Vols d’engins à deux roues : La police nationale retrouve et restitue 33 motos

vendredi 23 janvier 2015 à 23h25min

Le phénomène du vol des engins à deux roues dans la ville de Ouagadougou est de plus en plus récurrent. Pour l’année 2014, les services de police de la ville ont reçu 1281 déclarations de vol. Sur ce total, 54 engins avaient été retrouvés et restitués à leurs propriétaires légitimes. Ce 23 janvier 2015, le commissariat central de la capitale a encore organisé une cérémonie de restitution de 33 motos retrouvées au cours des différentes opérations des services de police de la ville.

Vols d’engins à deux roues : La police nationale retrouve et restitue 33 motos

Actuellement, au niveau des six commissariats d’arrondissement et le commissariat central de la ville de Ouagadougou, 1688 vélomoteurs, motocyclettes et cyclomoteurs et 1752 bicyclettes y sont entreposés et attendent leurs propriétaires légitimes. C’est pourquoi, le commissaire central de la ville de Ouagadougou, Jean Alexandre W. Darga a invité tous ceux qui ont perdu leurs engins à faire le tour desdits commissariats pour vérifier si les leurs ne s’y trouvent pas.

Ces différents engins ont été saisis aux mains des délinquants lors des différentes opérations effectuées par la police nationale, a précisé le commissaire principal de police. Il s’agit, aussi bien des opérations de contrôle de pièces entrant dans la conduite des engins, des opérations de ratissage, que des opérations de lutte contre le grand banditisme.
Mais, « il ne s’agit pas d’engins volés seulement à Ouagadougou, mais aussi dans différentes villes du pays mais qui ont été retrouvés à Ouagadougou et qui ont été saisis lors de ces différentes opérations », a souligné le commissaire central de la ville.

Des propriétaires heureux

Pour les victimes de vol qui sont entrés en possession de leurs montures, c’est la satisfaction. Constant Yaro est commerçant. Il a perdu sa moto fin 2012, soit depuis plus de deux ans maintenant. « C’est le commissariat de l’arrondissement de Bogodogo qui m’a appelé pour m’informer que ma moto a été retrouvée et que je peux venir récupérer. J’avais du mal à croire que c’est vrai. Je dis merci à la police », lance-t-il.
El Hadj Boureima Oumbouré, lui, avait perdu sa moto dans un lieu de culte. « Des voleurs ont pris ma moto pendant que je priais dans la mosqué de Zangwetin. Aujourd’hui, je la retrouve. Je peux dire merci à Dieu et merci à la police », explique-t-il, sourire aux lèvres.
Salimata Traoré réside dans la capitale économique du pays. Mais ce matin, elle était à Ouagadougou. Toute heureuse, elle explique : « J’ai perdu ma moto à Bobo-Dioulasso et elle a été retrouvée à Ouagadougou. Je n’ai pas de mots pour dire merci à la police. Je suis tellement contente aujourd’hui parce que je commençais à perdre espoir quant à la possibilité de retrouver mon engin », déclare-t-elle.

Des milliers d’engins attendent encore leurs propriétaires

En plus de cette trentaine d’engins, plusieurs autres attendent leurs propriétaires légitimes dans les différents parkings des commissariats de la ville de Ouagadougou. « Il y a, entreposés dans nos différents commissariats (central, des arrondissements de Bogodogo, Baskuy, Boulmiougou, Nongr-Massom, Sig-Noghin, Ouaga 2000), des milliers d’engins qui demandent à être restitués à leurs propriétaires mais dont les propriétaires ne sont pas connus parce que tout simplement les délinquants ont tripoté les numéros et en entrant dans nos bases de données, ça ne nous permet pas de retrouver l’adresse des propriétaires », explique Jean Alexandre W. Darga.
En tous les cas, il a lancé un appel à toutes les victimes, à passer dans les différents services de police pour vérifier si leurs engins ne s’y trouve pas.

Aussi, a-t-il appelé les populations à davantage de collaboration avec les forces de sécurité. Car, « La collaboration des populations est indispensable à l’efficacité des services de sécurité et à l’amélioration de nos résultats. Nous invitons les uns et les autres à renforcer la collaboration avec nos services, à dénoncer toute personne suspecte qu’ils viendraient à détecter autour d’eux, pour que nous puissions réussir notre mission », a lancé le commissaire central de la ville. Il y va de la sécurité de tous.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Messages

  • Bravo a nos braves policiers qui risquent leur vie pour assurer notre securite et au celle de nos biens. En ce qui concerne la difficulte a retrouver les vrais propritaires des motos en raison du tripatoullage des numeros de serie, je suggere a la police pour un futur proche ou lointain de :

    1) photographier ou filmer chaque moto sur plusieurs plans

    2) creer un site pour objets voles et faire passer les images dans ce site ou encore

    3) faire passer les images a la television nationale suivant un programme precis.

    Ceci aura l’avantage :

    - de permettre soit avec sa tele ou son ordinateur d’avoir un apercu de son engin et aussi une idee sur le commissariat concerne ;
    - et d’eviter a ceux qui sont hors de la localite concernee d’avoir a se deplacer sans aucun indice ou certitude sur son engin. Sidik

  • Félicitations a la police !

  • Braves policiers ! Souvent si incompris, mal récompensés. ...
    Gratitude pour cette fructueuse opération

  • Respect pour le travail abattu par la police, nous savons que vous êtes en sous effectif et mal équipé. Merci !!!

  • merci aux forces de sécurité pour le formidable qu’ils abattent les jours. Dieu vous bénisse et vous protège. afin d’aider ceux qui très loin de Ouagadougou, veillez communiquer les numéros de cadre et autres sur ce site.merci de la compréhension.

  • Bravo aux forces de l’ordre qui essayent tant bien que mal de faire leur travail. Mais je proposerai en connaissant les réalités financières des services qu’une solution qui permettrait de désengorger les commissariats serait d’informatiser le système des plaintes pour pertes et vols d’engins et de tout autre objet. Au moins jusqu’au niveau province pour ne pas dire pour tous les commissariats du Burkina. Ainsi, pour une moto perdue à Ouaga et retrouver à Diapaga, nul besoin d’attendre 2 ans que le propriétaire puisse s’y rendre et la retrouver.

  • Bon boulot. Mais songer aussi à nous débarrasser des grands braqueurs

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