Le gouvernement aux partenaires sociaux : « Civilisons le dialogue »

vendredi 24 juin 2011 à 00h51min

L’hebdomadaire point de presse du gouvernement a eu lieu le jeudi 23 juin 2010 au studio de la télévision nationale du Burkina. Face aux hommes de médias, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré, était entouré de ses collègues des Enseignements secondaire et supérieur, Albert Ouédraogo, et de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, P. Arthur Kafando. Outre les sujets sur la crise à la SN-SOSUCO, les examens scolaires…, les représentants de l’Etat ont aussi évoqué le problème des mouvements sociaux pour lesquels ils invitent les acteurs sociaux à adoucir le ton.

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Au regard des remous enregistrés à travers le pays, les échanges avec les ministres ont été largement consacrés au registre social. Le gouvernement, a souligné son porte-parole, continue de privilégier la concertation et salue le sens de responsabilité des acteurs sociaux qui a permis de trouver à chaque fois une issue heureuse aux différentes préoccupations.

Les énormes dégâts qui ont été notés suite à la mutinerie de Bobo-Dioulasso, a-t-il relevé, ont sérieusement affecté l’activité économique de la capitale de Sya et de toute la région. Une situation qui n’est pas sans conséquences à court terme sur les recettes de l’Etat et partant, sur la croissance et les investissements.

C’est donc pour permettre une relance du secteur du commerce à l’Ouest que le gouvernement a entrepris de dédommager les victimes de pillages et de destructions à Bobo-Dioulasso. Il en a été question avec le ministre de tutelle. L’opportunité a également été donnée aux journalistes d’évoquer avec lui la situation à la SN-SOSUCO où le dialogue a permis, selon le ministre de la Communication, d’aplanir les divergences pour un climat social apaisé.

Les activités pédagogiques ont été troublées au cours de l’année, en raison des revendications des enseignants, des élèves et des étudiants. Le dernier mouvement en date est, on se rappelle, celui du Syndicat national des agents administratifs techniques ouvriers des universités du Burkina (ATOS).

Le ministre Albert Ouédraogo en a parlé avec les hommes de médias, de même qu’il l’a fait pour les questions concernant les examens scolaires en cours et à venir (BEPC, CAP, BEP, BAC). Pour ce qui est de la grève des ATOS, le ministre a noté que le droit de grève est reconnu, mais que certaines catégories de personnels ne peuvent pas débrayer.

Il déplore le fait que le syndicat ait coupé l’électricité et le téléphone sur le campus, ait emporté les clés des amphithéâtres qu’il a pris soin de fermer à double tour. Une rencontre a eu lieu pour réorienter les choses, et les autorités, a dit Albert Ouédraogo, s’emploient à travailler à normaliser la situation. S’agissant de l’organisation simultanée du BEPC et du BEP, c’est, dira le ministre, une décision prise cette année par le gouvernement pour minimiser les coûts et maximaliser les chances des uns et des autres.

S’inscrire dans une démarche légale

Confronté à l’incapacité des différents acteurs à trouver une solution heureuse à la crise à la SN-SOSUCO, le gouvernement a alors instauré des négociations du 20 au 22 juin derniers à Ouagadougou avec toutes les parties prenantes. Selon le chef du département de l’Industrie, ces pourparlers ont donné des résultats et ont abouti à des positions fortes de nature à créer un environnement serein et apaisé.

Suite aux troubles survenus dans la capitale économique burkinabè, un mécanisme d’accompagnement des commerçants victimes de casses du 31 mai au 3 juin 2011 a été mis en place. Le 22 juin dernier, 36 personnes ont été indemnisées pour un montant total de 13 890 000 F CFA. Une commission chargée du traitement des biens récupérés et intégralement transférés de la gendarmerie vers un site plus approprié a aussi été installée.

Evoquant les différents mouvements qu’a connus le pays, Alain Edouard Traoré souhaite que les partenaires sociaux privilégient les pourparlers, en inscrivant leur démarche dans la légalité. Il invite toutes les parties à civiliser le dialogue, seul moyen, selon lui, de trouver des solutions durables et acceptables pour tous.

D. Evariste Ouédraogo

L’Observateur Paalga

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