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Gouvernance/Coups d’Etat : L’Afrique est-elle malade de ses militaires ou de sa démocratie ?

Tribune

Publié le dimanche 20 août 2023 à 22h10min

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Gouvernance/Coups d’Etat : L’Afrique est-elle malade de ses militaires ou de sa démocratie ?

La persistance des coups d’Etat en Afrique est loin de laisser les citoyens africains, notamment l’élite, dans l’indifférence. Par divers moyens, dont des réflexions, ils ne se contentent pas de poser le débat, ils font des propositions de pistes de solutionnement. Par la tribune ci-dessous parvenue à notre rédaction, intitulée « L’Afrique est-elle malade de ses militaires ou de sa démocratie ? », l’ancien élu local et cadre de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Jean-Léonard Bouda, fait son diagnostic de cette situation d’instabilité institutionnelle et projette des solutions. Tribune !

L’Afrique n’a ni mal en sa démocratie naissante ni mal à ses militaires. L’Afrique est victime des appétits voraces de l’occident sur les richesses africaines, du manque de vision des dirigeants, du peu d’indépendance de nos États et du manque d’éducation politique et citoyenne de nos populations qui appellent souvent les militaires dans l’arène politique.

La plupart des coups d’État réussis en Afrique ont eu lieu entre 1946 et 1991, pendant la guerre froide, une période d’intense rivalité entre les États-Unis et l’Union soviétiques. Les années 80 ont été les plus tumultueuses.

Les crises actuelles apparaissent d’une tout autre nature que celles qui affectaient les États africains dans les années qui ont suivi les indépendances. Aux luttes idéologiques de la guerre froide ont succédé une double déstabilisation en raison de l’insertion à marche forcée dans la mondialisation économique, d’une part, et, d’autre part, de la démocratisation improvisée d’États sans moyens. Ces deux phénomènes ont abouti à délégitimer les constructions nationales naissantes et à rendre purement fictive la souveraineté de ces pays.

Par une ironie tragique, plusieurs phénomènes de nature très différente ont conjugué leurs effets déstabilisateurs :

  la fin de l’affrontement Est-Ouest, qui structurait la géopolitique africaine ;

  l’improvisation par les bailleurs de fonds d’une injonction démocratique mal maîtrisée (relayée par le discours de François Mitterrand à La Baule en 1990) ;

  le nouveau cadre macroéconomique ultralibéral : privatisations sauvages, programmes d’ajustement structurel incohérents et drastiques, plans sociaux déguisés, exploitation éhontée de la main-d’œuvre, précarisation de l’emploi, prix dérisoires des matières premières et fraudes, mesures commerciales désavantageuses, etc. ;

  les interventions sauvages des multinationales occidentales et de puissantes banques orientales ;

  l’explosion de la dette qui n’a pas réussi à régler les soucis pour lesquels elle a été contracté ;

  les visées de certains États africains (interventions du Burkina en Sierra Léone, Libéria, Cote d’Ivoire, … et activisme panafricaniste de la Libye, par exemple) ;

  la déconcertante absence de culture générale de nombreux dirigeants politiques du continent noir avec son corollaire, le manque de vision ;

  la corruption des petits et des grands fonctionnaires ;

  le trafic d’armes ;

  Le terrorisme, etc.

Autant de maux qui ont fini par faire s’effondrer un continent déjà bien fragilisé.
En plus de cela tous les indicateurs macroéconomiques, sociaux et sanitaires se sont dégradés depuis les années 1980, éradiquant les classes moyennes et suscitant de profondes tensions sociales. L’Afrique de l’Ouest s’est appauvrie : les produits intérieurs bruts se sont détériorés, la croissance promise par les bailleurs de fonds n’a pas été au rendez-vous.

Presque partout les salaires de la fonction publique sont versés avec difficulté. Le chômage ne cesse de croître. Les maladies dues à la mauvaise qualité des aliments (le plus souvent importés) se propagent et affectent gravement l’espérance de vie des populations (hypertension, diabète, insuffisance rénale…).

Tout se passe comme s’il n’y avait plus de « vie éthique » en Afrique. Il est très révélateur que la notion même de « bien public » a disparu des discours politiques et intellectuels (les révélations du récent procès du ministre Dabilgou sont éloquentes).

L’État ne représente plus rien aux yeux de la majeure partie de la population qui survit en se sentant trahi, abandonné par l’État. L’État ce n’est plus nous, l’État c’est juste l’élite politique et intellectuelle vomi pour avoir réussi dans un monde cruel. On souhaite de tout cœur alors que cette élite soit terrassée à n’importe quel prix et on applaudira n’importe quel militaire qui prendra les armes contre « l’État ». De fait, ne se sont « démocratisés » que les coups d’État. En lieu et place de toute volonté générale, il n’y a plus qu’un affrontement généralisé de volontés singulières.

En Afrique (notamment de l’Ouest), il n’y a plus d’États indépendants au sens politique du terme. Les indépendances dites formelles sont devenues abstraites. Aux yeux des citoyens, des dirigeants, des factions et des chefs militaires, la puissance étatique est devenue une fiction que l’on subit ou dont on cherche à tirer profit.
A tout cela est venu s’ajouter le terrorisme au nom de la lutte pour lequel tous les droits sont bafoués et l’éthique foulé du pied.

La survie des États africains dépend elle-même, et pour beaucoup, des intérêts des multinationales. Ces dernières, qu’elles soient européennes asiatiques ou orientales, ont soumis et dompté les appareils d’État. Elles ont profondément modifié la nature des États du continent, en en faisant des annexes ou des bureaux de contrôle. Cela a été possible grâce à la réduction de l’aide publique au développement qui a livré les États à l’appétit des grandes firmes (on se rappelle le bradage de Onatel à 144 milliards avec tous ses équipements, tous ses terrains et récemment la concession de l’exploitation du futur aéroport de Donsin).

Au total, les États africains se trouvent de plus en plus fragilisés par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, d’un côté, et par les multinationales, de l’autre. C’est aussi cela, la « mondafrique », nouvelle forme de la francafrique ! La déstabilisation des États africains s’inscrit ainsi dans la logique d’un ordre mondial inégalitaire, qui discrédite par lui-même la chose publique.

Les coups d’État ont toujours été des calculs froids des avantages par rapport aux coûts. Les avantages sont fabuleux : pouvoir et accès illimité aux ressources de l’État. L’attrait d’un coup d’État, par conséquent, existera toujours (on pourra bien renoncer à son salaire de chef d’État puisqu’il y’ a bien des avantages incommensurables acquis par la cession de certains pans de l’économie aux multinationales). Les inconvénients potentiels (échec ou emprisonnement) sont probablement considérés comme gérables pour des acteurs militaires sans contraintes sous une administration civile. En bref, ceux qui montent des coups d’État militaires le font parce qu’ils pensent pouvoir s’en tirer à peu de frais.

Dans le cadre de la politique de non-ingérence de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), les putschistes n’avaient pas à se soucier des coûts externes. La pléthore de coups d’État pendant cette période démontre l’invitation ouverte aux prises de pouvoir militaires créée par cette posture. Le passage de l’Union Africaine (UA) à une politique de non-indifférence lors de sa création en 2000 a fondamentalement modifié ce calcul, soumettant une junte à une suspension potentielle, à des sanctions et à la menace d’une intervention militaire comme c’est le cas du Niger actuellement. Ces coûts ont été amplifiés par les sanctions des démocraties occidentales et des organisations internationales.

En traitant les coups d’État comme des moyens malheureux mais normaux de transférer le pouvoir en Afrique, les acteurs internationaux donnent par inadvertance aux putschistes un coup de pouce pour franchir la ligne d’arrivée et consolider leur putsch.

L’augmentation récente du nombre de coups d’État en Afrique (une tendance que l’on n’observe pas dans d’autres régions) reflète une diminution de la volonté des acteurs régionaux et internationaux de faire respecter les normes anti-coup d’État en Afrique. Cette situation est le résultat d’une confluence de facteurs, notamment une récession démocratique régionale, une inclinaison des organismes régionaux à négocier des compromis avec les putschistes, une réticence à organiser des interventions militaires et la distraction des acteurs internationaux par les crises internes ou internationale (fronde sociale, guerre en Ukraine). C’est pourquoi la réussite du coup d’État au Niger va sonner le glas à la démocratie en Afrique occidentale.

En bref, les acteurs internationaux occidentaux particulièrement jouent un rôle essentiel dans la validation des coups d’État.

La Russie a également soutenu activement les coups d’État en Afrique. Travaillant souvent par l’intermédiaire du groupe de mercenaires Wagner, Moscou a entretenu des relations étroites avec certains putschistes en échange de soutien politique de cession d’exploitation minière ou d’implantation en Afrique.

La démocratie naissante ne pourra prendre son envol, tant que les convoitises occidentales sur les richesses africaines passeront par la manipulation de nos gouvernements pour exploiter honteusement ces richesses aux profit des peuples de l’occident et de l’Asie et au détriment des populations africaines. Seule une éducation politique et citoyenne de nos populations parviendra un jour à l’édification d’une société africaine respectueuse des valeurs démocratiques, du respect du bien public et de l’envie de construire une société équitable, soucieuse de l’avenir des futures populations africaines.

Jean Léonard BOUDA
(bojeled@gmail.com)

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Messages

  • J’ai lu avec beaucoup d’interet votre article. Une bonne contribution au diagnostic de la crise de l’Etat et de la gouvernance en Afrique dont les coups d’Etat sont un symptome parmi d’autres. Je suis d’accord avec votre analyse dans l’ensemble. Mais j’ai des doutes sur la viabilite de la solution que vous proposez (education politique et civique des citoyens). Il est vrai que beaucoup de gens au Burkina et ailleurs en Afrique ne comprennent bien a l’Etat et a la democratie. Mais, apres plusieurs efforts d’education civique et politique au Burkina et dans plusieurs pays africains ou j’ai ete, j’ai fini par comprendre que cela ne suffisait pas. Car, ceux qui beneficiaient d’une telle education tout comme les elites qui sont parfois tres cultivees retombaient dans le meme comportement de predation et de corruption quand l’opportunite leur etait donnee.
    C’est pourquoi je pense qu’au-dela de l’education civique et politique, il faut envisager des solutions radicales a deux niveaux :
    Au niveau ethique : imposer une certaine discipline ethique par un regime de sanctions et de rigueur systematique qui s’applique sans discrimination a tous les fautifs. Sans cela, les gens continueront a faire des coups d’Etat et a perpetuer des actes de corruption chaque fois qu’ils peuvent le faire sans avoir rien a craindre. Et,
    Il faut revoir le modele meme de l’Etat et de la gouvernance en Afrique qui ne colle pas a nos realites : l’Etat postcolonial est encore une tentative de copier-coller d’un modele etranger (l’Etat francais/occidental). Helas, depuis 1960 l’experience montre que ca marche rarement. Il faut donc avoir le courage de faire les autrement.
    (Vous-meme l’avez reconnu implicitement en ecrivant : "L’État ne représente plus rien aux yeux de la majeure partie de la population qui survit en se sentant trahi, abandonné par l’État. L’État ce n’est plus nous, l’État c’est juste l’élite politique et intellectuelle vomi pour avoir réussi dans un monde cruel. On souhaite de tout cœur alors que cette élite soit terrassée à n’importe quel prix et on applaudira n’importe quel militaire qui prendra les armes contre « l’État ».")

    • Merci pour votre grande contribution. Il faut effectivement plus de rigueur dans le suivi de la gestion de l’état au plus haut niveau. Il faut à mon sens remplacer le conseil constitutionnel par une cour constitutionnelle à même de d’émettre le président du Faso en cas de faute grave

  • C’est domange, mais la russie n’a jamais colonisé
    un pays africain, c’est donc partir vers la russie est
    Un choix libre pour qui veut. après une election souvent
    émaillée de fraudes pour être elu ses mêmes elus n’esites pas a courirent a la rue monsieu pour vendre
    son pays aux occidents et cela entraine forcement les
    coups d’états qui sont légitimés par les peuples.

    • Non monsieur
      Les coups émanent de personnes cupides et assoiffés de pouvoir qui se servent des armes qui leur sont fournies au nom du peuple comme une aubaine pour accéder au pouvoir.
      Ce ne sont pas les fraudes aux élections qui peuvent expliquer ou justifier les coups d’état. Des fraudes, il y en a dans toutes les élections dans tous les pays.
      Mais les pays démocratiques s’en rapportent aux tribunaux qui évaluent si et dans quelle mesure ces fraudes affectent les résultats du scrutin et le consentement du peuple !
      Les coups ne sont jamais légitimés par le peuple.
      Ils s’imposent au peuple toujours impuissant devant les costumes militaires et les armes.

  • lafrique esl malade des 2 !
    aucun pays dans l’histoire n’a réussit sa stabilité politique grace a larmée jamais ! ces militaires sont comme les politiciens ils sont la pour leur interets et prendre ce quils peuvent prendre et gagner ! dautant plus qu’en afrique de l’ouest prendre un pays s’avère etre d’une facilité déconcertante ! donc ca motive encore plus les jeunes loups !
    quand a la democratie bon.... on connait africain ... un qui mange et 100 qui le regarde manger... et surtout pas partager !

  • "Seule une éducation politique et citoyenne de nos populations parviendra un jour à l’édification d’une société africaine respectueuse des valeurs démocratiques" et c’est bien pour cela que tout nouvel arrivant au pouvoir, qu’il soit putschiste ou pseudo-démocrate évitera soigneusement d’inculquer toute forme d’éducation politique ou citoyenne à son peuple, préférant user de populisme, surfant sur la colère et l’esprit de revanche, manipulant les foules et utilisant la propagande, jusqu’à créer une novlangue, qui nous présente les coups d’état comme des révolutions populaires.
    Le panafricanisme se fera par l’éducation, ou il ne se fera pas !

  • Bonjour M. Bouda
    A mon avis, vous avez mal diagnostiqué le problème en résumant la recrudescence des putsch à une diminution de la volonté des acteurs régionaux et internationaux de faire respecter les normes anti-coup d’État en Afrique. Je suis un peu d’accord avec vous que la manière dont « l’apres coup d’état » est geré par les acteurs régionaux et internationaux peut contribuer à réduire ou augmenter les risques de coup d’etat futur mais ce n’est pas ça quand meme la cause des coup d’etat. vous faites bien de souligner que c’est en afrique de l’ouest que l’on observe cette tendance a la recrudescenbce des coup d’etat : posez-vous alors la question a savoir qu’est que cette region a en particulier que les autres regions n’ont pas ?? vous conviendrez avec moi qu’aucune autre region de l’afrique n’est gangrenée par le terrorisme à tel niveau que de proportion considérable échappe au control de l’Etat et que meme la survie du pays en tant que ETAT est menacée. Et c’est bien cela qui explique la recrudescence des putschs. Parce que exaspéré par les attaques au quotidien, les populations viennent à réclamer un changement radical de politique parce que convaincu (a tord ou a raison ) que les gouvernants au pouvoir en poursuivant avec les mêmes stratégies et les partenariats traditionnels ne pourront jamais redresser la situation sécuritaire. Alors la population cesse d’etre un rempart pour la democratie et en appelle a une prise de responsabilité de l’armée croyant que l’armée est prise dans l’immobilisme du pouvoir démocratique. Ce ne sont pas les organismes régionaux et internationaux qui garantissent ou doivent garantir la démocratie dans nos états. Ce sont les populations qui doivent dire non aux putschistes. Nous étions arrivés dans notre region, il ya encore quelques années de cela, a avoir cette maturité démocratique. Au BURKINA on l’a vu avec l’insurrection populaire en 2014 et la résistance au putsch de 2015. Qu’est qui a sapé cela, c’est bien le terrorisme et ses conséquences qui amène les population a renoncer à leur droit et liberté consacré par la démocratie. Il ne faut pas minimiser cela et trouver les raisons ailleurs.

  • L’armée est néocoloniale, l’électoralisme bourgeois qu’on appelle démocratie est également néocolonial. L’Afrique souffre des deux. Ces armées coloniales existent pour empêcher l’expression de la politique populaire. Les militaires néocoloniaux putschistes et la classe politique bourgeoise doivent être chassées loin de la question de réelle démocratique. Pour ça il n’y a qu’une solution : la révolution véritable et tout le monde la connait. Celui qui l’ignore peut s’adresser au Duc.

  • D’abord les regimes successifs Neocoloniaux Civils et Militaires ont mene une mauvaise gouvernance de nos Etats, a l’exception de la Revolution d’Aout avec Thomas Sankara et quelques Revolutionaires Sinceres et Consequents concernant le Burkina Faso ; et meme l’Afrique en General. Ce sont donc les problemes sociaux economiques et Culturels de mauvaise gestion publique desastreuses et qui sont la consequence directe de la situation presente et preoccupante de nos populations inoncentes et de nos Etats respectifs restes dans le giron Neocolonial. Ainsi donc, cette guerre INJUSTE, Reactionnaire et Imperialiste causant des Milliers de Morts Innocents et des Deplaces Internes par Millions de Populations ou pres de la moitie du Territoire National echappe aux Controles de l’Etat Burkinabe, Incapables d’apporter des reponses des Solutions Adequates Endogenes consequentes pour eradiquer cette situation d’insecurite et de gestion publique non Vertueuse, malgre des discours politiques Officielles. Car la lutte consequente contre le Terrorisme et le grand Banditisme desastreux et contre l’Imperialisme Occidental, ne pourrait prosperer en s’appuyant un Imperialisme quelconque pour combattre un autre Imperialisme quelque soient les natures de l’un et l’autre. Par consequent, la solution pertinente pour changer positivement les choses en faveur du Peuple Burkinabe ; est une vraie transformation dans une Revolution Democratique et Sociale Continuelle a l’Image de celle d’Aout 1983. Mais, une mobilisation des masses Populaires Burkinabe, sur la base de la Confiance Populaire et la Transparence Vertueuse des Dirigeants Politiques Integres et du Systeme de gouvernance Vertueuse qui respectent scrupuleusement les Interets Fondamentaux des populations Burkinabe. Mais tout cela, dans le Cadre d’un systeme Democratique et Constitutionnel ou des libertes Politiques, Democratique, Individuelles et Collectives, Syndicales sont garanties dans la Constitution et dans lequel les Pouvoirs Executif, Legislatif et Judiciaire Credibles jouent leurs Roles Pratiques et Vertueux dans la Defense Nationale des Interets Fondamentaux du Peuple Burkinabe ou des Populations. Toutes autres choses, n’aboutira qu’a la Dictature Neocoloniale et l’epanouissement des Dirigeants Politiques et prologeant la pauperisation continuelle des populations Burkinabe inoncentes ou des Masses Populaires Fondamentales. C’est clair, il ne faut pas se Tromper car la gouvernance Vertueuse est le respect et la Defense Nationale des Interets du Peuple Burkinabe et de ses aspirations profondes la Liberte, la Democratie Reellement Endogene et le Progres Veritablement Economiques et Social. Salut

  • De plus en plus de jeunes font des études et comprennent que certains présidents sont à la solde de pays européens et laissent piller ce qu il y a en sous-sol alors cela pourrait aider aux développements de chaque pays la colonisation c’est fini cela vaux pour le Burkina, le Mali et le Niger bonne chance à vous.

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