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Ministère de l’Eau et de l’assainissement : Ousmane Nacro juge satisfaisant le bilan de sa gestion, de janvier à septembre 2021

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • lundi 25 octobre 2021 à 09h30min
Ministère de l’Eau et de l’assainissement : Ousmane Nacro juge satisfaisant le bilan de sa gestion, de janvier à septembre 2021

Le ministre de l’eau et de l’assainissement, Ousmane Nacro, a jugé satisfaisant le bilan de sa gestion depuis sa nomination à la tête du département en janvier 2021 jusqu’au 30 septembre dernier. C’était au cours d’une conférence de presse bilan organisé, le jeudi 21 octobre 2021 à Bobo-Dioulasso.

Cette rencontre avec les professionnels de médias s’inscrit dans le cadre de l’organisation des journées de redevabilité dudit ministère dans la ville de Sya, du 21 au 23 octobre dernier. A en croire le ministre Ousmane Nacro, ces journées avaient pour objectif de mettre en exergue les efforts consentis par le gouvernement pour satisfaire durablement les besoins des populations en eau et assainissement. Ceci dans le but d’inciter les partenaires techniques et financiers à s’impliquer davantage dans l’atteinte des objectifs de développement durables (ODD).

Au cours de cette conférence de presse bilan, il s’agissait pour Ousmane Nacro, de dresser le bilan des réalisations du ministère en 2021 ainsi que les difficultés dans la mise en œuvre des activités. Aussi, le plan d’urgence pour la réhabilitation des infrastructures hydrauliques a été présenté aux journalistes. « Cette conférence de presse devra nous permettre d’informer et d’échanger sur le bilan de nos actions majeures de janvier à septembre 2021 et nous pencher sur nos perspectives, aussi bien pour le reste de l’année que pour la période de mise en œuvre du PNDES II », a-t-il planté le décor.

Le ministre de l’eau et de l’assainissement, Ousmane Nacro

Le bilan des acquis majeurs à la date du 30 septembre 2021

C’est en janvier 2021 que Ousmane Nacro a été porté à la tête du ministère en charge de l’eau. Conscients que la problématique de l’eau et de l’assainissement constituent un enjeu d’intérêt national au Burkina Faso, il ne ménage aucun effort pour « garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et assainissement gérés de façon durable » à l’horizon 2030. C’est ainsi qu’après quelques mois passés à la tête de ce département, il a décidé de faire une halte pour évaluer les acquis engrangés et poser des perspectives pour l’atteinte des objectifs de son département.

Le conférencier a tenu à souligner que ces réalisations ont été faites dans un contexte marqué par les crises sanitaires et sécuritaires qui ont engendré la réduction des budgets alloués à des départements dont le ministère de l’Eau. Malgré ce contexte difficile, « nous avons engrangé de janvier à septembre 2021, des résultats majeurs non négligeables qui nous indiquent que nous sommes sur la bonne voie et que l’espoir est permis pour l’atteinte de nos objectifs », a-t-il laissé entendre. Ainsi, du bilan présenté aux journalistes, il ressort que plusieurs actions ont été menées sur le territoire national.

Les participants à la conférence de presse bilan du ministère de l’Eau

En matière d’approvisionnement en eau potable, il note des résultats majeurs aussi bien dans le milieu rural qu’urbain. En milieu rural on note, entre autres, la réalisation de 740 forages neufs sur une prévision de 1929 ; la réhabilitation de 235 forages et de 4 adductions d’eau potable simplifié (AEPS). Aussi, ce sont 11 forages à gros débit qui ont été réalisés ainsi que 123 AEPS. En milieu urbain, il s’agit de la pose de 362km de réseau d’adduction d’eau potable sur une prévision de 574km ; la réalisation de 22 365 branchements particuliers et 140 bornes fontaines. On note également l’augmentation de la capacité de production de 2004m3 par jour. « Au 30 septembre 2021, le taux d’exécution des actions majeures en matière d’approvisionnement en eau potable est de 32,59% », a indiqué Ousmane Nacro.

Pour les questions de l’assainissement des eaux et excréta, d’importantes actions ont été faites également avec un taux d’exécution des activités de 37,81%. En milieu rural, on retient aussi la réalisation de 15 635 latrines familiales, 238 latrines dans les écoles, 36 latrines dans les centres de santé, 55 latrines publiques et la réalisation de 4 775 puisards. En milieu urbain, il s’agit de la réalisation de 11 696 latrines familiales, 55 latrines dans les écoles, 31 latrines publiques et 8 172 puisards.

Toujours dans le bilan des acquis, le ministre Ousmane Nacro a souligné la réception de deux nouveaux barrages à savoir les barrages de Kouldisgou et de Taba dans la région du Plateau Central. La réception des travaux de réhabilitation des barrages de Lâ (région du Centre-Ouest) et de Nako (Sud-Ouest), etc. Cependant, il a déploré le fait que trois barrages ont cédé courant fin juin et début juillet 2021. « Pour atténuer ce problème de rupture de barrage, un document intitulé « Plan d’urgence de réhabilitation des barrages » a été élaboré afin de servir de support de plaidoyer pour la mobilisation des ressources », a annoncé le conférencier.

Le ministre Ousmane Nacro juge le bilan de sa gestion satisfaisant

En ce qui concerne le programme gestion intégrée des ressources en eau, le ministre a salué le recouvrement de la taxe de prélèvement de l’eau brute à hauteur de 4 567 millions de francs CFA sur une prévision de 2 648 millions de FCFA en 2021, soit un taux de recouvrement de plus de 100%. Malgré cette performance, dit-il, il y a lieu de poursuivre la sensibilisation pour un meilleur recouvrement et même pour l’élargissement de l’assiette, afin que l’eau contribue au financement de l’eau.

Des perspectives pour le reste de l’année 2021

Pour le reste de l’année 2021, le ministère compte poursuivre avec les actions engagées tout en accélérant leur mise en œuvre. Ce, dans le but d’atteindre ses objectifs pour cette année. De ce fait, l’accent sera mis en particulier sur les actions contenues dans le contrat d’objectif et en particulier celles ayant trait aux investissements structurants du PNDES II. Pour le PNDES 2021-2025, le ministère de l’Eau a identifié un certain nombre de réformes stratégiques et d’investissements structurants dont la mise en œuvre, selon Ousmane Nacro, devra avoir un impact certain sur la qualité de vie des populations.

A l’en croire, un accent particulier est mis sur la réalisation de grands barrages dont les études sont finalisées, mais aussi sur la réalisation et réhabilitation des retenues d’eau de moindre envergures. Parmi les investissements structurants, quinze ont été retenus sur la liste des investissements structurants du PNDES. Au cours de cette rencontre avec les professionnels de médias, le ministre Ousmane Nacro a relevé certaines difficultés rencontrées dans le cadre de la réalisation des activités.

Parmi les difficultés, il a cité, entre autres, le retard dans l’exécution de certains contrats d’études et de travaux ; les difficultés liées aux crises sanitaires et sécuritaires, la défaillance de certains prestataires, la faible capacité de l’exercice du rôle de la maitrise d’ouvrage communal par les communes, l’opposition de certains riverains aux activités de matérialisation de la bande de servitude de certains barrages, le déblocage tardif des fonds, etc.

Pour y remédier des solutions ont été appliquées ou proposées. Par ailleurs, le ministre a saisi cette occasion pour présenter le plan d’urgence de réhabilitation des barrages. Selon les résultats de l’inventaire de 2011 présentés par le ministre, le Burkina Faso comptait 1001 barrages. Ce chiffre est passé à 1035 en 2021. Il ressort aussi que 41% de ces barrages sont dans un état de dégradation très avancé avec des cas de rupture. « C’est cette situation critique qui a suscité au sein du ministère l’élaboration d’un plan d’action d’urgence de réhabilitation de barrages. Ce plan d’action a pour objectif de remettre en état le parc de barrages, l’entretenir et le sécuriser de façon durable », a-t-il expliqué.

Le plan d’action a un coût global de 303 milliards de francs CFA, pour la période 2022-2030 et comporte une première phase d’urgence de 61,6 milliards (2022-2024). Au terme de cette rencontre, Ousmane Nacro a lancé un appel pour le financement de ce plan d’action qui, dit-il, est d’une nécessité impérieuse. Faut-il le rappeler, les journées de redevabilité du ministère de l’Eau et de l’assainissement ont été ponctuées par plusieurs activités dont cette conférence de presse, le lancement du projet « Djiguifa Dji », la visite des ouvrages et installations de l’ONEA à Bobo-Dioulasso, etc.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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