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Communication non-violente : 20 jeunes de l’arrondissement 8 de Ouagadougou initiés par l’association Baowend som noonma

Accueil > Actualités > Société • Lefaso.net • mercredi 30 novembre 2022 à 21h42min
Communication non-violente : 20 jeunes de l’arrondissement 8 de Ouagadougou initiés par l’association Baowend som noonma

L’association Baowend som noonma, en partenariat avec l’Organisation non gouvernementale (ONG) Action éducation a initié une formation sur la communication non-violente au profit de 20 jeunes de l’arrondissement 8 de la commune de Ouagadougou. Cette formation se tiendra à Ouagadougou les 30 novembre et 1er décembre 2022. L’objectif est de les doter de moyens idoines à même de mobiliser les autres pour se battre pour la reconquête de leur droit d’existence en disant non à la drogue, à l’incivisme, aux tueries et oui au respect de la dignité humaine et aux valeurs qui feront de leurs semblables de vrais hommes et femmes intègres.

« La non-violence est une arme puissante et juste qui tranche sans blesser et qui ennoblit l’individu qui la manie. C’est une épée qui guérit ». Cette citation de Martin Luther King résume entièrement l’essence même de l’initiative de l’association Baowend som noonma (ABS Burkina), qui estime que l’une des armes les plus puissantes pour venir à bout des multiples violences qui fissurent douloureusement le tissu social est la communication non violente. Ainsi, face à l’ascension fulgurante de l’incivisme, la montée en puissance de l’extrémisme violent, et la violence qui va en grandissant, force est de constater que le diagnostic est sans appel, et l’urgence commande que soient employées toutes les armes à même de contribuer à asphyxier cette spirale infernale de violence.

« Si VDP signifie se battre pour la restauration de la paix dans notre patrie, nous venons de recruter 20 autres VDP pour cette commune, même si le délai est passé »

« A quel moment n’avons-nous pas su cultiver l’amour dans les cœurs de nos jeunes, à quel moment nous n’avons pas su les convaincre qu’on ne tue pas son frère ? A quel moment nous n’avons pas pu les convaincre que la drogue, le tabac, l’alcool sont des ennemis mortels ? ». Voilà autant de questions qui ont justifié la concrétisation de cette formation sur la communication non-violente et dont l’issue permettra d’avancer en termes de lutte contre la violence.

« Il n’est un secret pour personne que la stabilité politique et sécuritaire de notre pays a été mise à rude épreuve, que de larmes versées, beaucoup de douleurs dans les cœurs, mais les uns et les autres se battent pour que la paix revienne au Burkina. Nous avons choisi la communication non-violente parmi les autres moyens de lutte car nous restons convaincus qu’il y a encore de la bienveillance en chaque être humain », confie Téné Hien/Soma, présidente de l’ABS Burkina.

"Nous attendons d’être vraiment édifiés sur la communication non-violente afin de mieux communiquer avec les autres. Ce sera notre contribution à lutter pour la paix au Burkina" Hélène Tuina/Zoungrana

Selon elle, l’une des raisons pour lesquelles les violences ne cessent de se perpétuer est le manque de communication. « Il y a moins de conflits dans les sociétés dans lesquelles les gens s’expriment en termes de besoins que les sociétés dans lesquelles les gens s’expriment sur la base des préjugés. Savoir s’adresser à l’autre est un moyen sûr à même d’éradiquer les conflits », dira-t-elle à ce propos.

Pour inverser donc la tendance, cette formation sera l’occasion de miser sur le renforcement du capital humain en passant par des canaux qui prônent le vivre ensemble et l’acceptation de l’autre. Il s’agira en clair de promouvoir la culture de la paix avec soi et avec les autres. « C’est un processus qui peut conduire à des changements sociaux profonds, basés sur l’amour, la compassion, l’écoute active. Elle pourrait être un processus à mettre à la disposition des populations afin de contribuer à l’installation de la paix et davantage de sécurité dans notre cher Faso. Ces jeunes alors serviront de courroie de transmission entre eux et le reste de la jeunesse », a-t-elle souligné.

« C’est une manière pour nous d’amener les jeunes de cet arrondissement à contribuer à la marche vers un développement durable », Bitié Siko René, représentant de l’ONG Action éducation

Pour René Siko Bitié, représentant de l’ONG Action éducation, cette communication vient à point nommé au vu des affres auxquels fait face le Burkina Faso. Elle permettra à la jeunesse, fer de lance du pays, d’être impliquée dans le processus de recouvrement de la paix, donc de contribuer à l’édification d’une société meilleure. « C’est une manière pour nous d’amener les jeunes de cet arrondissement à contribuer à la marche vers un développement durable », dira-t-il pour conclure.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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