualifier les gouffres béants dans la société.
    Le mépris social qui caractérise l’individu Burkinabè envers la laveuse, la ménagère, l’employée du maquis qui ramassent les restes et même envers sa propre femme ou pire la petite qu’on a pris par soit disant charité à la maison pour l’exploiter en lui faisait faire les plus basses besognes contre 1 plat par jour, résument une bonne parties des causes.
    Apprenons à se lever pour mettre un déchet dans une poubelle serait déja un grand pas. Comme nous pourrions apprendre à respecter un panneau stop ou un feu rouge. Mais le constat est tout autre.

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  • Le 22 septembre 2023 à 23:44, par Dibi En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

    A coup sûr, Ouagadougou est une ville très sale, une ville insécure et de voleurs criminels !
    - C’est une ville de toutes les pourritures politiques, de tous les déchets (plastiques, cartons, piles et batteries usagées, déchets alimentaires et d’abattoirs, huiles de vidanges vendues pour consommation domestique et préparation de gâteaux, beignets…) !
    - Politiquement, c’est une ville culturellement terne, suffocante, peu végétalisée mais plutôt respirant le béton et la poussière en plus de toutes les nuisances sonores débilitantes !
    Plusieurs raisons expliquent ce délabrement urbain :
    - L’incompétence professionnelle et intellectuelle des autorités municipales.
    - L’absence d’une vision urbanistique, environnementaliste et sociale intégrée de la ville à penser comme corps vivant et nécessitant des soins et donc des coûts d’entretiens, d’embellissements, de toilettages !
    - Des coûts d’entretiens qui sont certainement cannibalisés par les différents segments notabiliers et bureaux locaux de la municipalité ? Une vieille pratique devenue pérenne depuis que ce village moaga est devenu la capitale du pays !
    - Dans le même ordre d’idée, Ouagadougou souffre terriblement, pour une capitale, de la pauvreté voir de l’indigence d’une politique peu favorable à des politiques de plantations et de végétalisation de l’espace urbain. Et bien qu’on soit au Sahel et contrairement à toutes attentes, ici on bétonne, et rarement on ne plante !
    - La plupart de nos jardins publics remontent à l’époque coloniale ! Nos élites néocoloniales ne construisent pas des jardins, ni ne savent tracer des avenues ombragées pour les humains et pour la biodiversité en ville ! Mieux, ils rasent tout, comme ils l’ont fait à Bobo-Dioulasso pour des célébrations d’indépendances formelles dont la réalité reste à conquérir ! Est-ce nos traditions ou nos politiques qui manquent d’imagination à verdir, embellir, végétaliser nos cadres de vie ?
    - Voilà pourquoi, je milite aussi pour que l’espace de l’aéroport qu’on déménage à Donsin, soit dédié à l’aménagement d’un grand parc boisé, planté, végétalisé et ouvert à nombre de quartiers de la ville ! Un lieu de sortie et d’aération pour la santé de tous !
    - Avant la fin de la Transition, je propose en humble citoyen, qu’Ibrahim Traoré et Kyélem Tambela ouvrent ce chantier qui accrochera leur nom à l’histoire de l’aménagement de cette ville de Ouagadougou ! Cela sera plus utile à notre peuple. Il faudra donc rejeter les projets spéculatifs maffieux compradores qui visent à livrer cet espace de l’aéroport central à des prédateurs bétonneurs ethnocentrés et marchands de sommeil qui ne pensent que Liguidi !
    - Ouagadougou, mérite un grand et beau poumon vert en son cœur !
    - Le gros problème de Ouagadougou et de toutes nos villes, c’est leur gestion compradore maffieuse socialement inégalitaire ! Ce type de gestion non démocratique populaire produit des espaces urbains cancéreux et cancérigènes donc inaptes à produire des cadres de vie propres et dépollués de déchets plastiques, et autres nuisances sonores débilitantes !
    - Et sans changement de vision et de perspective, Ouagadougou sera toujours une ville-dépotoir-de-marché ; mais un marché sale de toutes les puanteurs et uniquement dédié comme marché où l’on vient chercher l’argent ; quitte à risquer un cancer et des maladies liées à des environnements insalubres et toxiques !
    - Une des conditions : civisme de masse, responsabilité et esprit de rigueur et de probité au sommet !
    Na an lara, an sara !

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  • Le 23 septembre 2023 à 08:40, par Yako En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

    Allez-y voir côté rails de Tanghin étalé sur 5km environ,SITRAIL dans le cadre de la réhabilitation des rails a dû remonté les déchets en surface et les entasser tout le long des rails rive droite.Un enfant né et grandi autour de ce dépotoir à ciel ouvert a plus de chance de développer la leucémie. La question est la suivante : Comment se fait-il qu’une entreprise privée peut-elle se permettre un tel comportement au nez et à la barbe des autorités communales ? J’habite à côté j’avoue avoir honte de moi quand je reçois des amis ! Que faire ?

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  • Le 23 septembre 2023 à 10:00, par porto En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

    A part la bière fraiche ses poulets et ses belles filles ouaga est une ville invivable..Quand vous quittez le goudron le calvaire commence.

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  • Le 23 septembre 2023 à 11:43, par Citoyen LAMBD En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

    Y a-t-il encore une autorité à OUAGA ? Il y a lieu d’en douter fort . Notre capitale est devenue la première ville de l’Afrique de l’Ouest championne en matière de désordre ,d’incivisme ,de pagaille généralisés . On n’a beau écrire dans la presse ,parler sur les chaines de télé pour interpeller les autorités nationales et municipales de la ville sur cet état de faits ,rien à faire ,la situation ne fait que s’empirer . Allez-y voir du côté de DAPOYA et aux alentours du marché SANKAYARE . Depuis là ,les habitants interpellent ,mais aucune réaction des autorités municipales ,ni nationales . On va attendre encore, qu’il y ait un drame pour commencer à dire, qu’on était entrain de faire ceci ou cela . Franchement ,le BURKINA FASO ne semble plus être un Etat digne de ce nom .

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    • Le 23 septembre 2023 à 16:07, par Nabiiga En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

      Nabiiga fera un coup de municipalité pour réconquérir la ville des mains des incivils. Trop c’est trop.

      ’Nos leaders post indépendance n’ont pas pensé à créer des parcs’ Faux ! Des parcs, certes, ont été créés mais une fois créé, ceux qui les ont créés les ont vendus comme espace vides. Pire, les peu de parcs qui ont échappé à cette arnaque, les gens les ont convertis en toilettes à ciel ouvert d’où la puanteur nauseabonde de Ouaga car les gens font les besoins ou bon leur semble.

      Il est temps qu’on sache qu’on est un pays pauvre. Pauvre, il faut agir comme tel surtout, en ce qui concerne la gestion du budget de l’État.

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  • Le 23 septembre 2023 à 12:37, par Lepeul En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

    Sans faire le mec qui sait tout, j’ai eu la chance de visiter les villes comme Goma, Bujumbura, Kigali, il y’a 5% de Ouagadougou c’est vrai mais 95% des villes du Maghreb, ce sont les habitants eux même par mesure de santé s’occuper de nettoyer tous les samedis les caniveaux et comme ils n’ont pas les moyens pour faire des goudrons ils ont réalisé des payés et chaque riverain considère la rue comme sa chambre.
    Les rues sont fleuries sans l’aide de la mairie.

    Cela pourquoi parce que il y’a une éducation car les enfants à l’école, on les apprend la propriété, Ce qui m’a frappé à Bumja c’est le rapport de l’état envers les usagers dans les locaux des services Publics, une Salle t’attente digne pour recevoir les usagers des toilettes propres, des urinoirs , Comme en Europe.

    Les toilettes publiques au Burkina tu rentres en apnées.

    A Kigali c’est comme en Europe, je vis en Europe alors je peux comparer.
    Ils sont arrivés car ils vont du principe que 95 % des déchets étaient liés aux plastiques donc plus de plastiques et ça marche. 3% du textiles facile a traité, 2% domestique.

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  • Le 23 septembre 2023 à 16:06, par Sacksida En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

    De meme, toutes nos Villes Importantes ont chacune ses problemes complexes d’insalubrite, de desordre desastreuses, d’insecurite et d’organisation efficacement de l’espace economique et Social pour en faire des Villes Propres, Securisees sans aucun Incivisme proprice a une Vie Humaine agreeable. C’est bien possible car c’est une question de Reflexions et de Vision Resolue, si l’on a des Ambitions saines et contre des Mauvaises Pratiques de Gouvernance ou de Gestion Publique aux Services des Citoyens Burkinabe. C’est un Travail Serieux et d’Urgence a planifier concretement. Salut

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  • Le 23 septembre 2023 à 17:30, par Belem En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

    L’Etat manque de moyens et nous aussi nous manquons de moyens.Mais si nous nous soutenons tous on pourra régler le problême de la salubreté

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  • Le 25 septembre 2023 à 10:17, par Madson En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

    Bonjour, vraiment cette histoire de déchet à Ouaga pas facile à gérer mais aussi dû à l’incivisme . Faites un tour à TOESSIN YAAR, vous serez édifié par une odeur insupportable. Cela à partir de la voie de OHG, au niveau de la station Access oïl, prenez la voie à gauche en laissant le Park à bétail à droite. Il y a un espace vide et au 2ème tournant à gauche qui mène directement au cœur du marché TOESSIN YAAR, vous serez peut être obligé de faire demi tour à cause des ordures qui ont obstrué la voie. Une odeur pas possible va vous accueillir. Nous avons alerté les autorités communales.
    Faites quelque chose car avec la saison des pluies, cela contribue fortement à la prolifération des maladies (palu et autres) ...

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  • Le 25 septembre 2023 à 12:49, par changeons En réponse à : Burkina/Assainissement : La commune de Ouagadougou a mal à ses ordures

    Ouaga la poubelle pourrait on dire maintenant depuis le départ du maire charismatique Simon COMPAORE. Même s’il a fauté dans d’autres domaines de la vie publique, il avait réussi à faire de Ouaga, une ville propre. les textes sont là pour réglementer la gestion des déchets, mais jamais appliqués. Pas de sanctions, rien. des inciviques jettent des eaux salles et des ordures dans la rue, les voisins regardent et ne disent rien. Il y a plus d’autorité à la mairie de Ouaga et les services d’hygiène ne fonctionnent pas. C’est un problème crucial et l’Etat doit accompagner les communes avec des moyens techniques et financiers.

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