Le Burkina Faso à la croisée des chemins

dimanche 13 août 2017 à 21h26min

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Le Burkina Faso à la croisée des chemins

Le Burkina Faso s’enfonce progressivement dans une crise structurelle et conjoncturelle sans précédent. Le pays vit désormais au rythme de grèves, de débrayages, de sit in, bref de manifestations, de contestations et de protestations tous azimuts. L’autorité de l’Etat bat de l’aile et les gouvernants peinent à créer un climat favorable au retour du pays sur le chantier du développement. Un tel climat austère est un obstacle au retour des investisseurs au Burkina Faso. Il est plus que urgent de tirer sur la sonnette d’alarme afin d’éviter que le pays ne descendre totalement dans l’abîme. Il faut donc sauver le Burkina Faso. Sauver le Burkina Faso aujourd’hui exige comme préalable la réconciliation nationale. Les nombreuses années de crise entre les fils et les filles du pays ont fini par détruire la cohésion sociale. La réconciliation nationale s’impose donc avec acuité pour apaiser les cœurs, mettre les Burkinabè au travail et créer le climat propice au retour des investisseurs.

Bien heureusement que des initiatives allant dans le sens d’une réconciliation nationale sont désormais en cours au Burkina Faso. Une initiative assez avancée est celle conduite par la CODER. En effet, la CODER à faveur d’une audience à lui accordée par Salif Diallo, président de l’assemblée nationale, avait été encouragée par ce dernier à lui fournir un mémorandum sur la réconciliation nationale.
Malheureusement, depuis un certain temps, nous constatons des manœuvres ourdies tendant à mettre en cause cette dynamique de retour à la paix à travers l’intoxication de l’opinion sur le sujet. Apparemment le chaos est devenu le terrain privilégié de certaines personnes tapis dans l’ombre dont les manœuvres contre la réconciliation ont pignon sur rue.

La CCP très attaché à la promotion de l’unité nationale ne saurait acceptée que des individus réfracteurs à la paix s’emploient à guider le peuple dans le tréfonds du cataclysme. Le peuple à trop souffert de la guéguerre de ses filles et fils sur l’autel d’intérêts égoïstes. Soit nous acceptons d’aller à la paix des braves, soit nous refusons en buvant le calice jusqu’à la lie du désastre. Il est temps que les uns et les autres s’engagent résolument à la réconciliation nationale, seule gage du retour du Burkina Faso dans le concert des nations radieuses. Notre salut est à ce prix et notre pays ne saurait se dérober à cette dynamique.

Ouagadougou, le 09 Août 2017
Pour le Bureau Exécutif National CCP
Ousmane SO
(Président)

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Vos commentaires

  • Le 14 août à 06:37, par Brice
    En réponse à : Le Burkina Faso à la croisée des chemins

    Diriger une famille n’est toujours pas chose facile .Quant à une nation, celle relève du parcours du combattant. Dans la pratique de la démocratie, les autorités doivent être à l’écoute des citoyens administrés sans se laisser prendre en otage par les populations dont, certaines revendications, s’avèrent du chantage et de l’irrationnel. Sous la transition en 2015 au Burkina Faso, certaines pratiques et mentalités anarchistes se sont développées consistant en des mouvements de dénonciation et de protestation contre tel président, tel premier ministre, des ministres, des DG et autres responsables de l’administration publique. La finalité de ces mouvements d’humeur découle sur des appels à la démission de X ou Y. Des syndicats ont souvent joué un rôle sournois et pernicieux dans ces agitations en outrepassant leurs prérogatives qui n’est pas de s’immiscer dans le choix et la démission des responsables étatiques. Le choix des ministres est du ressort du pouvoir régalien du Premier ministre et du Chef de l’Etat et de toutes autres personnalités qui ont voix aux chapitres. Les transporteurs routiers ont mis à nu l’incurie et l’inculture de certains de leurs membres qui demandent au Président du Faso de trouver un ministre spécialement pour les transporteurs. Le ministre des transports joue déjà ce rôle. Si chaque corporation devrait demander qu’on leur nomme un ministre spécial, on aurait une pagaille indescriptible avec des ministres des boulangers, des vendeurs de dolo, des vendeuses de légumes etc…La démission du ministre de la sécurité ne relève pas de leur rôle. On se rappelle que suite aux récentes attaques terroristes en fin juillet 2017 dans la région du Sahel, des voix s’étaient élevées pour réclamer la démission du Chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré. Dans les autres pays où il y a des attaques terroristes et parfois des bavures des forces de l’ordre, on ne demande pas systématiquement comme au Burkina, la démission du Président, du Premier ministre ou des ministres. On recherche plutôt des solutions aux problèmes posés. Les transporteurs routiers ont suffisamment démontré leur ignorance des règles d’une république. Ils ont transgressé la législation du travail sur le droit de grève qui est libre et ont forcé d’autres transporteurs qui voulaient continuer d’accomplir leur travail. Ils sont donc mal placés pour donner des leçons. C’est eux qui doivent faire l’effort d’apprendre beaucoup de leçons de la république.

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  • Le 14 août à 08:13, par LoiseauDeMinerve
    En réponse à : Le Burkina Faso à la croisée des chemins

    Les Cadres sont où ??? Ne laissez pas les ouvriers de la 25è écrire à votre place.
    réfractaires # réfracteurs

    Répondre à ce message

  • Le 14 août à 10:08, par Alexio
    En réponse à : Le Burkina Faso à la croisée des chemins

    Ousmane So, croyez vous vraiment a une reconcialtion nationale taillee a la mesure par les bourreaux dhier dans les coulisses ? Dans un Etat de droit, comme a l accoutumme le droit doit etre dit. Et les responsabilites des uns des autres doivent etre placees a qui de de droit. Sans ce passage, rien ne sera pourra apaiser les coeurs de la famille des victimes punis et succombes par les violences de l ancien regime.

    Detourner les faits , croyant que le temps cicatrisera ses plaies tres profondes est se tromper de la realite que vivent ses familles aujourdhui.

    Apres la disparution du chef de sa famille par une ambition poltique et ses viloences croyex vous vraiment apportez une solution apaisee par bagatiliser les evenements cruels de notre vie dans la cite pendant des tricennies d une dictature effroiyable des acteurs politique de notre pays. Qui n ont rien apporter a la nation et aux familles le desespoir.

    Le lime sosial qui nous unissaient que vous avez enumerer sera sans adhesion sans une justice sosiale pure et simple soit instaurer. Un mea culpa national des uns et des autres contribuera a temps opportun sans falsifier ses evenements a reprendre notre destin emsemble. Les vies enlevees a cause de l argent, du statut sosial,par la boulimie du pouvoir ne doivent pas etre balayer sous tapis.

    Quand aux greves interminables dont les motivations a caractere politique ont abusees la naivite de nos populations sans leur ameliorer leur quotidien. Le Burkina Faso n est pas le Quatar. Meme ce pays riche a ses limites.

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