Journée internationale de lutte contre la corruption : Plusieurs structures rejoignent le REN-LAC

LEFASO.NET | Par Herman Frédéric Bassolé • mercredi 30 novembre 2016 à 23h25min

Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) organise, du 1er au 9 décembre 2016, la 11e édition des Journées nationales de refus de la corruption (JNRC). Face à la presse, ce mercredi 30 novembre 2016, ses premiers responsables ont déroulé le programme des activités.

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Journée internationale de lutte contre la corruption : Plusieurs structures rejoignent le REN-LAC

« La nécessité du contrôle populaire de la gestion de la chose publique ». C’est sous ce thème que le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) tiendra, cette année, les journées nationales de refus de la corruption (JNRC), 11e du genre. Cet événement se tient en prélude à la journée internationale de lutte contre la corruption célébrée chaque 9 décembre. A l’instar des éditions antérieures, celle de 2016 prévoit des conférences publiques, théâtres-fora, projections débats mais aussi des innovations.

Un thème d’actualité

Selon le secrétaire exécutif du REN-LAC, Claude Weta, ces JNRC se tiennent dans un contexte national marqué par « les nombreux scandales » dont la récente affaire des 130 tablettes remises aux députés, la publication des enquêtes parlementaires sur le foncier et le secteur minier, l’affaire Douanes-ONATEL-SA, les résultats de l’audit de la Transition,...Et le thème de cette année sonne comme un appel au peuple à prendre conscience de son rôle de « contrôleur » de la gestion de la chose publique. Et le Dr Weta dit avoir l’impression que cette conscience populaire s’élève peu à peu depuis l’insurrection populaire.

Un programme particulier

Cette année, les journées nationales de refus de la corruption ont un goût assez particulier, à en croire le secrétaire exécutif du REN-LAC. L’événement du 9 décembre, autrefois organisé par le REN-LAC, verra la participation d’autres structures. Il s’agit du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), l’Observatoire pour la justice et la démocratie (ODJ), le Réseau africain des journalistes pour l’intégrité et la transparence (RAJIT), le Réseau burkinabè des jeunes leaders pour l’intégrité (RBJLI). L’autre particularité de cette journée du 9, c’est sa délocalisation à Bobo-Dioulasso qui abritera un panel sur les enjeux et défis de l’application effective de la loi anti-corruption.

Les élèves sont une fois de plus un public cible pour le REN-LAC qui a prévu pour ces journées, dont le programme a débuté le 27 novembre dernier, des projections débats de la série « Stop corruption » dans plusieurs établissements. Des théâtres-fora, des émissions et jeux radiophoniques seront également servis aux populations.

Affaire « tablettes des députés »

Répondant à la question d’un journaliste sur les réactions discordantes du REN-LAC à la suite de l’affaire des tablettes des députés, Dr Claude Weta a déclaré que le REN-LAC est une structure organisée où il faut une concertation avant qu’un responsable ne réponde à un sujet. La question des tablettes avait été discutée, à l’en croire, au sein du secrétariat exécutif. Le réseau avait donc pris ses précautions avant d’être assailli des interrogations de la presse. « Lorsque les journalistes m’ont demandé de parler de la question, j’ai l’impression qu’on n’avait pas capitalisé toutes les informations. Ça c’est la première chose. Dans ma langue maternelle on a toujours dit si quelqu’un trébuche, il ne doit pas regarder là où il est tombé mais là où il a trébuché. Donc lorsque le journaliste m’a posé la question, je savais que les tablettes étaient passées par les mains du gouvernement et tombées dans les mains des députés. Je me demandais pourquoi ce n’était pas le gouvernement qui était incriminé au lieu des députés ? »

Au regard de ce qui précède, le secrétaire exécutif du REN-LAC soutient qu’il a voulu garder de la prudence dans sa réponse mais « il est évident qu’à force d’insister, ce journaliste m’a fait beaucoup parler ». « Il est important que le principe de concertation soit mis en avant pour que les réponses n’aillent pas dans toutes les directions », a-t-il indiqué avant de reconnaitre que ce fut une expérience positive.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

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