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Assemblée générale des sociétés d’État : 139 milliards de F CFA de bénéfice en 2017

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET | Par Moussa Diallo • jeudi 28 juin 2018 à 20h10min
Assemblée générale des sociétés d’État : 139 milliards de F CFA de bénéfice en 2017

La 26e session de l’Assemblée générale des sociétés d’État se tient, du 28 au 29 juin 2018, à Ouagadougou. Deux jours durant, seront examinés les rapports de gestion et les états financiers de 21 sociétés au titre de l’exercice clos au 31 décembre 2017. C’est le Premier ministre Paul Kaba Thiéba qui préside cette session ordinaire, au nom du président du Faso. Pour l’exercice sous revue, les résultats sont satisfaisants. Les 21 sociétés ont réalisé un bénéfice net cumulé de 139 milliards de francs CFA.

L’obligation de rendre compteest un principe fondamentalde la gestion publique et de la bonne gouvernance. C’est dans ce cadre ques’inscrit la tenue régulière de l’Assemblée générale des sociétés d’État. Au cours de la 26e session qui se déroule du 28 au 29 juin 2018, 21 sociétés (dont deux établissements publics de prévoyance sociale) sont appelées à la barre pour présenter leurs rapports de gestion et leurs états financiers exercice 2017. Du rapport de synthèse présenté par le secrétaire général du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, au cours de la cérémonie officielle d’ouverture des travaux, les résultats sont positifs. Ils indiquent une amélioration globale des performances accomplies en 2017. Sur les 21 sociétés, 19ont réalisé un bénéfice net cumulé de plus de 140 milliards de F CFA.

Seulement, deux sociétés sont ressorties déficitairescontre huit en 2016. Il s’agit de la Minoterie du Faso (MINOFA) et de la Société burkinabède télédiffusion (SBT)qui cumulent undéficit de696 millions de F CFA. Ainsi, le résultat net global pour l’exercice 2017 de l’ensemble des 21 sociétés s’établit à139milliards de F CFA contre 111milliards de F CFAen 2016.

La contribution de ces sociétés à la création d’emplois est également importante. L’effectif global de leur personnel est passé de 7 080 agents en 2016 à 7 219 agents, soit 139emplois créés sur la période.D’où la satisfaction Premier ministre Paul KabaThiéba qui n’a pas manqué de « saluer ces performances et féliciter l’ensemble des acteurs qui, avec dévouement et abnégation, ont contribué à l’accomplissement des exploits de nos entreprises ».

L’exercice 2017 consacre la deuxième année de mise en œuvre du Code de bonnes pratiques de gouvernance des sociétés d’État. « Certes, l’application du code de bonnes pratiques de gouvernance des sociétés d’État connaît une avancée significative dans nos sociétés, mais il convient de relever que celles-ci sont à des niveaux différents.
À cet effet, j’invite chaque société à prendre les dispositions idoines pour la mise en œuvre effective des outils de gouvernance recommandés par le code », a insisté le chef du gouvernement. À cet effet, Paul KabaThiebaexhortele Haut-comité de suivi de l’application dudit code à redoubler d’ardeur dans le cadre de l’accompagnement des sociétés dans l’application des dispositions du code.

La contribution des sociétés d’État et des Établissements publics de prévoyance sociale (EPPS) au budget de l’État s’établit à 444 milliards de francs CFA en 2017 contre 215milliards en 2016, soit une augmentation de 229 milliards. Cette hausse provient principalement de la SONABHY à hauteur de 368,905 milliards de francs CFA.

Le chef du gouvernement se veut optimiste quant à la consolidation de ces résultats. « J’ai bon espoir que nos entreprises publiques pourront davantage consolider les résultats obtenus en 2017 pour peu qu’elles travaillent à l’application du code de bonnes pratiques de gouvernance, à renforcer leur dispositif organisationnel et leur sens d’anticipation afin de faire face aux chocs endogènes et exogènes ».

Moussa Diallo
Lefaso.net

Messages

  • Comment comprendre le fond de l’article ? Les syndicats ont quand même raison de demander une meilleure condition de vie dans le travail. Les sociétés d’Etat font des bénéfices donc il y a l’argent (139 Milliards). Je soutiens toujours l’idée que le syndicat lutte pour le pouvoir d’achat de tous. Si l’Etat fait des bénéfices, il doit aussi partager le fruit.

  • Je me suis toujours demandé pourquoi le bilan de ces sociétés qui sont des sociétés qui appartiennent à l’état donc à l’ensemble des Burkinabé, n’est pas publié. Celà participerait de la transparence mais hélas .....dans le pays des hommes soit disant intègre on aime plus la vérité on aime tout cacher même les accords entre syndicat et le ministère des finances deviennent des secret d’état hé le Burkinabè !

  • En tant que financier libéral je ne fais pas du tout confiance à ces gros chiffres publiés pour la propagande. Il faut comprendre que bénéfice n’est pas forcement de l’argent frais. et bénéfice annuel ne signifie pas performance. Pour dégager un bénéfice, c’est un ensemble de calculs comptables qui implique beaucoup de variables.Par exemple, il suffit de faire quelques reprise de provisions où ignorer quelques provisions pour afficher les bons chiffres. Aucun franc ne bouge mais le résultat se retrouve améliorer. A l’échelle des sociétés d’état, ce sont des milliards de bénéfices sans véritablement une bonne performance. Wait and see.

  • Voltaïque indigné, Pourtant l’Assemblée Générale des société d’Etat publie chaque année un rapport sur les performances des sociétés d’Etat. En plus presque toutes ces société ont un site Web sur le quel vous pouvez avoir les infos que vous chercher. Pour terminer, n’importe quel stagiaire qui passe dans ces sociétés vous dira que les infos dont vous parlez ne sont pa confidentiel. Donc je vous exorte à chercher l’info ou elle se trouve.

  • Caca, tu fais bien de soulever la question. Ce que peut être tu ne sais pas, c’est que malgré que ces Société crée de la richesse, les agents recrutés par ces sociétés n’ont pas de fond commun pendant que les agents du MINEFID affectés dans ces sociétés continuent de percevoir leur fond commun malgré qu’ils ne travaillent plus au MINEFID.

  • Une SONABHY qui fait un bénéfice de centaines de milliards chaque année et n’est même pas à mesure d’assurer une bonne route pour les usagers du tronçon qui les mène à la sonabhy . La sonabhy gagnerait à bitumer la route et à doter les populations riveraines des infrastructures de base.

  • Je suis vraiment satisfait de cette bilan de fin d’année 2017 car pour moi c’est tous les burkinabè qui gagnent. Mais ma plus grande déception est qu’on nous fait savoir toujours que les ratios sont viables( comme l’a dit souvent le ministre de l’écomie que le PIB est passé de 5 à 6.7 entre 2016-2017). La question que je me pause d’ou rentre le surplus ? Car on le sans pas dans le panier du ménager au contraire y’a de régression dans la majorité. Ou bien y’a des vautours qui gèrent toujours nôtre patrimoine ?

  • Les bilans doivent être certifié conformément aux normes ifrs avant d’être présenté.

  • "Une SONABHY qui fait un bénéfice de centaines de milliards chaque année et n’est même pas à mesure d’assurer une bonne route pour les usagers du tronçon qui les mène à la sonabhy . La sonabhy gagnerait à bitumer la route et à doter les populations riveraines des infrastructures de base"

    Si ce que cet internaute a écrit est vrai, c’est que c’est grave. SONABHY ne doit pas succer le sang des burkinabè pour faire de bénéfice à hauteur des centaines de milliards de francs chaque année. Cela ne peut être vrai, j’attends que l’auteur de ces propos nous donne les preuves.

  • @Société d’état, je ne sais pas qui se cache derrière ce pseudo vous défendez l’indéfendable et vous ne faites que corroborer le fait que le Burkinabè n’aime pas la vérité. C’est sûr que le bilan de ces sociétés existe puisqu’elles sont assugesties aux obligations ohada et doivent faire certifier leur bilan par un expert comptable, payer l’impôts et tiennent l’assemblée le générale de leurs actionnaires, le problème c’est leur publication . Je vous défi de donner une société d’état qui publie son bilan comptable sur son site web. Le rapport de l’assemblée générale des sociétés c’est de la littérature générale et macroscopique qui ne donne pas les details comptables. Vérifiez vos propos avant de les publier pour plus de crédibilité. Aujourd’hui la communication financière est un élément capital pour les sociétés sérieuses qui n’ont rien à cacher s’agissant de leurs états financiers et comptables et elles se font d’ailleurs noter par des agences de notation pour rassurer leur partenaire . Au Burkina seules les sociétés cotes à la BRVM ( Onatel, Boa Burkina, Coris Bank ) publient leur bilan comptable et financier et elles sont d’ailleurs toutes privées.

  • Les sociétés d’Etat (SE), si elles sont bien gérées, c’est-à-dire, par des professionnels intègres et visionnaires, peuvent faire mieux, surtout pour celles qui sont dans une situation de quasi monopole.
    Malheureusement, on nomme des DG parce que " c’est le plus ancien des ingénieurs ou des cadres ; ou encore, c’est un homme ou un protégé de Roch KABORE, Salif Diallo, Simon Compaoré, etc. ". Tenez ! On m’ a parlé d’un qui a été nommé DG de la SE la plus visible bu Burkina dans le "wrou- wrou" (l’expression est du journaliste Newton Ahmed Barry dans un numéro de l’Evènement qui titrait que "Dans le wrou- wrou il est devenu général") de l’insurrection.
    Ainsi, après les élections, de CDP qu’il était, il devenu MPP, usant de ruses, voire d’abus pour conserver son poste, mettant même le Moogho-Naaba à contribution pour intercéder auprès du PF. Il serait un bon technicien de terrain, mais pas un bon manager.
    Alors, il a tout désorganisé, avec pour méthodes de gestion ou tableau de bord le despotisme et comme indicateurs : ses humeurs, les rumeurs, le népotisme, la corruption, etc.

    Prenez courage M. le PF ! Mettez à la tête de nos SE des hommes qui n’ont pour protections que DIEU, leur patriotisme, leurs compétences, leur intégrité (il en existe toujours malgré les 27 ans + 2 ans de corruption, concussion, népotisme, trafic d’influence, comme méthodes de gouvernance).
    C’est à ce prix que l’espoir peut être permis pour le Développement durable du Burkina Faso.

    DIEU BÉNISSE NOTRE CHER PAYS, LE BURKINA FASO !
    AAAAAMEN !!!

  • Voltaïque Indigné, après vérification, vous avez parfaitement raison quant-à la publication sur les site web. Mais je reste convaincu que ces États Financiers ne sont pas top secret. Les informations sont disponibles. Il suffit juste de les demander.

  • Société d’état. Je respecte votre conviction comme je vous dois du respect. La question de fond c’est la transparence et la redévabilité dans la gestion des choses publiques. La solution ce n’est pas « y’a qu’à demander » mais de publier c’est à dire informer les citoyens les vrais propriétaires de l’état. Au Sénégal le président a décidé de publier les contrats sur le pétrole et le gaz récemment découverts il n’était pas obligé de le faire c’est un choix de mode de gouvernance basé sur la transparence et de plus en plus l’état qui nous représente doit aller dans ce sens. Personnellement je suis pour que toutes les sociétés d’état, même celles privées qui sont dans les secteurs régulés comme la téléphonie publient toutes leur résultats.

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