Politique monétaire et bancaire : La BCEAO et l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-B) s’accordent…

lundi 20 mars 2017 à 00h50min

La direction nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest(BCEAO) et l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-B) ont organisé leur première concertation de l’année 2017 le mercredi 15 mars dernier. Le respect au plan national de la politique monétaire de la BCEAO et le contrôle des activités des établissements de crédit exerçant sur le territoire national ont constitué les points saillants des échanges.

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Politique monétaire et bancaire : La BCEAO et l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-B) s’accordent…

C’est autour du directeur national de la BCEAO, Charles Luanga Ki-Zerbo et Cheikh Travaly, président de l’APBEF-B, que cette réunion du 15 mars 2017 a eu lieu. Il s’est agi pour les deux institutions de se concerter pour traiter du respect de la politique monétaire et bancaire garantie au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine(UEMOA) par la BCEAO, notamment sur des questions qui engagent la responsabilité des banques exerçant en son sein.

Un cadre trimestriel de concertation

La réunion du mercredi 15 mars n’est pas la première du genre. Elle est une suite logique d’autres réunions qui se sont tenues précédemment et qui se sont consacrées au plan comptable bancaire et au respect des règles financières de la BCEAO auxquelles les banques sont soumises. Et en termes de fréquence chronologique, ce genre de concertation se tient tous les trois mois.

En plus de la nécessité de procéder à l’évaluation du degré de respect des normes monétaires et bancaires au sein de l’Union monétaire ouest-africaine(UMOA), cet exercice entre la BCEAO et les banques à travers l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-B) participe d’une volonté de renforcer la transparence des interventions institutionnelles dans les domaines concernés et d’échanger éventuellement sur les modalités de financement de l’économie.

Faire respecter les mesures déjà en vigueur et préparer les banques aux nouvelles

Selon le directeur national de la BCEAO, Charles Luanga Ki-Zerbo, il y a à l’horizon 2018 un certain nombre de mesures qui vont entrer en vigueur. La rencontre a permis donc à la banque centrale d’interroger les banques et autres établissements financiers sur leur état de préparation pour honorer les dispositions prescrites à l’échéance indiquée. A noter d’ailleurs que sur cette question du niveau de préparation des institutions bancaires, le président a rassuré qu’il n’y avait rien de préoccupant. En fonction des rapports que les banques vont devoir fournir au cours de cette année à la direction nationale de la BCEAO, une expertise sera exercée pour s’assurer que tout sera prêt à bonne date.

Au demeurant, l’accent a été mis sur les mesures déjà prises auxquelles les banques sont astreintes. Par exemple concernant les services bancaires, il en existe un certain nombre qui ne doivent pas tomber sous le coup d’une quelconque tarification au niveau des banques. Il s’agit des services liés à l’ouverture, au fonctionnement et au suivi de compte ; les services en rapport aux moyens et aux opérations de paiement … La rencontre a donc permis à la banque centrale d’exiger la transparence et la simplification dans le traitement des services bancaires.

Evaluation de l’activité économique : une croissance de l’ordre de 5,9%, le PNDES prometteur…

La rencontre du mercredi 15 mars a permis également un passage en revue de la dynamique de l’activité économique en rapport avec le système bancaire au pays des Hommes intègres. A ce propos, l’on aura retenu que le Burkina a réalisé un score positif en termes de croissance selon les indicateurs macroéconomiques. 5,9%, c’est le taux de croissance que le pays a eu dans l’année 2016. Un taux salué par Cheikh Travaly qui a expliqué qu’il est bien meilleur à celui qui avait été initialement donné par la prévision.

Toutefois, des explications du directeur nationale de la BCEAO, ce dynamisme n’a pas toujours induit une incidence positive nette au niveau du secteur bancaire. Par conséquent il y a, d’après le premier responsable de la BCEAO au Burkina, « parfois une déconnexion entre ce qu’on peut constater dans l’évolution de l’économie en général et les financements qui sont octroyés par le système bancaire ».

Une situation que le président de l’APBEF-B explique par le fait que compte tenu du degré élevé du risque, les banques ne financent pas tout à fait des secteurs comme l’agriculture qui sont cependant porteurs de croissance. Mais, il considère que les intentions de financement du Plan de développement économique et social(PNDES) pourraient ouvrir de perspectives de croissance plus intéressantes car les banques entendent accompagner l’Etat burkinabè.

Des bureaux d’information sur le crédit

Afin de soutenir le financement des clients au niveau des institutions financières, il a été décidé de la mise en place de bureaux d’information sur le crédit. Quel est l’état des relations des banques avec leurs clients ? Cette question a été également débattue lors de la rencontre afin d’aboutir à une facilitation des conditions d’octroi du crédit aux clients dans les banques.

KAMMANL
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 20 mars à 12:15, par CI
    En réponse à : Politique monétaire et bancaire : La BCEAO et l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-B) s’accordent…

    Les banques en afrique en generale et au Burkina en particuliers sont des veritables predacteurs pour l’economie. Elle ne partcipe en rien au soutient du developpememnt pire elles sont des freins a l’investissement et a la croissance. Tous les moyens sont bon pour grugés les clients : taux exorbitants, tarifs eleve pour les services memes pour celle qui sont gratuits selon les directives de la BCEAO. les taux d’intetrèt refroidissent les plus btermeraire proche des taux usurier pourtant les banques son surliquide. refus d’accompagner les jeunes promoteurs sonus pretexte que les activite visé sont a risques d’ou la demande de garantie franchement injuirieux. ce qui est desolant c’est que personne ne peut ramene ces voleurs deguisé a respecte au moins les conditions fixés par la BCEAO. Les banques au burkina comme le disait mon prof à l’université sont comme des caisses populaire. elle font tous sauf des activités de banques.

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