Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

Point de vue • mardi 20 mars 2018 à 08h26min

Annoncée en fin d’année 2017 par voie de discours présidentielle, c’est finalement dans une espèce de précipitation que le Premier ministre va engager le processus, juste avant l’échéance de fin février, après la signature du protocole d’accord avec la coordination des syndicats de l’éducation. Le contexte ainsi rappelé est nécessaire pour comprendre les enjeux de la question que le ministre de la fonction publique, Pr Séni Ouédraogo, a tenté d’expliciter le 15 mars 2018, à l’émission « le tribunal de l’actualité » d’une radio et d’une télévision privées.

Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

Un débat nécessaire, mal engagé, soumis à une tension entre divers intérêts

Avec cette émission, précédée par la publication d’éléments de rémunération aux disparités « choquantes » dans un contexte de pauvreté, se cache bien une volonté gouvernementale de montrer à tous l’orientation voulue. Briser ma réserve, après avoir écouté le ministre, le camp des favorables et celui des opposants à la démarche, devient une nécessité dans la mesure où un volet essentiel du débat est occulté. C’est l’objet de cette intervention.

Il ne me semble plus pertinent de revenir sur la nécessité d’une réforme de la gouvernance administrative comme priorité parce qu’elle a été préférée à la « mise à plat du système des rémunérations », mesure parcellaire qui ne règle pas la question de la quête de performance dans l’administration publique en faveur des citoyens. Voilà donc une question importante, mais mal engagée, malgré la nécessité d’une gestion holistique des questions générales de gouvernance administrative.

Un débat sous le prisme de trois préoccupations complémentaires et interdépendantes

Avant l’émission, j’étais dubitatif sur le contenu du débat et la pertinence de l’approche de « mise à plat » par voie de concertation multi-acteurs. Et pour cause !
-  Le contenu réel de la « mise à plat du système des rémunérations » des agents publics est encore flou. Une mise à plat suppose que l’on ait évacué le blocage de l’argument épistémologique de cette action qui doit aboutir à l’évitement de l’enlisement des dépenses publiques. Cela suppose aussi que l’on fasse appel à un régime de rationalité, dans la gestion de la question, qui tient compte de toutes les limites objectives y relatives ;
-  Si l’épreuve du blocage conceptuel est levée, la préoccupation suivante est d’ordre pragmatique. Celle-ci tient en la quête de la démarche la plus pertinente et la plus efficiente qui permet de faire table rase d’un ensemble de construits techniques, économiques, financiers et sociaux ayant permis de mettre en place les déterminants salariaux rattachés à chaque emploi. Mise à plat consiste donc à aborder le problème par une démarche simpliste, faite de négation et de renoncement, loin de tout pragmatisme qui doit être la règle d’une telle opération ;
-  Au-delà de ces deux soucis, la dernière préoccupation est de savoir comment passer tout cela au crible de la jauge de l’éthique en tenant compte de l’environnement systémique interne (national), mais également externe (sous régional, régional et multilatéral), régi par les conventions et protocoles d’accord, sans être démagogique, sans être utopiste non plus, mais en demeurant juste dans une rationalité ouverte et ouvrante. Il convient alors de savoir poser lucidement la question de la participation des autres acteurs de la société, partie prenante à la logique de la redevablité d’un État incrusté au sein d’une communauté supranationale (un système).

La révélation du ministre sur les vraies intentions du gouvernement

Avant cette émission, j’avais une lecture erronée de la « mise à plat » dont parle le gouvernement. À écouter le ministre qui a tenté de justifier les privilèges motivationnels de certains emplois, malgré le démenti formel qu’il a opposé à la lecture faite par le journaliste, on lit clairement une volonté de sauvegarder les motivations salariales et extra-salariales acquises, confirmant ainsi mes doutes sur la mise à plat.

Le gouvernement semble avoir perçu le danger de la rhétorique de la « mise à plat », qui se profile à long terme sous le voile du risque d’effondrement de l’État, et à court terme sous celui de la grève du zèle des mécontents du processus pour ralentir l’action administrative. Sauf que, à partir du moment où le processus est lancé, il est acté que le pays ne saurait se sortir indemne d’une telle opération, qu’elle soit oui ou non conduite à son terme, ou qu’elle soit réajustée pour mettre en relief l’ensemble des déterminants qui fondent le système. Il lui faudra s’y préparer.

Une équation complexe à une seule solution

Dans la validation de l’argument de la sauvegarde des motivations des privilégiés, il faut le reconnaître, le gouvernement sort de sa ruse pour admettre l’impossibilité de séparer pragmatisme épistémique des motivations, en lien avec les rémunérations, éthique de la responsabilité en matière de rémunération des agents publics, éthique de la rémunération elle-même et nécessité de justice sociale. Focaliser donc le débat sur la seule question de la justice sociale, qui induit la mise à plat du système selon le gouvernement, est a priori improductif dans le contexte actuel. La preuve, elle commence à radicaliser les syndicats des Finances vers la création d’un lobby.

Une telle complexité de la question du système des rémunérations pose le problème des rémunérations sous le prisme de la pensée complexe et oblige à ouvrir le débat en terme de rationalité ouverte et ouvrante. Une rationalité suffisamment ouverte pour appréhender les moindres réalités non perceptibles, et suffisamment ouvrante pour déboucher sur des modèles bien adaptés à notre contexte présent. Ce qui évidemment exclut la logique de l’affrontement dans lequel l’on est tenté, par paresse intellectuelle et par absence d’initiative ou d’innovation de s’engouffrer, en suscitant l’opposition entre agents publics et le reste du corps social.

Ce doit donc être une démarche qui permet de mettre en relief l’ensemble des éléments de l’équation. La question essentielle consiste donc à déterminer la stratégie de restauration de la justice sociale, au moyen des rémunérations des agents publics et au milieu de toute cette tension d’intérêts, de sorte à continuer de garantir l’équilibre des systèmes globaux interne (national) et externe (international), qui s’étendent comme on l’entend, ces temps-ci, à la création de marges pour les investissements publics ?

Dans un système, quand on doit composer avec des éléments existants de sorte à en assurer l’autonomie du système, en termes de capacité propre à s’organiser pour garantir une économie (écologico-dépendante) des ressources dans la conduite des activités tout en restant performant, dans le respect d’une certaine éthique de la responsabilité, la rhétorique adaptée est bien la « mise en relief » des éléments du système des rémunérations et non celle de la « mise à plat » qui pourrait porter les germes de l’effondrement de l’État dans ce contexte de fragilité que connaît le pays !

Pourquoi la mise en relief plutôt que la mise à plat du système des rémunérations ?

Il est important de rappeler que le système des rémunérations ne s’est pas construit ex-nihilo, mais sur la base de référents séculaires, mais aussi conventionnels, qui ne sauraient être ignorés, malgré le caractère sain d’une quelconque volonté politique de justice sociale. C’est d’ailleurs sur la base de ces référents que le nouveau système devra impérativement se construire. C’est pourquoi le ministre a tenté une explication de forme sur la justesse des motivations.

Même en faisant le rapprochement avec les réalités françaises de restructuration des rémunérations, on ne peut pas ignorer le contexte particulier de la vivacité syndicale et de la puissance des agents publics regroupés par corporations, la puissance relative d’une société civile fragmentée, mais potentiellement forte, et le contexte post-insurrectionnel qui devient plus un joug qu’un facteur d’émancipation et d’affirmation de la République. C’est tout cela qui impose cette approche rationnelle de la question dans le dossier des rémunérations.

Mieux, la mise en relief des éléments de rémunération dans ce système est facilité par la disponibilité d’outils d’aide à la décision de haute définition et de grande performance, à même de produire les combinaisons les plus inimaginables, pour ressortir une modélisation pertinente et efficiente pour la gestion du système, en y intégrant tous les paramètres que l’on souhaite, y compris celui de la justice sociale, et en passant par les variables de pénibilité, d’utilité, de nécessité, d’intérêt, de valeur marchande, de symbolisme, de temps, d’espace, etc. Du coup, en même temps que ces potentialités rendent la mise à plat non pertinente, elles la relèguent au rang de solution mathusalemienne.

À mon avis, il serait plus judicieux de ne point s’enfermer dans des contraintes de délai, mais de repenser le problème et sa stratégie depuis la base, en prenant en compte toutes ces observations, afin d’éviter l’échec et le danger de l’effondrement de l’État. À bon entendeur, salut !

Ousmane DJIGUEMDÉ
oustehit@hotmail.fr

Vos commentaires

  • Le 20 mars à 09:14, par simplicité En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Bel intérêt,mais l’écrit aurait du être en français simple pour mieux vous comprendre.merci

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  • Le 20 mars à 09:19, par HUG En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Belle réflexion Monsieur DJIGEUMEDE. Moi aussi j’ai écouté Monsieur le ministre. Il a pris l’exemple sur le corps des enseignants et des journalistes. Ce fut un raté en prenant ces deux exemples en ce sens que tous les corps ont des obligations, des contraintes, des risques.
    Mais je l’ai compris car il est enseignant de formation mais ce qu’il n’a pas compris c’est qu’il est le ministre de la fonction publique. C’est simple , généralement on copie la France. En France, diplôme égal salaire égal. Dans mon Burkina Faso, on a tendance dire que certains corps sont plus méritant que d’autres. Non je ne suis pas d’accord avec une telle perception. C’est parce que tous les corps sont nécessaires qu’ils ont été créé par le même État qui malheureusement semble prendre partie pour certains corps. Les corps de la fonction sont une chaine lorsqu’on retranche un maillon de la chaine, la chaine devient défaillant.

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    • Le 20 mars à 17:09, par Lallé En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

      Je comprends votre frustration sur cet état de fait, mais comprenez que la justice ou l’équité n’est pas toujours ce que nous croyons.
      Savez vous que le cerveau représente 2% de la masse du corps humain mais mobilise 20% du sang et de l’oxygène de l’organisme ?
      Diriez vous que le bon Dieu a commis une injustice si criarde à l’encontre des autres parties corps pourtant aussi importantes les unes que les autres ?
      A mon avis, il faut simplement trouver un équilibre pour que le système puisse continuer à tourner pour le bien de tous.

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  • Le 20 mars à 09:26, par no comment En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    franchement, le sujet m’intéresse beaucoup mais je ne comprends rien de cet écrit. en fin de compte je ne sais pas ce qu’il a voulu nous faire comprendre. s’il peut simplifier ses idées, cela aiderait à mieux comprendre pour souvent emprunter des arguments à l’occasion de certains débats y relatifs.

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  • Le 20 mars à 09:27, par Sans rancune En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Belle analyse Monsieur DJIGUEMDE !
    je ne sais quelle mouche a piqué le Gouvernement pour qu’il s’engage de manière simpliste dans un domaine aussi complexe que celui des salaires. Traiter les salaires revient à revoir tout le système de gouvernance administrative :
    - les agents publics ont-ils toutes les commodités liées à la journée continue ?
    - les agents publics disposent-ils de contrat d’objectif adéquats ?
    - le système d’accueil des usagers
    - chaque agent public est-il à la place qu’il lui faut ?
    - etc ...
    Si nous n’y prenons garde, l’Etat va s’effondrer.

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  • Le 20 mars à 09:36, par ladji En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Bonjour monsieur DJIGUEMDE, pourquoi ne pas écrire tout ce tralala en français facile pour permettre à nous autres qui n’avons pas un niveau élevé de mieux comprendre la chose ? A la limite vous embrouillez les gens sans rien dire de bon ?

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  • Le 20 mars à 10:05, par Lhomme En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Vous êtes un vrai technicien !! mais je ne suis pas sûr que beaucoup de gens comprennent cet écrit. C’est dommage car lorsqu’on écrit c’est pour se faire comprendre ! C’est donc un effort vain !!!

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  • Le 20 mars à 10:14, par Explication En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Monsieur DJIGUEMDE, je suis un petit enseignant niveau Bepc et votre point de vue m’intéresse car je suis un petit fonctionnaire, donc intéressé par les salaires et avantages qui y sont liés. Seulement vous écrivez pour ceux qui sont comme vous : des techniciens de la finance car vous utilisez des termes et tournures techniques avec un français de bac plus 15.) Un de nos brillants professeurs nous avait dit un jour en cours de pédagogie : "le bon enseignant est celui qui peut expliquer la loi de la relativité à un élève du CM2 tout comme à un doctorant". Pouvez-vous sur la base de ce postulat nous expliquer simplement (l’autre dirait en français facile) votre point de vue (à un breveté comme moi et même si possible à un certifié touchant le SMIG) car en lisant Fasonet nous nous cultivons aussi. Bien à vous.

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  • Le 20 mars à 10:28, par Sié En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    je ne connais pas ce monsieur mais franchement je ne vois pas une valeur ajoutée à cette publication trop littéraire. Arrêtons de faire de la littérature mais de faire des propositions concrétés aux problèmes qui sont concrets.

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  • Le 20 mars à 10:39, par mon ami En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Je vous remercie pour la pertinence de votre point de vue. L’idée de la mise à plat du système de rémunération des agents publics est née des multiples mouvements de grève ou de sit in constatés dans les différents services publics.La véritable question que l’on doit se poser est la suivante "quelle est la cause réelle de ces différents mouvements ?" . Le problème de rémunération n’est qu’une conséquence. A mon humble avis le véritable problème est que l’Etat ne cherche pas à rentabiliser les investissements qu’il fait dans son capital humain. Considérons quelques exemples :
    - des élèves fonctionnaires en fin de formation peuvent accuser un retard de six mois avant d’être affectés. A leur prise de service, un rappel de six mois de salaire doit leur être servi.
    - des responsables de service qui sont relevés de leur poste peuvent passer six mois à la maison avant d’être affectés dans un autre service ;
    La liste des exemples est longue. l’Etat n’a pas besoin de mettre les salaires à plat, il lui suffit de gérer de façon rationnelle son personnel.

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  • Le 20 mars à 11:01, par Sidbéwendé Zoungrana En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    La « Remise à plat du Système de Rémunération » est vraiment un gros problème à gérer quand on sait que ce fut avec une grave légèreté et irresponsabilité qu’il a été créé par les auteurs. En effet, l’empressement avec lequel cette « bêtise » a été faite par le Gouvernement ne s’explique pas. Et Pourquoi ? Alors que tout le monde était bien conscient de la situation scabreuse du Social au regard de la faiblesse des revenus servis aux fonctionnaires d’une part, les disparités et les écarts constatés entre les travailleurs etc., le/les décideurs ont perdu de vue que la « situation était générale », que tous les Secteurs de la vie nationale était concernée, vu l’avancée de la pauvreté générale. Quand on sait que de notre population, seulement 10 à 15% seulement, parce qu’ils sont fonctionnaires, bénéficient d’un salaire régulier et permanent ; proportion qui du reste faible par rapport à l’ensemble de la population supporte les 85 à 90% du reste de la population, en quoi était-on obligé de satisfaire la réclamation d’un seul Corps de métier au détriment des autres ? Des écarts et injustices criards constatés dans les rémunérations des travailleurs, en quoi, le cas de la Justice était plus prioritaire ; si urgente sur les autres si ce n’était que pour protéger, sinon cacher des choses inavouables  ? Pis. Les créations çà et là de Statuts personnalisés pour les Corporations qui ont su tonné plus la voix n’ont fait que creuser davantage les fossés ; conséquence des réclamations tous azimuts enregistrés. Enfin, jusque-là il n’est fait de soucis que pour les fonctionnaires. Qu’en serait-il alors pour les travailleurs du Secteur Privé, réels producteurs des richesses nationales ? Rien, absolument rien.
    Voilà que tous les autres Corps professionnels, malgré leurs patiences contenues ont sorti leurs cas des tiroirs pour des revendications tous azimuts, sommes toutes, justifiées et justifiables. A contrario, les disponibilités de l’Etat sont restées statiques (vision optimiste), sinon plus dégradées que jamais.
    La Réforme préconisée ne saurait pour ce faire être réalisée sans difficultés et les Gouvernants se doivent de prendre conscience car l’implication sur catastrophique et les conséquences inquiétantes.
    Aucune solution ne sera possible sans créer des mécontents qui seront sans aucun doute plus nombreux. A moins qu’avec « Courage et Détermination sans peur », les Gouvernants n’ouvrent réellement la plaie et ce dans toute sa profondeur pour la curer définitivement.
    La remise en cause du système qui, quoique ne satisfaisant pas vraiment les travailleurs, était toléré au regard du minimum de justice qu’il présentait, ne saura que source de problèmes et pas des moindres. Tout en effet part de la performance de l’Administration Publique en faveur des citoyens qu’il faudra assurer, et pourquoi pas, améliorer. Malheureusement, la méthodologie par eux (gouvernants) ne sied pas. Et pour cause ? i)-Il y a que la réussite de cette « Remise à plat du système de rémunération » impliquera le nécessaire réajustement « Niveaux de qualification/Salaires fixés » ; ii)-l’adaptation des salaires aux Spécificités des Corps professionnels quand on sait que « toutes les Spécificités ont leurs importances dans la Société. Autant un Magistrat est d’importance, un Médecin l’est également tout comme l’Enseignant, le Sociologue, l’Ingénieur Agricole, l’Administratif, le Douanier, le Gendarme, le Militaire, l’Agent des Eaux & Forêts etc. Ce sera aberrant que de considérer un Corps professionnel plus qu’un autre. Ce ne sera que de la délation qui aboutira au finish à des incompréhensions permanentes. Ainsi :
    • Le flou demeure encore dans le process de la « mise à plat » annoncée car ne touchant aucunement aux réalités des choses au regard de l’absence de rationalité dans les formes et propositions retenues. En effet, on n’entrevoit nulle part l’intention l’élaguer les arguments devant aboutir à l’évitement de l’enlisement des Dépenses publiques.
    • L’absence de pragmatismes dans les démarches engagées qui dans la bonne formulation des choses, devraient retenir et avancer des construits techniques, économiques, financiers et sociaux qui envisageraient des déterminants salariaux à rattacher nécessairement aux emplois occupés et aux qualifications requises.
    • L’absence d’une bonne et logique vision de l’éthique qui tiendrait compte de l’environnement interne national ; les Statuts et Accords particuliers étant et restant « démagogiques » sans rationalité aucune.
    • Les privilèges motivationnels de certains défendues en effet par le Ministre restent déplacés quand on sait, et on doit d’ailleurs savoir, que tous les Emplois ont leurs importances et se doivent d’être considérés comme tels, c’est-à-dire avec justice. Un Magistrat ou un Gardien de Prison n’est pas plus important qu’un Médecin ou un Infirmier ; Un Enseignant du Supérieur n’est pas plus important qu’un Ingénieur Agronome ou d’Elevage ; un Douanier n’est pas plus qu’un Gendarme ou un Militaire. Chacun à son poste sert la Nation pour l’avancée du pays. C’est vrai. L’équation est complexe et ne saurait être solutionné en un seul tour de bras magique. Mais il y a qu’il faut : i)-Dans un premier temps ramener les choses à leurs normes d’antan pour envisager des améliorations conséquentes ; ii)-Revenir au système des « Valeurs Indiciaires hiérarchisées » selon les Corps et les Diplômes acquis qui a fait ses preuves et peut être amélioré en observant le « minimum d’équité » ; iii)-Revenir sur les avantages conséquentes anormalement accordés aux bénéficiaires qui d’ailleurs savent qu’ils ne les méritent vraiment pas.

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  • Le 20 mars à 11:51, par no comment En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    sujet intéressant mais difficilement compréhensible. trop de mots incongrus et expressions inappropriées.

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  • Le 20 mars à 11:58, par juste En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    je ne suis pas pessimiste mais je pense que ce dialogue n’est qu’un mort- né car le gouvernement part déjà avec un esprit démagogique. Sinon comment peut-on justifier un tel écart criard de salaire des agents ayant même niveau et vivant dans la même société, donc ayant les mêmes besoins pour faire face aux mêmes difficultés de la vie. Oui un plus pour motiver car certains corps sont spécifiques mais trop d’écart devient insultant pour les autres.Il faut mieux donc de supprimer les corps que le gouvernement juge qu’ils ne sont pas important et on aura la paix. quel égoïsme burkinabé !!!!!!!!

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  • Le 20 mars à 12:58, par Amadoum En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Monsieur Djiguimde a raison.
    La legerete et la rapidite avec lesquelles nos dirigeants veulent resoudre certains problemes sont ahurissantes. Une seule declaration et quelques mois ne sont pas suffisants pour resoudre un probleme qui date de depuis avant les independances. De deux choses l’une, soit nos dirigeants ne maitrisent pas l’ampleur de nos problelmes, soit ils sont mechants et jouent avec le peuple.
    Cette fois-ci, le BLANC ne peut pas et ne veut pas venir a note secours !!!
    Nous avons assez de ph.d. dans le pays ou au sein de la diasporat pour resoudre plusieurs de nos problemes Ils font leur preuve a travers le monde et sont prets a servir leur pays..

    Mais comme disait l’autre, "au commencement, il y avait l’amour du pays" et l’amour etait la lumiere.

    Bonne journee a tous !

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  • Le 20 mars à 13:29, par XAVI En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    L’ECRIT EST DE HAUT NIVEAU. JE PENSE QU’IL VEUT S’ADRESSER PLUS AUX AUTORITES DU PAYS QU’AU CITOYEN LAMDA.

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  • Le 20 mars à 13:33, par Bernard Luther King ou le Prophete Impie En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    1.Merci Djiguemdé pour cet ecrit de haut niveau scientifique. Dès les 1eres lignes, j’ai cru que c’est moi qui ai publié un ecrit par somnanbulisme avant de me rendre compte que point n’est le cas. C’est ce niveau de comprehension et d’approche qu’il faut souvent à nos intellectuels. C’est pas parce qu’on est estampillé Docteur, Reverend qu’on est quelqu’un d’intelligent. M. Dijiguemdé, mon admiration, c’est votre raisonnement mais pas forcement le contenu de ce qui est developpé. Votre raisonnement laisse transparaitre des modes de reflexions de haut niveau. Ce qui manque gravement à nos intellos et autres Amnesty International qui se melent bigotement des problemes de nos ILS (initiatives locaux de securité : les Koglweogo, ...).
    2. Pour le fonds de la question, j’ai aussi ecouté le Ministre. En gros, nous sommes piégé dejà par l’etat des lieux qui fait etat d’une charge d’exploitation de près de 40-45% alors que la norme communautaire requiert un max de 35%. Et pour voler haut comme toi, je dirais que cette equation à plusieurs facteurs serait un bon exercise en matière de sciences operationnelles. Et pour moi, il y a 2 pistes si j’ai bien compris l’exposé du Ministre :
    - soit hisser haut les mentalités de sorte à se defausser des 2 valeurs deonto-axiologiques classiques
    - soit augmenter sauvagement les impots pour rattraper les lacunes : " there is no such thing as free lunch "
    3. En conclusion, il est quasi impossible d’en sortir à moins d’un miracle des mentalités.
    A bas Dieu et Vive le respect de la vie son prochain sur la route !

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  • Le 20 mars à 13:52, par le fils d Edourdo En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Moi je suis persuade que ces réflexions sur le systeme de renumerations aussi complexe qu il soit vient a point nomé faire l affaire du gouvernement .En effet ces travaux prendront le temps qu il faut une a deux années au plus ;ainsi l etat aura tout le temps pour trouver les ressources necéssaires pour faire face a toutes ces revendications salariale .En un mot cette mise a plat n est que de la poudre jetée a nos yeux pour gagner du temps.

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  • Le 20 mars à 14:04, par LE VILAIN En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    il ne faut pas en vouloir à ce monsieur parce qu’il fait son mieux car c’est un monsieur depuis le temps du CDP il a profité et surtout avec un niveau bas pour s’imposer du Député au Gouverneur et aujourd’hui Ministre et pourtant c’est un Instituteur Certifié. Petit frère de Instituteur Principal lui qui est occupe d’office le poste du Directeur d’une école à six classes ; ce qui veut dire l’Instituteur Certifié est Directeur d’une école à trois classes où vous assistez un Instituteur Certifié comme Directeur d’une école à six classes c’est manque d’un Instituteur Principal. En conclusion quand vous dites qu’il a pris exemple sur les enseignants et les journalistes , c’est normal parce qu’il est du corps en plus les journalistes parce que c’est eux qui aiment poser des questions aux Députés et Ministres. Sacré Burkina Faso. Vive l’incompétence ! Vive l’ignorance ! Vive les médiocres ! Ils vont nous gouverner pian.

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  • Le 20 mars à 14:06, par champion En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Le Faso est un nouveau champs qu’il faut débroussailler et semer pour récolter les fruits de labeur. ceci dit à vous les syndicalistes luttez sinon rien ne va pour votre avenir et celui du pays.

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  • Le 20 mars à 14:36, par sandokan En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Pour être honnête, je me sentais frustré croyant être le seul à ne pas comprendre Français mais je voie que plusieurs ont eu le même sentiment que moi. Monsieur GUIGUEMDE, vous êtes certes un érudit de la langue de molière mais faîtes nous l’honneur de redescendre à notre niveau quand vous écrivez sur la toile. Je suppose que votre motivation première c’est de vous faire comprendre par plusieurs. Tout ce que moi j’ai compris et retenu, c’est "A bon entendeur salut !" Là au moins je sais ce que ça veut dire. Tout le reste me parait relever de la phraséologie.

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  • Le 20 mars à 16:19, par ollo En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Etait-il vraiment opportun pour le gouvernement d’ouvrir cet autre front ? Sachant que la question de rémunération est un sujet lourd et complexe, il aurait été sage de le mettre en réflexion pendant un long temps entre les mains d’intellectuels de haut vol et de spécialistes. Nous en avons beaucoup dans ce pays et il suffit de leur faire appel dans l’honnêteté. On ne peut pas au travers des fora espérer un résultat probant lorsque les motivations et la capacité des participants sont parfois aux antipodes des résultats attendus. On ne détruit pas avec légèreté un tel système de rémunération construit depuis les indépendances. On l’améliore, on ne le met pas à plat ! Voyez vous-mêmes, Monsieur le Président, quel intérêt avez-vous à révéler publiquement les disparités de salaires alors que vous aurez pu discrètement et dans le cadre du dialogue gouvernement-syndicats parvenir à des solutions raisonnables ? Il me semble que beaucoup peuvent bien vous conseiller, mais vos choix actuels par rapport à votre entourage les tiennent à distance. Pourquoi mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut vous cause tant de problème ? Pourquoi des gens qui ont étalé au grand jour leurs errements ou leurs incompétences continuent-ils d’être aux affaires ??? Maintenant que Pierre sait que Moussa le dépasse de 600 000 F pour un même diplôme, qu’allez-vous vraiment faire ??? Monter Pierre au niveau de Moussa ou descendre Moussa au niveau de Pierre ou encore faire payer plus d’impôt à Yéro au village ??? N’oubliez pas que trop d’impôts tuent l’impôt !!!

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  • Le 20 mars à 18:38, par zoroo En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Bne analyze me guiguemdé moi aussi je NE comprend pas pourkoi avec l’affaire des magistrats le chef de l’etat na pa appri la lecon. Tou les corps de la function publique sont egaux en tant ke travailleurs mais tous les pays du monde les corps nont pa les memes avantages donc pourkoi histoire de motivation par ci par la alors k tous les corps ont tous leurs motivation. Question de salaire oui meme si certains corp sont spécifiques. En plus pourkoi se plier forcement a toutes les revendications alors kil ya des normes a ne depasser il fo dire non cest non parfois car avant tout l’etat ne se resume pa a l’administration public. Remettre a plat reviendrai a se remettre au dos tous les syndicats ki setai levees et si on ny prend garde le spectre d’une nouvelle insurfection plane sur notre pays.

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  • Le 20 mars à 19:55, par koutiou En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Ja8 fini par arrêter la lecture de cet article pour foncer sur les commentaires afin de mieux comprendre. Erreurrrr. Le texte est un écrit adressé adressé des haut gradés qui sest retrouvé par je ne sqis comment parmi nous.
    Des expressions du genre "épistémologique", "ouvree" "ouvrante" me laisse penser que l’auteur s’adresse a des gens de la haute classe intellectuelle et non a des capitaine haddock comme nous assis ici

    Pense à l’avenir au peuple quand tu écris , missie djiguemde

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  • Le 20 mars à 20:16, par Un fils de Solenzo En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Je suis étonné que Le Président Kabore et son 1er Ministre aient pu accepter une telle idée venant de leurs “Conseillers Spéciaux”. Les salaires sont personnels et privés et ne peuvent être débattus en public. C’est comme les câlins qu’un homme polygame fait à chacune de ses épouses : les autres ne doivent pas être au courant de ce qui se passent.

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  • Le 21 mars à 07:36, par Vetcho En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Il faut écrire pour se faire comprendre. Aligner des expressions à la limite sans lien avec le sujet traité n’est que cacophonique !

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    • Le 21 mars à 22:31, par DJGUEMDE Ousmane En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

      Ce n’est pas de la cacophonie, je suis à une certaine école, tu vois ! Tu as encore beaucoup à apprendre. Nous sommes dans un autre registre de pensée dans lequel la nouvelle gestion publique doit nécessairement puiser la source de l’action publique. Et j’ai bien peur que si tu ne fais pas d’effort, comme les autres qui veulent le superficiel, on ne trouvera pas les solutions holistiques pour résoudre les problèmes de notre pays.Je t’attends pour t’indiquer la source de ces savoirs. Amicalement ...Ousmane DJIGUEMDE

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  • Le 28 mars à 14:55, par Hema s. AMIDOU En réponse à : Burkina Faso / Mise à plat du système des rémunérations : entre erreur sémantique et mauvaise approche !

    Bien réfléchi et abordé M. Djiguemdé. Si la mise à plat des salaires signifiait la recherche d’un équilibre des appoints de salaires ou des privilèges motivationnels entre agents de la fonction publique résoudrait peut-être le problème. Sinon qu’on augmentera les salaires chez toutes les corporations professionnelles, qu’on valorisera certaines indemnités tant que l’injustice sociale demeurera et restera criarde, ce sera des efforts vains et inutiles. Tant que la majorité se sentira brimée, on fera toujours face à des crises. Je pense sincèrement que supprimer les privilèges motivationnels de part et d’autre ne sera pas aussi judicieux. Je vous assure qu’une réflexion en synergie d’action avec les agents bénéficiant de ces motivations permettra de trouver des voies et moyens afin d’aboutir à un équilibre. L’équilibre, voilà ce qu’il nous faut !

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