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Vie politique au Burkina : Le ministère de l’administration territoriale et le récépissé du PARIS, c’est quoi le blocage ?

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET | Oumar L. OUEDRAOGO • lundi 7 août 2017 à 00h38min
Vie politique au Burkina : Le ministère de l’administration territoriale et le récépissé du  PARIS, c’est quoi le blocage ?

C’est la principale interrogation que laisse la conférence de presse de l’« organe dirigeant » du Parti Républicain pour l’Intégration et la Solidarité (PARIS) animée dans la nuit de vendredi, 4 août 2017 à Ouagadougou. Cette sortie aux allures de rupture de silence visait à prendre à témoin l’opinion publique nationale et internationale sur la « non délivrance du récépissé de changement d’organe dirigeant » du parti suite du dernier congrès tenu depuis février 2016.

Tout serait parti du Congrès (extraordinaire) des 27 et 28 février 2016 qui a vu le renouvellement de l’organe dirigeant du parti. Selon les conférenciers, cette instance suprême du parti s’est tenue conformément aux statuts et au règlement intérieur du parti. A la faveur de ce rendez-vous, la présidence du parti est passée des mains de Roland Tondé à celles de Roland Goungounga, ont-ils confié.

« L’objet de la présente conférence de presse est de demander par voie de presse au Ministre en charge des libertés publiques, le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Monsieur Siméon SAWADOGO, de bien vouloir délivrer le récépissé de changement d’organe dirigeant du PARIS intervenu lors du 3ème congrès extraordinaire tenu les 27 et 28 février 2016. Cela permettra à notre parti de vivre. Continuer de refuser de nous délivrer notre récépissé nous empêche de fonctionner conformément aux aspirations des militants, et c’est certainement une atteinte à nos droits collectifs, nous militants du PARIS », ont lancé les conférenciers.

A en croire ces derniers, depuis ce congrès, et dans la quête du récépissé de renouvellement, plusieurs démarches ont été effectuées auprès du ministère de tutelle, mais sont restées vaines. A telle enseigne que pour eux, ce sont des interrogations sur les motifs de cette situation d’entrave au parti. Tout en précisant que la tenue du congrès extraordinaire ne tient pas à une question de personnes au sein du parti, les conférenciers ont cependant relevé qu’il s’est imposé par la situation que traversait le PARIS, du fait d’absences répétées de son président (Roland Tondé), sa non-participation à de grands rendez-vous démocratiques, le plongeant ainsi dans une sorte d’inertie. Donc, « les militants ont décidé de tenir un congrès pour décider de l’avenir du parti » à l’issue duquel, un nouvel organe dirigeant a été mis en place, dirigé par Roland Goungounga.

« Conformément à la loi, le ministre en charge des libertés publiques (ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, ndlr) en a été informé et nous attendions notre récépissé. (...). À la suite de nos relances à l’endroit de la DAPOE (Direction des Affaires Politiques et des Opérations électorales), Madame la Directrice nous a invités à une réunion qui a eu lieu le 28 avril 2016 dans son bureau. Au cours de la réunion, Madame la Directrice a estimé qu’il était bon que nous produisions un mémorandum pour compléter le « dossier » afin qu’elle puisse fournir des explications à sa hiérarchie. Le problème évoqué par Madame la Directrice concerne l’absence du Président, du Vice-Président, et du Secrétaire Général au Congrès. Nous lui avons expliqué que ni nos statuts, ni la Loi ne font obligation de la présence de ces personnes au congrès, et nous n’avons pas saisi le Ministère d’un quelconque problème qui justifie que nous produisions un mémorandum. Cependant, pour répondre aux exigences de l’Autorité, le mémorandum a été produit et communiqué », a situé Roland Goungounga. Depuis lors, les responsables disent attendre le récépissé de renouvellement pour relancer les activités du PARIS.

C’est vivement que Roland Goungounga et ses « camarades » disent attendre un déblocage rapide de la situation pour donner un souffle nouveau au PARIS.
Créé en octobre 2001 par feu Cyril Goungounga (Ingénieur Statisticien-économiste, enseignant d’Universités, homme politique..., décédé en 2008), le PARIS a participé aux élections législatives de mai 2002 en alliance avec l’ADF-RDA avec lequel parti, il va fusionner le 29 juin 2003. Le 6 juin 2006, le parti se reconstitue et prend part à plusieurs élections avec des fortunes diverses. Sa dernière participation à un scrutin remonte au 22 mai 2016, à la faveur des municipales générales, où il a présenté une liste dans l’arrondissement N°4 de Ouagadougou.

Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

Messages

  • quelle curieuses coïncidences et similarités des soucis de PARIS avec les problèmes que risque de connaitre le PAREN dans un futur proche !prémices d un appel deguisé a la coalition ou amorce d une stratégie "par éclaireurs et ballons d essai" ?

  • Voilà un cas typique qui montre qu’après l’insurrection il reste maintenant au gouvernement en place de faire certaines réformes nécessaires pour mettre fin aux dérives administratives héritées du régime Compaoré : il faut dépolitiser l’administration comme l’a recommandé le rapport du collège des sages. Le même rapport recommande aussi la dépolitisation l’armée, chose qui a été entamée par la transition à la faveur du coup d’État idiot du RSP de sinistre mémoire. Il reste à réussir la dépolitisation de l’administration. Malheureusement le gouvernement de Paul Kaba Tiéba n’en prend pas le chemin et ce n’est pas le président du Faso qui va se déranger pour mettre en route une telle dépolitisation. Quant à l’Assemblée Nationale, sa majorité au pouvoir préfère se battre envers et contre tout pour alléger les proccedeur en faveur des marché gré-à-gré. Cela ne peut pas aider la dépolitisation de l’administration des marchés publics.
    Ces barons du régime déchu qui ont trouvé le tour d’arnaque de récupérer le réseau du CDP pour se faire réélire sous une nouvelle appellation (MPP) croient pouvoir perpétuer leurs méthodes anciennes. Ce faisant, ils montrent bien qu’ils souffrent toujours de la cécité politique qui les frappait et qui a conduit à la chute de leur précédent champion. Et chacun sait que ’’les mêmes causes produisent les mêmes effets’’.
    LES POLITICIENS BURKINABÈ TENTE D’IGNORER L’ASPIRATION DE LEUR PEUPLE À UNE DÉMOCRATIE STABLE ET PACIFIÉE. LES PEUPLES TRIOMPHENT TOUJOURS DE LEURS TYRANS ; CE N’EST QU’UNE QUESTION DE TEMPS. Baise Compaoré en sait quelques chose !

  • Nous aurons 775 partis politiques pour le Burkina a cette allure . A la rigueur , chaque comité d’amis un parti politique .
    Avons nous vraiment besoin de cet pléthore de partis "copier coller " ou coquilles vides pour animer la vie politique ?

  • Voici deux cas de situations similaires le PAREN et le PARIS. Nous verrons bien comment le MATD va réagir.

  • Ah oui, le fils du père, c’est ça l’héritage ....politique
    Bon vent à toi.

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