Chantiers universitaires : Le ministre Ouattara s’imprègne du niveau de l’état d’avancement

jeudi 28 février 2013 à 00h15min

Le 26 février 2013, Pr Moussa OUATTARA, ministre des enseignements secondaire et supérieur et ses collaborateurs ont visité les différents chantiers en construction à l’université de Ouagadougou et à l’université Ouaga 2. Cette visite avait pour but de faire l’état des lieux de l’avancement des différents chantiers en construction.

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Chantiers universitaires : Le ministre Ouattara s’imprègne du niveau de l’état d’avancement

Commencé sur le site de l’université Ouaga 2 sise à Gonsé à la sortie Est de Ouagadougou, la visite a permis au ministre en charge des enseignements secondaires et supérieurs, Pr Moussa OUATTARA de toucher du doigt les réalités des deux chantiers. Ainsi le ministre a constaté pour commencer, que les travaux des deux amphithéâtres à Ouaga 2 n’ont pas encore commencé du fait d’un problème d’aménagement lié au bornage. Ce qui a occasionné un déplacement du site.

Mais l’implantation des structures chargées de la réalisation des infrastructures (Faso Construction et Services) et de leur contrôle (Etude et Réalisation Civiles et Industrielles) au niveau de l’université de Ouaga 2 a effectivement commencé ce 26 février 2013. Les travaux de construction devraient débuter dans trois jours, a en croire les propos de Ousmane A. DIALLO, directeur général adjoint de Faso construction et services (FCS). Et d’ici à six mois, ils seront en phase de finition d’après M Robert Moutoro de l’ERCI (étude et réalisation civiles et industrielles).

Une cité universitaire de 408 lits

Quant au chantier de la cité universitaire de Ouaga 2, il a connu une petite évolution. Ils sont à un bâtiment R+1 déjà. D’une capacité de quatre cents huit (408) lits, les travaux de construction de la cité universitaire de Ouaga 2 seront terminés dans les délais selon le directeur général adjoint de FCS.

Le Pr Moussa OUATTARA a également visité à l’université de Ouaga 2, un amphithéâtre dont la construction est achevée et qui a été équipé. Cet amphithéâtre est d’une capacité de mille cinq cents (1 500) places. Cependant, d’autres travaux de construction sont obligatoires pour que l’université de Ouaga 2 devienne fonctionnel, note le Ministre des enseignements secondaires et supérieurs, qui cite notamment la construction d’un centre de santé et d’un restaurant.

Beaucoup de retard

Beaucoup de retard a été accusé dans l’exécution des travaux dont les délais sont déjà dépassés. Pour le Pr Stanislas OUARO, Président de l’université de Ouaga 2, cela est dû surtout aux finances. En effet, M OUARO relève le fait que ces chantiers soient entièrement financés par l’Etat Burkinabé dont les ressources sont maigres en plus des autres priorités auxquelles l’Etat burkinabé doit faire face. Les entrepreneurs (FCS et ERCI) ont invité le ministre à repasser dans trois semaines pour voir l’évolution des chantiers.

En visitant le premier amphithéâtre de l’université de Ouagadougou, le ministre des enseignements secondaires et supérieurs s’est dit satisfait de l’état d’avancement de ce site. Cet amphithéâtre est d’une capacité de 2 500 places subdivisées en trois salles : deux de 625 places et une de 1 250 places. Il est prévu aussi une salle de professeurs dans cet amphithéâtre dont les murs et les différentes compositions sont visibles.

Les travaux du deuxième amphithéâtre (de même capacité que le premier) de l’université de Ouagadougou par contre n’ont pas beaucoup avancé. Cela est dû à son emplacement, très proche du canal. Il a fallu donc, d’après M Sibila F. YAMEOGO du bureau d’études l’ESPACE, faire beaucoup de remblais avant de commencer les travaux. Ce qui explique le retard par rapport au premier amphithéâtre. Mme Henriette KABORE directrice générale de BTM (Bâtiment Travaux Maintenance) se dit fière car seule femme sur les six entrepreneurs retenus, ses chantiers sont les plus avancés. Elle conclut en disant qu’elle aura fini les constructions sur ses chantiers au plus tard dans six mois. Il est aussi prévu la construction d’une unité d’odonto-stomatologie composée de deux cliniques, d’un bloc pédagogique et d’un bloc administratif à l’université de Ouagadougou.

Désengorger les universités

La construction de ces différents amphithéâtres va permettre de désengorger un peu les différentes universités du Burkina et résoudre par la même occasion le problème d’espace qui constitue un problème majeur au sein de nos universités selon le Pr OUATTARA, ministre des enseignements secondaires et supérieurs.

Actuellement des réflexions sont faites sur la situation dans les universités de Ouagadougou surtout. Pour M OUATTARA, ces réflexions doivent permettre de n’avoir qu’une seule année académique au sein de nos universités (2012-2013). Les différents acteurs (étudiants, parents d’élèves, enseignants, syndicats du milieu estudiantin) travaillent à débuter les cours au mois d’octobre d’ici à deux ans, poursuit-il.

Le nombre d’assistants a également été augmenté. Ils sont 85 maintenant. Et chaque université peut engager 05 professeurs supplémentaires par an en attendant les états généraux.

M OUATTARA affirme également que la construction de 240 bureaux pour les professeurs est de nouveau à l’ordre du jour. Un maître d’ouvrage délégué a été choisi pour assurer la bonne marche des travaux. Le gouvernement espère donc la livraison de ces constructions dès la prochaine rentrée. Il ajoute aussi que toutes ces décisions prises par le gouvernement concourent à normaliser la situation au sein de nos universités. Ces universités, maison du savoir par lesquelles sont passées beaucoup de nos autorités.

Près de 8 milliards pour désengorger les universités publiques

Les différents projets de construction d’infrastructures universitaires vont coûter environ huit milliards (plus de 7 900 000 000) de F CFA à l’Etat Burkinabé. Ces infrastructures sont composées de sept amphithéâtres d’une capacité de 2 500 places chacun (dont deux à l’université de Ouaga 2, deux à l’université de Ouagadougou, deux à l’université de Bobo et un à l’université de Koudougou), d’un bâtiment d’odonto-stomalogie (composé de deux cliniques, d’un bloc pédagogique et d’un bloc administratif) et d’une cité universitaire.

La visite sur les chantiers par le ministre aura donc permis au ministre d’avoir une idée réelle de l’avancement des travaux et en insistant sur le respect des délais d’exécution, de mettre la pression sur les entreprises chargées de l’exécution de ces travaux.

Patindé Amandine KONDITAMDE (stagiaire)

Lefaso.net

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