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Voyage de la Haute-Volta au Burkina Faso

Accueil > En librairie • Edouard Ouédraogo • lundi 10 octobre 2005 à 09h01min
Voyage de la Haute-Volta au Burkina Faso

Sans être, loin s’en faut, un précis d’histoire au sens académique du mot, le présent ouvrage est une page de l’histoire de notre pays. Celle qui va de janvier 1974 à août 1983.
Burkina Volta, chronique d’une décennie, tel devait en être le titre initial. .

Mais si Burkina Volta, du point de vue prosodique, rime assez bien avec Burkina Faso, la construction n’en épouse pas pour autant l’ordre chronologique des événements que le livre rapporte. C’est en effet la Volta qui a accouché du Burkina et non le contraire.

L’auteur en était encore à hésiter quand l’idée du titre définitif lui fut inspirée : Voyage de la Haute-Voltat au Burkina Faso.(l)

Ii ne saurait dire exactement comment se fit l’affaire. Gageons alors que le tilt s’est produit un certain soir, au gré de ses nombreuses réminiscences de lecture ou d’écoutes radiophoniques !.

L’ouvrage court de la crise du Rassemblement Démocratique Africain (RDA) en janvier 1974 qui favorisa le coup d’Etat du 8 février de la même année, à celle du Conseil de Salut du Peuple (CSP) qui se soldera par la révolution du 4 août 1983.

On peut dès lors se demander si, pour définitif qu’il soit, le titre est formellement justifié. Ce n’est qu’une année plus tard en effet, soit le 4 août 1984, que par de simple fait du prince, la Haute-Volta sera rebaptisée Burkina Faso.

La remarque est sans doute fondée mais on peut objecter que révolution et Burkina Faso sont si consubstantiels, que l’un était déjà dans l’autre dès août 1983.

Du reste, les dernières pages de l’œuvre sont un condensé de ce que fut la période révolutionnaire et une projection sur les événements du 15 octobre 1987, le Thermidor burkinabè. Elles annoncent, plaise à Dieu, un autre livre.

Ainsi que l’ont suggéré nombre de ceux qui ont enrichi le manuscrit de leurs pertinentes remarques, un petit survol historique s’impose, pour mieux camper, dans leur fatale succession, les événements relatés.

Au terme de la journée du 3 janvier 1966, l’arméée prend le pouvoir à l’appel du peuple. Dès le 8, un gouvernement provisoire est constitué, dont le colonel Sangoulé Lamizana, chef d’Etat-Major, prend la tête.

Le 12 décembre 66, sur délibération du Conseil supérieur des forces années voltaïques, les militaires décident de rester au pouvoir pour une période de quatre ans, le temps d’assainir les finances publiques et de préparer les conditions d’un retour à une vie constitutionnelle normale.

C’est à l’issue de cette période que sont organisées, le 20 décembre 1970, les élections législatives pluralistes -grande première africaine pour l’époque - qui envoyèrent à l’Assemblée nationale :
- 36 députés RDA,
- 12 PRA (Parti du Regroupement Afracain),
- 6 MLN (Mouvement de Libération Nationale), et
- 2 Indépendants.

Comme le voulait la Constitution, le RDA fut appelé le 12 février 1974, à former le gouvernement dont Gérard Kango Ouédraogo, alors président dudit parti, prend la direction comme Premier ministre. Quant à la présidence de l’Assemblée, elle échut à un autre Ouédraogo, en l’occurence Joseph, Secrétaire Général du parti de surcroît.

Le pouvoir n’était pas pour autant intégralement civilisé : l’armée, avec Lamizana passé entre temps général, conservait la tête de l’Etat et certains ministères jugés stratégiques. Et cela pour une période -transistoire de cinq ans.

La chronique- qu’on va lire débute à mis parcours de ce processus, c’est-à-dire quand il ne restait plus que quelque deux ans pour que le pouvoir revînt intégralement aux civils.

Dans sa narration, l’auteur a préféré un style volontiers familier, allant jusqu’à désigner bien souvent par leur prénom, les différents personnages qui défilent sous sa plume.

C’est une liberté qu’on peut s’autoriser dans un travail qui n’ambitionne nullement la rigueur universitaire et surtout dans un pays où un habitant sur deux porte souvent les mêmes patronymes.

L’auteur

Note :

Le titre définitif a été arrêté avant la parution aux éditions l’Harmattan de Burkina Faso, un espoir pour l’Afrique, de Basile Guissou dont la première partie s’intitule : De la Haute-Volta au Burkina Faso

Editions Paalga, 1995.


Edouard Ouédraogo

Edouard Ouédraogo

- Professeur des lycées et collèges (1969-1972)

- Directeur de publication de l’Observateur Paalga et de l’Observateur Dimanche

- Vice-Président du bureau africain de la Société des Editeurs de la presse privée, SEP

- Ancien Président et membre fondateur de la SEP/Burkina

- Membre de l’Union Internationale des journalistes et de la presse de langue française (UUPLF)

- Membre de l’Union catholique internationale de la presse
et Secrétaire Général de sa section burkinabè UCAP/Burkina

- Président et membre fondateur de la section burkinabè du Groupe d’études et de recherches sur la démocratie et le développement économique et social (GERDDES)

- Lauréat 1995 du "prix de la libre expression" de l’UIJPLF

- Marié, père de trois enfants (deux garçons et une fille).

Vos commentaires

  • Le 15 novembre 2005 à 03:27, par Kouka Oscar yougbare En réponse à : > Voyage de la Haute-Volta au Burkina Faso

    Merci bien mon cher ecrivain.
    Je suis burkinabe et je suis etudiant aux usa.
    je viens de lire votre article et je vous adresse mes hautes felicitations.
    En fait pour moi votre article s’articule autour d’une periode historique de notre chere patrie.
    J’ai vivement apprecie le titre de votre article et j’ai admire son contenu.Mais il me semble qu’il ya des insuffisances a remarquer.En fait vous ne faites que de retracer l’histoire d’une periode.Et pourtant,a la difference d’un simple recit,votre article devrait soulever des interrogations.Quel interet faites -vous a raconter cette histoire decennale ? Que voulez-vous nous faire saisir ?Quelle est la portee de cette decennie sur l’histoire politique de notre burkina actuel ?
    En esperant recevoir des votres,je vous presente mes profonds encouragements.

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