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Recherche scientifique et innovation : Quel intérêt pour le secteur privé de financer ce domaine ?

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Recherches et innovations • LEFASO.NET | Cryspin Masneang Laoundiki • lundi 22 octobre 2018 à 23h25min
Recherche scientifique et innovation : Quel intérêt pour le secteur privé de financer ce domaine ?

Dans le cadre de la 12e édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT), le comité d’organisation a tenu, ce lundi 22 octobre 2018 à Ouagadougou, un panel sous le thème : « Contribution de la recherche et de l’innovation à la compétitivité des entreprises et au développement des affaires au Burkina Faso : quel intérêt pour le secteur privé de financer la recherche ? ».

« Actuellement, au Burkina Faso, les 90% du financement de la recherche proviennent de l’Etat et des partenaires extérieurs », a indiqué le directeur général du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID), Dr Hamidou Tamboura.

Face à ce défi, le comité d’organisation de la 12e édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) y a consacré un panel sous le thème « Contribution de la recherche et de l’innovation à la compétitivité des entreprises et au développement des affaires au Burkina Faso : quel intérêt pour le secteur privé de financer la recherche ? ».

L’objectif de ce panel, selon les initiateurs, est de « susciter une discussion féconde sur la problématique du financement de la recherche et de l’innovation au Burkina Faso, en mettant l’accent sur les potentiels, les rôles et responsabilités des acteurs dans la compétitivité des entreprises ». A cet effet, la Maison de l’entreprise, les opérateurs économiques, les responsables des PMI et PME, etc. prennent part à ce panel.

Selon le Dr Hamidou Tamboura, la plupart des industries (petites, moyennes ou grandes) utilisent des technologies pour fonctionner, pour générer les produits afin de les mettre sur le marché. « Ces produits sont les résultats de la recherche et de l’innovation des technologies qu’ils ont mises au point. C’est pourquoi, dit-il, nous voulons mettre sur la table la problématique de comment faire en sorte que ces industriels puissent en retour financer la recherche ; et que le cycle se boucle ».

« C’est bon, mais ce n’est pas arrivé… »

Sous la modération du directeur général de la Maison de l’entreprise, Lancina Ky, le panel a connu cinq communications présentées par différents acteurs du domaine.
Dans sa communication sur la « Problématique du financement de la recherche et de l’innovation au Burkina Faso », Dr Oblé Neya, de la Direction générale des études et statistiques sectorielles (DGESS) du ministère de Recherche scientifique et de l’Innovation, a fait le tour du financement de la recherche et de l’innovation des pays, par rapport au pourcentage du Produit intérieur brut (PIB). Suivant son analyse, c’est la Corée du Sud qui est en tête de peloton dans ce domaine.

Au Burkina Faso, il y a très peu de données, avertit Dr Oblé Neya, avant d’ajouter que malgré le fait que la recherche scientifique ne soit pas un secteur prioritaire, des progrès sont quand même enregistrés. « Il y a une volonté politique qui s’est affichée en 2011 avec la création d’un ministère à part entière consacré à la recherche scientifique et à l’innovation. (…) Ce ministère a créé le Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) en octobre 2011. Il faut aussi noter l’élaboration de la Loi d’orientation de la recherche scientifique et de l’innovation (LORSI) en 2013 », a-t-il rappelé.

Pour lui, il y a encore des limites liées aux dispositions légales d’identification et de mobilisation des ressources en matière de recherche scientifique et d’innovation. C’est ce qui l’a poussé à dire que « c’est bon mais ce n’est pas arrivé ».

Après cette première communication, la directrice de l’Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSAT), Dr Hagrétou Sawadogo, a fait une présentation sur le « Rôle de la recherche et de l’innovation dans la compétitivité des entreprises ».

« Quand on met au point un produit, il faut le protéger au risque de tomber dans la contrefaçon », a affirmé Dr Hamidou Tamboura. C’est dans cette optique que le directeur général du Centre national de la protection intellectuelle (CNPI), Mahamadi Tassembedo, a donné une communication sur le « Financement de la recherche et de l’innovation : place et rôle de l’OAPI/CNPI ».

Toujours dans la quête du financement de la recherche scientifique et de l’innovation, la quatrième communication a porté sur « Mécanisme de financement des entreprises innovantes : cas de l’AFP/PME », et la dernière sur « Genre et compétitivité dans la recherche et dans l’entreprise au Burkina Faso ».
Il faut rappeler que le vœu du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID), à travers ce panel, est de dégager des pistes et solutions pour un financement innovant et indépendant de la recherche.

Cryspin Masneang Laoundiki
LeFaso.net

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