Palais de justice : Il dissipe des produits pharmaceutiques d’une valeur de 7 millions de F CFA

vendredi 19 août 2011 à 01h52min

« Je n’ai vraiment pu rien faire avec la somme. On m’avait suggéré de voir des marabouts pour fructifier les sous. Mais je regrette sincèrement mon acte », propos de Nouhoun, magasinier à la pharmacie Djiguiya, poursuivi pour dissipation de plus de 7 millions de F CFA au préjudice de ladite pharmacie. Nouhoun y travaillait depuis 2008 et percevait régulièrement son salaire. Mais cela ne lui suffisait. En effet, lorsque celui-ci devait aller livrer des produits, en plus de la quantité normale, il y ajoutait un surplus. Ce surplus était bien entendu vendu à son propre compte.

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Ce qui lui permettait de se faire plein de sous. Il lui arrivait pour cela de falsifier des documents pour que ces calculs concordent. En effet, cette activité répréhensible, Nouhoun l’a menée pendant près d’une année. N’eût été la vigilance de la propriétaire de Djiguiya ce jour-là, où le prévenu avait effectivement ajouté un surplus sur les produits, Nouhoun allait continuer son « deal ». Arrêté donc et déféré au parquet, il est resté constant sur ses déclarations, et reconnaît avoir été ingrat vis-à-vis de son employeur. Pour le procureur, il ne s’agit pas d’ingratitude, mais plutôt de malhonnêteté. « Que serait-il arrivé si l’on ne mettait pas la main sur lui ? », s’est demandé le procureur. Il nuisait non seulement à la responsable de l’entreprise, mais aussi à tout le personnel qui y travaille.

Il est donc du devoir des magistrats, selon le procureur de faire justice car son acte est répréhensible et mérite une sanction exemplaire. Le prévenu affirme avoir payé à peu près 3 millions et promet de rembourser la totalité à raison de 10 000 F/le mois. « Une proposition douteuse », selon le procureur qui, après le réquisitoire a demandé une peine de 24 mois fermes. Verdict attendu le 23 aout 2011.


Pacôme va encore séjourner 24 mois à la MACB

Le dossier de Pacôme Poda a encore été débattu le mardi dernier pendant l’audience correctionnelle du tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso. Au cours des débats, celui-ci a soutenu avoir été piégé par le nommé Seydou Sawadogo qui est toujours en fuite. D’ailleurs, le procureur dit ne même pas croire en l’existence du nommé Sawadogo. Parce que, à chaque fois que Pacôme a comparu, il a déclaré être induit en erreur, soit par un ami, soit par une connaissance. « Il y a toujours un intermédiaire dans ses affaires », a estimé le parquet. En 2009, il a affirmé avoir été trompé par son ami. En début 2011, il a encore tenu les mêmes propos. Et en mi-2011, c’est encore une vieille connaissance. Au regard de tous ces faits, le parquet s’est dit que ce prévenu reviendra encore à la barre pour raconter la même histoire. Pour donc l’en empêcher et lui donner une bonne leçon à retenir pour toujours, le procureur a requis une peine de 24 mois fermes contre lui. Sanction partagée par le tribunal.


« Je voulais une moto… »

Daouda n’a pas trop tergiversé pour dire ce qui l’a poussé à s’emparer de la mobylette de marque Nano de Moussa, sa victime. « Je suis rentré dans un bar pour consommer évidemment de la boisson. Les instants suivants, Moussa fait son entrée. Quand j’ai fini, je me suis emparé de sa moto. Je désirais vivement posséder une moto depuis longtemps. Pour cela, je me promène toujours avec des clés d’autres engins », explique-t-il aux juges. La victime a pu entrer en possession de son engin, mais réclame néanmoins la somme de 100 000F CFA pour sa réparation. Le procureur, dans sa plaidoirie a estimé que Daouda est un délinquant primaire mais dangereux. Son acte est prémédité, d’où la peine d’un an ferme. Le tribunal après délibération a retenu la peine requise en plus du payement de la somme de 100 000 F CFA au titre des dommages et intérêts.


Réparateur de portables n’est pas synonyme de vendeur de portables

Soré Daouda est un jeune réparateur de portables. Il était devant les juges le mardi dernier pour répondre de son acte de recel d’accessoires de téléphones portables. En effet, le vendredi 22 juillet, à la suite d’un cambriolage de magasin, le cousin à Daouda lui donnait des accessoires tels des chargeurs, des batteries, des puces… Sans beaucoup réfléchir, il acceptait le « deal » sachant très bien que son cousin n’a jamais été vendeur de portables, ni d’accessoires…Au terme des investigations, des commerçants informaient que Daouda tenait des objets à origine douteuse. Interpellé, celui-ci déclarait donc qu’il n’y était pour rien, mais plutôt son cousin. Ainsi, de tous les effets, il aurait pu vendre 58 puces à raison de 400 FCFA/l’unité. Le recel étant véritablement constitué et le prévenu ayant reconnu les faits, le procureur a demandé quand-même la clémence du tribunal afin qu’on lui accorde une seconde chance avec la peine de 8 mois de prison avec sursis. Le tribunal l’a condamné à 12 mois d’emprisonnement et une amende de 300 000F CFA avec sursis en plus du payement de 58000F CFA à la victime au titre des dommages et intérêts.

Rassemblés par Bassératou KINDO

L’Express du Faso

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