Déjà la saison des pluies : Attention aux comportements favorisant le paludisme !

mercredi 1er juin 2016 à 00h30min

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le paludisme tue plus d’un million de personnes chaque année dans le monde, surtout les enfants de moins de 5 ans. Le Burkina Faso est situé dans la ligne rouge où sévit cette maladie. En effet, la malaria comme on appelle encore ce fléau, est l’une des premières causes d’hospitalisation dans notre pays. En 2013, 30,50% des décès étaient dus au paludisme.

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Déjà la saison des pluies : Attention aux comportements favorisant le paludisme !

Depuis des années, le gouvernement burkinabè s’est engagé dans la lutte contre cette maladie en mettant en œuvre le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) en 1991. A travers ce programme, plusieurs actions ont été menées. Il y a la distribution de moustiquaires imprégnées, la sensibilisation... Mais la population s’implique-t-elle à fond dans cette lutte ? Il y a lieu d’en douter.

En 2010 et en 2013, 17 millions de Moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée (MILDA) ont été distribuées par le PNLP pour protéger la population. Mais dans certaines localités comme Boulsa et Dori, par exemple, ces moustiquaires imprégnées sont détournées de leur véritable usage. En effet, elles servent souvent à faire des enclos pour les animaux, pour la fabrication des hangars, pour la pêche, pour clôturer les maisons et les jardins. Ce n’est pas pour dire que l’usage des moustiquaires à lui seul peut lutter contre le paludisme, mais il faut que les Burkinabè puissent en faire bon usage. Il ne faut pas tout attendre du gouvernement. Il faut que les gens changent de mentalité car tout un chacun doit préserver sa vie.

Autre constat, dans certains quartiers de la ville de Ouagadougou, l’état des caniveaux est alarmant. Ils sont devenus des dépotoirs, dans lesquels sont déversés des sachets, des pneus, des selles, des ordures ménagères, etc. empêchant ainsi le ruissèlement des eaux. Par conséquent, des nids de moustiques se forment. Est-ce la peine de demander aux autorités de curer des caniveaux que nous avons bouchés nous-mêmes ? Tous les quartiers ne sont pas dotés de caniveaux, il faudra donc que les populations qui en possèdent dans leurs quartiers sachent en faire bon usage afin de permettre le ruissèlement des eaux.

Par ailleurs, les Burkinabè gagneront à s’organiser pour éliminer les points d’eaux stagnantes afin de rendre leurs quartiers moins humides. En attendant qu’un vaccin sur le paludisme puisse être trouvé, il faut que les Burkinabè se mettent ensemble et assainissent leur environnement afin de mieux préserver leur vie.

Wendkuni Diane Kagambèga (stagiaire)
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 1er juin 2016 à 17:35, par oeil pour oeil dent pour dent
    En réponse à : Déjà la saison des pluies : Attention aux comportements favorisant le paludisme !

    HEE, DEMANDEZ LES SPECIALISTES SI LES MOUSTIQUAIRES IMPREGNES LES ETAIENT REELEMENT.
    MEME PAS IMPREGNES DORMIR SOUS MOUSTIQUAIRE REDUIT LE RISQUE DU PALU.

    Répondre à ce message

  • Le 1er juin 2016 à 22:51, par Ada
    En réponse à : Déjà la saison des pluies : Attention aux comportements favorisant le paludisme !

    Mme, vous mettez la photo du moustique tigre et vous parlez de transmission du paludisme ?
    Merci de faire preuve de plus de professionnalisme la prochaine fois.

    Répondre à ce message

  • Le 2 juin 2016 à 07:16, par Donmozoun
    En réponse à : Déjà la saison des pluies : Attention aux comportements favorisant le paludisme !

    c’est un combat perdu d’avance. la motivation intrinsèque des individus n’est pas prise en compte dans ce combat. il ne suffit pas de distribuer des moustiquaires mais il faut aussi agir sur la motivation des individus à les utiliser. Des techniques et des méthodes existent mais comme ce n’est pas mis en application, on continuera de distribuer des moustiquaires et le problème restera le même. au contraire on s’appauvrira parce que l’argent des moustiquaires aurait pu servir dans un autre secteur du développement.
    Compter sur la bonne volonté des individus à se prendre en charge est une vraie sinécure. il faut sévir et mettre en place une brigade qui sera chargée de l’assainissement et qui réprimerait lourdement par de fortes amendes tous les indélicats qui pensent que les caniveaux sont leurs égouts ou leurs dépotoirs. la sensibilisation ne marche pas parce que les gens ne s’approprient pas les messages. il faut donc sévir. Si le chef de famille paie 50 000 FCFA parce que sa maisonnée verse les ordures dans le caniveau, je crois qu’il retiendra la leçon. mais si c’est juste lui dire que c’est bon qe le caniveau soit propre, qu’est ce qu’il en a faire de la propreté du caniveau ? Confier ma proposition de brigade au directeur de l’hygiène et de l’assainissement (je crois) de la ville de Ouaga. ce monsieur aime sa ville et aime son travail. il saura quoi faire.

    Répondre à ce message

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