Pascal Zaida, coordonnateur du CED : « Le meeting n’est pas interdit, c’est l’occupation de la Place de la nation qui est interdite »

LEFASO.NET | Oumar L. OUEDRAOGO • vendredi 20 octobre 2017 à 23h50min

A quelques heures de la date annoncée pour sa manifestation, 21 octobre 2017, le Cadre d’expression démocratique (CED) a tenu un point de presse dans l’après-midi de vendredi, 20 octobre 2017 à Ouagadougou. Objectif : informer l’opinion publique nationale et internationale que son meeting « aura bel et bien lieu ». Mais, informe-t-il, il se tiendra au « rond-point des Nations-Unies » au lieu de la « Place de la Nation ».

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Pascal Zaida, coordonnateur du CED : « Le meeting n’est pas interdit, c’est l’occupation de la Place de la nation qui est interdite »

« Nous allons tenir le meeting de veille citoyenne, demain, 21 octobre à partir de 8 heures au rond-point des Nations-Unies. Aucun attroupement dans un secteur ou dans un autre lieu que le rond-point des Nations-Unies ne relève de notre prérogative et de notre responsabilité », a annoncé le coordonnateur national du CED, Pascal Zaïda avant d’ajouter, « la défense d’une valeur humaine dépasse ma seule personne. Je voudrais qu’on laisse les Burkinabè libres de mener leurs activités, sans enfreindre à la loi ».

M. Zaïda appelle « tous ceux qui sont épris de paix, de liberté et de justice et engagés » à sortir aux lieu et heure indiqués. Selon le coordonnateur national du CED, la mobilisation dans les localités du pays est également maintenue et « le mot d’ordre est clair : pas de casses, pas d’incendies, pas d’injures ».

« Ceux qui se sont armés dans les arrondissements, dans les ghettos, pour faire un affrontement, je pense que ce n’est pas la peine, ils n’ont qu’à se désarmer. Ceux qui ont payé les gourdins et autres, ils n’ont qu’à ranger ça », a-t-il lancé.
Après avoir retracé les « blocages » auxquels a fait face son organisation dans le cadre de cette activité, Pascal Zaïda dit ne pas comprendre pourquoi pour une activité de même nature, certains Burkinabè sont autorisés et d’autres, non. Il dit attendre aussi de voir le comportement des autorités vis-à-vis de l’activité du 4 novembre 2017 annoncée par le MBDHP.

« Je ne veux pas exposer l’enfant de quelqu’un à la violence. Lorsque nous avons demandé l’autorisation de la Place de la nation, elle était libre, l’Etat-major me l’a confirmé, on a rempli toutes les formalités. (...). Le meeting n’est pas interdit, c’est l’occupation de la Place de la nation qui est interdite », a indiqué Pascal Zaïda. Pour lui, en plus de la mal-gouvernance initialement identifiée comme objet, le meeting dénoncera la « dictature et les tribunaux d’exception » en cours au Burkina.
Pascal Zaïda a aussi confié que dans les jours à venir, il va ester en justice contre tous ceux qui se sont porté sur les réseaux sociaux par des dénigrements. Il annonce une action en justice contre la mairie parce qu’ayant été privé de leur droit.

Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

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