CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO : Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

dimanche 17 mars 2013 à 22h33min

Les habitants de Passakongo, soutenus par leurs frères des villages de Boron, de Koplan, de Happérékuy et de Kankonon, ont organisé le 16 mars 2013, une marche pour exiger la libération des détenus de Passakongo. C’est le secrétaire général de la province du Mouhoun, Victorien N. Oyangraoua les a reçus au gouvernorat de Dédougou.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO :  Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

Après la marche du 9 février 2013, les habitants de Passakongo étaient encore dans la rue le samedi 16 mars 2013 pour exiger la libération « immédiate et sans conditions des douze détenus de Passakongo ». En effet, le 16 novembre 2012, le Tribunal de grande instance de Dédougou condamnait 23 personnes parmi la soixantaine inculpée dans la crise intercommunautaire de Passakongo, à des peines diverses. A ce jour, une dizaine de condamnés ont fini de purger leur peine. Une douzaine croupissent toujours en prison et leurs « frères » ont battu le pavé pour exiger leur libération. Venus de Boron, de Happérékuy, de Koplan, de Kankonon et de Passakongo, les marcheurs, partis de la place de l’ancienne auto-gare, ont rallié le gouvernorat de Dédougou, en passant par le rond-point Nazi Boni. En l’absence du gouverneur de la région, c’est le secrétaire général de la province du Mouhoun, Victorien N. Ouangraoua qui les a reçus. Après la lecture de la déclaration par leur porte-parole Michel Sama, elle a été remise au représentant du gouverneur. Victorien Ouangraoua, tout en les remerciant de l’esprit pacifique de la marche, leur a signifié que le message sera transmis à qui de droit, afin de prendre les mesures qui conviennent. Non contents de ces propos du secrétaire général de la province et du traitement de ce dossier depuis le déclenchement de la crise, les manifestants ont investi le gouvernorat dans l’intention d’obtenir sur place la libération de leurs frères. Ils ont même menacé de chasser tous les Peulhs de Passakongo dès leur retour « peu importe les conséquences qui surviendraient ». Comme lors de la première marche, les autochtones de Passakongo ont taxé l’administration, la justice et même les forces de sécurité, d’avoir un parti pris en faveur des allogènes concernés par cette affaire. Une situation, selon les manifestants, qui n’est pas faite pour favoriser la cohabitation entre ces deux communautés dans cette partie de la région de la Boucle du Mouhoun, si ce n’est d’« exacerber les tensions et accentuer les fractures sociales » indiquent les marcheurs.

Kamélé FAYAMA
fagracias@yahoo.fr

Sidwaya

Imprimer l'article

Vos commentaires

  • Le 18 mars 2013 à 08:36, par Parole de h
    En réponse à : CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO : Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

    Continuez de marcher, vous allez user vos chaussures c’est tout !!! qu’es ce que vous croyez, qu’on peut agresser ses concitoyen et être libre comme ci de rien n’était au nom du calme social... bicyclette, patati-patata, tant que la justice ne passe pas par là, il devront croupir en prison vos maris, frères et fils !
    La sauvagerie,C’est trop facile........

    Répondre à ce message

  • Le 18 mars 2013 à 09:03, par jelgel
    En réponse à : CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO : Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

    Attention a ses excités ! ils n’ont jamais été les seuls autochtones de la région encore moins de Passakongo !nous pouvons mobilisés aussi et dans toute l’Afrique ! halte à la xenophobie car la reponse de l’autre groupe peut se reveler grave de conséquences car personne n’a le monopoles de la violence !

    Répondre à ce message

  • Le 18 mars 2013 à 10:02, par Sam
    En réponse à : CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO : Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

    Une fois de plus, une ethnie, toujours la même, les peuls, est l’objet de haine. Le Pays des Hommes Intègres ? Mon frère ? Ma soeur ? Des mots rien que des mots. Tant que chaque citoyen n’aura pas un minimum de respect pour l’autre même si cet autre est différent de par sa culture, son origine, sa religion, sa couleur de peau, tant que chaque burkinabé n’aura pas un minimum de respect pour la loi républicaine dont les décisions de justice, tant que chaque burkinabé prendra comme modèle ce que les dirigeants donnent en exemple, le pays restera ce qu’il est : un grand bordel inorganisé.

    Répondre à ce message

  • Le 18 mars 2013 à 12:29, par Yero Salomon
    En réponse à : CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO : Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

    <<..., les autochtones de Passakongo ont taxé l’administration, la justice et même les forces de sécurité, d’avoir un parti pris en faveur des allogènes>>. Evitez d’affirmer qu’un groupe est autochtone ou allogene dans un meme pays. Je connais une autre version qui dit que les peulhs etaient installes a Passakongo avant les bwabas. Alors, c’est mieux que les journalistes ne tombent pas dans ce piege de la division.

    Répondre à ce message

    • Le 18 mars 2013 à 13:24, par Sangaré Mousssa
      En réponse à : CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO : Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

      Je suis peul et j’aimerais être sincère.Toute personne connaissant l’histoire de l’ex Haute -Volta aujourd’hui Burkina Faso, sait que nous les peulhs ne sommes pas autochtones de ce pays, par contre les bwabas oui. Un peul n’a pas de village au Burkina, notre fief c’est dans la région du Sahel. Que mes parents peuls qui disent qu’ils sont les premiers à s’installer nous disent d’où sont quittés les bwabas qu’ils ont accueillis chez eux. Dédougou et tous ses villages environnants sont des villages bwabas.

      Répondre à ce message

      • Le 18 mars 2013 à 16:05, par Yero Salomon
        En réponse à : CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO : Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

        Mr Sangare, etre "autochtone du Burkina" ne veut pas dire qu’on s’est intalle dans tous les villages du Burkina avant tot le monde. Vous etes peut-etre sincere mais vous devez analyer davantage !

        Répondre à ce message

      • Le 18 mars 2013 à 16:57, par la justice
        En réponse à : CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO : Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

        mon cher ami lhistoire de passakongo est tout autre. Les peulh sont bel et bien les autochtones de passakongo et c’est d’ailleurs cette pillule que les uns et les autres ont aujourdhui du mal à avaler.Figurez vous bien les bwaba ont décidé de recourir à la violence parce qu’ ils savent que c’est la seule option qui leur reste pour amener les peuls, plutot minoritaires, à renoncer à la propriété foncière de passakongo, du moins la propriété coutumière de la terre de passakongo. Pour ce faire ils ont eu recours à l’aide des bwabas de villages environnants mobilisés que ceux-ci ont été autour de l’idéal ethniciste sinon raciste. Demande aux bwaba, ils te diront comt ils obtenaient la terre cultivable à passakongo s’ils s sont honnetes.

        Répondre à ce message

    • Le 19 mars 2013 à 15:15, par Sangaré Mousssa
      En réponse à : CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO : Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

      Une situation, selon les manifestants, qui n’est pas faite pour favoriser la cohabitation entre ces deux communautés dans cette partie de la région de la Boucle du Mouhoun, si ce n’est d’« exacerber les tensions et accentuer les fractures sociales » indiquent les marcheurs.

      Répondre à ce message

  • Le 18 mars 2013 à 15:24, par bedjan
    En réponse à : CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO : Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

    moi je soutiens ces marcheurs ! si zakaria sawadodo a été pris en flagrant délit de fraude électoral et qu’on le laisse être 2ème adjoint au maire de ouagadougou je ne vois pas pourquoi on va enfermer ces pauvres paysans alors que l’hivernage approche à grands pas !!!
    D’ailleurs c’est le gouvernement qui est responsable de cette situation ! tout le monde sait que les problèmes de cohabitation sont récurrents et nos autorités ne prennent aucune initiative pour amener les communautés concernées sous l’arbre à palabre à l’africaine !!!!
    Libérez ces gens !!!

    Répondre à ce message

  • Le 18 mars 2013 à 16:26, par ANNAN
    En réponse à : CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO : Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

    c’est à cause des conceptions arriérées du genre "autochtone, allogènes, musulmans, chrétiens, étrangers" que la Côte-D’Ivoire a pris feu. la ville de Bobo souffrent de l’usage dans leur langage politique de certains de ces termes. Alors méfions-nous

    Répondre à ce message

  • Le 18 mars 2013 à 20:23, par Joseph
    En réponse à : CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO : Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

    C’est domage pour l’Afrique au lieu de se frayer un chemin de developpement,on s’atarde à des histoires pareilles qui peuvent nous couter cher et nous faire reculer de 30ans malgré notre misère grandissante.Regarder la region des grands lacs en Afrique.Elle regorge le sous-sol le plus riche du monde.Mais à cause de ces fitulités de différeeces,ou sont-ils aujourd’hui ?Pardonner mes frères burkinabè acceptons d’avancer.nos enfants et nos petits enfanrts attendent nos actions positive.Aprè l’exclavage et la colonisation qui nous a ruiné.Sauvons l’Afrique.

    Répondre à ce message

    • Le 19 mars 2013 à 08:11
      En réponse à : CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO : Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

      par DH,
      moi je veux que ces bwaba nous disent clairement ce qu’ils veulent .comment quelqu’un peut se lever volontairement aller s’attaquer à des biens d’autrui et parler encore de justice .je ne sait pas si ceux qui soutiennent ces derniers savent ce qui veut dire "justice". hier j’étais dans le car et un certain coulibali disait à sa voisine :"dans tout sa aucun peul n’a été arrêté" je pense que c’est de l’irresponsabilité parce qu’un haut cadre comme ce type , qui est censé connaitre la loi et donner le bon exemple, conseiller ses parent qui ne comprennent que ce qu’ils ont fait est grave se permet de parler ainsi .c’est vraiment domage que des gens qui se disent grands de ce pays poussent leurs camarades à commettre de tels actes !

      Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés