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Enseignement supérieur : Bientôt une université virtuelle au Burkina

Accueil > Actualités > Multimédia • LEFASO.NET | Tambi Serge Pacôme Zongo • jeudi 10 mai 2018 à 22h21min
Enseignement supérieur : Bientôt une université virtuelle au Burkina

L’équipe chargée de la réalisation du projet de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) a, en présence des responsables des mairies des arrondissements 3, 6, et 11 de la commune de Ouagadougou (mairies dont des sites sont sollicités pour l’implantation de certaines infrastructures de l’Université virtuelle), et d’autres acteurs de l’enseignement supérieur notamment le Pr Tanga Pierre Zoungrana, secrétaire général du Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation (MESRSI), procédé à la présentation dudit projet. C’était dans l’après-midi de ce mercredi 9 mai 2018, dans la salle de conférence de la mairie centrale de la ville de Ouagadougou.

D’un coût global estimé à plus de 86 milliards de F CFA, d’après le budget prévisionnel du projet, et des dires du Pr Jean Marie Dipama, chargé de mission du projet, la création de l’Université virtuelle du Burkina Faso est un projet majeur dont l’objectif est d’être, à l’horizon 2025, une université de référence nationale et internationale. Elle se voit donc assignée un nombre important de missions techniques et pédagogiques parmi lesquelles le renforcement en permanence des capacités des enseignants, formateurs…, la production de contenus pédagogiques numériques et innovés et les formations ciblées des adultes (y compris en milieu rural) en partenariat avec les collectivités et les services techniques sur des besoins spécifiques tels que l’agriculture, la santé, l’élevage et l’éducation.

De la justification du projet

Pr Jean Marie Dipama, chargé de mission du projet de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF)

Des explications du chargé de mission, qui a fait la présentation du projet, il ressort que les raisons qui justifient de la création d’une université virtuelle sur le sol du Burkina sont multiples et multiformes. En effet, l’enseignement supérieur traverserait, depuis deux décennies, une crise structurelle liée à l’accès et à la qualité de la formation. Egalement, la forte progression des effectifs de nouveaux bacheliers (18 274 en 2011, 26 954 en 2015, 30 000 en 2016, et 35 000 en 2017), la vétusté et l’insuffisance des infrastructures d’accueil ainsi que des équipements de formation en seraient une autre raison. De même, la promotion d’un enseignement supérieur qualifiant et efficient par les Technologies de l’information et de la communication (TIC) justifie, sans l’ombre d’un doute, selon l’argumentaire du Pr Jean Marie Dipama, la création de cette université.

Composantes du projet
Les composantes du projet prévoient dans la commune de Ouagadougou, la construction du siège de ladite université qui sera composé d’un bâtiment (R+5) et de trois Espaces numériques ouverts (ENO). Au niveau de la commune de Bobo-Dioulasso, il est prévu la construction de deux ENO. Enfin, un ENO sera ouvert dans chacune des onze autres chefs-lieux de région du Burkina Faso.
La concrétisation du projet, prévue pour être effectuée en deux phases, est attendue dès la rentrée de 2019. La première phase va consister en la construction du siège de l’université et des trois espaces numériques ouverts de Ouagadougou sur les sites des arrondissements 3, 6, et 11. La suite, la seconde phase, sera consacrée à l’étendue du projet aux autres chefs-lieux de région.

L’avantage de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF), à en croire le Pr Jean Marie Dipama, c’est la capacité de cette dernière à servir de plateforme technologique pour l’ensemble des universités du Burkina Faso. « Cela va soulager les universités existantes dans leur formule de formation. En plus de cela, elle pourrait également délivrer des formations initiale, diplômante, continue, certifiante, en présentiel ou non », a-t-il fait savoir.
Pour rappel, et s’appuyant sur le propos du chargé de mission, l’UV-BF est un projet structurant conçu depuis 2015 par le ministère en charge de l’Enseignement supérieur.

Tambi Serge Pacôme Zongo
Lefaso.net

Messages

  • J’espère que l’UV BF fonctionnera sans énergie.
    Sinon, mieux vaut sauver la Sonabel dont la faillite imminente va gaver les prédateurs de la SA Rocho&Co.
    Pour un petit pays en taille et en bacheliers comme le Burkina, pas besoin de UV.
    Mettez en oueuvre le LMD SVP !
    Pourquoi des arrondissements dirigés par l’opposition ?!
    Ca sent le piège politique. Donc que du vent.
    Le drame est la compromission des Pr qui au lieu d’être des intellectuels sont des intendants du régime.
    UDP

    • c’est l’application hasardeuse du LMD qui nous ruine ici à l’UO,jusqu’à nos vieux parent s’en plaignent.si seulement 23% des recommandations sur l’éducation est réalisé jusqu’à présent l’État doit redoubler des effort et ne pas nous casser les tympans avec des initiative dont la cherté ne sera nullement a démontrer.en tout cas je souhaite que cette université soit accessible,cela pourra quand même diminuer un peut le flux vers luo

  • Il y a eu une belle initiative qui était le CEDO (Centre d’enseignement à distance de Ouagadougou). C’était un projet innovant et avant-gardiste financé par la BM, mais il me semble que les résultats n’ont pas été à la hauteur.

  • Le projet d’UV est vieille de plus d’une décennie au niveau du ministère en charge de l’enseignement supérieur (cf. les différents PEPP : projet enseignement post-primaire). Mais quand les opérateurs de téléphonie mobile n’arrivent à assurer une connexion internet fiable (à quand la 4G promise depuis des années ?) et que les délestages intempestifs sont le lot quotidien des clients de la SONABEL, il y a lieu d’émettre des doutes sur la fiabilité et les performances de cette UV. Espérons que le financement est acquis, sinon si c’est le budget de l’Etat, on est en droit de douter de la date de démarrage annoncée. Que les autorités se penchent plutôt sur l’équipement informatique des universités existantes et l’extension d’Internet aux zones semi-urbaines et rurales avant de parler d’UV qui risque de connaître les problèmes que les universités publiques existantes.

  • Du vent. Tout ceci pour distribuer des postes. La plupart des professeurs cherchent des postes où ils ne font rien, pire où ils se montrent incompétents, au lieu de faire leur travail d’enseignant et de chercheur. Les intellectuels honnêtes sont brimés.
    Triste spectacle.

  • Il semble qu’il veulent construire l’administration de la fameuse UV sur l’espace vide après le LPT, en allant vers Komsilga, l’axe de la maison de la culture Jean Pière GINGUANE ; c’est dans l’arrondissement 6.

    Il faut rappeler que cet espace était un trou, longtemps convoiter par les rapaces des espaces vides, depuis les régimes passés. N’eut été l’interposition et le refus catégorique des riverains, cet espace serait déjà aux mais d’individus. Nous ne comprenons donc pas pourquoi maintenant l’on vient et en vitesse nous présenter un projet mirobolant qui n’a jamais figuré sur les papier pour occuper cet espace. D’ailleurs, il y a des souscripteurs non attributaires qui vivent toujours dans des "ilots" à quelques mettre de cette réserve. Et pire, le quartier est dépourvu de service sociaux de base.

    La position de la population vis a vis de ce projet est claire. C’est non !!!! Et ce, pour plusieurs raisons :
    - Absence d’écoles primaires publiques dans la zone ;
    - absence de centre de santé public dans la zone ;
    - Absence de terrain de sport.
    Et cette université ne répond pas au besoin pressant des populations en matière de santé et d’éducation de base. L’ Université de Ouagadougou ou Ouaga 2 peut bien abriter cette Université virtuelle. Il y a egalement des espaces à Ouaga 2000.

    Ce bâtiment va nous étouffer, on a besoin d’aire pour respirer.

    Voici la plate forme des riverains :
    1. Aménagement de la réserve pour un usage public ;
    2. Construction d’équipements collectifs et de promotion sociale (centre de santé public, école primaire publique, garderie populaire, etc.).
    • construise des bancs publics sur la réserve, en attendant son aménagement définitif ;
    3. Attribution de parcelles aux souscripteurs non attributaires et toujours résidents dans les ilots.

    Nous interpellons alors les porteurs du projet à faire preuve de sagesse en évitant de forcer l’implantation de ce projet sur la réserve initialement visée.

    • Tu me fais rire ...Des gens qui occupe anarchiquement un terrain et au fil du temps semble croire qu’il en sont de légitime propriétaire et revendique des droits ...le terrain appartient à la mairie et c’est elle qui l’attribut à qui elle veut. Les riverains n’ont même pas leur mot à dire sur ce projet et sur ce terrain non plus....Des gens comme toi qui se font le relai de la pagaille sont conforter dans leur laxisme par le laisser aller en vogue chez nos autorités actuelles ..Il faut qu’on soit prêt à chicoter les populations qui s’opposent a tous bout de champs à tous les projets de développement par la myopie intellectuel contracté à l’aune de leur intérêts égoïste..

  • Encore un projet mort-né. juste pour brader l’argent des honnêtes contribuables.
    Université virtuelle, TIC et tout cela sans la participation des spécialistes des TIC des universités. des grands mots utilisés pour berner le monde. pourquoi c’est des prof qui sont porteurs de ces genres de projets ? alors que dans sa conception et sa réalisation, on a prioritairement besoin des ingénieurs informaticiens. Pauvre de mon Pays.

  • Université virtuelle ? Avec quel avis de la SONABEL ? Université bordel.

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