Sexe scandale à Bama : Le réquisitoire de Djafar Héma contre l’Imam Dao

vendredi 20 septembre 2013 à 14h50min

L’affaire El Hadj Abdoulaye Dao, du nom d’un Grand Imam à Bobo-Dioulasso, par ailleurs gestionnaire de l’Agence Labaïka Tour (organisatrice du pèlerinage à la Mecque) est en passe de remplacer les feuilletons dans les foyers. Le film des sorties pour le moins glamours du « barbu » est tombé entre les mains de Djafar Héma, la terreur des dignitaires religieux. Depuis, c’est toute la ville qui vit au rythme de ce que l’on qualifierait volontiers de « Boussiragate ».

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            Sexe scandale à Bama : Le réquisitoire de Djafar Héma contre l’Imam Dao

L’histoire est passionnante. Et les CD (Compact Disc) sont tout aussi convoités. Malheureusement pour l’image des sunnites de Bobo-Dioulasso, l’incriminé ne peut pas nier les faits cette fois-ci. Car étant un des leurs.

Abdoulaye Dao, puisque c’est de lui qu’il s’agit a donc été pris la main dans le sac. En train de « flirter » avec la femme d’autrui, de surcroît un malade mental du nom d’Aboubacar Konaté, qu’il était censé soigner. C’est donc nanti de son statut de soignant et d’ami au couple que l’érudit musulman emmenait Aboubacar et Boussira à Bama, une localité situé à quelques kilomètres de Bobo-Dioulasso.

Mais au lieu d’une cure, l’Imam et Boussira ont trouvé d’autres centres d’intérêts. S’emmouracher et filmer leur « histoire d’amour ». Des moments de plaisir qui vont se matérialiser par une mise à l’écart du malade. A qui Boussira aurait donné 40.000 F CFA pour se faire une autre vie en guise de remboursement de dote à la famille de son époux.

L’Imam se chargeant de s’occuper légalement d’elle, par la voie normale, après un mariage. Et pour cela, il répudie une de ses épouses, amie à Boussira. Du mariage va naître un enfant. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais malheureusement pour Dao, elle venait de commencer pour Djafar.

Le « juge » Djafar Héma entre en jeu

Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, Djafar Héma ne laisse personne indifférent à Bobo-Dioulasso. De Blaise Compaoré à Cherif Ousmane Haïdara, leader d’Ansardine au Mali en passant par les dirigeants locaux, il ne ménage personne.

Fustiger et rappeler à l’ordre semble être son activité favorite. Et c’est dans ce cadre qu’il va sommer l’Imam Dao de se présenter, de s’expliquer et de remédier à son erreur. En répudiant Boussira. Bien avant d’en arriver là, il faut dire qu’il a reçu la quasi-totalité des acteurs de la tragédie d’Abdoulaye Dao. La famille d’Aboubacar Konaté, l’ex-mari de Boussira (Sa maman, son frère et des amis), les représentants de l’Imam Dao, le frère de Boussira, elle-même… Comme dans une télé-réalité, toutes ces personnes se sont exprimées devant Djafar et sa caméra.

Elles ont été entendues et filmées et les CD soigneusement gardés. Pour servir en temps opportun, notamment lors des très attendues prêches de vendredi de Djafar. C’est donc en ayant la situation en main, en ayant une parfaite connaissance sur la vie de couple de Boussira que Djafar va interpeler l’imam Dao.

Les principes de la vie sociale étant violés par un de ses gardiens (Dao en l’occurrence), Djafar passe de la menace à l’action en promettant de «  laver le mouvement sunnite de ses souillures ». Depuis, les bobolais n’ont plus de passion que pour les CD de Djafar sur l’affaire Abdoulaye Dao et Boussira.

Le film polémique

14 minutes. C’est le temps que dure le film qui incrimine Abdoulaye Dao. Filmés par lui et par sa maitresse d’alors. Il faut dire que le scénario n’aurait pas fait scandale si l’Imam Dao n’était pas Imam et sunnite. Une branche de l’islam qui préconise le strict respect des lois islamiques.
Ainsi, entre autres scènes, on y voit Boussira sans hijab ni burka mais en pagne et en soutien-gorge. Pendant que l’imam joue au charmeur. En montrant son ventre à la jeune femme. Pire, il va proposer à Boussira de descendre son pantalon. Chose que Boussira refusera d’ailleurs en opposant le risque d’un regard extérieur.

Pendant que malade, le mari cocu mangeait tranquillement sur une natte, sans soupçonner ce qui se passait. Pour le reste, on voit un imam en train de faire des avances, des propositions de mariage tout en se réjouissant de la maladie du mari cocu.

Avec des termes pour le moins inamicaux, notamment ce proverbe «  si un commerçant ne part pas au marché, il revient aux autres d’en profiter ». Effectivement, l’Imam en à profité. Puisque Bama est entre temps devenu sa destination favorite avec toujours Boussira, Aboubacar Konaté comme compagnons. Lui et sa future femme se donnait toute fois la peine de se soutirer, une fois à Bama, du regard perturbateur d’Aboubacar Konaté.

Djafar, prémonitoire sur la position de la Fédération des associations musulmanes.

« Je n’ai rien contre Blaise, mais je suis contre ses faits. Notamment les tueries », propos de Djafar Héma pour entamer la question du sénat. Comme dit, comme prévu par lui lors de ses prêches, la communauté musulmane par la voie de ses représentants qui se sont exprimés ont dit oui au sénat. Il ne pouvait pas en être autrement selon Djafar. Pour mainte raison. Premièrement, parce que la Fédération des associations musulmane n’est pas entièrement faite d’expert en droit ou en démocratie. Deuxièmement, parce que les dirigeants de cette fédération ne peuvent pas dire la vérité à Blaise Compaoré. Ils ne font que lui dire ce qu’il veut entendre. Et selon lui, les leaders religieux musulmans ne demandent pas l’avis des fidèles ou des dignitaires religieux qui osent les contredire. A cause donc des mauvais conseillers, le Président du Faso est trompé selon Djafar. Un homme «  à qui on fait croire qu’il devient intelligent lorsque sa tête grossie pour cause de maladie ».

Ousséni BANCE

Lefaso.net

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