Vision 2020 de la CEDEAO : Leaders religieux et coutumiers promettent de jouer leur partition

mercredi 12 août 2015 à 00h41min

Créée en 1975, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se présente comme l’institution sous régionale la mieux intégrée du continent. Si au niveau institutionnel, l’intégration semble être une réalité, ce n’est pas encore le cas au niveau des populations. Pour changer cette donne, les chefs d’Etats de la Communauté ont adopté en 2007 la vision dite 2020 de la CEDEAO. C’est-à-dire passer d’une CEDEAO des institutions à une CEDEAO des peuples. Et, la caravane organisée par le ministère des affaires étrangères et de la coopération régionale du Burkina, du 24 au 29 juillet 2015, entrait dans ce cadre.

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Vision 2020 de la CEDEAO : Leaders religieux et coutumiers promettent de jouer leur partition

Dans les sept villes traversées, le scénario était quasiment le même : saluer les autorités religieuses, coutumières et administratives, leur partager des documents sur l’institution, leur demander d’être des ambassadeurs de l’intégration, du vivre ensemble entre différentes communautés. Puis, organiser une cérémonie sur une place publique pour passer le message aux populations. Là aussi, des documents sont distribués. Mieux, des troupes traditionnelles burkinabè et étrangères font des prestations. Sans oublier la troupe théâtrale de l’Espoir de l’emblématique Hyppolite Ouangrawa, plus connu sous le nom de M’Ba Bwanga.
De Sabou à Niangoloko, musulmans, catholiques, protestants et chefs coutumiers ont salué l’initiative de les associer dans cette activité. Mieux, ils ont donné leurs bénédictions aux caravaniers. D’ailleurs, dans ces lieux de culte, il n’y a pas de distinction entre Burkinabè et autre nationalité, ont-ils expliqué. « Le souhait de l’Eglise est de travailler avec toutes les communautés. Depuis longtemps, nous avions au niveau de la CEDEAO, la conférence des évêques de l’Afrique occidentale française. Et, depuis l’an 2000, nous l’avons élargi aux pays anglophones et lusophones », a expliqué Mgr Lucas Sanon, évêque de Bobo-Dioulasso.

Supprimer les frontières artificielles

Mieux, le clergé demande également aux laïcs et autres groupes de prière de suivre le mouvement, a-t-il poursuivi. « Partout où nous allons, nous rencontrons les différents leaders religieux. Alors, je crois que ce mouvement de l’intégration, si elle a lieu vraiment, pourra aider à combattre ensemble certains mouvements intégristes qui dévient l’unité et qui menacent la sécurité de la région », a rappelé Mgr Sanon.
Du côté des autres confessions religieuses, les leaders disent prêcher quasiment la même parole. Et, promettent de jouer pleinement leur partition dans l’atteinte des objectifs de la vision 2020 de la CEDEAO. Toute chose qui devrait permettre de supprimer les frontières qui « doivent être artificielles mais ne doivent pas diviser les Hommes » comme l’a rappelé Adama Compaoré, le directeur de cabinet du ministère des affaires étrangères, le chef de la délégation des caravaniers.
Même son de cloche du côté des coutumiers. L’intégration est un long combat et cette caravane, première édition en est une étape. Pourvu que les différents leaders jouent effectivement leur rôle.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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