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Blaise Compaoré à Ouagadougou : Une marée humaine au stade du 4-Août pour conclure

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Présidentielle 2005 > Les candidats déclarés > Blaise Compaoré • • samedi 12 novembre 2005 à 09h50min

Finie la campagne présidentielle. Après avoir parcouru en 20 jours, les 44 autres provinces, le candidat du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Blaise Compaoré a achevé sa randonnée politique dans la cuvette du stade du 4-Août à Ouagadougou (province du Kadiogo), le 11 novembre 2005.

Blaise Compaoré, candidat à sa propre succession au fauteuil présidentiel, a bouclé la boucle à Ouagadougou, chef-lieu de la région du Centre et capitale du Burkina. Pour son dernier meeting, le stade du 4-Août, le plus grand du pays (35 000 places assises) a été choisi. Artistes-musiciens nationaux, femmes, hommes, jeunes, vieux, autorités coutumières et religieuses, amis et sympathisants de Blaise Compaoré, militants du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), de l’ADF/RDA, de l’AMP, bref, une foule y a accueilli le candidat Blaise Compaoré dans une ambiance sonore et colorée.

16 heures, est l’heure choisie par le candidat pour faire son entrée au stade. Chanté, ovationné, Blaise Compaoré, vêtu d’une chemise rouge griffé de colombes blanches et fourrée dans un pantalon blanc, fait le tour du stade dans son véhicule Hamer de couleur blanche inondée d’affiches à son effigie du candidat. Sous des slogans « Blaise Compaoré, victoire !, Blaise Compaoré, progrès ! » Il s’installe à la tribune officielle.

En attendant l’ultime bataille

A ce rassemblement de la majorité présidentielle, deux discours sont servis aux milliers d’hommes et de femmes qui ont envahi gradins et pelouse dès les premières heures de l’après-midi en présence d’impressionnantes forces de sécurité (policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, miliaires). Le premier est celui de Simon Compaoré, directeur régional de la campagne du Centre.

Après avoir vérifié la présence effective des ressortissants des cinq arrondissements de la ville de Ouagadougou et des six départements du Kadiogo, Simon Compaoré déclare : « Ici, ce soir, se trouve le pays réel » avant de poursuivre « aujourd’hui, nous sommes tous là, avec Blaise Compaoré, autour de Blaise Compaoré, tous rassemblés à son appel, pour l’écouter, pour l’entendre, pour le soutenir et le voter le 13 novembre 2005 », selon Simon Compaoré.

Convaincu de la victoire du candidat du CDP, Simon Compaoré a souligné que le programme de Blaise Compaoré s’enracine au cœur des préoccupations des populations et prend corps avec leurs besoins tels l’accès amélioré au crédit pour les femmes et les jeunes, la construction d’infrastructures sanitaires, de routes, la réhabilitation du marché central Rood Woko, la réalisation de retenues d’eau dans les départements et villages. Simon Compaoré a exalté et magnifié le bilan du candidat Blaise Compaoré. « Populations de la région du Centre, la vérité existe ». On « invente que le mensonge !

La vérité, celle que nous apporte le président Blaise Compaoré, c’est son bilan. Oui ! Pendant 7 ans, le président Blaise Compaoré a été le grand architecte qui a construit les très belles et les nombreuses victoires du Burkina Faso ! », a indiqué le directeur régional de la campagne du Centre. Au regard de l’existant et du programme politique du candidat Blaise Compaoré, Simon Compaoré a appelé la population à le voter et à sceller avec lui le nouveau contrat qui est « le progrès continu pour une société d’espérance ». Aux autres candidats en lice, Simon Compaoré promet « une belle fessée électorale le dimanche 13 novembre 2005 ».

Blaise Compaoré annonce ses grands projets

Après Simon Compaoré, c’est Blaise Compaoré qui est sorti affirmer son amour pour le Burkina Faso pour la 45e fois en trois semaines de campagne. Souriant et visiblement satisfait de la grand mobilisation, Blaise Compaoré a d’entrée de jeu lancé ceci à ses adversaires du 13 novembre 2005 : « Une élection présidentielle n’est pas une élection du délégué de secteur ».

Dans la cuvette du stade, Blaise Compaoré s’est souvenu des nombreuses et grandes mobilisations du peuple burkinabè dans l’histoire du pays comme cela l’a été en 1947 pour la reconstitution de la Haute Volta, l’Indépendance en 1960, le soulèvement populaire du 3 janvier 1966 qui a conduit le général Sangoulé Lamizana au pouvoir, etc.

Le candidat Compaoré se dit encore confiant quant à la détermination de la population burkinabè à lui accorder sa confiance le 13 novembre prochain. Comme dans les autres localités traversées, le candidat a fait connaître les grands axes de son programme politique. Blaise Compaoré entend placer l’être humain au cœur de toutes ses actions. « Investir dans le social, c’est créer des richesses pour l’avenir », soutient le candidat Compaoré. C’est pourquoi il promet d’élargir l’offre éducative et sanitaire afin de permettre aux Burkinabè de bâtir une économie stable.

Au titre de ses grands chantiers, Blaise Compaoré annonce la reconstruction de Rood Woko, la construction d’un second hôpital national plus performant à Ouagadougou, d’un aéroport international, des échangeurs pour rendre fluide le trafic routier à Ouagadougou et d’une autoroute reliant Ouaga à Bobo-Dioulasso, l’accord de crédits aux femmes, l’ouverture de centres de formation pour les jeunes, la construction du plus grand barrage hydroagricole à Samandeni (Bobo-Dioulasso) capable d’accueillir 150 mille à 200 mille employés. A ceux-là s’ajoutent l’usine de Tambao à Dori en 2007, la construction du chemin de fer Ouaga - Accra, capitale du Ghana.

Pour ce faire, Compaoré sollicite tout simplement le suffrage des électeurs le dimanche 13 novembre. Blaise Compaoré avant de quitter le stade a fait un clin d’œil à ses adversaires. Aux autres candidats, il a promis des postes de conseillers de la « fonction publique mondiale », de l’apocalypse et de l’enfer », des chargés de « badoïsme »... une fois qu’il sera investi dans ses fonctions de président du Faso. A présent, la vérité des urnes le 13 novembre 2005.

Enok KINDO
Jolivet Emmaüs (joliv_et@yahoo.fr)
Siwaya

P.-S.

A lire aussi :
Présidentielle 2005

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