Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

lundi 16 avril 2012 à 02h08min

Les jeunes de Dori sont fâchés. Ils sont remontés contre la société minière IAMGOLD ESSAKANE SA qui ne respecterait pas ses engagements vis-à-vis de la population. Le point essentiel qui alimente le mécontentement des jeunes concerne la redistribution des emplois au niveau de la mine. Les Doriens estiment que le recrutement des Sahéliens au niveau de la mine est largement en dessous de ce qu’ils pouvaient espérer au regard du protocole. Après plusieurs tractations quasi vaines, ils ont décidé le 19 mars matin de bloquer tous les cars de la société minière qui voudraient traverser la ville…c’était sans compter avec les forces de l’ordre.

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La ville de Dori a retrouvé son calme. L’activité économique a repris ses droits après une journée du 21 mars très agitée. Mais les séquelles sont quand même là, visibles à notre arrivée dans la ville le lundi 26 mars. Sur la route nationale N°03 qui relie Dori à Ouaga, on peut constater le bitume noirci en plusieurs segments. C’est la preuve qu’il y a eu du feu en ces lieux, au propre comme au figuré. Les quartiers numéro 4 et 5 de Dori ainsi que leurs environnants ont été le théâtre de violents affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes qui se sont défiés une demi nuit et une demie journée. Sur les évènements qui se sont passés à Dori, il y a une constance dans les différentes versions servies par les multiples acteurs.

Dans les grandes lignes, l’autorité régionale et les jeunes relatent les faits à peu près de la même manière. Le 18 mars, les jeunes réunis autour d’un « Comité des jeunes du sahel pour la plate forme revendicative avec IAMGOLD » ont tenu une réunion au cours de laquelle ils ont fait le point des différentes démarches jusque là « pacifiquement menées » et qui n‘ont abouti à rien, selon la conclusion qu’ils en tirent. Avant « l’intifada » du 19 mars, les jeunes et la société minière avaient eu une réunion le 15 mars avec la facilitation du gouverneur de la région, le Colonel-Major Boureima Yiougo. Cette dernière rencontre, au lieu d’apaiser les jeunes, a mis la poudre au feu. Les représentants de la mine n’auraient pas donné de réponse à un seul point des revendications soumises par les représentants des jeunes. Il ne fallait pas plus pour irriter la jeunesse qui avait fondé beaucoup d’espoir sur cette rencontre, après plusieurs autres.

La décision de bloquer le passage des véhicules de IAMGOLD a été prise donc à la rencontre bilan tenue le 18 mars au soir. L’exécution fut immédiate, puisque le 19 très tôt le matin, les jeunes ont pris d’assaut la sortie de la ville sur la route de Ouaga. Des pneus et des cailloux sauvages sont transportés sur le goudron pour barrer le passage. Selon Boubacar Cissé, le président du Conseil régional qui chapeaute le Comité, « la manifestation était pacifique » et en plus « la barrière n’était pas totale ». Il restait un passage pour tous les véhicules qui ne sont pas concernés. En décidant de bloquer la route nationale N°03, les jeunes de Dori mesuraient manifestement la portée de leur acte. Cette solution avait été envisagée plusieurs fois mais repoussée. La nationale N°3 qui traverse Dori (ville considérée comme la porte du Sahel) est le passage idéal sinon l’unique voie pour relier la mine d’Essakane à la capitale Ouagadougou.

Le barrage de cette issue est une solution efficace et radicale en termes d’impact. Selon Tidiane Réné Barry, le directeur des affaires corporatives de la mine, « la société n’a pas connu un arrêt de ses travaux » pendant ces deux jours de blocage. Mais il laisse entendre que si le blocage avait persisté, la mine pouvait connaitre une rupture pour certains produits. Par exemple, des véhicules de la société transportant du gaz, de l’eau et du cyanure avaient été bloqués, selon les manifestants.

La société minière estime qu’elle a beaucoup fait pour la région du Sahel. Parmi les trois principales localités, à savoir Essakane site, Falagountou et Dori qui se disputent les dividendes de l’or ou les retombées de l’installation de IAMGOLD, Dori serait la moins bien lotie. C’est pourquoi ce sont les jeunes de cette ville qui sont à la pointe de la fronde. Le directeur des affaires corporatives de IAMGOLD pense d’ailleurs que les revendications posées par le comité des jeunes relèvent moins des préoccupations de l’ensemble des jeunes du Sahel que celles des jeunes de Dori. La plateforme revendicative est signée par le président du Conseil régional des jeunes et par les délégués des cinq secteurs de Dori.

A côté de la principale revendication qui concerne le recrutement des jeunes, la publication des résultats des avis de recrutement, la plateforme mentionne la promotion des prestataires de services locaux, le financement des microprojets en vue de promouvoir l’auto-emploi, le renforcement de la communication sociale sur les questions environnementales, la revalorisation des centres d’information. Ce dernier point est relatif à trois bureaux d’information, que IAMGOLD a ouverts à Dori, Gorom et Falagountou. Ces centres ont été ouverts à la demande des jeunes pour améliorer le processus de recrutement mais selon les revendicateurs, il n’y a pas eu une seule personne de recrutée à partir de ces centres, depuis leur ouverture en octobre, alors que les Centres de Dori et de Gorom auraient enregistré chacun un millier de candidatures. Le directeur des affaires corporatives soutient que les centres remplissent leurs fonctions même s’il reconnait que souvent « il y a un manque de retour d’informations » par exemple concernant « la suspension ou le retrait de certains avis de recrutement ».

Les forces étaient disproportionnées

Le gouvernement a décidé d’envoyer une expédition punitive contre les révoltés de Dori. Comme le dit l’adage, « aux grands maux, les grands remèdes ». Face à la détermination des jeunes et à leur nombre, les forces de sécurité de Dori risquaient d’être mises en déroute si elles avaient essayé de contrarier les manifestants. C’est une mission de Kaya qui est venue pour mater les jeunes. Il était minuit pratiquement lorsque les forces de sécurité en provenance de Kaya ont lancé l’offensive contre les manifestants. Sept pickup chargés de plus de 70 CRS et gendarmes ont attaqué simultanément les jeunes pendant que ces derniers étaient soit couchés ou assis autour d’un thé au feu. C’était dans la nuit du 20 au 21 mars. Ils étaient à leur deuxième nuit sur ces lieux où certains avaient amené leurs nattes et leurs provisions. Comme dans un pique nique en pleine ville. Le gouverneur estime qu’il n’en pouvait plus après deux jours de négociations avec les jeunes. La chasse entre les forces de sécurité et la population a duré de 23H (le20 mars) au mercredi 21 mars à 13H.

La nuit a été plus difficile pour les forces de sécurité du fait de l’obscurité dans certaines zones et de leur non maîtrise du champ de bataille. La journée du 21 mars a montré un autre visage. Les forces de sécurité ont pris possession de toute la ville qui respirait les gaz lacrymogènes largués en abondance. Ces explosifs ont provoqué l’incendie de plusieurs hangars de foin qu’on trouve dans la plupart des concessions d’éleveurs comme à Dori. La fumée dans la ville et les arrestations (57 personnes ont été arrêtées) perpétrées par les forces de sécurité ont obligé les Doriens en général à se terrer dans leurs maisons. Le soir, une rumeur de couvre feu s’est même emparé de la ville. Dori était une ville morte. Les forces de l’ordre ont patrouillé toute la nuit dans la ville pour s’assurer que la situation était sous contrôle. Les manifestants qui s’étaient armés dans un premier temps de cailloux, de gourdins et de machettes avaient définitivement renoncé.

L’échec du collège des sages

Il y a longtemps déjà que le Gouverneur était en négociation avec les représentants des jeunes et la mine pour trouver un terrain d’entente. Le Gouverneur avait choisi d’inscrire les revendications des jeunes dans des négociations plus larges au niveau régional et avec toutes les sociétés minières présentes dans la région. Les 28 et 29 février, il avait initié un cadre de concertation sur « la gestion minière au Sahel ». Ces journées avaient réuni selon le rapport, plus de quatre vingt participants dont les autorités régionales, les représentants de la Chambre des mines du Burkina, les responsables des collectivités territoriales, les responsables des services techniques déconcentrés, les représentants des sociétés minières du Sahel (ESSAKANE-SA, SMB-SA et SOMIKA-SARL) et les représentants des OSC.

Ces journées régionales d’échanges s’articulaient autour de trois objectifs spécifiques, à savoir : « informer les membres du Cadre de Concertation Régional sur le contenu du code minier y compris la fiscalité minière au Burkina Faso ; échanger sur la contribution des industries minières au développement local dans la Région du Sahel : Cas de IAMGOLD, INATA et SOMIKA ; dégager les conditions de meilleurs rapports entre les acteurs en matière de gestion minière. » Le gouverneur déplore que les jeunes aient refusé de prendre part à ces journées de concertation, qu’il dit avoir « initié uniquement pour les jeunes ». Par contre, en dehors de ce cadre, d’autres rencontres ont pu avoir lieu exclusivement entre le gouverneur, les jeunes et la mine d’Essakane. Les jeunes estiment que ce ne sont pas des occasions d’échanges qui ont manqué. Selon leurs représentants, il y a toujours eu des rencontres sans que des solutions ne leur soient proposées.

D’ailleurs, le 19 mars, le jour même où ils ont décidé de passer à une autre étape, ils étaient encore attendus au gouvernorat à 7h30 pour une énième réunion sur invitation du gouverneur. Les deux jours de blocus des jeunes ont été deux jours d’intenses médiations. Le Gouverneur de la région, en nous recevant le 05 avril dans son bureau polygonal, a fait un long exposé sur la « longue négociation » qu’il a eue avec les manifestants, d’abord par l’intermédiaire d’un collège des sages puis lui-même en personne. Le 19 mars, pendant que les jeunes manifestaient, Il tentait de leur assurer qu’une réunion importante allait se tenir le 23 mars au sujet de leurs revendications. Malgré les preuves qu’il a données aux jeunes (correspondances faxées à la mine, accord de la mine pour la réunion), la confiance s’était déjà envolée entre les deux parties.

C’est finalement après l’intervention des forces de l’ordre que les différentes parties ont retrouvé la table de négociations grâce notamment à l’implication des députés de la région. La réunion du 23 mars a effectivement eu lieu et une feuille de route est en cours d’élaboration par les jeunes en étroite collaboration avec les députés qui leur ont témoigné leur soutien quant à leurs revendications. Le document est attendu par le gouverneur et il sera examiné dans un cadre qui réunira les différentes parties.

Par Boukari Ouoba

L’Evénement

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Vos commentaires

  • Le 16 avril 2012 à 02:27
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    actualité ?on est le 16 avril ! svp !

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  • Le 16 avril 2012 à 02:45, par poulo
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    Idioit, il s’agit ici d’une enquete avec des elements plus approfondi. remarque que le journaliste etai à dori le 5 avril

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  • Le 16 avril 2012 à 06:25, par S. TOURE
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    Je comprend la détresse de ces jeunes face au chômage chronique mais leur interlocuteur c’est l’état et non IAMGOLD. La violence et et les comportements qui violent la loi doivent être réprimés avec force et sans état d’âme. IAMGOLD ne peut pas résoudre les problèmes de la misère du Faso elle y apporte sa contribution a travers ses obligations fiscales sociales....conformément aux textes en vigueur et doit en retour être protégée par l’état. Attention au syndrome de la poule aux oeufs d’or.

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    • Le 16 avril 2012 à 14:43
      En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

      Il faut que tu saches que pour ta poule aux oeufs d’or ce n’est ni l’Etat burkinabè,ni la population qui en profitent sauf bien sûr une minorité de Burkinabè.Suivez mon regard.
      Alors si les IAMGOLD et consorts ne peuvent pas résoudre les misères du Faso,qu’ils nous laissent notre sous-sol intact parceque c’est pas maintenant que l’or a commencé à pousser comme par magie dans ce pays.
      Il commence à y avoir trop de problèmes autour de toutes ces sites aurifères

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  • Le 16 avril 2012 à 10:09, par Wendengoudi
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    Vraiment je ne comprends pas ce qui se passe chez nos frères peulhs.ce qui se passe laba m’irrite fortement.La majeure partie des travailleurs de cette mine à ce que je sache sont de nationalité Burkinabè.Si tout le monde devrait travailler forcement dans sa region,je connais des peulhs qui n’allaient jamais avoir un job.Donc comprenons-nous car nous sommes tous des burkinabè et evitons toute discrimination.

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  • Le 16 avril 2012 à 10:22, par ablo
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    Du calme les Doriens

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  • Le 16 avril 2012 à 12:28, par oeil d’aigle
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    Les vautours se ruent sur le lion agonisant !
    Depuis quand une société est devenue la solution du chômage de la jeunesse dans une ville, une région, un pays ? Pauvres jeunes de Dori, Aller dire à votre gouverneur que vous voulez des emplois, informez vos élus que sans emplois, pas de votes ou tous ce que vous voulez mais vous vous épuisez avec IAMGOLD. C’est l’état qui va vous réprimer parce que vous troubler l’ordre public ( la quiétude du gouvernement quoi)si vous continuez à vous en prendre aux sociétés privés.

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  • Le 16 avril 2012 à 13:06, par Parole de h
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    vous croyez qu’avec de tels actes qui serait assez fou pour vous recrutez, des perturbateurs comme vous... la mine n’est pas la chasse gardée des habitants ou ressortissants de Dori n’en déplaisent a certains.. se sont des Burkinabés comme vous et moi qui y travaillent, alors allez vous former (vous demandez aussi que IMA vous forment n’est pas ?)Et venez compétir comme tous les autres... La mine est peut être dans votre région mais c’est au Burkina avant d’être à Dori.quand il n’y avait pas la mine, de quelles régions sont venues les fonds pour vous faire la route que vous barrez ???
    RÉPONDEZ !!!

    Répondre à ce message

  • Le 16 avril 2012 à 13:21, par Parole de h
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    vous croyez qu’avec de tels actes qui serait assez fou pour vous recrutez, des perturbateurs comme vous... la mine n’est pas la chasse gardée des habitants ou ressortissants de Dori n’en déplaisent a certains.. se sont des Burkinabés comme vous et moi qui y travaillent, alors allez vous former (vous demandez aussi que IMA vous forment n’est pas ?)Et venez compétir comme tous les autres... La mine est peut être dans votre région mais c’est au Burkina avant d’être à Dori.quand il n’y avait pas la mine, de quelles régions sont venues les fonds pour vous faire la route que vous barrez ???
    RÉPONDEZ !!!

    Répondre à ce message

    • Le 16 avril 2012 à 19:21, par john
      En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

      Slt
      depuis la mort du président Sankara, nous les burkinabé somme devenu idiot qu’est ce que la régionalisation a avoir dans la revendications des jeunes de Dori ? et vous pensez que nous bénéficions de ces mines encore idiot. on vient d’augmenter le prix du carburant et tous les prix se sont envolés , l’indigne peuple burkinabé que vous ne dites rien
      hélas que vous vous attaquer entre région au lieu de vous en prendre a vos dirigeants
      c’est dégueulas et désolant

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  • Le 16 avril 2012 à 13:54
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    je te reponds car tu veux une réponse

    dommage que tu ne connaisses meme pas les ressources de ton pays, si tu es vraiment burkinabè
    car ce burkina qui doit plus au Sahel q’à toutes les autres régions tire 48% de sa balance commerciale des exportations de l’or (dont l’exploitation ne date de l’ère IAM GOLD mais dépuis l’époque coloniale)et du bétail (si tu es burkinabè, j’ai pas besoin de te rappeler d’où vient ce cheptel)
    mon chèr "burkinabè" le sahel ne doit pas son goudron à une région quelconque de ce pays.contrairement ta conception du Sahel,cette région a même son grénier propre à elle ; le Yagha nourrit non seulement le Sahel mais même une partie de l’Est.
    j’entends par burkinabè "un homme intègre" "patriote" "éduqué" tel nous a inculqué Feu Président Thomas SANKARA,juste un conseil apprends mieux à connaître ton pays, car revendiquer l’emploi à une structure locale est juste et légitime, sans ce système à la "Comparose" qui a créé tant d’inégalités au sein de nos vaillants "fasodenw" qui a légitimé la corruption, on en serait pas là. mais faites un sondage à la mine et demander comment sont venus certains.

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    • Le 16 avril 2012 à 18:29, par Parole de h
      En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

      Comme tu n’as pas de pseudo, je t’appelle ANONY...
      tu crois connaitre mieux le Burkina que qui ?? PRETENTIONNNNNNN
      tous l’or du Burkina ne viens pas d’Essakane ni d’inata si tu veux savoir.. et puis le bétail on le fait partout ici... donc la mine d’essakane n’a pas toujours existé, Souffre qu’Iam ne puissent pas employé tous le jeune de Dori....
      quand il n’y avait pas la mine, votre région ne profitaient pas des richesses autres RÉGIONS, donne moi les sources de toutes tes affrimations( le Burkina doit au sahel, grenier yagha qui rendrait le sahel auto suffisant au point de nourrir d’autres régions) RIEN QUE DES AFFABULATIONS)
      Mon cher ton discours ne tiens pas la route, vous n’est pas plus Burkinabé que nous sur les profits de cette mine.
      la plus fâcheux, c’est que tu ne sais pas ce qu’est une nation, sinon tu comprendrait que les intérêts de ta soit disant région grâce à qui la Burkina fait 48% de ses exportations, viennent bien après l’intérêt de la nation.
      Pour la question de la gestion de cette ressource que nous trouvons tous opaque, c’est un autre débat, loin de vos revendication régionaliste et ethnique...
      au lieu de bruler les pneus demandez à l’État de vous former pour être aussi compétitifs que les autres Burkinabé !

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    • Le 16 avril 2012 à 18:36, par Parole de h
      En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

      et puis anony, vous ferai mieux de calmer ces jeunes perturbateurs, sinon un rébellion, du genre delta du Niger est vite arrivé dans les dunes du sahel.. il faut Barrer la route à ces revendication régionaliste et ethiques

      Répondre à ce message

    • Le 16 avril 2012 à 19:57, par Parole de h
      En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

      et puis anony, vous ferai mieux de calmer ces jeunes perturbateurs, sinon un rébellion, du genre delta du Niger est vite arrivé dans les dunes du sahel.. il faut Barrer la route à ces revendication régionaliste et ethiques

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  • Le 16 avril 2012 à 14:23, par wendasida
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    bonjour
    Il ne faudrait pas ignorer certaines révendications des populations des régions où on a des ressources pareilles. Servons-nous des exemples de quelques pays voisins pour ne pas commettre les mêmes erreurs : nigeria avec les rebelles du delta du Niger,Niger et mali avec les rebelles touaregs,darfour au soudans et j’en passe.

    non loin de cautionner toute action violente, j’invite toutes les parties prenantes à se pencher véritablement sur l’exploitation minière au Burkina.

    Ma véritable inquiétude n’est pas ce qui se passe dans ces régions maintenant mais ce qui va s’y passer après la ferméture des mines.

    Ce sera un véritable désastre écologique et humain : terres inexploitables, eau polluée, vie devenue trop chère...

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  • Le 16 avril 2012 à 14:56
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    J’interpelle la conscience de tout le monde sur ses comportements qui peuvent créer des remous partout car nos régions sont appélés à se développer. Même sans l’or votre région pouvait attirer d’allogènes qui pourraient s’épanouir mieux que les ressortissants de la région.Comme vous le savez l’urbanisation est source de présence d’allogènes.et si les autres régions se comportent ainsi, que deviendrais notre pays ? Je sais bien qu’il y a des avantages que vous bénéficiez du fait de la présence de IAM à Dori autres que les emplois. Par ailleurs IAM ne pourrait pas employer ts les sans emplois de la région en faut-il avoir les compétences requises pour répondre aux attentes de IAM. 

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  • Le 16 avril 2012 à 15:51, par le bon citoyen
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    Bonjour,

    C’est dommage que c’est aujourd’hui qu’on peut avoir une version des faits qui se sont passé dans notre pays.

    Le PM avait dit que RFI mentait et qu’il y a rien eu à Dori. Est ce qu’il va sortir encore démentir cet article ?

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  • Le 16 avril 2012 à 19:22
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    Qu’est ce que demain nous reserve bon sang !

    Répondre à ce message

  • Le 16 avril 2012 à 19:43, par sangsue
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    De la merde dans les reponses d’uns et des choses bien dites pour d’autres.
    Ce sont des actes condamnables certes mais malheureusement c’est le seul vrai chemin que notre fameux Etat nous a inculqué pour aboutir à des resultats escontés. Les coups de fusil des bidasses n’ont ils pas resolu leur problème ? c’est dommage que l’on passe par ces moyens non moins catholiques pour revendiquer. Mais mettez vous à leur place. Si un projet quelconque vient réaliser un forage à coté de ta maison et on recrute un surveillant d’un autre village, que feriez vous chers amis.
    Laissons de coté, le terme peulh, mossi et autres (bien souvent dans des cas de parenté à plaisanterie mais pas dans ces situations)car on sait ou cela peut nous conduire.
    EN CONCLUSION, C’EST L’ETAT LE 1ER RESPONSABLE DE VOS MAUX, JEUNES FRERES DE DORI, NE BAISSEZ PAS LES BRAS, JE VOUS SOUTIENS.
    NOUS VAINCRONS !

    Répondre à ce message

  • Le 16 avril 2012 à 20:01, par GO
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    JE TROUVE QUE C’EST NORMAL DE FAIRE PROFITER LA JEUNESSE DE DORI. IL FAUT QUE L’ÉTAT ET IAMGOLD LES ÉCOUTENT ET BEAUCOUP DE CHOSES POURRONT SE RÉSOUDRE SANS LA VIOLENCE.
    CELA VA BEAUCOUP AIDER CETTE VILLE.
    ON LES FORME, CEUX QUI TIENNENT, ON FAIT QUELQUES CHOSES POUR EUX ET VOILA.

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  • Le 16 avril 2012 à 20:19, par Goral
    En réponse à : Mine d’Essakane : Cet or qui provoque des remous à Dori

    @ tous ces intolérants qui ne voient dans la lutte des jeunes du sahel "et non de Dori !" qu’une approche régionaliste ou ethniciste : soyez un peu plus honnêtes et plus objectifs dans vos réactions ; d’abord est-ce la 1ère fois que des jeunes se révoltent dans une région au BF pour des questions liées à l’exploitation du reste éhontée de nos ressources locales par des firmes nationales ou internationales sans foi ni loi et sans aucun respect pour l’environnement ? A t-on entendu vos vuvuzela en son temps dans d’autres régions ? Non ! Dès qu’il s’agit du Sahel on est prêt à sortir l’armada lourde truffée de contre-vérité et de haine avec des relents ethnicistes qui ne disent pas leur nom ! Vous croyez que vous êtes plus intelligents ou plus burkinabè que nous dans ce pays ? Votre serviteur est né au sahel (et figure parmi les plus diplômés que le BF aie formé dans son histoire !) mais dans ma classe au primaire à Dori il y’avait autant de Ouédraogo, Tanga, que de Dicko, Diallo, Barry, ect ! Alors évitons des analyses de courtes vue en tombant tout le temps à bras raccourci sur une communauté de notre pays en disant que c’est elle qui a fait ceci ou cela ! A Dori, parmi les jeunes manifestants il y’avait autant de peulhs que de mossi, bella, touareg, djerma, bissa, gourounsi, etc ; ils y sont tous nés et réclament quelque chose pour la jeunesse et non parce-qu’ils sont de telle ou telle ethnie ! Ils n’ont jamais dit que d’autres Burkinabè ne pouvaient postuler aux emplois à Essakane, pas plus qu’ils n’ont dit qu’il faut avoir tel patronyme pour être candidat ! Ce contre quoi ils se battent, c’est l’exploitation des ressources locales par des gens sans foi ni loi, qui s’envoleront dans quelques années après avoir pillé tout le magot, laissant à cette même jeunesse ce paysage sahélien déjà si dur et inhospitalier, dévasté avec des défis écologiques que ni vous ni moi ne viendront enrayer ! Alors laissez-les exprimer leurs craintes et espoirs et fermez votre grande gueule quand vous n’avez rien à dire ! Si aussi vous pensez que certaines choses sont permises dans d’autres régions et pas ailleurs, alors commencez à déménager car vous préparez exactement ce que des pyromanes comme vous ont amené au Mali !

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