Accident de la circulation : On a ramassé les morceaux de cervelle sur le goudron

mercredi 26 septembre 2012 à 00h01min

Un chauffard a encore tué. Moussa Ouédraogo, instituteur à Sanaba dans le département de Solenzo est passé de vie à trépas alors qu’il se rendait à l’école Sarfalao pour payer la scolarité de ses enfants. L’accident a eu lieu hier mardi 25 septembre 2012 aux environs de 11h, non loin des Ecoles nouvelles.

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Accident de la circulation : On a ramassé les morceaux de cervelle sur le goudron

La route ne cesse de tuer. Et même dans les villes. Alors qu’un minimum de vigilance des usagers de la route réduirait considérablement les accidents de circulation.

Hier c’était un instituteur qui est mort écrasé sur l’avenue du Général de Gaulle à Bobo-Dioulasso. Selon les faits racontés par Lamine Sanou, lui et son défunt ami venaient du coté nord (vers Kôko). Après que le feu soit passé au vert, ils se sont engagés pour traverser la voie. C’est en ce moment qu’ils ont constaté un véhicule qui venait à vive allure du côté est. « J’ai crié en disant à mon ami de ralentir. J’ai sauté de l’engin, et lui voulait se sauver en allant vers les vendeuses de fruits. Malheureusement, il est tombé de la moto et la benne est montée sur sa tête », explique-t-il.

Le corps ensanglanté et sans vie a été couvert par des connaissances. Scène atroce et des plus insupportable, les morceaux de cervelle du disparu étaient éparpillés un peu partout sur le goudron, de même que les os du crane. Selon toujours Lamine Sanou, le chauffard n’avait pas respecté le feu tricolore. Et d’ajouter qu’après l’accident il ne s’est pas arrêté. « J’ai sollicité l’aide d’un passant pour le poursuivre dans sa fuite. C’est finalement au niveau du théâtre de l’Amitié qu’on a pu l’arrêter », dit-il. Moussa Ouédraogo, ce jeune instituteur se rendait à l’école Sarfalao pour s’acquitter des frais de scolarité de ses enfants. Il laisse donc derrière lui une veuve et deux enfants.

Sur les lieux de l’accident, étaient présents le maire de la commune de Bobo-Dioulasso Salia Sanou et sa première adjointe Assita Ouattara, le procureur du Faso… Pendant près d’une heure, les voies ont été barricadées par les forces de l’ordre et de sécurité pour raisons d’enquête. Après les constats d’usage, le corps a été transféré à la morgue de l’hôpital Sanou Souro. Pour ne pas endeuiller en permanence des familles sur nos routes le maire de Bobo-Dioulasso, El Hadj Salia Sanou en appelle à la responsabilité et au respect du code de la route.

Bassératou KINDO

L’Express du Faso

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