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Grève des enseignants du secondaire de Bobo : Probables solutions en mi-novembre

Publié le mardi 25 octobre 2011 à 02h15min

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Les enseignants-vacataires des établissements secondaires privés de la ville de Bobo-Dioulasso, qui ont déserté les classes depuis le lundi 17 octobre 2011, ne sont toujours pas prêts d’y retourner tant que leur revendication : l’augmentation du taux horaire de 3500F CFA/l’heure n’est pas satisfaite.

Les places assises ont manqué ce jeudi 20 octobre à la bourse de travail de la ville de Sya. Tous unis pour une solution commune en leur faveur, ils étaient plus de 200 professeurs de français, d’histoire-géographie, de mathématiques, de philosophie, de physique-chimie, de SVT, d’EPS, d’anglais, d’allemand, d’économie, de droit (...), à répondre à l’appel du Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS). Il s’agissait, selon le secrétaire général dudit syndicat de faire le point de la lutte entamée depuis le mois d’avril. Car, dit-il : « La lutte est entrée dans une phase effective de durcissement depuis le lundi passé (le lundi 17 octobre 2011, ndrl) où nous avons décidé de déposer la craie dans les établissements privés ».

L’Assemblée générale a consisté à donner des informations relatives à l’évolution de la grève, mais aussi à recueillir des informations de la part des grévistes (enseignants) pour les perspectives de lutte dans les semaines à venir. Ils ne doutent d’ailleurs pas d’une issue positive de leur revendication. « C’est nous qui faisons la renommée de ces établissements privés. Alors, lorsqu’il y a des bénéfices, il faut qu’ils soient partagés avec nous », atteste Aurélien Hien, secrétaire général du SNESS. Le message a certainement passé, selon lui, au regard du nombre d’enseignants qui ont pris d’assaut la bourse du travail. A les entendre, les fondateurs des lycées ne veulent pas ouvrir le débat mais qui, selon eux, désinforment les élèves. « Ils leur racontent que c’est parce que nous demandons une augmentation qu’ils ont eux aussi augmenter les frais de scolarité. Ils les maintiennent dans les classes jusqu’aux heures de descente trompant ainsi la vigilance des parents d’élèves », raconte Aurélien Hien. La grève suivra donc son cours jusqu’à nouvel ordre. « Nous avons commencé ensemble et nous la terminerons ensemble. D’ici là, s’il y a des propositions, nous allons nous réunir en Assemblée générale pour discuter et voir si nous allons reprendre la craie », a-t-il précisé.

Las, et surtout inquiets pour leur année scolaire, certains élèves sont sortis dans la rue pour manifester leur mécontentement. Le jeudi dernier, ils sont allés voir le directeur régional des enseignements secondaire st supérieur, Michel Ouédraogo et lui ont lancé un ultimatum. « Nous voulons qu’une solution définitive soit trouvée à cette question d’ici le lundi 24 octobre 2011 », avaient-ils prévenu. C’est ainsi que le même jour, le DR a rencontré les fondateurs, puis le vendredi le syndicat des enseignants. De ces deux rencontres, il est ressorti qu’il y a eu un déficit de communication. « Je leur ai donc proposé une rencontre commune le samedi dans la matinée. Il est ressorti dans les débats que les fondateurs ont demandé aux enseignants de temporiser et attendre les négociations de novembre. Il s’agit d’une négociation nationale », explique le DR. Au cas où les enseignants ne trouveront pas leur compte après cette négociation, ils pourront, selon lui, discuter encore d’autres perspectives.

En tout cas, le compte rendu a été fait au gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Siaka Prosper Traoré qui devra à son tour rendre compte à qui de droit. Notons qu’hier également, les élèves des établissements privés étaient encore dans la rue. Ceux du lycée Elkana ont même fait des casses.

Bassératou KINDO

L’Express du Faso

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