Observatoire des faits religieux : L’absence de financement a constitué un handicap

mercredi 6 avril 2016 à 23h44min

Le Ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure, organise du 5 au 7 avril 2016 à Kombissiri, la première session ordinaire de l’année 2016, de l’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR). Objectifs : l’adoption du rapport annuel 2015, la programmation des activités de l’année 2016 et le renouvellement du bureau de l’observatoire. Les travaux de la présente session ont débuté ce mardi 5 avril 2016, sous la présidence de Clément Sawadogo, ministre de la fonction publique.

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Observatoire des faits religieux : L’absence de financement  a constitué un handicap

Appuyer le Conseil supérieur de la communication (CSC) dans la veille sur les contenus médiatiques à caractères religieux, promouvoir la tolérance et le dialogue interreligieux, participer au renforcement des capacités des leaders religieux : ce sont entre autres, les missions assignées à l’ONAFAR suite à sa création en janvier 2015.

Il s’agissait donc de préserver la paix et la cohésion sociales mais surtout, réfléchir sur l’évolution des faits religieux afin d’anticiper. « Notre pays a la chance d’être un havre de paix, de coexistence pacifique des religions et c’est une chance rare. Même dans notre environnement, il est fréquent d’entendre des frictions entre adeptes de diverses religions. Nous avons la chance de ne pas connaitre cette friction et cela est à l’honneur de tous les leaders religieux de notre pays. Cependant, il faut toujours être anticipatif et travailler à ce que justement cette chance se pérennise. Qu’il n’y ait jamais de rupture pour qu’on en arrive un jour, à des difficultés. C’est pour cette raison que l’observatoire a été mis en place pour faire cette réflexion » a signifié Clément Sawadogo.

Et après plus d’une année d’existence, le bilan de l’observatoire semble mitigé selon Abbé Jean-Baptiste Sanou, président de l’ONAFAR. « La première année de l’ONAFAR s’est déroulée dans le contexte de la transition politique qui s’est achevée par les élections législatives et présidentielle. Dans ce contexte caractérisé par de nombreuses turbulences d’ordre sociopolitique et sécuritaire, l’ONAFAR n’a pas bénéficié d’une attention particulière ni de la part de l’Etat, ni de la part de ses partenaires techniques et financiers, à l’exception notable de DIAKONIA » a confié Abbé Jean-Baptiste Sanou.

Ce qui a constitué une entrave à la réalisation de nombreuses activités entrant dans le cadre des missions de l’ONAFAR .Toutefois, indique Abbé Jean-Baptiste Sanou : « Nous avons pu inscrire des actions positives dans notre bilan ». Il s’agit de la collaboration avec certaines communautés religieuses, des structures de dialogue interreligieux, qui ont permis l’élaboration de plans et même la rédaction d’avant-projets de lois sur les libertés religieuses. « Nous avons été conviés à des panels, des conférences où nous avons apporté notre contribution » a-t-il renchéri.

L’ONAFAR compte poursuivre dans cette dynamique. A cet effet, les différents acteurs fondent leurs espoirs sur la dynamisation de la structure. Ce qui permettra de doter l’institution d’un budget de fonctionnement. Ainsi, le président de l’ONAFAR compte sortir de cet atelier avec un programme d’activités bien ficelé. « Le tout n’est pas d’élaborer un programme, mais de trouver les moyens de sa mise en œuvre » a-t-il précisé.

La présente session a également servi de cadre pour présenter le logo de l’ONAFAR. Il s’agit d’une loupe symbolisant la lettre O de l’ONAFAR et une pirogue dans laquelle sont embarquées des personnes qui se tiennent la main. « Pour que cette pirogue qui symbolise le Burkina traverse sans encombre les eaux souvent tumultueuses de l’histoire, il est nécessaire que nous soyons tous solidaires et que nous ramions tous dans la même direction » a expliqué Abbé Jean-Baptiste Sanou.

Nicole Ouédraogo
lefaso.net

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