Au coin du palais : Un chorégraphe accusé « d’attentat à la pudeur »

mercredi 24 octobre 2012 à 23h09min

Chorégraphe à Bobo-Dioulasso, DD décidait de tenter le défendu dans la journée du 8 septembre 2010. Piqué, on ne sait par quelle mouche, il a invité AT, une fille de 14 ans au moment des faits, à le suivre. Sans hésiter, elle le suivra naïvement. Après l’avoir déshabillée, il lui fera des touches vaginales. C’est après avoir constaté que leur fille saignait que les parents l’ont sommée de dire la vérité. Même s’il n’était pas comparant au TGI de Bobo-Dioulasso aux audiences correctionnelles du 23 octobre 2012, parce que bénéficiant d’une liberté provisoire, le prévenu a contesté les faits dans ses déclarations au parquet. Il disait être à Orodara aux moments des faits.

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Pour le parquet, il n’y a pas de raison qu’il soit le seul à être indexé par la fillette dans une situation d’autant plus grave qu’il s’agit d’une mineure. L’ayant déclaré coupable, le Tribunal l’a condamné à 6 mois de prison avec sursis.


Un stage de perfectionnement en matière de vol en prison

Condamnés en 2011 pour des raisons différentes, JO, DO et YT se sont retrouvés à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso. Si DO a purgé sa peine, YT et JO étaient presqu’à terme de leurs condamnations. Au regard de leurs comportements, ils ont bénéficié des corvées extérieures. Les trois en ont profité pour fomenter un vol de deux bœufs à Péni, une commune rurale à une trentaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso le 22 juin dernier. Afin d’évacuer rapidement les animaux sur Bobo-Dioulasso, ils se sont attachés les services d’un conducteur de tricycle et de son accompagnant. Par défaut de carburant, le tricycle ne pourra se rendre à Péni qu’à 6h 30 au lieu de 4h du matin comme souhaité par les trois acolytes.

Au moment d’embarquer les bœufs, ils auront la mauvaise surprise d’accueillir le propriétaire des animaux. Pris la main dans le sac, les voleurs ont pris la clé des champs, laissant sur les lieux le conducteur du tricycle et son accompagnateur. Pour le procureur, les précédentes condamnations ont produit un effet contraire. Au lieu de regretter leurs actes, ils ont muri un vol. Aux audiences correctionnelles du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, YT a écopé de 2 ans de prison ferme avec la même peine pour JO qui n’était pas comparant, et qui a fait l’objet d’un mandat de dépôt. Le conducteur de tricycle et son accompagnateur ont été libérés pour vol non constitué.


Affaire Tonkar : l’ex-maire de Gaoua condamné à 12 mois de prison ferme

Farayèri Frédéric Da, ancien maire de Gaoua et son acolyte Dabayèri Kambou ont été condamnés chacun à une peine d’emprisonnement ferme de 12 mois et à une amende de 200 000 FCFA par le Tribunal de grande instance (TGI) de Gaoua ce mardi 23 octobre 2012. Ils ont été tous les deux déclarés coupables d’avoir incité les populations de Tonkar à manifester suite à la mort suspecte de l’élève Francis Kambou en août dernier. Par ailleurs, Farayèri Fréderic Da et Dabayèrè Kambou ont été condamnés avec 28 autres personnes à payer la somme d’environ 10 millions FCFA de dommages et intérêts aux victimes. En outre les 28 autres prévenus ont été aussi déclarés coupables de participation à une manifestation illicite et d’actes de vandalisme. 6 d’entre eux ont été condamnés à 24 mois de prison ferme et 16 à 6 mois de prison ferme.

Les 6 restants, eux, ont été condamnés à une peine d’emprisonnement de 6 mois avec sursis. Sur les 34 prévenus, 4 ont été relaxés soit au profit du doute, soit pour infractions non constituées. Selon le président du Tribunal, les condamnés ont un délai de 15 jours pour faire recours à la Cour d’appel de Bobo, s’ils ne sont pas satisfaits des peines à eux infligées. Ce procès fait suite aux manifestations de Tonkar lors de la mort suspecte du jeune Francis Vovorganbana Kambou, âgé de 12 ans et natif du même village qui est le 7e secteur de la ville de Gaoua. La manifestation avait entrainé près de 10 morts et des saccages de commerces et d’habitations.


Le berger, sa femme, son fils et les bœufs

DS est un berger au quartier Belle-ville de Bobo-Dioulasso. Vivant avec son épouse, cette dernière lui a confié ses 5 bœufs. Avec le temps, ils se sont quittés. Rongé par le divorce, DS va refuser de rétrocéder les animaux à son ex-femme. A la police, il finira par accepter en consentant de remettre 4 boeufs. Le hic c’est qu’il refusera par la suite d’exécuter son engagement, sous le prétexte que le fils de la femme, qui était son fils adoptif, devait lui payer les frais de gardiennage des animaux. Sermonné par le TGI de Bobo-Dioulasso, il s’est résolu à rétrocéder le dernier bœuf. « Si tu ne remets pas le bœuf, tu sauras que dans cette ville il y a des juges. N’en veux pas à l’enfant, c’est sa maman qui t’a quitté. Il n’y est pour rien », lui a signifié le président du Tribunal. Bénéficiant de sa liberté, il devra payer la somme de 300 000 F CFA au cas où l’animal ne sera pas remis à l’enfant.

Rassemblés par Jean-Marie TOE et Karim BIKIENGA

Sidwaya

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