Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

dimanche 28 août 2016 à 23h50min

« Le BURKINA FASO est un pays béni »
« Le BURKINA FASO nous appartient tous »
« DIEU aime le BURKINA FASO »

Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

S’il y’a bien un homme politique qui bat le record de prononciation de ces éloges pour notre pays c’est bien Ablassé OUEDRAOGO président de ‘’Le FASO AUTREMENT’’ à qui cette lettre ouverte est adressée.

Le BURKINA FASO a besoin de tous ses enfants à quel que niveau que ce soit pour sa construction. Vous êtes un intellectuel de haute facture ayant occupé des postes sur le plan international, des postes qu’une minorité d’africains a pu occuper, vous devriez pouvoir donc être une référence, une valeur sure de notre pays et pourquoi pas du continent.

« Nul n’est prophète chez soi » on le sait, mais malgré les diversités de conviction et l’adversité entre leaders, on trouve dans certains pays des gens qui se forgent en hommes d’états et réussissent à transformer leur pays en véritable nation où il fait bon vivre .C’est mon souhait pour notre pays.

Depuis la création du collectif des organisations de masses et de partis politiques lors de l’assassinat du journaliste Norbert ZONGO et de ses compagnons, les burkinabé dans leur majorité avaient désavoué le pouvoir dictatorial de Blaise COMPAORE et exprimaient déjà leur farouche volonté de voir ce pays gouverné par un homme d’état. Le « Plus rien ne sera comme avant » prend ses sources depuis cette période. En s’entêtant pour la modification de l’article 37, le régime dictatorial à fini par offrir la tête du dictateur au peuple, sur un plateau d’or.
On peut donc dire que c’est depuis 1998 que la révolte contre le dictat s’est mieux organisée. Il faut noter que l’assassinat de Thomas SANKARA et ses compagnons en octobre 1987 avait déjà rompu le lien entre le pouvoir COMPAORE et une bonne partie des burkinabé. Cette rupture a pu transcender la période révolutionnaire et affectée la nouvelle génération, qui a travers des connaissances livresques ou à travers des films ont compris et épousé les idéaux du père de la révolution. Cette génération consciente au delà du BURKINA FASO, se sentait redevable envers un père qu’elle n’a pas connu, un modèle arraché à leur affection au nom d’une « rectification de la révolution »

Déjà sanglant à sa naissance, le mouvement de rectification de la révolution au départ, devenu régime COMPAORE par la suite, est resté dans sa logique et à écrit la plus sombre page de l’histoire du BURKINA FASO. De crimes économiques et de sang, de pillages claniques des richesses du pays, de népotisme, de favoritisme, de corruption, d’intimidation, de séquestrations, le vase était déjà rempli ,après 27 ans de règne sans partage. La cynique volonté de modifier l’article 37 à été la goutte d’eau qui a débordé le vase. Les héritiers de SANKARA, qui pour la plus part ne militent pas dans un parti ou dans une OSC, eux qui étaient absents le jeudi 15 octobre empêcher la fausse rectification, ont été présents ce jeudi 30 octobre pour défendre la démocratie.

La main invisible a su regrouper différents acteurs pour un même combat. Des révolutionnaires, d’anciens rectificateurs, des collaborateurs et anciens dignitaires du régime, des chefs coutumiers, des leaders et militants d’organisations de la société civile ou de partis politiques, tous étaient présents à ce rendez vous avec l’histoire de notre pays. L’hétérogénéité de la population insurgée ne confère aucun droit à aucun leader, qu’il soit opposant de la 1ère ou de la 25ème heure, qu’il soit faiseur ou tombeur de président, qu’il soit intéressé ou pas par un poste ou des avantages, de s’adjuger la paternité de la révolte des 30 et 31 octobre 2014. Le plus lourd fardeau a été porté par les blessés et les martyrs de cette lutte de libération, à qui nous devons perpétuellement rendre de vibrants hommages.

Votre mérite, et vous n’êtes pas le seul dans ce cas, est que pendant que Roch Marc Christian Kaboré défendait l’article 37 ; au moment ou Simon COMPAORE n’osait pas regarder vers Kosyam et que Salif DIALLO regardait dans la même direction que Blaise COMPAORE vous n’étiez plus proche du régime, même si vous etiez aussi à un moment donné proche diable. Vous avez su rejoindre le CFOP et avec vos paires de l’opposition et le peuple en avant nous avons fait un pas de géant dans la démocratie au BURKINA FASO : « Plus jamais personne ne rêvera briguer plus de deux mandat dans notre pays ». La suite on la connait.

Aux sortir de la transition, nombreux de ceux qui ont apprécié votre gestion des marches et meeting se sont vite désillusionnés quand à votre capacité réelle à briguer la magistrature suprême de ce pays. Pour un observateur avisé de la scène politique, il pouvait lire que les challengers avertis du fauteuil présidentiel avaient pour ligne de mire les élections à venir et se réservaient pour la direction de la transition. Pendant ce temps vous jetiez tout votre dévolu pour la présidence de la transition, jusqu’à ce qu’une clause de la charte fasse voler en éclat votre rêve ‘’ parvenir seul à devenir président du FASO, sans avoir pris la peine de bâtir un parti fort et organisé’’. La suite des évènements me confortent dans mon idée que vous vouliez passer par un raccourci pour accéder à kosyam.

Monsieur Ablassé OUEDRAOGO, la conquête du pouvoir est un combat de longue haleine et demande un travail de fourmis. Certes des raccourcis existent, mais celui qui les emprunte est très vite rattrapé par l’histoire, avec malheureusement de lourdes pertes en vie humaine pour les populations. Vous voulez que je vous fasse des propositions vous me l’avez dit .Et bien, permettez d’abord que je vous fasse quelques observations.

Pour l’ancien ministre des affaires étrangères que vous avez été, je ne vous apprends rien en disant que la force d’un groupe réside en la valeur des hommes qui le compose. Vous n’aurez pas du mal à accepter que vous êtes seul à porter votre parti. Pour avoir sous estimé l’importance des personnes ressources de votre parti, surestimé votre capacité à faire chemin seul vous avez fait une grosse erreur. Monsieur OUEDRAOGO, en vous dérobant des charges inhérentes au fonctionnement du parti pour les faire supporter par d’autres personnes vous avez plombé LE FASO AUTREMENT dès sa création.

Le dénigrement public de membres et les promesses n’ont tenues ont été la peste qui a vidé votre parti de ses cadres et grands mobilisateurs .On le sait la vie des partis politique est rythmée de démission et d’adhésions, mais lorsque la quasi-totalité d’un bureau exécutif fuient un parti avant le semestre suivant l’obtention du récépissé comme ça été le cas pour votre parti, il ya bien péril en la demeure. Votre parti est en vérité creux et vous en êtes conscient et seul responsable.

Vos nombreuses sorties médiatiques mal préparées, que certains ont vite fait de qualifier « d’ablasseries » montrent que votre communication politique a besoin de recadrage si vous voulez avoir la même cote de popularité et de considération que certains de vos concurrents, qui n’ont pas eu la chance d’avoir votre parcours. La plus triste de vos sorties à été sans doute l’interview accordée à l’hebdomadaire jeune Afrique. Monsieur OUEDRAOGO savez vous que ce qui a été dit dans cet entretien ronge sérieusement votre carrière politique ? Vous avez l’impression que ce n’est pas grande chose , c’est pourquoi jusqu’à ce jour vous n’avez jamais fait de mea culpa sincère et vous revenez souvent, j’ose croire que c’est par reflexe sur ce que vous pensez être pour vous des « atouts ».

On nait dioula, gourounsi, bissa, mossi ou zoulou, on ne choisit pas son ethnie. S’il est légitime que vous soyez fier de votre appartenance ethnique et religieuse, il est fermement condamnable que vous en fassiez une arme ou un atout politique. Vous trouverez toujours des adeptes, prêts à tout pour leur ethnie ou pour leur religion, et si cela devenait pour les tous électeurs le leitmotiv des choix de nos dirigeants, alors au diable ce beau pays que vous dites béni, aimé de Dieu et qui nous appartient tous. Non, les valeurs d’un homme d’état sont ailleurs et non sa son ethnie ou dans sa religion. Un homme d’état est de toutes les religions et de toutes les ethnies.

Les burkinabé sont toujours en avance sur leurs hommes politiques, aussi longtemps que nous resteront intègres nous serons différents de ces pays, où sur la base de clauses non écrites parce que peu honorables, l’alternance des hommes au pouvoir va de paire avec leur appartenance ethnique et ou religieuse, nonobstant la capacité ou la qualité de la classe dirigeante, à proposer de véritables projets de sociétés à ces pays au bord du gouffre. Qu’on soit mangeur de chiens, de porcs, de chenilles, d’arachides ; qu’on soit buveur de bière, de dolo ou de lait, on doit pouvoir avoir son mot à dire dans la gestion de notre cité, et aspirer à la plus haute fonction de ce pays conformément aux dispositions constitutionnelles .

Monsieur le président, mes observations vont au delà de votre interview sur jeune Afrique. Avant de rejoindre le CFOP vous avez sur une radio de la place, tenté d’expliquer pourquoi le pays va mal. Dans votre analyse, vous établissiez un lien direct entre la gouvernance actuelle, l’abattage massif de chiens et d’ânes, la fréquence élevée des accidents de circulation, les nombreuses inondations. D’où vous viennent de nos jours de telles idées ? Est ce l’intellectuel ou le fier paysan qui a parlé ce jour ?

Je me suis demandé en vous écoutant si vous ne croyez toujours pas qu’on attrape le paludisme en mangeant des karités ou du maïs. Nous savons tous ce que disent nos traditions et coutumes sur certains phénomènes de société, et comment elles tentent d’expliquer certains maux. Mais j’avoue que j’ai perdu le nord en écoutant votre justification de la difficile vie que nous menons tous. Vous donné raison à ceux qui qualifient vos propos « d’ablasseries », vous contribuez vous-même à réduire votre auditoire et donnant l’impression de ne pas murir vos réflexions avant de les exposer.

Un des slogans politiques que j’aime bien est : « Améliorer ce qui est déjà fait, corriger ce qui mal fait et réaliser ce qui n’est pas encore fait ». On n’est pas obliger de balayer tout ce qui ne vient pas de nous et persister dans la politique de l’eternel recommencement. Vous rejetez en bloc toute la politique gouvernementale sans pour autant proposer mieux. Si c’est pour marquer médiatiquement votre retour au CFOP après que Rock ait refusé de vos recevoir on comprend, mais si c’est pour convaincre que vous avez le meilleur projet de société à proposer, alors une fois de plus votre maladresse l’emporte sur votre ingéniosité.

L’électricité, l’eau, le courant, le téléphone, sont chers et leur coût ne facilite pas les investissements dans notre pays. Aucun investisseur sérieux n’a besoin de consulter un membre de gouvernement pour le savoir. Un simple clic, quelque soit là où on se trouve, permet de nos jours de mesurer les risques courus et les gains probables, dans le secteur où l’on souhaite investir. Monsieur OUEDRAOGO Une politique de relance économique ne saurait s’apparenter à une simple publicité mensongère, où le vendeur masque les carences de son offre, en vantant uniquement les bienfaits de son produit, dans le seul but d’aveugler son client, pour qu’il morde à l’hameçon, non ! Le premier ministre est un technicien et il sait que l’attraction des investisseurs passe par des offres honnêtes, encadrées et garanties par des lois. Laissez les atalakou aux disques jockeys et la politique d’attraction des investissements au premier ministre, qui était s’il vous plait ,bel et bien dans son rôle.

Vous êtes contre la gratuité des soins des enfants vous l’avez dit. Si vous ne cachez pas votre fierté d’être fils de cultivateur ce n’est certainement pas parce que vous avez le plus grand champ de coton ou de maïs ; mais certainement parce que vous avez réussi dans votre vie et atteint honnêtement un niveau qu’un fils de cultivateur ne pouvait rêver avoir. J’espère que vous reconnaitrez que cela ne s’est pas fait sans l’aide de l’état, à travers une scolarité gratuite, des soins gratuits et des bourses gratuites. Ne trouvez-vous pas méchant de remettre en cause la gratuité des soins, sous prétexte que dans les centres de santé on distribue du paracetamol aux patients ?

Monsieur OUEDRAOGO, sachez que nous sommes à une autre époque mais les paysans vivent toujours les misères d’antan. Des millions d’enfants méritent d’avoir la chance que le pays vous a offerte. Des enfants de cultivateurs ils en existent toujours et en plus grands nombre, attendant beaucoup de l’état, pour un jour espérés être aussi comme vous.

Une politique de gratuité des soins des enfants malades, au delà de la distribution des produits, provoque un déclic chez le plus pauvre des parents, en le stimulant à fréquenter les centres de santé, dès qu’un de ses enfants est malade. Préférez-vous que pour un paludisme, nos pauvres parents continuent de consulter le féticheur du village ? La non fréquentations des centres de santé a pour conséquences des dépenses infructueuses, des décès qu’on aurait pu éviter, avec pour corollaire l’exclusion sans doute de vieilles personnes, souvent accusés de sorcellerie et pris pour responsable des décès.

Sur les nouvelles taxes instituées vous n’êtes pas le seul à faire des critiques, seulement pour l’économiste que vous êtes on s’attendait à des propositions pertinentes. Hélas, vous estimiez dérisoire les huit milliards de recette annuelle que produiront les taxes sur la bière, le foncier, les jeux de hasard. Vous proposez une économie sur les évacuations sanitaires à l’étranger. Savez vous que sur cinq ans vous ne parviendrez pas à économiser cinq milliards sur les évacuations sanitaires ? Si vous avez les chiffres, comparez ce que pourraient rapporter les nouvelles taxes, par rapport à votre proposition et jugez de la pertinence de votre politique de table rase.

Monsieur le président de « Le Faso autrement » , voyez ce n’est pas votre proposition sur les évacuations sanitaires qui est mauvaise, mais le fait de balayer toutes les mesures que proposent vos adversaires et de vouloir sur improvisation les substituer par d’autres mesures que vous n’avez pas évaluées. Votre proposition aurait pu être convaincante si vous aviez pris le soin de l’étudier et de la proposer comme mesure additionnelle. Où est l’économiste ?

Je vous avoue qu’en matière de diplomatie vos projets sont des plus étranges. Parce que nous sommes à l’heure des NTIC, vous préconisez la diminution de nos représentations diplomatiques dans le monde, comme mesure de réduction du train de vie de l’état. Vous êtes sans ignorer que quelque soit le niveau de technicité que l’humanité aurait atteint, un appel téléphonique, une vidéo conférence, un mail n’auront jamais la même valeur qu’une rencontre physique entre responsables dans les négociations.

Je peux me tromper sur l’influence de la dimension humaine, à travers les rencontres physiques, sur les relations diplomatique. Mais je reste convaincu que si les premiers responsables des pays comme l’Allemagne, la France ont eu des mails interceptés et ont été mis sur écoutes, ce ne sont pas nos responsables qui réussiront à entretenir des relations diplomatiques sérieuses, faites souvent de secrets d’état, à travers les NTIC. Votre diplomatie de développement se réduit-elle aujourd’hui à une diplomatie par les NTIC ? Avez-vous mesurez les risques de cette diplomatie par les N TIC avant de la proposez ?

Monsieur OUEDRAOGO, si la méconnaissance du choix idéologique de votre parti semble être secondaire pour les Burkinabé, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur votre démarche ambiguë, depuis le dépôt des dossiers de candidatures aux présidentielles jusqu’à votre retour au CFOP. En politique, très malheureusement la fin justifie les moyens et tous les coups sont permis. Les diverses alliances, qu’elles soient de nature ou contre nature, qu’elles soient pour complément, pour renforcement ou positionnement, sont des pactes entre partis. Le champ politique est un véritable marché de rencontres d’offres et de demandes politiques. Dans ce marché politique, il faut savoir choisir ses alliés, apporter des parts politiques, avant d’espérer des dividendes proportionnelles à votre poids politique. Ce marché politique reste stable aussi longtemps que resteront indétériorés les clauses du pacte. Tout se passe exactement comme dans une économie de marchés.

Vous vous êtes contenté de donner seulement des coups, boxant souvent en dessous de la ceinture. Les partis organisés ont su en amont et en aval faire des alliances. Immédiatement après les élections, il revenait donc objectivement, selon la stratégie préétablie par chaque parti, de rejoindre le CFOP ou la mouvance. Vous êtes l’un des rares politiciens à avoir attendu huit mois, et après de vaines tentatives de rencontrer le président du Faso, avant de rejoindre le CFOP, prétextant que vous étiez en observation. Comment voulez vous qu’on puisse vous comprendre ? Non ! Un observateur politique n’a pas besoin d’audience avec le Président, fut-il le numéro un des Burkinabé. Quel genre d’observation pouvez-vous faire hors du CFOP que ne vous ne puissiez faire étant en son sein ?

Seriez-vous aujourd’hui membre du CFOP si Rock vous avait reçu ? Vous donnez de l’eau à moudre au moulin de ceux qui pensent que vous avez rejoint l’opposition simplement pour n’avoir pas été invité (a juste titre) à la cueillette des fruits d’un arbre que vous avez voulu déraciner lors de sa plantation. Vous n’avez pas su montrer votre valeur sur le marché politique. Ne soyez donc pas surpris, même si ce marché n’était pas fermé, que votre offre ne trouve pas preneurs. La taille de votre parti est minuscule et votre poids sur la balance politique très faible pour provoquer une détérioration des clauses des pactes. Prenez donc votre mal en patience.

Monsieur Ablassé OUEDRAOGO, nombreux de vos camarades, anciens ou nouveaux ne vous disent pas la vérité. Ne vous fier pas à ceux qui attendent vos sorties médiatiques pour vous faire des congratulations. Vos compagnons de lutte doivent avoir le courage de vous dire d’arrêter de justifier votre échec par la corruption, la fraude et autres pratiques peu orthodoxes qu’aurait employé le parti au pouvoir. Pourquoi n’aviez vous pas déposé un recours contre l’élection de Rock comme vous l’aviez fait pour l’empêcher de se présenter ? Pourquoi avez-vous effectuez le déplacement pour le féliciter si sa victoire est volée ? De grâce trouvez un meilleur argumentaire pour justifier votre défaite. Le grand écart entre Rock et Ablassé n’a pas été une surprise pour le citoyen lamba. Cherchez donc des explications intelligibles de votre immersion, qui sont surement ailleurs. A votre place je méditerai plutôt sur les questions suivantes :

- Ai-je réellement l’ambition et la capacité de briguer la magistrature suprême de ce pays ?
- Quelles sont mes forces et faiblesse ?
- Pourquoi j’occupe la queue parmi les leaders de ma carrure ?
- Pourquoi suis seul à porter le FASO AUTREMENT ?
- Pourquoi ce brain drain dans mon parti ?
- Que puisse je faire pour bâtir un partir fort ?

Quelques pistes de réflexion vous aideront sans doute à trouvez des éléments de réponses à ces questions. Permettez aux autres d’exister, qu’ils partagent ou non vos convictions politiques, en prenant en compte leurs observations. J’ai en mémoire les conseils prodigués à vous, par Monsieur ZIDA Aboubacar Sidnaba PDG de la radio savane FM, alors que nous effectuons dans le même véhicule un voyage à l’intérieur du pays.

Sans être membre de votre parti ou d’un autre parti, il a bien pris le soin de préciser cela, ce monsieur vous avait dit de revoir votre façon de faire la politique et d’apprendre à convaincre plutôt que de toujours chercher à vous imposer. Sidnaba vous avait parlé de façon énigmatique en 2012 de la nécessité pour vous d’être un peu généreux, car il lui est revenu que pour un président de parti, vous avez la main très dure. Comme un voyant il a prédit la recomposition de la classe politique et définit bien avant l’insurrection, le profil type de celui que les Burkinabé souhaitent avoir au pouvoir. Dommage que vous n’ayez pas su exploiter ces conseils précieux. Quatre ans après je réalise que monsieur ZIDA n’a pas tord. Il n’est pas tard de reconsidérer les conseils de ce véridique qui mérite son nom sidnaba.

Reconnaissez que vous n’avez pas muri longtemps votre projet politique, vous n’avez pas su réunir les conditions pour créer un parti à la hauteur de votre rang. Si vous n’êtes pas convaincu, observez vos paires, anciens ministres et la dimension de leur parti, Accepter que l’alternance n’était pas pour vous une préoccupation. Pour vous rappelé que avez pris en marche le train de l’alternance, je vous renvoie à une interview que vous aviez accordée au journal le pays publiée le mercredi 19 aout 2009.

A la question de savoir ce que vous dites de l’alternance prônée par Zéphirin Diabré voici votre réponse je cite : «  je n’étais pas là pendant le forum de Diabré. L’alternance est une forme de changement de gestion. Alternance ou pas, ce qui intéresse la population, c’est qu’on s’occupe de ses problèmes de développement économique et social et lui donner les meilleures conditions pour vivre. L’important est que les Burkinabé aient un gouvernement qui puisse leur garantir les conditions pour le développement de tout un chacun dans la liberté et la démocratie. C’est un débat qui est sur la place publique. Laissons le temps courir et on verra ce que les Burkinabé choisiront. A mon avis ce qui importe dans un pays comme le BURKINA FASO qui est dans une quête de développement, c’est de rassembler toutes les capacités du pays à la réalisation de cet objectif. Pour ce faire, il faut utiliser toutes les compétences en mettant les hommes qu’il faut à la place qu’il faut au moment où il faut. D’ailleurs si dans un contexte particulier on met des cancres à la place de bougres de cornichons, on ne change rien au problème. Le véritable problème du BURKINA FASO, c’est la malédiction des trois M : médiocrité, méchanceté et mesquinerie. Voilà les maux que les Burkinabé doivent combattre  » fin de citation. Trêve de commentaire sur votre réponse.

Monsieur OUEDRAOGO contrairement à vous je ne crois pas aux trois M pour caractériser l’ensemble des Burkinabé. S’il ya bien des gens qui méritent d’être qualifiés de Médiocres, de Méchants, de Mesquins , c’est à n’en pas douter certains hommes politiques qui, comme Nobert ZONGO l’avait dit ,parlant de ces politiciens je cite : « Ils sont capables de brûler le BURKINA FASO pour réchauffer leur café du matin. » fin de citation.

Pour ma part je vous conseille d’arrêter de faire la politique de la peur pour avoir de l’auditoire. Nombreux des hommes politiques qui ont participé à la chute du régime dictatorial du clan COMPAORE, qui ont participé directement ou indirectement à la gestion de la transition, ne trouvent pas leur compte dans une vie constitutionnelle normale de notre pays, c’est connu. Ces politiciens devenus comme des oiseaux de mauvaises augures, nous prophétisent des lendemains chaotiques .En réalité ils souhaiteraient voir dans notre pays de nouvelles troubles ; dans le seul but d’espérer dans un gouvernement d’union ou dans un parlementaire de crise type CNT, les postes qu’ils n’ont pas pu obtenir par les urnes. Les Burkinabé ont une longueur d’avance sur leurs hommes politiques, c’est pourquoi des doctrines à la TRUMP ou à la LE PEN ne vous donneront même plus votre place perdue à l’assemblée et réduiront totalement à néant vos chances déjà maigres de franchir les portes de kosyam.

Non ! Évitons les raccourcis, ils ne font que l’affaire de quelques individus au détriment des masses. Les gouvernements de crise sont pour la plus part des regroupements de copains, de coquins et d’aventuriers dont le seul objectif est la satisfaction d’intérêts égoïstes, insatiables dans des cadres organisés .Votre parti et vos militants en ont récemment fait les frais, après la démission de votre parti ,avant même les élections ,de votre représentante au gouvernement de la transition .Vous ne me direz donc pas le contraire.

J’ai particulièrement apprécié votre appel à la réconciliation nationale, je souhaite que cet appel à une large concertation soit sincère et ne se borne pas à une requête déguisée de redistribution de quels postes politiques que ce soient. Celui qui a gagné les élections a un programme et les Burkinabé l’attendent en 2020 pour lui renouveler ou retirer leur confiance. La logique des urnes est claire et simple. Ne perdez donc pas de temps dans les médias à propager des déclarations alarmistes et à vouloir avoir le dernier mot dans la presse.

Monsieur OUEDRAOGO, la charité bien ordonnée commence par soit même. Je vous demande donc de commencé à vous réconcilier, avec vos anciens compagnons cofondateurs de LE FASO AUTREMENT, aujourd’hui en rupture avec vous. De nombreux Burkinabé blessés par certains de vos propos à coloration ethnique ont préféré garder le silence, mais attendent que vous leur tendez la main. Pour mieux me comprendre méditez sur le choix de quelques noms et symboles d’ici et d’ailleurs. Je vous cite entre autres BURKINA FASO , DITANYE , NATION ARC EN CIEL , MALISOBA… et vous comprendrez que pour préserver la cohésion sociale le minuscule détail n’est pas à négliger.

La moindre discrimination suffit à accentuer le clivage social et peut faire voler en éclat la paix sociale, qui à l’épreuve du temps est toujours fragile partout où vivent des Hommes. Je ne suis pas sur que vous puissiez me citer un seul proverbe en samo venant du président LAMIZANA ; les discours de Thomas SANKARA ne comportaient aucunement un seul proverbe en peulh et la plus célèbre citation de MANDELA n’est surement pas en zoulou. Un homme d’état est de toutes les religions, de toutes ethnies, il est de l’Est , de l’Ouest , du Nord , du Sud et non seulement du centre, il peut être chrétiens, bouddhiste , musulman, de religion traditionnelle….

Il n’est pas proscrit pour un leader politique d’employer des proverbes dans sa langue maternelle pour faire sa communication. Reconnaissez cependant que l’emploi abusif et constant de proverbes et figures dans la même langue est un très mauvais marketing politique pour un candidat à des élections .Celui qui aspire diriger un pays multiethnique doit faire attention ; surtout s’il ya eu des antécédents malheureux imputables à ce dernier.

Si vous ne voulez pas faire simplement de la figuration sur la scène politique, vous gagnerez à adaptez votre discours politique à tous, en vous adressant sans frustration aucune à tous les Burkinabé. Inspirez vous des hommes d’état qui ont su construire des nations, sans pour autant être moins fiers de leur ethnie ou de leur religion. En matière de communication politique vos concurrents ont une année lumière d’avance sur vous, mais vous avez jusqu’en 2020 pour apprendre à parler et à convaincre ceux que vous voulez gouverner.

Monsieur Ablassé OUEDRAOGO vous valez mieux que ça, c’est pourquoi je prends la peine de vous adresser une lettre. Pour terminer je vous retourne le conseil que vous avez donné à un ancien président malgache, je cite : « Dans la vie d’un homme politique, comme dans la vie en général, le train ne fait jamais marche arrière. Quand on fait une erreur, il faut accepter d’attendre son tour à la prochaine gare. » fin de citation. J’ajouterai que si vous ne pouvez pas opérer en vous, une véritable métamorphose qui fera de vous un homme d’état, s’il vous est impossible apporter une cure moderne de jouvence à votre façon de faire la politique et d’attendre la prochaine gare , permettez moi d’emprunter à votre profit cette pensée du général De gaulle : « Il faut savoir quitter les choses avant qu’elles ne vous quittent »

Excellence Ablassé OUEDRAOGO, vous valez mieux que ça. Votre obligation d’excellence dépasse le cadre ethnique, religieux et politique.

Trouvez dans cette lettre les propositions que vous m’avez demandées de vous faire. Recevez la amicalement et sachez que, même si je ne partage pas vos convictions politiques, je reste disponible, à la seule condition que votre combat soit pour le « Le Faso d’abord ! »

Omar KOUANDA
Cell : 70 99 72 74 / 78 61 78 24
Mail : kouandaomar@yahoo.fr

Vos commentaires

  • Le 29 août 2016 à 03:58 En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    Ablasse vous a t il demandé des propositions par ce canal ? Pourquoi vous énervez vous tant au point de Peter le plomb. Je comprends que tu es yarga, vendeur d ânes pourquoi tu te plains de leur abattage .

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  • Le 29 août 2016 à 05:30 En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    Une longue lettre, j’aime le fait que vous donnez vos coordonnées : Vraie Transparence et courage, Well Done !

    Ablassé joue avec le feu et son terrain de chasse (religion et ethnie) est extraordinairement dangereux pour lui et pour tout le monde... Ce n’est pas acceptable !

    je continue toujours à être surpris qu’il fut ministre pendant cinq (5) ans...
    quelqu’un peut-il me l’expliquer ?

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  • Le 29 août 2016 à 06:23, par Koné En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    Monsieur Nikiema, je cherchais une occasion pour dire pratiquement les mêmes choses a Ablasse. Ablasse et sa politique peuvent bruler le Burkina. Heureusement que les gens ont vite compris et ne l’ont jamais pris au sérieux. Ablasse tu manque d’arguments et tu n’es pas fait pour gérer un parti politique encore moins un village n’en parlons pas d’un pays.

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  • Le 29 août 2016 à 07:28, par sid En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    Il a demande des propositions, il a été bien servi. Mais cette manière de faire va-t-elle lui rendre service ? ce n’est pas évident. en tant que proche, ne vous était-il pas possible de faire autrement et depuis longtemps ? cela aurait peut-être pu l’amener à revoir sa copie . et les burkinabé allaient certainement profiter de son expérience et de sa sagesse.

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  • Le 29 août 2016 à 07:56, par TIRA En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    Lettre inopportune. Débat dépassé. Laisse Ablassé tranquille et mets toi aussi au travail. Les donneurs de leçons, on n’en veut pas.

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  • Le 29 août 2016 à 08:33, par WARABA En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    J’apprécie cet article à cause de la perspicacité de son auteur. les dignes fils et filles savent qu’un monsieur comme Ablassé OUEDRAOGO est une honte pour ses propres parents et pour tout le Burkina. Je ne sais même pas comment il est devenu ministre des affaires étrangères au BF et de surcroit directeur adjoint de l’OMC. les propos sur "ses atouts" pour devenir président du Faso ne sont pas du tout fortuit. il ne doit même pas être le seul aussi dans ces types d’aventures. ce qui se passait de façon discrète s’est au finish revélé au monde entier. ça se voit dans l’administration publique avec des pratiques ethnicistes, régionalistes ! c’est d’ailleurs à cause de ces mêmes mentalités que le BF n’arrive pas à prendre son envol. Quand Thomas SANKARA avait voulu son FASO débarrassé de ces maudits et médiocres, on l’a assassiné au motif qu’il est un étranger ! ça veut tout dire ! qui vivra verra ! l’histoire nous enseigne que nul n’a jamais pu enfermer le soleil par sa main ! Dieu n’a jamais été corrompu ! quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra ! car la puissance divine est irrésistible !

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  • Le 29 août 2016 à 08:39, par cecile dindon En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    Hum voici ma contribution :
    Sachez que la courbe de Lafert est une realite. Toute chose nee, grandie et meurt. Monsieur Ablasse Ouedraogo a perdu toute sa science economique. Tout ce qui lui reste c’est qu’il est fils d paysan comme nous tous. Attendez, dire que j’ai ete ceci, j’ai ete cela ne veut rien dire. D’autres ont eu la chance de n’etre avant les autres point !.Quelque soit ta religion, ton ethnie, la couleure de ta peau ce qui nous interesse est qu’est ce que tu peut faire pour ce beau pays : Le Burkina Faso.

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  • Le 29 août 2016 à 09:16 En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    L’Akazu (maisonnée en kinyarwanda) est le surnom dont les Rwandais désignaient avant 1994 l’entourage proche du Président du Rwanda, Juvénal Habyarimana et surtout de son épouse Agathe Habyarimana . C’est ce cercle qui a imaginé, pensé et planifié le génocide au Rwanda en 1994.

    "Le Faso Autrement" n’est ni plus ni moins qu’un AKAZU à la sauce burkinabè. Ce parti dirigé par un ethniciste nombriliste qui prône l’hégémonie des mossis sur toutes les autres ethnies qui peuplent ce beau pays qu’est le Burkina, justement riche de la diversité de ses ethnies.
    Ne ne laisserons pas des apprentis nazis comme Ablassé et ses semblables bruler ce pays

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  • Le 29 août 2016 à 09:52, par Boinzem En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    Ablassé Ouédraogo n’aura pas à bruler le pays. Salifou Ouédraogo s’en occupe déjà très bien depuis 2010. Lisez bien sa déclaration d’aujourd’hui pour comprendre le nouveau malheur qu’il nous prépare. Il voit que Rock n’a pas eu l’argent après avoir erré comme un garibou au Qatar, Tchad, Congo, Guinée Equatoriale. Salifou désavoue Roch, Rosine et Tiéba, tous économistes, et leur donne des leçons de gouvernance économique en adoptant une posture ultra-libéraliste. L’Argentine, la Grèce, l’Italie, la France sont des exemples patents des conséquences désastreuses du surendettement des Etats. Tout comme ces pays, le Burkina Faso des RSS est actuellement en pays en faillite que Salifou veut perfuser avec un endettement excessif. Pourquoi ?

    Pour ceux qui ne l’ont pas compris, il fait une sortie populiste pour se désolidariser de Roch et lui faire porter d’avance l’échec annoncé de leur programme politique par manque d’argent. Cet échec aura lieu avant 5 ans et non dans 10 ans ou 20 ans. Tous ceux qui disent d’attendre la fin de leur mandat pour les juger doivent se réveiller car il y a un aveu d’incapacité à trouver l’argent dont le pays a besoin. Le Burkina Faso notre pays est mal gouverné et va dans le décor. Comme à son habitude, Salifou veut survivre à l’échec programmé de Roch, lui le faiseur de roi, le Monsieur du demi-tour et du quart de tour. Il l’a placé sur le fauteuil pour le griller et pouvoir enfin prendre la place de Président dont il rêve secrètement depuis 1991. Ce n’est pas un Yes man. Ces supporteurs sur l’expriment clairement.

    Salif prend Sankara à contre pied en conseillant au gouvernement de procéder à un endettement massif. Sankara luttait pour que le Burkina puisse se passer de l’aide et de la dette qui avilissent et asservissent les peuples. Pauvre Burkina Faso, Salifou veut nous vendre. Autant dire qu’il condamne les générations futures qui vont devoir payer l’argent que leur gouvernement d’amateurs va aller emprunter chez tous les diables de la planète et détourner pour rembourser leurs dépenses de campagne. Où est-ce que les générations suivantes trouveront cet argent pour rembourser tout en s’occupant des besoins de leur époque ? Il n’y aura pas dans l’avenir un autre programme PPTE pour une remise des dettes du Burkina Faso par les institutions financières internationales.

    Salifou n’a plus sa raison. Il n’est plus social démocrate mais ultra-libéraliste. Salifou fait le faux brave en taclant le FMI et Banque Mondiale qui ne partagent pas ses intentions malveillantes. Qui nous sauvera de Salif Diallo et de ses manœuvres machiavéliques et anti-patriotiques ? Salifou est le cancer du Burkina Faso.

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  • Le 29 août 2016 à 10:37 En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    internaute 2

    Lisez son curriculum vitae pour connaitre son niveau intellectuel et les postes qu’il a occupé autre que ministre

    Mais dans tous ces fonctions et postes, quelqu’un peut m’expliquer les erreurs de gestion ou de gouvernance s’il a commis ?
    Je sais que tous ont diné avec le Blaiso

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  • Le 29 août 2016 à 12:21, par Al pacino En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    "Pour ma part je vous conseille d’arrêter de faire la politique de la peur pour avoir de l’auditoire. Nombreux des hommes politiques qui ont participé à la chute du régime dictatorial du clan COMPAORE, qui ont participé directement ou indirectement à la gestion de la transition, ne trouvent pas leur compte dans une vie constitutionnelle normale de notre pays, c’est connu. Ces politiciens devenus comme des oiseaux de mauvaises augures, nous prophétisent des lendemains chaotiques .En réalité ils souhaiteraient voir dans notre pays de nouvelles troubles ; dans le seul but d’espérer dans un gouvernement d’union ou dans un parlementaire de crise type CNT, les postes qu’ils n’ont pas pu obtenir par les urnes. Les Burkinabé ont une longueur d’avance sur leurs hommes politiques, c’est pourquoi des doctrines à la TRUMP ou à la LE PEN ne vous donneront même plus votre place perdue à l’assemblée et réduiront totalement à néant vos chances déjà maigres de franchir les portes de kosyam."Sont de ceux-là l’internaute 9 (boinzem),mais il sera vaincu au nom de jésus.

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  • Le 29 août 2016 à 13:22, par Boinzem En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    Internaute 11 (Al Pacino), Jésus n’est pas ta propriété personnelle. Si tu le connaissais vraiment tu n’oseras pas mêler son nom à celui de Salifou Diallo. Le Burkina Faso qui nous appartient à tous.

    Il n’y a pas que ceux qui ont perdus les privilèges sous Blaise qui souffrent aujourd’hui de la mauvaise gestion du pays et surtout de l’avenir sombre que nous voyons venir. Point besoin d’être devin pour dire cela. Mon instinct de survie me dit que Salifou nous conduit à l’abattoir pour ses ambitions personnelles de président avant ou en 2020. Or, 2015 et 2016 sont déjà des années perdues dans le processus de développement de notre pays. Il faut être malhonnête pour dire le contraire et vouloir obliger les autres à se taire. Je ne le ferai pas pour te faire plaisir. Notre pays est en danger et je suis pas un mouton pour rester bouche cossue et dans la peur des réactions perfides et épidermiques de personnes comme toi.

    Visiblement, ton niveau ne te permet pas de comprendre la gravité de la situation du pays et d’identifier les vrais responsables pour participer au débat. Alors prie le Seigneur Jésus d’aider le Burkina à sortir de la merde profonde dans laquelle Salifou et Simon nous ont plongés avec l’aide irréfléchie de Roch. Sans rancune.

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  • Le 29 août 2016 à 13:41, par Boinzem En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    Internaute 11 (Al Pacino), Jésus n’est pas ta propriété personnelle. Si tu le connaissais vraiment tu n’oseras pas mêler son nom à celui de Salifou Diallo. Le Burkina Faso nous appartient à tous et chacun doit apporter sa pierre.

    Il n’y a pas que ceux qui ont perdus les privilèges sous Blaise qui souffrent aujourd’hui de la mauvaise gestion du pays et surtout de l’avenir sombre que nous voyons venir. Point besoin d’être devin pour dire cela. Et ce n’est pas une prophétie. Mon instinct de survie me dit que Salifou nous conduit à l’abattoir pour le partage du pouvoir avec Roch, et ses ambitions personnelles de président avant ou en 2020. Or, 2015 et 2016 sont déjà des années perdues dans le processus de développement de notre pays. Il faut être malhonnête pour dire le contraire et vouloir obliger les autres à se taire. Je ne le ferai pas pour te faire plaisir. Notre pays est en danger et je suis pas un mouton pour rester bouche cossue et dans la peur des réactions perfides et épidermiques de personnes comme toi.

    Visiblement, ton niveau ne te permet pas de comprendre la gravité de la situation du pays et d’identifier les vrais responsables pour participer au débat. Alors prie le Seigneur Jésus d’aider le Burkina à sortir de la merde profonde dans laquelle Salifou et Simon nous ont plongés avec l’aide irréfléchie de Roch. Sans rancune.

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  • Le 29 août 2016 à 15:51, par Nedbiiga En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    Qu’il est bon d’apprendre de ses erreurs ! Ne dit-on pas que : LA MEILLEURE FAÇON DE SE RELEVER C’EST DE RECONNAITRE QU’ON EST TOMBE ET DE TENDRE LA MAIN A QUI PEUT T’AIDER ?

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  • Le 30 août 2016 à 04:03, par yelmingaan blaan saa hien En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    Mr kouanda,le docteur Ablassé ouedraogo a la condescendance d user de proverbes de sa langue maternelle qui de surcroit est une langue nationale qu il traduit et vous ,cerveau lessivé du colon et peut etre nostalgique des "symboles" de l école primaire vous trouvez qu il brime le "francais- burkinabé",langue etrangère !:etes vous mppiste ou cousin proche de salif diallo qui pourrait vous contacter via votre mail ou portable expressement laissés pour tres forte recompense ?

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  • Le 30 août 2016 à 09:53, par éteinelle En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    Rien à dire monsieur KOUANDA.félicitations à vous. Ils sont nombreux ces gens qui se nourrissent de la peur des autres.

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  • Le 30 août 2016 à 11:48, par ziguehi En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    je suis triste pour Mr Oumar KOUANDA qui parle avec dénigrement de Mr Ablassé OUEDRAOGO. Mr Kouanda savez vous combien de fils de cultivateurs au temps de Ouedraogo ablassé ont aussi beneficié des memes conditions d’aides qu’Ablassé et qui ont echoué ? il y en a des millions. donc ablassé ouedraogo fait parti des perles rares que le burkina peut se vanter d’avoir conservé jusqu’à nos jours. laisse le fait que tu es entrain de faire un atalakou du regime mort né des RSS pour aussi beneficé de certains avantages. C’est dommange que les jeunes de nos jours sont prets à tout pour y arriver. tu parle de raccourcis d’ablassé or ce que tu es entrain de faire c’est de "negocier l’ascenseur de la réussite avec les RSS pour arriver au sommet"
    dans mon pauvre et vieux quartier il y a un une sagesse commune qui dit " il n’y a point d’ascenseur pour le succes, tout le monde passe par l’escalier marche par marche"

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  • Le 30 août 2016 à 12:06, par ziguehi En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    pitié mr kouanda pitié les RSS se cherchent deja pitié. Ablassé a réussit là ou beaucoup ont echoué, fils de paysans et meme fils de fonctionnaire de son epoque. respect Ablasse car tu n’as pas un 1/100eme de son quotient intelectuel

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  • Le 30 août 2016 à 14:15, par MAXWELL En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    ABLASSE A FAIT QUOI QUI MERITE QU’ON LE RAPPELLE DEPUIS QU’IL EST AUX AFFAIRES ? JE SUIS D’ACCORD AVEC SIMON : APRES SA DEFAITE CUISANTE AUX PRESIDENTIELLES, IL FERAIT MIEUX DE LA BOUCLER UN PEU. ON EN A MARRE DES CES ABLASSERIES. TU ES FACHE PARCE QUE ROCK NE VEUX PAS TE RECEVOIR. TU AS LA MEMOIRE COURTE HEIN. SI TON ACTION CONTRE SA CANDIDATURE AVAIT MARCHE IL NE SERAIT PAS PRESIDENT AUJOURD’HUI. MAIS COMME DIEU N’EST PAS YORUBA......C’EST TROP FACILE DE CHANTER A LONGUEUR DE JOURNEE QUE RIEN NE VA. NOUS VOULONS DES EXEMPLES CHIFFRES QUI VONT NOUS PERMETTRE D’APPRECIER LES SOI-DISANT CONTRE PERFORMANCES DONT VOUS PARLEZ. SINON DE GRACE LAISSEZ LE GOUVERNEMENT TRAVAILLER ET REVENEZ DANS 5 ANS PROPOSEZ VOTRE PROJET DE SOCIETE AU PEUPLE

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  • Le 30 août 2016 à 18:06, par nikiema abdoulaye En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    Monsieur Omar à vous lire c’est comme une sorte de manque de discernement de votre part ou vous délirer. Exposer une telle publication qui se devait confidentielle,d’une personnalité de la trempe d’Ablassé Ouedraogo et avec des communications intimes avec des personnalités publiques à l’appuie c’est vendre ton âme aux diables et tu n’honore pas tes propres enfants. Si tu as encore un minimum de conscience,tu devrais lui présenter tes excuses.

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  • Le 31 août 2016 à 03:37, par kayaba Komse Roger En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    L’auteur de l’article a dit entre autre qu’Ablassé Ouédraogo n’a pas mûri son projet politique. Je dirai tout simplement qu’il n’a pas mûri. Il fait en effet preuve d’un infantilisme sidérant ; disant n’importe quoi, n’importe quand et n’importe où. Il est toujours contre tout ce qui est "pour" et pour tout ce qui est "contre", tant que ça ne vient pas de lui...
    C’est toujours "je, moi et moi-même" : syndrome d’un puérilisme de petite enfance. On est cependant en démocratie : mêmes les bouffons politiques ont leur place. Ils sont là pour animer la galerie. On en rirait si ça ne concernait pas la vie de notre pays : tragique

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  • Le 31 août 2016 à 15:35, par sankara saidou En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    Je crois que son excellence Monsieur Ablassé OUEDRAOGO saurait tirer profit de ce qui est positif dans cet écrit, qui à mon avis donne de bons conseils. Toutes les critiques ne sont pas mauvaises surtout quant ils disent la vérité à quelqu’un en vue d’un gain.je souhaite que M ouedraogo prenne note sans chercher à répondre.

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  • Le 5 septembre 2016 à 12:14, par Bukimbila En réponse à : Lettre ouverte à Ablassé OUEDRAOGO

    La vérité, rien que la vérité sur la classe politique. Tous les hommes politiques devraient lire cette lettre et tirer des leçons. Quelle analyse pertinente !

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