Responsabilité sociétale des entreprises : L’antidote des contestations tous azimuts ?

dimanche 22 février 2015 à 23h22min

Aider les différentes entreprises à mieux comprendre les nouvelles mesures fiscales contenues dans la loi de finances gestion 2015. C’est l’objet de l’atelier de formation organisée par le cabinet SAUFA, le 21 février 2015 au profit de ses partenaires. Aussi, au cours de cette session, les participants ont pu suivre une communication sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). La question de la RSE est un sujet d’actualité, au regard des nombreux désaccords et incompréhensions entre sociétés et populations riveraines constatées ces derniers temps.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Responsabilité sociétale des entreprises : L’antidote des contestations tous azimuts ?

Depuis l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, les saccages de sociétés (minières notamment) se sont multipliés. Aussi, la police nationale a fait une étonnante découverte d’une importante société de la place qui s’adonne à la falsification des dates de péremption de produits de consommation. Ces différents faits dénoteraient de la mise au second plan de la responsabilité sociétale de la plupart de nos entreprises. D’ailleurs ce concept de RSE, né dans les années 1950 demeure peu connu et peu maitrisé par plusieurs entreprises africaines. Pourtant, l’entreprise ne doit pas se considérer comme un vase clos. Surtout, dans le contexte actuel du Burkina.

A travers sa communication intitulée « la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) dans un contexte post-insurrectionnel », Nelson Congo, spécialiste en management international des organisations et des entreprises, a interpelé les managers d’entreprises sur quelques fonctions de ce concept. La RSE peut être ou est l’antidote des contestations tous azimuts dans les entreprises et organisations modernes, a-t-il expliqué. « Dans une situation de post-insurrection, il va de soi que la question de la RSE soit adoptée par les entreprises. Nous allons commencer à lancer le thème. Pour les entreprises qui voudront continuer, nous avons des outils de mise en pratique de la RSE pour les accompagner », soutient le communicateur du jour.

Loi de finances gestion-2015 : de nouvelles mesures fiscales

Mais avant d’en venir au thème de la RSE, les participants ont pu s’imprégner des nouvelles mesures fiscales de la loi de finances, gestion-2015. Au dernier trimestre de l’année 2014, des bruits couraient déjà dans certains milieux sur les intentions du législateur burkinabè d’introduire des réformes fiscales assez importantes. Ces rumeurs et supputations se sont confirmées avec l’adoption par le Conseil national de la transition, le 29 décembre 2014 la loi n°001-2014/CNT portant loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat gestion 2015.
En ces articles 11 à 30, cette loi a revisité certaines dispositions importantes du code des impôts et autres textes législatifs et réglementaires. « Les principales réformes fiscales véhiculées par la loi de finances 2015 ne concernent que les petites et les micros entreprises à savoir toutes celles qui réalisent annuellement un chiffres d’affaires inférieur à 50 millions de francs CFA hors TVA. Mais, en réalité, le caractère imbriqué de l’économie fait qu’il est illusoire de penser que les changements imposés au plan fiscal aux petites et micros entreprises ne toucheront pas les moyennes et les grandes entreprises », précise Vincent Zongo, le gérant du cabinet SAUFA.

« Au regard des objectifs fiscaux de la loi de finances 2015, on ne peut douter de l’impact de cette nouvelle donne sur le fonctionnement et la performance des entreprises. En ce qui concernant la TVA, la présente réforme est l’une des plus importantes depuis son institution en 1992 au Burkina », poursuit-il.
Les petites entreprises ne peuvent plus collecter la TVA
Selon la loi de finances gestion-2015, les petites entreprises ne doivent plus facturer la TVA et deviennent de facto des consommateurs finaux. Cette réforme ne serait pas tellement avantageuse pour les entreprises et risque même de provoquer un renchérissement des prix sur le marché.

Au nombre des réformes dont le caractère avantageux ne fait l’objet d’aucun doute, il y a les exonérations des droits de douanes et de TVA pour les importations de matériel destiné aux organes de presse. Les entreprises de micro-finance bénéficient également d’exonérations de droits de taxes et de TVA pour les importations de matériel informatique et de logiciels de gestion. Les exonérations ont été reconduites dans la promotion immobilière.
« C’est dans l’optique de prêcher un changement de comportement fiscal que le cabinet SAUFA a jugé nécessaire d’inviter à cette session les micros, petites, moyennes et grandes entreprises, les particuliers et certains agents de l’Etat. A la sortie de cette rencontre, le souhait est que : « plus aucune disposition de la loi de finances gestion 2015 n’échappe encore à notre compréhension » », souligne Vincent Zongo.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Imprimer l'article

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés