Assassinat d’une fille à Bolomakoté : Le présumé auteur arrêté dans son village

mardi 27 décembre 2011 à 00h24min

La section de recherches de la deuxième région de la gendarmerie de Bobo-Dioulasso a animé, le vendredi 23 décembre 2011, un point de presse sur l’arrestation de Dénis Drabo qui avait assassiné sa concubine le dimanche 4 décembre 2011 avant de prendre la fuite. Le présumé auteur a été finalement arrêté le 10 décembre 2011 à Tougan, précisément dans le village de Niankoré.

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Le mercredi 7 décembre 2011, nous faisions cas de l’assassinat d’une jeune fille du nom de Adjata Bo, par son concubin Dénis Drabo, au secteur 6 de Bobo, ex-Bolomakôté. Le drame a eu lieu le 4 décembre 2011. Nous rappelons que le corps en état de putréfaction, avait été découvert dans la maison le mardi 6 décembre, soit 3 jours après. Aujourd’hui, il a été mis fin à la cavale du présumé assassin. C’est l’information donnée par la section de recherches de la gendarmerie de Bobo, le vendredi 23 décembre 2011 au cours d’un point de presse. A propos des faits, la gendarmerie a fait savoir que c’est aux environs de 11h qu’elle a été avisée par un informateur qui a déclaré que le présumé auteur, Dénis Drabo (32 ans), l’aurait appelé au téléphone le mardi 6 décembre, l’instruisant d’aller s’enquérir des nouvelles de sa concubine qui était malade.

Et c’est ainsi que l’informateur constatera de grosses mouches noires et les odeurs nauséabondes qui se dégageaient de la maison fermée à clé. La gendarmerie, sur les lieux, constatera que la bouche de la suppliciée était ouverte, la langue pendante et un œil hors de son orbite. Ce qui laisse présager que l’auteur s’est acharné sur sa victime avec une certaine atrocité. Des investigations faites par la gendarmerie ont permis de mettre la main sur Dénis Drabo, qui passera enfin aux aveux. « Le dimanche 4 décembre 2011 aux environs de 16h, Dénis Drabo, à la suite d’une petite bagarre, étrangle sa copine Adjata Bo qui vivait en concubinage avec lui depuis 7 mois.

Il tente en vain de lui arracher un œil ainsi que des organes. Il couvre sa victime d’un drap, referme hermétiquement la porte et va se confier à un de ses cousins du nom de Souleymane Zerbo, domicilié au secteur 17 (Sarfalao). Sur conseil de ce dernier, les deux iront consulter un marabout dudit secteur le lundi 5 décembre. Sans donner le motif, ils demandent seulement au marabout de leur trouver une protection (question de pouvoir s’échapper aux services de sécurité). Le marabout a, à cet effet, demandé une côtelette de cheval, la peau d’un lion et 100 aiguilles », a relevé la gendarmerie dans la relation des faits.

C’est donc dans l’impossibilité de trouver ce qui est demandé par le marabout que le présumé auteur se fera aider par son cousin pour trouver refuge dans son village, selon toujours la gendarmerie. Les enquêtes ont révélé que le sieur Drabo n’est pas à son premier forfait. Il serait un criminel qui a toujours échappé aux services de sécurité. Il a toujours commis ces forfaits sur des jeunes filles avec lesquelles il a vécu en concubinage. En juin 2009 au secteur 15 de Bobo, il a tenté d’assassiner sa première concubine avec une machette. Cette dernière s’est fait arracher un œil, sectionner un doigt et a été blessée au niveau de ses parties intimes. Il trimbala ensuite sa victime dans la chambre où il l’attacha à une table, l’abandonnant dans l’agonie, et referma les portes et les fenêtres avant de se réfugier au Mali.

Fort heureusement, la victime du nom de Nafissatou Zongo va reprendre connaissance et appeler au secours. Une autre fille aurait subi les mêmes préjudices mais ne s’est pas encore signalée à la gendarmerie comme l’a fait Nafissatou. L’adjudant-chef major Richard K. Tiendrébéogo, commandant de la section de recherche de la gendarmerie qui a animé le point de presse, entouré de l’adjudant-chef, Gilbert Zerbo, chef de la cellule criminelle, et de l’adjudant- chef Moumouni Ziba, chef de la cellule de police technique, s’est indigné du comportement des populations de Bolomakoté. Malgré les appels à la collaboration avec les forces de sécurité, il dit ne pas comprendre que le sieur Dénis Drabo puisse commettre tous ces crimes depuis 2009, se réfugier au Mali avant de revenir ouvrir une buvette, s’adonner à la consommation de stupéfiants sans que personne ne le dénonce jusqu’à ce qu’il commette un autre crime. En attendant, Dénis Drabo et son cousin sont entre les mains de la gendarmerie, le temps d’aller répondre de leurs actes devant la justice.

Josias Zounzaola DABIRE

Le Pays

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